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 célébration de la messe- retour du latin - motu proprio

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Avez-vous hâte au retour de la Messe dans toute sa Splendeur !
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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 09 Sep 2006, 00:53

cheers Gloire à Dieu pour l'union des troupes dans notre sainte Église catholique et apostolique. cheers
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Danielle
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 09 Sep 2006, 05:59

Rendons grâces à Dieu... Il fait des merveilles ... Que son Règne arrive !

Union de prières.... continuons en persévérant ! Wink
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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 22 Sep 2006, 01:22

Citation :
cathobel - 21/9/2006 Vatican


Rome

Les négociations entre Saint-Siège et Fraternité saint Pie X se poursuivent
--------------------------------------------------------------------------------

En chemin vers la réconciliation et la pleine communion

Le cardinal Dario Castrillon Hoyos, a estimé que les négociations en vue de la "réconciliation" et de la "pleine communion" avec la Fraternité saint Pie X allaient se poursuivre normalement, malgré la création, le 8 septembre, de l’Institut du Bon pasteur.






Interrogé le 21 septembre par l'agence I.MEDIA, partenaire de l'Apic à Rome, le préfet de la Congrégation pour le clergé et président de la commission pontificale Ecclesia Dei a aussi affirmé que l’Eglise faisait “confiance“ aux membres du nouvel Institut accueillant d’anciens prêtres et séminaristes, disciples de Mgr Lefebvre.


I.Media: Pourquoi avoir approuvé l’érection de l’Institut du Bon Pasteur? Quel est le sens de ce geste?



Cardinal Hoyos: L’érection d’un Institut de droit pontifical n’est pas une chose extraordinaire, mais rentre dans la praxis ordinaire de la vie de l’Eglise, qui offre à des personnes consacrées à Dieu une structure juridique. On leur offre ainsi l'occasion d’exercer leur ministère de la meilleure façon possible, à travers leur identité spécifique qu’ils vivent en communion avec l’Eglise leur mère.



Dans le cas de l’Institut du Bon pasteur également, nous nous trouvons face à l’émergence d’une réalité sacerdotale particulière, qui s’est engagée à mettre son ministère ordonné au service des fidèles liés aux formes précédentes de la tradition liturgique et disciplinaire de l’Eglise, en leur garantissant un service liturgique, pastoral et spirituel adapté à leurs besoins légitimes. C’est là tout le sens de cette approbation. Elle s’est faite à l’enseigne d’une confiance réciproque: l’Eglise comme mère a confiance dans les enfants qui veulent la servir, et ses enfants font confiance à leur tour, en mettant au service de l’Eglise de notre époque leurs forces, leurs années, leurs prières, leurs joies et leurs souffrances…



I.Media: Ce geste ne met-il pas en péril les négociations avec la Fraternité saint Pie X?



Cardinal Hoyos: Je ne vois pas bien la logique de cette question. Pourquoi un geste comme celui de l’érection de l’Institut du Bon pasteur, accompli sous le signe de la réconciliation et d’une pleine communion retrouvée avec l’Eglise, devrait-il remettre en question un autre processus, qui lui aussi doit se réaliser à l’enseigne de la réconciliation et de la pleine communion? En outre, ces deux réalités sont bien distinctes entre elles, elles sont sur des plans différents et ont donc besoin de chemins différents.



I.Media: Avec ce nouvel institut, la messe de saint Pie V comme forme extraordinaire du rite romain semble renforcée. Est-ce le cas?



Cardinal Hoyos: Cette question aussi me semble aller au-delà de ce qui s’est réellement passé. Quand le Saint-Siège approuve un institut, dans notre cas le Bon pasteur, il approuve la réalité qui se présente à lui. Le rite de saint Pie V n’a jamais été exclu de la vie de l’Eglise, et c’est pourquoi, à cet institut, comme du reste à beaucoup d’autres réalités ecclésiales, l’ancien rite a été concédé comme rite propre, tant pour ses membres que pour les fidèles qui s’adressent à lui.



http://www.catho.be/newsletter/e-news_detail.asp?id_n=10453&id_c=148
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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 06 Oct 2006, 05:13

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0410067_journalistes

Citation :
VATICAN II COMPRIS A LA LUMIERE DE LA TRADITION

Selon certaines informations que l'on retrouve sur des sites internet, Benoît XVI aurait signé un document autorisant tout prêtre, où qu'il soit, à célébrer la messe selon les livres liturgiques en usage avant Vatican II. Cet ancienne forme du rite romain (habituellement appelée "de S. Pie V") serait qualifiée d' "extraordinaire", la forme "ordinaire" du rite romain étant celle qui a été définie par le missel promulgué en 2000 par le pape Jean-Paul II. Ce document devrait - toujours si l'on en croit les internautes "bien informés" - être publié en novembre !

Bien entendu, certains journalistes et autres "spécialistes" des questions religieuses vont nous expliquer que le retour à la messe en latin est une erreur de Benoît XVI, une de plus après le fameux discours de Ratisbonne! C'est vrai: qu'est-ce qu'il connaît en religion, ce pape, à côté des savants journalistes?

Il faut alors s'interroger: qu'est-ce qui pousse certains "chroniqueurs" à critiquer les décisions du Souverain Pontife? Leur amour de la foi catholique? Hum, il est permis d'en douter. Si ces gens-là étaient pratiquants, ça se saurait. Leurs connaissances dans le domaine de la liturgie? Sûrement pas: s'ils étaient spécialistes de la question, ils sauraient que le dernier Concile - celui dont ils se réclament pour fustiger le retour à une liturgie latine - a clairement énoncé que le latin devait être conservé (cf. art. 26). Et ils sauraient aussi que cet article n'a jamais été respecté par l'épiscopat français.

En fait, les contempteurs de Benoît XVI se moquent de la messe en latin - quelle que soit sa forme - comme de leur première chemise. Ce qu'ils reprochent aux fidèles qui aiment la liturgie latine, c'est d'aimer les chants et les prières qui énoncent la foi de l'Eglise avec une beauté inégalée. Selon ces journalistes, le simple fait de se mettre à genoux devant l'Hostie, de vouloir de la dignité, de chanter le Credo est déjà un péché mortel qui traduit une étroitesse d'esprit interdisant toute adaptation au monde moderne. Vous savez, ce monde si chatoyant de la modernité (Paris-plage, la Gay-Pride, la Techno-Parade...) qui rend les gens si heureux en les amusant et en les "faisant s'éclater"?

Et puis, la rumeur concernant la liberté de célébrer l'Eucharistie selon un rite romain "extraordinaire" est-elle fondée? Si oui, c'est que le pape, après avoir bien étudié la question liturgique, a estimé utile de la donner, pour le bien de l'Eglise. Bien sûr, la coexistence de deux formes d'un même rite n'ira pas sans difficultés: il y aura des questions de calendriers, de fêtes, d'ordres mineurs et majeurs (le lectorat, l'acolytat et le diaconat existent dans la liturgie actuelle, mais la liturgie ancienne a, en plus, l'exorciste, le portier et le sous-diacre).

Aux esprit suspicieux et chagrins, il convient de rappeler que lors de son discours à la Curie Romaine Benoît XVI a clairement annoncé qu'il entendait faire appliquer Vatican II. Mais pour appliquer ce Concile comme il se doit, il convient de l'étudier à l'aide d'une grille de lecture adaptée. Cette grille de lecture s'appelle la "Tradition". Il n'y a que la Tradition qui puisse donner à Vatican II son vrai sens.

Or il semblerait qu'on ait oublié de donner cette grille de lecture à certains de ceux qui, à la tête de nos paroisses, se réclament sans cesse de Vatican II.

Faisons donc confiance plus au pape Benoît XVI qu'aux journalistes pour lire, comprendre et appliquer le Concile d'une façon vraiment catholique, c'est-à-dire d'une manière qui ne trahisse pas la foi reçue des Apôtres.

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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 06 Oct 2006, 05:14

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0510065_institut

Citation :
Le désir de Benoît XVI de faire un geste à ceux qui ont dit non à Rome

A PROPOS DE L’INSTITUT DU BON PASTEUR

Mgr Jean Pierre Ricard dans l'éditorial de l'AQUITAINE journal du diocèse de Bordeaux propose un chemin pour avancer

Comment accueillir sur Bordeaux l'Institut du Bon pasteur, société de vie apostolique de droit pontifical ?
Dans la charité et la vérité !

Le cardinal archevêque de Bordeaux dans l'éditorial en date du 6 octobre 2006 du journal officiel de son diocèse évoque les préalables et les conditions de réalisation d'une convention.

Le 8 septembre dernier a été érigé à Rome l’Institut du Bon pasteur.

Il s’agit d’une société de vie apostolique de droit pontifical. Elle comprend actuellement cinq prêtres et un diacre. Son supérieur général est l’abbé Philippe Laguérie. Comme les autres sociétés de vie apostolique de droit pontifical, elle dépend de Rome pour tout ce qui concerne la vie interne de l’Institut. Par contre, elle a besoin de l’autorisation de l’évêque diocésain pour toute activité apostolique dans son diocèse et à plus forte raison pour avoir la charge pastorale de fidèles. Cet Institut a une caractéristique propre : il lui a été accordé « l’usage exclusif » des livres liturgiques de 1962, c’est-à-dire des livres utilisés avant le Concile Vatican II et la mise en œuvre de la réforme conciliaire. Les prêtres de cet Institut ne concélèbreront pas. Ceci dit, personne ne peut interdire à un prêtre de concélébrer avec l’évêque du diocèse ou avec le pape lui-même.

Cette décision est à mettre en relation avec le désir du pape Benoît XVI, exprimé plusieurs fois par lui, de faire un geste d’accueil vis-à-vis de ceux qui ont suivi Mgr Lefebvre dans son « non » à Rome. Le pape sait par l’histoire que plus les années passent, plus les schismes se durcissent et moins les conditions d’une réconciliation se trouvent réunies, chacun poursuivant sa route sur le chemin qu’il s’est tracé. La création de cet Institut est donc le signe d’une main tendue, d’une invitation à surmonter la suspicion et à entamer un dialogue dans un esprit plus fraternel. L’avenir dira si cette création est une initiative prometteuse ou un espoir avorté.

A Bordeaux, la création de cet Institut a créé une forte émotion.

On ne peut oublier la violence qui a marqué pendant plusieurs années les relations des occupants de Saint Eloi avec l’Eglise diocésaine. Certains ont approuvé le geste du pape cherchant à promouvoir l’unité. D’autres se sont interrogés sur le sens de cette décision de créer cet Institut. Ils se sont sentis déjugés par rapport à leur vie liturgique, à leur activité pastorale, à leur fidélité à la réforme conciliaire. Dans le cadre d’une réunion extraordinaire du Conseil Presbytéral, chaque prêtre a pu donner son avis et dire ses questions. Des laïcs engagés dans la vie du diocèse se sont également exprimés collectivement. J’ai entendu les interrogations et les préoccupations des uns et des autres. Il y a là l’expression d’une inquiétude qui doit être pris en compte. Je crois pourtant qu’il faut ramener les choses à leur juste proportion : un geste généreux et exceptionnel d’offre de communion vis-à-vis d’un groupe particulier ne vient pas remettre en question le chemin que le Seigneur nous a fait vivre en Eglise depuis 40 ans, sous la houlette de nos papes successifs : Paul VI, Jean-Paul II et aujourd’hui Benoît XVI.

Comment allons-nous avancer maintenant sur Bordeaux ?

La structure la plus appropriée pour permettre la reconnaissance d’une activité apostolique de cet Institut sur Bordeaux est celle de la paroisse personnelle, telle qu’elle est définie au canon 518 du Code de Droit canonique. Cette paroisse accueillera des fidèles attachés à la liturgie d’avant le Concile, à ce que le pape appelle « la forme extraordinaire du rite romain » Elle ne saurait être territoriale car on ne peut obliger les fidèles d’un territoire donné à vivre leur vie liturgique selon cette forme du rite romain. Eriger une paroisse personnelle appelle la signature d’une convention entre le diocèse et l’Institut. Celle-ci supposera un accord sur des modes de fonctionnement et sur des conditions de mise en oeuvre. C’est seulement à partir de cet accord que l’église Saint Eloi, dont l’Eglise diocésaine est affectataire, pourra être mise, pour un temps fixé, à disposition de la paroisse personnelle ainsi créée.

Dans quel esprit allons-nous vivre ce rapprochement ?

Dans la charité et la vérité.

Dans la charité tout d’abord.

Nous sommes tous invités à entrer, non pas dans une logique de stratégie politique, même pastorale, du donnant-donnant mais dans l’attitude évangélique de cet accueil du frère, qui implique toujours gratuité et espérance dans la foi. L’Evangile ne nous dit-il pas : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux : ne vous posez pas en juges, ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés, acquittez et vous serez acquittés, donnez et on vous donnera. C’est une bonne mesure, tassée, secouée, débordante qu’on versera dans le pan de votre vêtement, car c’est la mesure dont vous vous servez qui servira aussi de mesure pour vous. » (Lc 6, 36-38)

Dans la vérité aussi.

Une réconciliation véritable ne saurait s’effectuer dans un climat d’esprit de revanche, de clair obscur des convictions ou de pratique d’un double langage. Saint Jacques nous rappelle : « Que votre oui soit oui et votre non, non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement. » (5, 12) Il est important que les préalables mis à la reconnaissance de cet Institut soient mieux connus. J’aurai l’occasion moi-même d’aller à Rome et de demander une information complémentaire sur ce point. L’entrée dans une pleine communion implique, en effet, la fidélité au Magistère actuel du pape et des évêques et une position claire vis-à-vis de l’acte magistériel qu’ont été le Concile Vatican II et la promulgation de ses textes. Certes, les questions et les difficultés ne disparaissent pas pour autant. Mais la communion implique que ces questions soient partagées fraternellement, dans un climat de respect mutuel et d’obéissance filiale au Magistère, et non pas exprimées dans un climat de polémique aussi lassant que stérile. Oui, la communion implique accueil de l’autre, connaissance mutuelle, volonté de se mettre ensemble à l’écoute de ce que « L’Esprit dit aux Eglises » (Ap. 2, 29) Cet appel s’adresse vraiment à tous. Il implique une conversion de chacun.

N’oublions pas enfin que la communion est au service de la mission.

L’évangélisation de notre société est le défi majeur que notre Eglise a à relever. Nul n’a la solution miracle. Cela se saurait depuis longtemps. Nous savons simplement que ni la dissolution de l’Evangile dans l’air du temps ni la constitution de ghettos chrétiens repliés sur eux-mêmes ne sont les réponses satisfaisantes à ce défi de l’évangélisation. Sur le terrain chacun est attelé à le relever. Nous avons besoin d’unir nos forces, toutes nos forces, et de partager nos expériences. Nous sommes appelés à vivre la même aventure apostolique. Certains jours, la mer peut paraître forte. La barque ecclésiale en est secouée. Mais n’ayons pas peur ! Entendons le Christ nous dire : « Hommes de peu de foi, pourquoi avez-vous douté ? Ne savez vous pas que je suis avec vous dans la barque jusqu’à la fin des siècles ? »

Oui, le temps est vraiment à la confiance et à la mission.

+ Jean-Pierre cardinal RICARD

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MessageSujet: BenoîtXVI publiera avantNoël un décret sur la messe en latin   Jeu 12 Oct 2006, 04:46

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1110063_latin


Citation :
Benoît XVI publiera avant Noël un décret sur la messe en latin

Le latin reste la langue de référence

Le latin est et reste la langue officielle de l'Eglise catholique romaine latine, une langue de référence pour les traductions afin de maintenir l'unité liturgique et doctrinale, comme le grec est la langue de référence du Nouveau Testament.

Les Eglises catholiques romaines de rite oriental ont pour langue de référence la langue qu'elles ont reçue de leur tradition millénaire: arabe, syriaque, copte, etc ... Pour l'Eglise romaine latine, le Concile Vatican II déclare dans la Constitution sur la Liturgie (4 décembre 1963): "L'usage de la langue latine (...) sera conservé dans les rites latins." (Sacrosanctum Concilium, 36 §1).

Tous les papes, y compris le pape Benoît XVI, ont maintenu, à la fin de l'audience générale du mercredi, le chant du "Pater noster" en latin, pour manifester la prière universelle de l'ensemble du Peuple de Dieu. Et, à la Basilique Saint-Pierre, lors des principales Solennités, la Messe est célébrée et chantée intégralement en latin, à l'exception des Lectures et de la Prière des Fidèles, qui sont proclamées en différentes langues vernaculaires. Le latin est aussi la langue de base et de référence pour la traduction des prières liturgiques dans les langues vernaculaires, comme le déclare aussi le Document Conciliaire: "La traduction du texte latin dans la langue du pays, à employer dans la liturgie, doit être approuvée par l'autorité ecclésiastique ayant compétence sur le territoire, dont il est question ci-dessus" (SACROSANCTUM CONCILIUM. 36, §4). C'est pourquoi la liste des prières habituelles des fidèles en toutes les langues distribuée par l'Agence Fides, commence par celles existant en Latin. D'autres langues que celles actuellement distribuées par Fides suivront par la suite à mesure qu'elles parviendront à Fides. Cette liste est distribuée par l'Agence Fides comme "e-book", "free", et peut être utilisée librement dans tous les pays. Le dossier est réalisé grâce à la collaboration des Eglises locales et des Directeurs Nationaux des Oeuvres Pontificales Missionnaires, sous la direction de Mgr Jacques Masson. (source de l'information: Agence Fides)

Des journaux italiens ont avancé mercredi que Benoît XVI pourrait publier son "motu proprio" avant Noël pour faciliter la célébration de la messe en latin. En effet, le pape Benoît XVI doit prochainement signer un décret pour faciliter la célébration de la messe en latin dans l'espoir de mettre fin au schisme des catholiques intégristes adeptes de Mgr Lefebvre, ont indiqué mercredi des sources concordantes.

Une source vaticane requérant l'anonymat a indiqué aux journalistes accrédités qu'un "motu proprio" (décret du pape) est en préparation "concernant les rapports avec les traditionalistes", qui réclament de pouvoir célébrer librement la messe en latin selon le rite dit "de Saint Pie V".

Ce décret prendra la forme d'un "indult", c'est-à-dire d'une dérogation au droit commun régissant les célébrations de l'Eglise catholique, a précisé cette source.

Plusieurs sites internet liés aux courants traditionalistes ont fait état depuis plusieurs jours d'une publication rapide de ce document.

Des journaux italiens ont avancé mercredi que Benoît XVI pourrait publier son "motu proprio" avant Noël, mais qu'il se heurte encore à de fortes oppositions au sein de la Curie, le gouvernement du Vatican.

L'abandon après le concile Vatican II (1965) de la messe en latin selon le rite de Saint Pie V, dit "tridentin", a été une des causes de la rupture des adeptes de l'évêque français Marcel Lefebvre, excommunié par le pape Jean Paul II en 1988.

Par le passé, Jean Paul II a déjà autorisé l'usage de la liturgie tridentine à certaines conditions, dont l'accord préalable de l'évêque du diocèse concerné. Mais Benoît XVI, qui apprécie la liturgie ancienne et juge sévèrement les "abus" de la liturgie moderne, veut aller beaucoup plus loin.

Un prélat en charge du dossier, Mgr Albert Malcom Ranjith Patabendige Don, secrétaire de la congrégation pour le culte divin, a laissé entendre à plusieurs reprises ces derniers mois qu'un retour en grâce de la messe de Sainte Pie V était attendu.

"La messe tridentine n'est pas la propriété privée des Lefebvristes, elle est un trésor de l'Eglise toute entière", a-t-il notamment déclaré dans le numéro de septembre du mensuel catholique italien 30Giorni.


Repères:

Benoît XVI accorde la messe en latin à des prêtres traditionalistes ralliés: ► Benoît XVI

Benoît XVI va prendre des mesures concernant la célébration de la liturgie: Le pape Benoît XVI va mettre fin aux " abus " dans la célébration de la messe et faire cesser " les affrontements " avec les partisans de la messe en latin:► Benoît XVI

Les gadgets populaires doivent passer au second plan si l'on ne veut pas oublier que ce sont la foi et la liturgie qui sont plongées dans une crise très profonde. Benoît XVI s'entoure à présent d'hommes, qui avec lui, ont à coeur de vouloir surmonter cette crise pour redonner aux hommes d'Eglise le sens fondamental de leur mission. ► Benoît XVI

Le Pape Benoît est intimement persuadé que la liturgie aurait du constituer le coeur même d'un renouveau de l'Eglise. Mais à cause de sa sécularisation, et de sa propension à célébrer l'homme plutôt que Dieu, il a manqué à l'Eglise, pour prendre un nouveau départ, la force que donne la foi. ► Benoît XVI

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Stefanos
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Jeu 12 Oct 2006, 09:00

Je suis très heureux de cette nouvelle.

Pour ma part, j'ai assuré le service de la messe durant plusieurs années auprès de la Frat' Saint-Pierre ; la messe étant célébrée selon le missel traditionnel.

Je suis toutefois souvent étonné des forts clivages qui existent en France avec une plus grande virulence que dans les autres pays. Comment expliquer par exemple que les "intégristes" et les "progressistes" se soient toujours rejoints dans leur rejet du Saint-Père le pape Jean-Paul II ? Lorsque ce dernier allait à Assise pour prier pour la paix, les intégristes criaient au blasphème. Lorsqu'il rappelait que la défense de la vie avait un caractère essentiel, les progressistes rejetaient le pape dans le rang des conservateurs.

Il y a en France un mystère d'iniquité qui touche tout particulièrement l'Eglise et aveugle une partie de ses fidèles. Pour ma part, le service de la messe tradi ne m'a jamais empêché de participer à des groupes de prière du renouveau charismatique, dont les fruits spirituels sont également évidents. Or qui, aujourd'hui en France, peut prétendre se nourrir à la fois de la tradition et des groupes dits du renouveau ? La plupart du temps, les tradi rejettent les groupes charismatiques dans le camp du diable et inversement ... y compris sur ce forum.

Etymologiquement, le terme "diable" vient de DIA en grec, qui veut dire diviser. Examinons nos consiences pour sonder si nos convictions ne peuvent parfois ressortir de cette étrange lutte des consciences qui traverse notre beau pays.

Smile

voir également : http://www.jesusmarie.com/fspx_abbe_emmanuel_berger.html
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pierre-j
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Jeu 12 Oct 2006, 10:03

[b] cher Stefanos , vous devez sans doute parler des sédévacantistes , car pour ma part (aussi) ayant connu le milieu traditionnaliste ( jusqu'a Econe) je n'ai jamais vu ceux ci rejeter le Pape (ils le citent meme dans le canon!). quant a crier au blaspheme a cette epoque , il etait pas la peine d'etre de la FSSPX pour cela , bien des gens hors de leglise ont ete aussi 'surpris' ( pour etre gentil) de cette priere en commun ... d'ailleurs il est bien que Benoit XVI est rappellé que chacun prie dans son coin , meme si c'est pour une cause commune . quant aux progressistes , eux carrement s'ils pouvaient ne pas y avoir de Pape ca serait mieux , vous voyez, contrairement a ce que vous dites sur ce sujet , aucun point commun avec le parti le plus extremiste en ce qui concerne les traditionalistes , excusez moi , mais intégristes aujourd'hui, ce sont des poseurs de bombes , et j'en connais pas dans le milieu de la tradition .

amicalement
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pierre-j
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Jeu 12 Oct 2006, 10:40

bom Shocked bom ? bounce shakng2 geek lol!

la bombe I H S .. sourire
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Stefanos
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Jeu 12 Oct 2006, 13:24

Chers pierre-jean et christian,

Il me semble me rappeler que Mgr Lefebvre est à l’origine du plus grave schisme que l’Eglise catholique a eu à connaître durant le siècle dernier.

qu’il est mort alors qu’il était encore sous le coup d’un décret d’excommunication latae santentiae, dont les effets durant le jugement céleste sont plus que probables .. (tout ce que tu lieras sur le terre ..)

que ce décret a été publié alors que le pape n'était autre que le Saint-Père, Jean-Paul II.

A moins que ..... l'on ne m'ait mal informé.

Laughing

En union de prière.
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pierre-j
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Jeu 12 Oct 2006, 14:17

cher Stephane , ya un os ... Laughing
vous faites bien d'écrire : il me semble ..c'est tellement un schisme que Benoit XVI veut a tout prix reintegrer la messe dite de St pie V Laughing , a croire que l'esprit du concile mis en place soit là vraiment le schisme? mais tout cela est du passé , Benoit XVI a bien compris ou etait l'erreur , lui.
sur le point numero 2 a votre place je serai prudent ...l'avenir peut vous reserver des surprises
enfin sur le point 3 , evidement que le pape en question etait jean paul 2 la dessus vous avez les memes sources que moi Laughing
et donc conclusion que vous devez ignorer, mrg lefevbre n'etait nullement sédevacantiste , d'une part , surement pas progressiste d'autre part , et somme toute d'accord avec feu le cardinal Radzinger , Pape de nos jours , pour ne pas etre solidaire de prieres en commun lors de la rencontre d'assise que Benoit XVI n'a pas cautionné ..
ps ; tres vieux debat que cela , le combat est ailleurs de nos jours , mais heureusement dirais je, que mgr levebre a existé sur le fond sinon ca ferait belle lurette que la messe qui a fait tant de saints serait aux oubliettes .
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Jeu 12 Oct 2006, 15:36

Cher Pierre Jean,

Citation :
cher Stephane , ya un os ...
vous faites bien d'écrire : il me semble ..c'est tellement un schisme que Benoit XVI veut a tout prix reintegrer la messe dite de St pie V , a croire que l'esprit du concile mis en place soit là vraiment le schisme? mais tout cela est du passé , Benoit XVI a bien compris ou etait l'erreur , lui.
sur le point numero 2 a votre place je serai prudent ...l'avenir peut vous reserver des surprises
enfin sur le point 3 , evidement que le pape en question etait jean paul 2 la dessus vous avez les memes sources que moi

D'accord avec toi.
Toutefois il serait vain d'espérer un quelconque amendement des textes conciliaires et c'est là qu'il faut être très prudent de manière à ne pas se retrouver très bientôt en position de schisme à force de vouloir être "plus royaliste que le roi".
Il y a, en dépît des apparences et contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire parce qu'ils prennent leurs désirs pour des réalités, une parfaite continuité entre Jean-Paul II et Benoît XVI.

Bien amicalement

Philippe
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pierre-j
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Jeu 12 Oct 2006, 17:54

coucou Philippe , je ne suis pas dupe , tu t'en doutes , je reponds simplement en voulant dire que sans mgr levevbre , la FSSPX, la FSSP; l'ICRSP, etc.... n'existeraient pas ..et qu'il bon de s'en rappeller.. quant au reste , bien evidement il faut etre raisonnable , et pas s'imaginer un retour a vatican I ..il faut se rejouir de ce qui se passe , tant qu'il est encore temps .. je comprends toutefois que ca fasse grincer des dents ce qu'a obtenu l' IBP , alors que pour d'autres ca a été pas si généreux.

amicalement itou Smile
ps: ni être plus catholique que le Pape mdrr
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Jeu 12 Oct 2006, 21:46

Citation :
sans mgr levevbre , la FSSPX, la FSSP; l'ICRSP, etc.... n'existeraient pas ..et qu'il bon de s'en rappeller..

Oui, absolument! et je dirais même plus : sans Jean Paul II (qui pourtant a excommunié Mgr Lefèbvre) peut être même que nous ne serions pas là sur ce forum pour discuter parce que tout simplement nous n'existerions plus à cause d'une guerre entre l'Est et l'Ouest qui a probablement été évitée de justesse grâce à lui.
Bon, je crois que tout ça était prévu dans les desseins de Dieu et maintenant il faut faire absolument confiance au Saint Père sans vouloir être plus catholique que lui car il sait très bien ce qu'il a à faire pour mener sa barque à bon port (même si Fatima n'a pas encore livré tous ses secrets.)

Bien amicalement

Philippe
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 13 Oct 2006, 13:41

Petite pécision utile :

(Source ): http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1210065_eucharistie

Citation :
IL CONVIENT DE METTRE UN TERME A LA DESINFORMATION

En lisant dans la presse ce qui est dit au sujet d'une possible décision de Benoît XVI concernant la liturgie eucharistique, on a la preuve qu'une majorité de journalistes (ceux du Figaro ou du Nouvel Observateur, par exemple) ne savent pas de quoi ils parlent et racontent n'importe quoi. En effet, dans la quasi totalité des articles qu'on peut lire sur le sujet, il n'est question que d'une possible autorisation donnée par le pape pour célébrer la messe "en latin" (sic).

Mettons les choses au point: il n'est besoin de nulle autorisation de qui que ce soit pour célébrer la messe en latin, pourvu que ce soit dans le rite romain restauré à la suite de Vatican II. A qui en douterait, nous conseillons vivement de consulter le texte de la Constitution conciliaire SACROSANCTUM CONCILIUM ou encore le CODE DE DROIT CANONIQUE..

Mais il est vrai que dans les faits, la messe célébrée en latin et chantée en grégorien a disparu de nos paroisses. Pourquoi? Parce que les évêques, outrepassant leurs droits, ont purement et simplement interdit cette forme latine de la liturgie romaine actuelle. Pire (si l'on peut dire): ces mêmes évêques ont refuser d'ordonner prêtres des jeunes qui, au nom de l'obéissance due à l'Eglise, souhaitaient favoriser la forme latine de la liturgie à côté de sa forme en langues courantes.

A plusieurs reprises, l'Association Pro Liturgia avait demandé que la liturgie actuelle sous sa forme latine puisse être aussi proposée aux fidèles qui la souhaitaient, et ce en application du Droit canonique. A chaque fois les réponses obtenues ont été les mêmes: "Il n'en est absolument pas question."

La décision que va prendre Benoît XVI - si l'on en croit les médias - ne touchera donc pas la question de la langue liturgique et de l'usage du latin, mais la question du rite romain ancien, c'est-à-dire du rite romain qui a été en usage du XVIème siècle à Vatican II. Un rite romain ancien qui, lui, ne peut être célébré qu'en latin et chanté qu'en grégorien.

Assez curieusement, on constate que les évêques de France sont piégés: eux qui ont tout fait pour que disparaisse la liturgie latine et grégorienne vont non seulement devoir accepter le retour de cette langue dont ils ne voulaient plus, mais vont devoir accepter - en plus - une forme rituelle qu'ils pensaient définitivement abolie.

Benoît XVI en restera-t-il là? Peut-être pas. Car si sa décision comblera de joie les fidèles "traditionalistes" qui sont attachés à la forme préconciliaire du rite romain, elle n'apportera pas de réponse aux fidèles qui ont accepté la messe restaurée à la suite du Concile, mais qui n'ont cessé de se plaindre de ne jamais trouver cette messe dans les paroisses.

Car il faut le dire clairement: la liturgie romaine restaurées à la suite de Vatican II n'a jamais existé dans les paroisses de France où, depuis 40 ans, chaque célébrant est autorisé à bricoler "sa" liturgie en s'éloignant plus ou moins - plutôt plus que moins, d'ailleurs - des données du missel romain officiel.

Pour continuer à mettre les choses bien au point, rappelons que les règles liturgiques actuellement en vigueur:

- n'interdisent pas l'emploi du latin;
- n'interdisent pas l'emploi du chant grégorien;
- n'autorisent pas un célébrant à modifier les rites à sa guise;
- obligent au respect du sacré;
- n'obligent pas à célébrer la messe "face au peuple";
- n'autorisent pas un prêtre à célébrer sans revêtir les vêtements liturgiques prescrits;
- n'autorisent pas à ce que l'espace sacré dans lequel sont accomplis les rites liturgiques soit indistinct de l'espace dans lequel les fidèles prennent place.

Voilà pour la liturgie actuelle que très peu de fidèles connaissent et ont vue en France.

Le document que le pape Benoît XVI s'apprêterait à publier ne touche pas à ces questions qui sont considérées comme réglées, même si les évêques de France refusent de les appliquer et de les faire appliquer.

Rien n'empêche donc de penser qu'en abordant la question de la forme ancienne de la liturgie, qualifiée "d'extraordinaire", Benoît XVI ne veuille aussi rappeler les normes de la forme actuelle de la liturgie, qualifiée "d'ordinaire". Pour éclairer le débat sur la forme "ordinaire" et la forme" extraordinaire" de la liturgie, rappelons ce qu'enseignait Jean-Paul II:

- "Il existe un lien très étroit et organique entre le renouveau de la liturgie et le renouveau de toute la vie de l'Eglise" (Lettre Dominicae Cenae, du 24.2.1980; Lettre Vicesimus quintus annus, du 4.12.1988)

- "La réforme liturgique [héritée de Vatican II] est strictement traditionnelle ad normam Sanctorum Patrum." (Lettre Vicesimus quintus annus du 4.12.1988)

- "Les normes liturgiques héritées du concile de Trente ont été sur bien des points complétées et parachevées par les normes du concile de Vatican II." (Introduction au Missel romain, édition de 2000)

Benoît XVI, qui connaît bien ces documents pour avoir participé lui-même à leur rédaction, ne manquera pas d'en tenir compte pour faire le lien entre ce qui est ancien et ce qui est nouveau, et pour séparer ce qui est légitime en matière de culte de ce qui ne peut et ne doit l'être.


SONDAGE: OUI AU LATIN.

Le célèbre magazine italien "Corriere della Sera" fait un sondage par internet sur la messe en latin, sans toutefois préciser s'il s'agit de voter pour l'ancien rite ou le nouveau (on sait que les confusions sont nombreuses tant les connaissances des fidèles en liturgie sont faibles). Ce jeudi soir, à 19 heures, on pouvait noter que sur 18 869 votants, 55,7% se prononçaient en faveur d'une liturgie latine, 45,3% en défaveur.
On ne comprend d'ailleurs pas pourquoi des fidèles puissent être défavorables à la liturgie latine, puisque personne ne les obligera à assister à celles qui pourront être (enfin!) célébrées à côté de nombreuses liturgies en langues courantes.

Nombreux liens dans la rubrique liturgie: ► Liturgie


Sources: Pro Liturgia

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) - 12.10.2006 - BENOÎT XVI
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 28 Oct 2006, 12:45

...et pour faire suite au message ci-avant posté par Michaeli (trouvé sur le même site)

Citation :
L’accueil des groupes « traditionalistes » au sein de nos diocèses

Nous avons voulu faire le point sur l’accueil et la place des groupes « traditionalistes » dans nos diocèses. Dans son motu proprio Ecclesia Dei adflicta de 1988, le pape Jean-Paul II demandait aux évêques de répondre « largement et généreusement » aux demandes de fidèles et de groupes de fidèles souhaitant une célébration de la messe selon le missel de 1962, appelée plus communément « messe de saint Pie V ». Or, depuis plus de 15 ans, la situation a beaucoup évolué. Des demandes nouvelles sont apparues, des sociétés de prêtres nouvelles se sont présentées pour se mettre au service de ces groupes, des jeunes sont entrés dans leurs séminaires, des écoles privées prises en charge directement par des parents se sont créées. Chaque évêque a du faire face pastoralement à cette situation en constante évolution. Notre échange a montré que beaucoup portaient la préoccupation de bien articuler l’accueil de la diversité avec la sauvegarde de l’unité de l’Eglise diocésaine : comment reconnaître la place dans l’Eglise d’une diversité de sensibilités liturgiques et d’animations ecclésiales, sans pour autant contribuer à faire naître des Eglises parallèles qui n’auraient pas de liens entre elles ? Nous sentons qu’il y a là un enjeu ecclésiologique et pastoral important. Nous sommes prêts, comme évêques, à nous engager dans ce vrai travail de communion. C’est pourquoi la mise en place d’une structure juridique qui risquerait de distendre les liens de ces fidèles avec leur pleine appartenance à leur Eglise diocésaine ne nous paraît pas opportune.

Nous avons émis le désir de poursuivre notre réflexion et de chercher quel pourrait être, au niveau de notre Conférence, le cadre général et les points de recommandation qu’il serait bon de retenir pour cet accueil des groupes traditionalistes.

Pour donner une suite à cette réflexion, le Conseil permanent a demandé à un petit groupe de travail de présenter à notre Assemblée du mois de novembre un texte sur cette question.

La question des relations avec la Fraternité Saint Pie X mérite un traitement particulier. Nous savons que le pape Benoît XVI en porte le souci. Dans les semaines ou les mois qui viennent, il devrait donner des directives pour faciliter le chemin vers un retour possible à une pleine communion. Nous les accueillerons dans la foi et les mettrons en œuvre fidèlement. Evangéliquement, tout doit être fait pour que se réalise la parole du Seigneur : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21).

Cette communion doit être recherchée dans la charité et la vérité. La charité implique qu’on cherche à se connaître, à se comprendre, à faire disparaître les images fausses que l’on peut avoir les uns des autres. Elle implique également l’abandon de toute polémique systématique et de toute volonté de confrontation sur le terrain. La vérité implique qu’on soit au clair sur nos points de dissension. Ceux-ci portent moins d’ailleurs sur les questions de liturgie que sur celle de l’accueil du magistère, tout particulièrement de celui du concile Vatican II et des papes de ces dernières décennies. La communion peut s’accompagner de questions, de demandes de précision ou d’approfondissement. Elle ne saurait tolérer un refus systématique du Concile, une critique de son enseignement et un dénigrement de la réforme liturgique que le Concile a décrétée.

Certes, des abus ont pu voir le jour dans les années qui ont suivi le Concile ; certains ont pu se réclamer d’un « esprit du Concile » qui n’avait pas grand chose à voir avec lui, comme l’a souligné le pape Benoît XVI dans son discours à la Curie du 22 décembre dernier. Mais il ne faut pas oublier tous ces prêtres, religieux, religieuses et laïcs, qui ont mis en œuvre, avec sagesse et sens apostolique, les réformes conciliaires et ont contribué à la réception en profondeur du Concile dans l’Eglise. Il est important de leur dire aujourd’hui toute notre reconnaissance.


(D'une façon générale, on peut en retenir ceci) :

La charité implique qu’on cherche à se connaître, à se comprendre, à faire disparaître les images fausses que l’on peut avoir les uns des autres. Elle implique également l’abandon de toute polémique systématique et de toute volonté de confrontation sur le terrain
Amicalement

Philippe
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MessageSujet: Benoît XVI s'apprête àréhabiliterpleinement la messeen latin   Sam 28 Oct 2006, 21:15

Citation :
Benoît XVI s'apprête à réhabiliter pleinement la messe en latin

Entre recherche et pastorale, l'avenir des études liturgiques : du 26 au 28 octobre 2006, l'Institut Supérieur de Liturgie (ISL) organise un colloque international à l'occasion de son 50ème anniversaire.

Le 50e anniversaire de l’ISL méritait d’être salué par un colloque international, organisé sous le patronage de Mgr André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, Chancelier de l’Institut Catholique de Paris, de Mgr Robert Le Gall, Président de la Commission épiscopale de Liturgie et de M. Pierre Cahné, Recteur de l’Institut Catholique de Paris. Il sera honoré par une intervention du Cardinal F. Arinze, Préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, et par la présence de plusieurs archevêques, évêques et supérieurs religieux.

La fondation de l’ISL s’est faite au moment du Congrès international de Pastorale liturgique réuni à Assise du 18 au 24 septembre 1956 qui, dans le sillage de l’encyclique Mediator Dei de Pie XII, a inspiré le Mouvement Liturgique et préparé l’oeuvre de Vatican II. L’ISL fut donc dès le départ marqué par la relation entre recherche historique et théologique et souci des implications pastorales, deux dimensions fortement soulignées par la Constitution Sacrosanctum Concilium.

Le colloque s’inscrira dans cette tradition universitaire pour mettre en lumière les données actuelles de la recherche en liturgie et théologie des sacrements en considérant la relation entre recherche fondamentale et accompagnement des réalités pastorales.

La démarche comportera trois moments :
- entendre la hiérarchie de l’Église catholique exprimer les questions et les besoins en ce domaine central de la vie de l’Église
- croiser les questions et les points de vue des chercheurs et essayer d’approfondir les problématiques
- mesurer l’impact de cette réflexion sur la formation.

Hier à Paris, le cardinal Francis Arinze, préfet de la Congrégation pour le culte divin, est monté au créneau pour dénoncer les abus en matière liturgique, constatés dans l'Église catholique. Cette charge, dont il a précisé qu'elle ne s'adressait pas spécifiquement à la France, s'est déroulée dans le contexte houleux d'une opposition des évêques français à une éventuelle libéralisation du rite latin tridentin.

Le cardinal a tenu ces propos à l'occasion d'un colloque organisé par l'Institut supérieur de liturgie auquel ont participé plus de deux cents spécialistes et une vingtaine d'évêques français. Les archevêques de Paris et de Toulouse, Mgrs André Vingt-Trois et Robert Le Gall, ont ainsi saisi cette occasion pour faire part de leurs doutes et de leurs inquiétudes face à la restauration annoncée de l'ancien rite.

Le document que prépare le pape Benoît XVI en vue "d’encourager la messe en latin" prendra la forme "d’une Lettre apostolique - Motu proprio", "forme plus forte que la Lettre apostolique", livre-t-on encore au Vatican. La Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements travaille actuellement sur le texte, tout comme le cardinal Dario Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le clergé et président de la Commission Ecclesia Dei, en charge des traditionalistes dans l’Eglise. De source vaticane, le pape a revu le texte au moins "deux fois" et le document serait "presque prêt".

Le cardinal Arinze n'a pas souhaité aborder directement la question du rite tridentin, choisissant plutôt de dénoncer « la banalisation, la désacralisation et la sécularisation dans la liturgie », illustrant ainsi la volonté de Rome d'une reprise en main au niveau international. Le bras droit de Benoît XVI sur ces dossiers a ainsi dénoncé « ce maniérisme ouvertement égocentrique que nos assemblées du dimanche sont parfois obligées de subir » ainsi que « la fausse humilité » qui consiste pour un prêtre à « partager son rôle avec les laïcs ». Pour le cardinal, « la sainte liturgie n'est pas un domaine où règne la libre recherche ». Prenant la parole, Mgr Le Gall s'est défendu en regrettant que Rome « soit parfois trop attentive à des courriers venus de France qui relèvent de réelles anomalies ou irrégularités dans les pratiques liturgiques, mais sorties de leur contexte ».

En aparté, l'archevêque chargé des questions liturgiques au sein de l'épiscopat français a exprimé sa crainte qu'« en libéralisant l'ancien rituel, le Pape Benoît XVI fasse naître un front de défiance, de tristesse et de découragement vis-à-vis du Saint-Siège ». Mgr Le Gall espère que « toutes les réactions entendues en ce moment en France pourront amener Rome à moduler le texte en préparation ».

Le pape Benoît XVI, qui avait indiqué aux cardinaux son désir "de se rapprocher des traditionalistes" lors du consistoire de mars dernier, travaille aux conditions de l’élargissement de l’usage du missel préconciliaire. Il était jusqu’ici permis mais dans des conditions restrictives.

En effet, depuis la création de la Commission Ecclesia Dei par le Motu proprio du 2 juillet 1988, les prêtres peuvent célébrer la messe traditionnelle dans leur paroisse à condition que leur évêque les y autorise. Or, même si Jean Paul II avait alors demandé qu’on respecte partout "les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine", beaucoup d’évêques sont encore réticents à l’usage du missel saint Pie V.

Dans son livre Le Sel de la Terre (1997), Benoît XVI (Card. Ratzinger) écrivait qu’il pensait "que l’on devrait être plus généreux dans le fait de consentir l’ancien rite à ceux qui le souhaitent". "On ne voit pas ce qu’il devrait y avoir de dangereux ou d’inacceptable", estimait-il.

Comme les autres évêques de France - exceptés peut-être les cardinaux Jean-Marie Lustiger et Jean-Pierre Ricard, reçus cette semaine par Benoît XVI - l'évêque de Toulouse ne sait pas grand-chose de ce texte. Sauf, dit-il, qu'il « pourrait donner une même valeur à l'ancien rite et à celui d'aujourd'hui ». Ce sentiment de mise à l'écart des décisions prises à Rome est partagé par les évêques français, qui craignent que l'unité de l'Église ne soit remise en cause.

Alors posons la question qui fâche: si à Rome, il arrive qu'on prenne des décisions concernant les diocèses français sans toujours consulter les évêques de France, n'est-ce pas parce qu'en "haut lieu" on s'est rendu compte qu'il n'y a plus grand-chose à attendre d'un épiscopat qui, depuis des années se montre surtout gallican, versatile et quelque peu léger au plan théologique?

De son côté, l'archevêque de Paris, qui aurait été lui aussi reçu par Benoît XVI cette semaine, a déploré qu'en France la liturgie ait été « instrumentalisée » dans un débat entre libéraux et traditionalistes.

Et oui, c'était en 2004, à la suite de la parution de l'Encyclique Redemptionis Sacramentum, des évêques français (pratiquant la méthode Coué) affirment qu'il n'y a pas de grands problèmes liturgiques dans les paroisses et que les orientations de Vatican II sont de façon générale correctement appliquées.

Pour conclure rappelons les paroles pleines d'espoir du Pape Benoît XVI lors des dernières journées mondiales de la jeunesse à Cologne : (...) "la religion recherchée comme une sorte de "bricolage", en fin de compte ne nous aide pas. Elle est commode, mais dans les moments de crise, elle nous abandonne à nous-mêmes. Aidez les hommes à découvrir la véritable étoile qui nous indique la route: Jésus Christ !"

Peut être serait-il temps de redécouvrir vraiment ce qui fait le coeur de notre foi, et par association, ce qui nous en sépare !

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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 29 Oct 2006, 12:28

Merci Doc,

Je trouve, pour ma part, très inquiétante la réaction des Evêques de France et d'ailleurs et je crains fort qu'ils n'acceptent pas facilement les décisions du Saint Siège en cette matière.

J'ail lu pas plus tard qu'hier, dans le magazine belge "le vif l'express" que se déroulait un duel au sommet pour la succession du primat de Belgique, le cardinal Danneels qui démissionnera de ses fonctions le 4 juin prochain, conformément à une décision du Concile Vatican II, puisqu'il atteindra ce 4 juin l'âge de 75 ans.

Ce sont deux types d'Eglise qui vont s'affronter pour sa succession.

Monseigneur Danneels est plutôt du courant progressiste de l'Eglise et il avait dissuadé Jean-Paul II, en 1985 de nommer à l'épiscopat liégeois André Leonard qui a finalement été nommé à la tête du diocèse de Namur en 1991.

Monseigneur Leonard a dans son évéché le séminaire qui compte le plus grand nombre de séminaristes. Monseigneur Leonard est conservateur sur le plan de la morale affective et sexuelle et défend les valeurs de la vie. Il a récemment dénoncé l'attitude de l'université catholique de Louvain en matière d'enseignement et de recherche bioéthique.
Il est par contre, très progressiste quand il s'agit de dénoncer l'ultralibéralisme.
Il est très proche de Rome du point de vue idéologique.

Il semblerait que le Cardinal Danneels essaie de préparer sa succession en soutenant l'Evêque auxilaire de Bruxelles qu'il s'est lui-même choisi Monseigneur De Kesel qui ne s'engage pas sur les questions éthiques et qui s'est senti appelé à la prêtrise en vivant de très près le concile Vatican II.

Le choix du primat de Belgique revient en définitive au Pape et c'est lui qui procédera à sa désignation. D'autres candidats sont également possibles.

En tous cas, ce choix pourrait être très important pour l'Eglise de Belgique.

Encore une fois, ce sont les deux courants de l'Eglise qui s'affrontent le courant progressiste et le courant plus conservateur.

Leodia



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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 29 Oct 2006, 20:53

Espéront chère Léodia que notre bon pape ne se laissera pas influencer et qu'il donnera à la belgique un évèque ferme qui n'aura pas peur comme beaucoup d'évêques maintenant, de choquer la pensée moderniste dominante qui sévit en nos jours.

Que Dieu réveille la Belgique qui semble s'être endormi dans le confort moderne comme la France, le Canada et la majorité des pays occidentaux.
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 30 Oct 2006, 21:36

De France, il n'y aurait que deux évêques derrière le Saint Père, l'évêque de Vannes et celui de Toulon. C'est triste à mourir. Sad Sad Sad

Il faut quand même prendre cette information avec beaucoup de précautions, mais Marie-Julie Jahenny disait qu'il n'y aurait plus que trois évêques pour défendre la vraie foi.
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Stefanos
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 30 Oct 2006, 21:42

Il y a également Mgr Jacques FAIVRE, du diocèse du mans.

Il se fait actuellement poser une prothèse de la hanche, ce qui le rend un peu absent des évolutions en cours.

Je peux toutefois témoigner personnellemenent de son soutien actif à la messe célébrée selon le missel traditionnel

J'ai notamment le souvenir d'une très belle cérémonie de profession de foi célébrée par Mgr Faivre selon le missel traditionnel, pour une dizaine de jeunes, à laquelle j'ai participé en tant que thuriféraire (dans la commune de Montmirail).

Introibo ad altare dei, ad deum qui laetificat juventutem meam.

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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 30 Oct 2006, 22:02

Alléluia !!! cheers Deo Gratias !
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Leodia
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MessageSujet: Plusieurs évêques de France ont signé ce communiqué   Mar 31 Oct 2006, 17:25

Citation :
Plusieurs évêques de France ont signé ce communiqué :

"COMMUNIQUÉ DES ÉVÊQUES DE LA PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE DE BESANÇON ET DES ÉVÊQUES DES DIOCÈSES CONCORDATAIRES DE STRASBOURG ET DE METZ

Réunis, le 25 octobre 2006 à Lons-le-Saunier, dans le cadre de l’Instance Régionale Évêques-Prêtres, les évêques de la Province ecclésiastique de Besançon et les évêques des diocèses concordataires de Strasbourg et de Metz ont décidé de faire part au Saint-Siège de leurs inquiétudes suscitées par la création de l’Institut du Bon Pasteur, dans l’archidiocèse de Bordeaux, et l’éventualité de la publication d’un Motu proprio du Pape Benoît XVI généralisant l’usage du rite tridentin pour la célébration de la messe.
Les évêques, soucieux du bien commun et de l’unité de l’Église, ont pris cette initiative en raison du trouble ressenti par beaucoup de fidèles, de diacres et de prêtres de leurs diocèses respectifs.
Estimant que la liturgie est l’expression de la théologie de l’Église, les évêques redoutent que la généralisation de l’usage du Missel romain de 1962 ne relativise les orientations du concile Vatican II. Une telle décision risquerait aussi de mettre à mal l’unité entre les prêtres, autant qu’entre les fidèles.
Depuis de nombreuses années, d’importants efforts de formation liturgique ont été réalisés ; les évêques s’en réjouissent et encouragent leurs diocésains à poursuivre le travail engagé.
Monseigneur André LACRAMPE, Archevêque de Besançon
Monseigneur Claude SCHOCKERT, Évêque de Belfort-Montbéliard
Monseigneur Jean-Louis PAPIN, Évêque de Nancy et Toul
Monseigneur Jean LEGREZ, Évêque de Saint-Claude
Monseigneur Jean-Paul MATHIEU, Évêque de Saint-Dié
Monseigneur François MAUPU, Évêque de Verdun
Monseigneur Joseph DORÉ, Administrateur apostolique de Strasbourg
Monseigneur Christian KRATZ, Évêque auxiliaire de Strasbourg
Monseigneur Jean-Pierre GRALLET, Évêque auxiliaire de Strasbourg
Monseigneur Pierre RAFFIN, Évêque de Metz".

Rien n'est dit et déjà certains se méfient. Où est la volonté de vérité?
Rien n'est fait et déjà certains critiquent. Où est la volonté d'unité?
Rien n'est ordonné et déjà certains sont réticents. Où est la volonté d'obéissance?

Plus que jamais, le Saint Père a besoin de nos prières pour faire avancer l'Eglise selon les lumières de l'Esprit Saint. Mais n'oublions pas d'y joindre ceux qui devraient suivre et soutenir aveuglement le Vicaire du Christ : certains en ont vraiment besoin...

Lahire (Merci à Oxbridge)

Source : Le salon beige



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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mar 31 Oct 2006, 18:05

Citation :
Rien n'est dit et déjà certains se méfient. Où est la volonté de vérité?
Rien n'est fait et déjà certains critiquent. Où est la volonté d'unité?
Rien n'est ordonné et déjà certains sont réticents. Où est la volonté d'obéissance?

Oui, hélas!!! Et ceci n'est peut être que la partie visible de l'iceberg ("schisme ouvert") car on peut craindre également et surtout une obéissance seulement "de façade" vis-à-vis du Saint Père, ce qui serait encore beaucoup plus redoutable car les "racines du mal" se situent à l'intérieur du coeur de chacun.

En communion de prières dans l'obéissance et surtout en Vérité.

Philippe
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mar 31 Oct 2006, 21:34

Ce texte est long mais en vaut la peine.

Citation :
On aurait rêvé de l'enfouir. On aurait souhaité l'oublier. Mais le voici. Un grand moment de lecture. Du petit lait à déguster en imaginant la tête de l'auditoire médusé. Merci, Votre Eminence ! Et courage ! Nous vous rassurons : Votre discours s'applique parfaitement à la situation française. Nos épiscopes furieux le savent trop bien. Pour une version pdf, c'est ici. XA
-----------------------------------------------------

Au service des Mystères du Christ
Discours d'ouverture du Colloque organisé à l'occasion de la Célébration du Jubilé d'Or de
« l'Institut Supérieur de Liturgie » de « l'Institut Catholique de Paris »
- 26 octobre 2006 -1. Bienheureuse célébration. Temps de Grâce.
Dieu soit loué pour la célébration de ce cinquantième anniversaire de la vie et du service de
« l'Institut Supérieur de Liturgie ». Durant ces cinquante ans, l'Institut a offert à l'Eglise une
contribution importante et significative à la réflexion, à la vie et à la formation dans le
domaine de la Liturgie. Nous prions le Seigneur Jésus de bien vouloir bénir et récompenser
tous ceux qui, dans le passé, ou de nos jours, ont prêté ou prêtent encore leur concours à
cette section importante de l'Institut Catholique de Paris. La Congrégation pour le Culte
Divin et la Discipline des Sacrements adresse ses plus chaleureuses félicitations à cet
Institut.
La célébration d'un jubilé comme celui-ci n'est pas seulement une occasion pour rendre
grâce, mais elle nous offre aussi l'opportunité de mener une réflexion, en vue d'un réexamen
des orientations, afin de tracer clairement la route qu'il convient de suivre, et prendre des
résolutions pour le futur. Nous aborderons quelques thèmes au sujet desquels on peut penser
qu'un Institut Supérieur de Liturgie semblable à celui-ci pourrait s'efforcer de rendre certains
services. Il est important de montrer un chemin de lumière dans les différents domaines qui
constituent la Liturgie. A ce titre, comme nous le verrons, l'ars celebrandi et l'homélie
méritent qu'on y prête une attention particulière. De même, dans le cadre de l'ecclésiologie
de communion, il importe de souligner avec clarté les rôles assumés par le prêtre et l'Evêque
diocésain. Après avoir évoqué ces différents points, nous serons en mesure de présenter, en
conclusion, une liste des principaux services qu'on pourrait attendre d'un Institut de Liturgie.
2. Montrer un chemin de lumière dans le domaine de la Liturgie
Tout d'abord, l'un des devoirs d'un Institut Supérieur de Liturgie est d'être comme un phare
qui désigne un chemin de lumière en matière de Liturgie. Assumer une telle fonction
permet à la fois d'informer et aussi de former des responsables, qui soient capables
d'apprécier à leur juste valeur les richesses contenues dans le culte public de l'Eglise, et qui,
de surcroît, soient prêts à les partager avec les autres. Cela permet d'éclairer et de mieux
expliciter le lien étroit qui existe entre la théologie et la liturgie, entre la foi de l'Eglise et
la célébration des Mystères du Christ, entre la lex credendi et la lex orandi.
il est vrai qu'un Institut Supérieur de Liturgie doit promouvoir la recherche. Toutefois,
avant tout, il convient qu'il établisse ses travaux sur les bases solides et durables de la foi,
de la Tradition de l'Eglise et sur l'héritage, qui est présent dans les textes, les gestes et les
attitudes liturgiques. Un tel Institut doit donc être heureux de considérer que la sainte
Liturgie est un don que nous recevons du Christ par l'Eglise. De fait, la sainte Liturgie n'est
pas une chose que l'on invente. Elle comprend, en effet, des éléments immuables, qui
proviennent de notre Sauveur Jésus Christ, comme les éléments essentiels des
Sacrements, et aussi des éléments variables, qui ont été soigneusement transmis et
conservés par l'Eglise.
Beaucoup d'abus, dans le domaine de la Liturgie, ont pour origine, non pas la mauvaise
volonté, mais l'ignorance, « puisqu'on rejette généralement ce dont on ne perçoit pas le
sens plus profond, et dont on ne connaît pas l'ancienneté » (Redemptionis
Sacramentum, 9). Ainsi, certains abus ont-ils pour origine la place indue qui est accordée à
la spontanéité, ou à la créativité, ou bien à une fausse idée de la liberté, ou encore à cette
erreur qui a pour nom: « horizontalisme », qui consiste à placer l'homme au centre de
la célébration liturgique au lieu de porter son attention vers le haut, c'est-à-dire vers le
Christ et ses Mystères.
On dissipe les ténèbres grâce à la lumière, et non par des condamnations verbales.
C'est pourquoi, notamment, un Institut Supérieur de Liturgie doit avoir le souci de
former des experts dans la meilleure et authentique tradition théologico-liturgique de
l'Eglise. Il les forme donc à l'amour de l'Eglise et de son culte public, et il leur enseigne à
suivre les normes et les orientations données par le Magistère. De même, un tel Institut
prévoit aussi des cours appropriés pour ceux qui veulent promouvoir la formation
permanente des clercs, des personnes consacrées et des fidèles laïcs. Comme le Pape
Jean-Paul Il l'écrivait à l'Assemblée Plénière de la Congrégation pour le Culte Divin et
la Discipline des Sacrements, un mois avant sa mort: «I1 est urgent que dans les
communautés paroissiales, dans les associations et dans les mouvements ecclésiaux on
assure des cours appropriés de formation, afin que la Liturgie soit mieux connue dans
toute la richesse de son langage et qu'elle soit vécue dans toute sa plénitude. Dans la
mesure où cela sera fait, le résultat en sera des bienfaits qui se révéleront dans la vie personnelle
et communautaire »(Lettre du Pape Jean-Paul Il au Cardinal Arinze, 3 mars 2005, n.
5).
3. La promotion de Pars celebrandi
Une solide base théologico-liturgique, une formation de qualité dans le domaine de la
foi, et le respect du caractère propre de la Liturgie ont pour conséquence de favoriser cette
réalité qui a pour nom : « l'ars celebrandi » ; de fait, celui-ci sera promu non seulement par
le prêtre célébrant, mais aussi par tous ceux qui prennent part aux actions liturgiques,: tout
d'abord, le diacre, mais aussi les servants d'autel, les lecteurs, ceux qui dirigent le chant et
toute l'assemblée qui participe à l'action liturgique.
L'ars celebrandi est fondée sur la vérité théologique que le Concile Vatican Il exprime en
ces termes : « la Liturgie est considérée à juste titre comme l'exercice de la fonction
sacerdotale de Jésus Christ, exercice dans lequel la sanctification de l'homme est signifiée
par signes sensibles, est réalisée d'une manière propre à chacun d'eux, et dans lequel le
culte public intégral est exercé par le Corps mystique de Jésus Christ, c'est-à-dire
par le Chef et par ses membres » (Sacrosanctum Concilium, 7).
Un Institut de Liturgie devrait aider chaque personne, qui participe à une célébration
liturgique, à apprécier cette vérité. Cela concerne en tout premier lieu le prêtre célébrant ou
l'Evêque. Si ces derniers sont suffisamment insérés dans la compréhension des
célébrations liturgiques qui ont pour Tête le Christ, s'ils respectent l'Ecriture, la
Tradition, les fondements historiques des textes sacrés et les richesses théologiques des
expressions liturgiques, alors tout cela aura pour résultat bénéfique de manifester d'une
manière admirable Pars celebrandi. Les célébrations liturgiques manifesteront la splendeur
de la foi de l'Eglise ; elles nourriront la foi des participants ; elles écarteront de cette foi la
torpeur et l'indifférence ; et elles enverront les fidèles à la maison avec la résolution
ardente de vivre une vie vraiment chrétienne et de répandre partout la Parole de Dieu. Nous
sommes alors bien loin de cette froideur, de cet horizontalisme qui met l'homme au centre
de l'action liturgique, et aussi parfois de ce maniérisme ouvertement égocentrique que
nos assemblées du dimanche sont parfois obligées de subir. La Lettre du Pape Jean-Paul ll,
déjà mentionnée (n. 3), de même que le Synode es Evêques d'octobre 2005 (Prop. 25)
ont tous les deux souligné l'import ce de l'ars celebrandi.
4. L'homélie
Le Concile Vatican II dit que « l'homélie est fortement recommandée comme faisant
partie de la liturgie elle-même »(Sacrosanctum Concilium, 52). Dans l'homélie, le pain de la
Parole de Dieu est distribué aux fidèles. Les Saintes Écritures sont mises en relation avec
les réalités de la vie dans le monde d'aujourd'hui. Et il est vrai qu'une bonne homélie,
bien préparée, remplit d'ardeur les coeurs des fidèles qui l'ont écoutée, c'est-à-dire de
ce « feu» dont parle l'Évangile des deux disciples d'Emmaüs (cf. Lc 24, 32).
Malheureusement, beaucoup d'homélies, prononcées par des prêtres ou des diacres,
n'atteignent pas ce but tant désiré. Certaines d'entre elles ressemblent pour une bonne part à
des discours marqués par des considérations d'ordre sociologique, psychologique, ou, dans
un style encore pire, politique. Ces homélies ne sont pas assez enracinées dans la Sainte
Écriture, les textes liturgiques, la Tradition de l'Eglise et une théologie solide. Dans certains
pays, il y a des gens qui n'apprécient pas le fait que l'homélie, durant la célébration du
Sacrifice eucharistique, soit un ministère pastoral réservé aux seuls ministres ordonnés : le
diacre, le prêtre et l'Evêque. Or, il est vrai que les fidèles laïcs, s'ils peuvent très bien assurer
la catéchèse en dehors de la Messe, ne sont néanmoins pas habilités à prononcer l'homélie,
pour laquelle il est requis de recevoir l'ordination.
Un Institut Supérieur de Liturgie peut donc aider à diffuser de justes convictions au sujet
de l'homélie. Il peut aider à créer un climat d'opinion pour des homélies où le Peuple de
Dieu pourrait trouver une nourriture spirituelle plus substantielle. A ce sujet, i1 convient de
rappeler que, pour de nombreux catholiques, l'homélie est probablement la seule formation
permanente religieuse et catéchétique qu'ils reçoivent durant la semaine (cf. Lettre du Pape
Jean-Paul II, n. 4; Synode des Evêques d'octobre 2005, Prop. 19).
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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mar 31 Oct 2006, 21:35

Suite

Citation :
5. Le rôle liturgique du prêtre
Il est essentiel pour un Institut Supérieur de Liturgie de préciser clairement quel est
exactement le rôle du prêtre dans la sainte Liturgie. Le Concile Vatican Il dit, en effet, que « le
renouveau de l'Eglise entière dépend pour une grande part du ministère des prêtres animé par
l'Esprit du Christ »(Optatam Totius, préambule).
Le sacerdoce commun de tous les baptisés et le sacerdoce ministériel des prêtres ordonnés
proviennent du Christ lui-même. Or, si dans la constitution hiérarchique de Eglise, on
confond les rôles des -uns et des autres, cela provoque toujours des dommages. De plus, une
telle position ne contribue pas à promouvoir le témoignage rendu au Christ, ni la sainteté du
clergé et des fidèles laïcs. Enfin, ni les tentatives de cléricalisation des laïcs, ni les efforts en
vue d'une laïcisation du clergé ne peuvent être porteurs des grâces divines. Le Concile
'Vatican II dit que « dans les célébrations liturgiques, chacun, ministre et fidèle, en
s'acquittant de sa fonction, fera seulement et totalement ce qui lui revient en vertu de la
nature des choses et des normes liturgiques » (Sacrosanctum Concilium, 28). C'est donc faire
preuve de fausse humilité et d'une conception inadmissible de la démocratie ou de la
fraternité, pour un prêtre, que d'essayer de partager le rôle qu'il exerce dans la liturgie en
tant que prêtre, et qui lui est donc strictement réservé, avec les fidèles laïcs.
Ainsi, il n'est pas superflu d'affirmer qu'un Institut Supérieur de Liturgie, comme toute
faculté de théologie, devrait aider le peuple à comprendre que le sacerdoce ministériel est une
partie intégrale et constitutive de la structure de l'Eglise, et que, par conséquent, nous avons
absolument besoin de prêtres ordonnés pour célébrer la sainte Messe, pour absoudre les
fidèles de leurs péchés au moyen du Sacrement de Pénitence, et pour donner l'Onction des
Malades à ceux qui en ont besoin (cf. Tc 5, 14-15). De plus, étant donné que l'on constate que les
gens, qui viennent nombreux aux célébrations des mariages et des funérailles, peuvent en
tirer de grands bienfaits sur le plan spirituel, il faut donc affirmer que, notamment
dans ces cas, nous avons besoin de prêtres pour célébrer le Sacrifice eucharistique, pour
adresser des paroles empreintes de spiritualité dans des homélies de qualité à des personnes,
dont un certain -nombre participe rarement à la Messe, pour les bénir, et donc, pour être un
signe montrant que l'Eglise est près d'eux comme une pierre milliaire posée sur le chemin de
leur vie. De plus, et sans aucun doute, il est nécessaire que le sacerdoce du prêtre ne se borne
pas à l'exercice de simples fonctions liturgiques, mais que ses activités ministérielles
proviennent de son coeur de père spirituel et que, par conséquent, sa présence pastorale
constitue une nourriture spirituelle pour le peuple.
Si l'on affaiblit le rôle du prêtre ou si on ne l'apprécie pas, une communauté locale catholique
peut dangereusement sombrer dans l'idée qu'il est possible d'envisager une communauté
sans prêtre. Or, une telle pensée n'est pas conforme avec la conception authentique de
l'Eglise instituée parle Christ.
Si un diocèse ne dispose pas d'un nombre suffisant de prêtres, des initiatives devraient être
prises pour les faire venir d'ailleurs, pour encourager les vocations sacerdotales locales, et
pour maintenir vive, dans le peuple, cette « faim » authentique d'avoir des prêtres à son
service (cf Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia, 32}: Les membres non-ordonnés du
Peuple de Dieu, à qui on assigne certaines fonctions en l'absence d'un prêtre, doivent faire
un effort tout particulier pour conserver une telle « faim». Et ils devraient résister à la
tentation qui consiste à essayer de persuader les fidèles qu'ils doivent s'habituer à les
considérer comme des substituts des prêtres (cf. op. cit., 33)*11 n'y a pas de place dans
l'Eglise catholique pour la création d'une sorte de « laïc cléricalisé » parallèle (cf.
Redemptionis Sacramentum, 149-153, 165)
De leur côté, les prêtres devraient montrer explicitement qu'ils sont heureux dans leur
vocation, ce qui va de pair avec une conscience très claire de leur identité dans le cadre de
leurs fonctions liturgiques.Si 1es prêtres célébrent les saints Mystères avec foi et dévotion, et
conformément aux livres approuvés, leur témoignage constitue alors une vraie prédication en
faveur des vocations au sacerdoce, D'un autre côté, les jeunes ne désireront pas se joindre à
un groupe de clercs, qui semblent incertains de leur mission, qui critiquent leur Église et lui
désobéissent, et qui célèbrent leurs propres « liturgies » conformes à leurs choix personnels
et à leurs théories.
En conclusion, un Institut Supérieur de Liturgie et une faculté de théologie sont des
instruments précieux dont l'Eglise dispose pour la diffusion d'une théologie correcte sur le
prêtre en tant qu'instrument du Christ dans la sainte Liturgie.
6. Le rôle de l'Evêque
Il est évident que la communion ecclésiale doit signifier communio avec 1'Evéque diocésain
et entre les Evêques et le Pape. Dans le diocèse, l'Evêque est le premier dispensateur des
Mystères du Christ. Il le modérateur, le promoteur et le gardien de toute la vie liturgique de
l'Eglise diocésaine (cf. Christus Dominus, 15 ; CIC, can. 387 ; Redemptionis
Sacramentum, 19). L'Evêque dirige l'administration des sacrements, en particulier celle de
la Sainte Eucharistie. Quand il concélèbre dans sa cathédrale en compagnie de ses prêtres,
avec l'assistance des diacres et des ministres de rang inférieur, et avec la participation du
saint Peuple de Dieu, on est alors en présence de « la principale manifestation de
l'Eglise » (Sacrosanctum Concilium, 41).
Les facultés catholiques de théologie, les instituts liturgiques et les centres pastoraux ont pour
vocation d'aider l'Evêque, en tant que Pasteur du diocèse. Ils coopèrent aussi d'une manière
appropriée avec la Conférence des Evêques et le Siège Apostolique, et ils aident à expliquer et
à diffuser les documents et les instructions émis par ces différentes instances. Ils constituent
évidemment de précieux conseillers pour l'Evêque diocésain, les Conférences des Evêques et
le Saint-Siège. Du fait de leurs compétences, ils aident le peuple à comprendre que la sainte
Liturgie n'est pas un domaine où règne la libre recherche mais qu'elle est bien la prière
officielle et publique de l'Eglise dont le Pape et les Evêgues sont en premier lieu les
responsab es. Un institut catholique ou une faculté de théologie ldgle comprend alors qu'il ne
convient pas d'emprunter une voie parallèle à 'Celle de l'Evêque ou du Saint-Siège, ou bien de
se considérer comme un observateur indépendant ou critique.
A ce sujet, nous devons remercier « l'Institut Supérieur de Liturgie » pour le rôle positif qu'il
a joué durant un demi-siècle dans l'Eglise, en vue de la promotion de la sainte Liturgie et
de la communion ecclésiale. Ces propos nous conduisent à la conclusion, qui comportera
une liste des quelques services qu'on pourrait attendre de la part d'un Institut Supérieur de
Liturgie.
7. Les quelques services qu'on peut attendre de la part d'un Institut Supérieur de, Liturgie
A partir de ce qui vient d'être dit, on peut en conclure qu'un Institut Supérieur de
Liturgie devrait être une maison où règnent la lumière et l'amour. 11 devrait donc préparer
des experts aptes à informer et à donner eux-mêmes une formation en matière liturgique. Par
conséquent, il lui revient de susciter auprès du peuple la foi et l'amour de l'Église, de telle
sorte qu'il puisse apprécier que « les normes liturgiques sont une expression concrète du
caractère ecclésial authentique de l'Eucharistie ; tel est leur sens profond. La Liturgie n'est
jamais la propriété de quelqu'un, ni du célébrant, ni de la communauté dans la uel es ' son
célébrés » (Ecclesia de Eucharistia, 52).
..
Cela signifie que les instituts d'études liturgiques devraient mettre à la disposition des
fidèles les moyens nécessaires pour qu'ils soient capables de rejeter la banalisation, la
désacralisation et sécularisation L'horizontalisme, qui conduit le peuple à se célébrer lui-même
au lieu de célébrer les Mystères du Christ, a des conséquences néfastes pour la foi catholique
et le culte, et c'est pourquoi il doit absolument être évité.
Les instituts liturgiques devraient aussi aider le peuple à mieux apprécier le lien existant entre,
d'une part, la célébration du Sacrifice eucharistique et, d'autre part, le respect et l'adoration
envers la Sainte Eucharistie en dehors de la Messe, en favorisant des pratiques telles que la
visite du Saint-Sacrement, la Bénédiction eucharistique, l'Adoration eucharistique, les
Processions ou les Congrès eucharistiques (cf Redemptionis Sacramentum, nn. 129-145).
Un Institut tel que le vôtre exerce une grande influence, du fait de l'orientation et de l'esprit
de ceux qui y étudient, de ses publications, et aussi à cause de son autorité morale
lorsqu'il transmet ses idées et ses. réflexions aux centres liturgiques et pastoraux
diocésains, ainsi qu'aux maisons d'éditions. Cette influence s'étend au-delà de la
France, et atteint les villages de l'Afrique, de l'Asie et du Pacifique.
Un Institut Supérieur de Liturgie doit constituer une aide efficace pour l'Évêque, pour la
Conférence des Évêques et pour le Saint-Siège, en ce qui concerne la formulation des
directives en matière de liturgie et l'articulation de la théologie sous-jacente aux rites
liturgiques. Puisque « la Liturgie est le sommet auquel tend l'action de l'Eglise, et en même
temps la source d'où découle toute sa vertu »(Sacrosanctum Concilium, 10), personne ne
peut manquer de considérer l'importance de l'apostolat d'un institut d'études liturgiques.
Cher « Institut Supérieur de Liturgie », je t'adresse tout mes meilleurs veux à l'occasion
de tes cinquante ans ! Par l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Notre-
Seigneur, dont nous lcélébrons les mystères dans la liturgie, puisse cet institut et tous ceux qui,
semblables à lui, sont répandus dans le monde entier, croître en efficacité et dans son amour de
l'Eglise, dans l'accomplissement de sa haute vocation et de sa noble mission.
Francis Cardinal Arinze
26 octobre 2006
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mar 31 Oct 2006, 22:14

Merci Dr Michaeli Panem.

Tout est très clair. C'est très bien dit.

A diffuser à tous nos prêtres... et à tous les laïcs qui ont la vélléité de prendre leur place dans l'exercice du sacerdoce. bounce


___________________________
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mar 31 Oct 2006, 22:23

Citation :
L'annonce du prochain Motu proprio donné par Benoît XVI oblige à réagir

En fin de compte, l'annonce de la libéralisation de la liturgie romaine selon S. Pie V aura été une excellente chose: elle aura obligé les loups à sortir du bois et à se montrer au grand jour. (Benoît XVI s'apprête à réhabiliter pleinement la messe en latin - titre de l'article mentionnant la participation de plus de deux cents spécialistes et une vingtaine d'évêques français ainsi que les propos tenu par le cardinal Arinze à l'occasion d'un colloque organisé par l'Institut supérieur de liturgie. Cela se passait il y a quelques jours: ► Benoît XVI)

On commence déjà à y voir plus clair.

L'annonce d'un prochain Motu proprio donné par Benoît XVI a obligé d'abord les évêques de France à nous dire officiellement à quel camp ils appartiennent: celui de Vatican II, comme ils nous l'assurent tout à coup? S'ils appartiennent réellement à ce camp-là, alors qu'ils le prouvent sans tarder pour dissiper les doutes: on attend de voir leurs actes courageux. On attend la mise en oeuvre, dans toutes les paroisses, de la messe "conciliaire". La vraie: celle qui figure dans le missel romain actuel et qui échappe aux manipulations des célébrants et des équipes liturgiques. Pour ► Télécharger le Missel Romain 2002

L'annonce d'un prochain Motu proprio contraint aussi les évêques à ouvrir les yeux sur une réalité qu'ils ont toujours cherché à dissimuler et à ignorer: à savoir que bon nombre de leurs diocèses et de leurs paroisses tournent à vide malgré une bureaucratie toujours plus lourde qui s'épuise en réunionite. Certes, nos pasteurs nous ont affirmé, depuis des années, que s'il n'y a plus la "quantité" dans les églises, il y a au moins la "qualité". Fort bien: mais s'il y a réellement une telle "qualité", pourquoi s'inquiéter alors de l'émergence de quelques "messes de S. Pie V" ici où là? Cette forme liturgique qui, d'après ce qu'on nous a répété, ne concerne qu'une minorité de "nostalgiques", serait-elle à ce point efficace qu'elle puisse ébranler les clercs et les laïcs de qualité se disant fidèles à Vatican II? (Dans la rubrique TEXTES DU VATICAN , nous avons regroupé les 16 documents de VATICAN II)

L'annonce d'un prochain Motu proprio oblige aussi les fidèles traditionalistes à dire clairement ce qu'ils veulent: simplement la messe ancienne pour des raisons de "sensibilité" à cette forme liturgique plutôt qu'à une autre, comme on dit, où la messe ancienne en tant que signe identitaire d'une opposition farouche à Vatican II, et donc à Benoît XVI ?

Qu’est-ce qui a mal tourné avec Vatican II ?

Ce n’est pas ses enseignements, dit le cardinal Ratzinger (devenu Benoît XVI) – les documents qui ont été promulgués, mais la fausse interprétation qui en fut faite dans la période post-conciliaire: A lire ► CE QUI A MAL TOURNÉ AVEC VATICAN II

Oui, c'est au fond une excellente "manoeuvre" que celle de l'annonce de ce Motu proprio. Elle a déjà eu trois effets positifs: premièrement, bousculer le conformisme pastoral de nos pères-évêques qui soudain se découvrent une véritable passion pour Vatican II (dont on se demandait jusqu'ici s'ils avaient au moins pris connaissance des textes). Deuxièmement, obliger les mouvements traditionalistes à dévoiler ce qui peut éventuellement se dissimuler sous leur attachement inconditionnel à la liturgie "de S. Pie V". Et troisièmement enfin, révéler aux fidèles laïcs qui pratiquent encore, que ce qui se fait dans la majorité des églises en matière de liturgie ne correspond nullement à ce qui a été demandé par le Concile.

A chacun désormais de choisir son camp. Qu'il le fasse vite pour qu'enfin la situation soit clarifiée, et qu'on puisse ainsi savoir sur qui on peut vraiment compter pour "fortifier" la foi, et de qui il faut se garder. "Que votre oui soit un vrai oui et que votre non soit un vrai non" dit Jésus (Mt, 5, 37)

[url](source : http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=3110064_missel_romain)[/url]

A chacun désormais de choisir son camp. Qu'il le fasse vite pour qu'enfin la situation soit clarifiée, et qu'on puisse ainsi savoir sur qui on peut vraiment compter pour "fortifier" la foi, et de qui il faut se garder. "Que votre oui soit un vrai oui et que votre non soit un vrai non" dit Jésus

(Valable pour tout un chacun, du cardinal au dernier des fidèles!!!!)

Philippe
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mer 01 Nov 2006, 00:53

Merci Philippe de poster ce texte, je voulais le faire prochainement.

J'ai essayé de retrouver ce que l'on disait sur le sujet que Christian avait débuté soit «la 112(111) devise de la prophéties des papes, que malheureusement je ne trouve plus.

On avait élaborer sur la signification des pontificats de Jean-Paul II et de Benoit XVI.

Je crois que l'on disait que le pontificat de Jean-Paul II était un de rassemblement et que celui de Benoit XVI en était un de purification de l'Église (séparation des tièdes d'avec les fervents ).

Ne trouves-tu pas que ce texte que tu viens de posté, corrobore tout cela.
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mer 01 Nov 2006, 08:41

La devise de Benoît XVI, selon la prophétie de St Malachie, "De gloria Olivae" signifie "à la gloire de l'olive". C'est le temps des martyrs (l'olive broyée et pressée qui doit donner son huile précieuse, l'huile de l'onction sainte...). Il faut rapprocher cette devise au passage correspondant aux deux témoins de l'Apocalypse : Enoch et Elie qui reviendront témoigner à la fin.
Il est certain que bientôt nous serons appelés à témoigner notre foi, à défendre les articles de la foi catholique... et que nous serons persécutés pour cela.

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