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 célébration de la messe- retour du latin - motu proprio

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Avez-vous hâte au retour de la Messe dans toute sa Splendeur !
OUI
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AuteurMessage
Dr.Michaeli Panem
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Localisation : La belle province

MessageSujet: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 09 Sep 2006, 00:53

Rappel du premier message :

cheers Gloire à Dieu pour l'union des troupes dans notre sainte Église catholique et apostolique. cheers
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http://cyberquebec.ca/drmichaelipanem/

AuteurMessage
Frank
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 17 Déc 2006, 17:04

Quelle joie et quel espoir que ce Motu Poprio Smile
Tous avec notre Pape et un grand merci à ceux qui ici nous tiennent au courant Wink.
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annonciade
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 17 Déc 2006, 22:24

Cela fait plaisir de voir que vous êtes(enfin) d'accord Philippe et Franck ! Wink
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princharming
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MessageSujet: Lien   Lun 18 Déc 2006, 02:11

Bonjour Philippe,

J'essaie de voir ce qui peut être en lien avec la prophétie d'Agnès-Marie. Il n'est rien arrivé d'important encore. J'ai hâte de voir si la publication de ce manifeste aura des répercutions et quelle sera la réaction des évêques français. Est-ce qu'il pourrait s'agir d'un schisme? Ce qui est encourageant c'est que des personalités catholiques affichent clairement leur fidélité au Saint-Père.
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Frank
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 18 Déc 2006, 15:28

annonciade a écrit:
Cela fait plaisir de voir que vous êtes(enfin) d'accord Philippe et Franck ! Wink

Nous sommes flattés de savoir que tu nous lisais, chère annonciade Very Happy Wink
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annonciade
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Localisation : P.Q.

MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 18 Déc 2006, 15:43

Ce n'est pas parce que je ne poste pas de message ,que je ne vous lis pas.. Laughing
Cher Philippe,il y a un certain nombre de ces signataires qui sont des personnalités connues

Michel Déon, de l'Académie ­française ;
Jean Piat, comédien ;
Claude Rich, comédien ;
François Ceyrac, ancien président du CNPF ;
Jean-François Hénin, chef ­­­ d'entreprise ;
Jean-Marie Schmitz, cadre ­dirigeant, président de la faculté libre de droit, d'économie et de gestion (faco) ;
Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Lejeune
Jean Raspail, écrivain
Jean des Cars, historien
Robert Colonna d'Istria, écrivain
Isabelle Mourral, président ­­ d'honneur des écrivains catholiques ; Jacques Heers, professeur ­ d'université, historien, ancien directeur des études médiévales à l'université Paris­­-IV Sorbonne
Jean Sevillia, historien et écrivain ;
Jacques Trémolet de Villers, avocat à la cour
Thierry Boutet, écrivain et journaliste ;
François Foucart, écrivain et journaliste ;
Philippe Maxence, écrivain, rédacteur en chef de L'Homme nouveau

Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une conversion collective et il n'y a visiblement aucun lien entre la"prophétie "d'Agnes-Marie et ce manifeste.

N'oublions pas que nous vivons un temps propice aux faux prophètes et aux inquiétudes qui profitent à Twisted Evil
Ne cherchons pas à connaître le jour ou l'heure mais tenons notre lampe allumée...

Union de prières
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Minuscule-Lune3
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 18 Déc 2006, 18:08

Citation :
Ne cherchons pas à connaître le jour ou l'heure mais tenons notre lampe allumée...
Ma chère Annonciale....!!!! Que dire de plus?

cheers cheers cheers

J'ajoute une chose pourtant:

Citation :
Philippe a dit: Entièrement d'accord avec toi, chère Annonciade. Mais l'ennui, avec ces faux prophètes, c'est qu'ils savent toujours glisser une certaine part de Vérité de manière à rendre crédible même le mensonge...

Nous avons tout ce qu'il nous faut pour vivre notre foi, pour grandir en elle: La Bible! Laissons le reste un peu de côté... et apprenons à comprendre, à lire, et à vivre la Bible tout simplement.

Mes amitiés bise I love you



********************************





Que Toi, Sainte Trinité, Tu guides nos pas et nos dires...!!!
Béni mes p'tits anges que Tu nous as prêtés!
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princharming
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MessageSujet: En lien avec la Messe en latin (Pro multis)   Mar 19 Déc 2006, 03:29

Du "pro multis"

"Pro multis" n'est pas "pro omnibus". "Pour beaucoup" n'est pas "pour tous".

Voici tout l'intérêt de la lettre du cardinal Arinze, préfet de la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements, en date du 17 octobre 2006. Cette expression "pro multis" intervient dans la formule de la consécration du Précieux Sang. Extraits de la lettre :

"En effet, la formule 'pour tous' correspondrait sans aucun doute à une interprétation correcte de l’intention du Seigneur exprimée dans le texte. C’est un dogme de foi que le Christ est mort sur la Croix pour tous les hommes et femmes (...)

Il y a cependant beaucoup d’arguments en faveur d’une traduction plus précise de la formule traditionnelle pro multis (...)

L’expression 'pour beaucoup', tout en restant ouverte à l’inclusion de chaque personne humaine, reflète aussi le fait que le salut n’est pas donné d’une façon mécanique, sans qu’on le veuille ou qu’on y participe".

Le cardinal Arinze demande in fine aux conférences épiscopales de choisir une formule proche de "pour beaucoup" dans les prochaines traductions des missels en langues vernaculaires. En français, la traduction actuelle est "pour la multitude".

A la lecture, on constatera rapidement qu'il s'agit d'une volonté de rendre plus précis un point particulier pour éviter des erreurs de compréhension ou des interprétations malheureuses. Mais en aucun cas, il ne s'agit d'une quelconque révolution.
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princharming
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MessageSujet: Discours du cardinal Arinze   Ven 22 Déc 2006, 19:32

Discours du Card. Francis Arinze à la conférence liturgique de Gateway (2006-12-21 16:03:10)

VATICAN - La langue dans la liturgie du Rite Romain : latin et langue vulgaire - Le discours du Card. Francis Arinze à la conférence liturgique de Gateway
Cité du Vatican (Agence Fides) - Nous publions le texte intégral du disours prononcé récemment par le Card. Francis Arinze, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin e la discipline des Sacrements, à la conférence liturgique de Gateway (St. Louis, Missouri, 11 novembre 2006).


1. Dignité supérieure de la prière liturgique

L’Église fondée par notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ s’efforce de rassembler les hommes de toutes races, langues, peuples et nations (cf. Ap 5,9), afin que « toute langue proclame que Jésus Christ est le Seigneur pour la gloire de Dieu le Père » (Phil 2,11). Le jour de la Pentecôte, des hommes et des femmes « issus de toutes les nations qui sont sous le ciel » (cf. Ac 2,5) ont écouté les Apôtres relater les oeuvres prodigieuses de Dieu.

Cette Église, ce nouveau peuple de Dieu, ce corps mystique du Christ, prie. Sa prière publique est la voix du Christ et celle de l’Église, son épouse. Tête et membres. La liturgie est une expression du magistère sacerdotal de Jésus Christ. En elle, le culte public est accompli par l’Église tout entière, autrement dit par le Christ qui y associe ses membres. « Par conséquent, toute célébration liturgique, en tant qu’oeuvre du Christ prêtre et de son Corps qui est l’Église, est l’action sacrée par excellence dont nulle autre action de l’Église ne peut atteindre l’efficacité au même titre et au même degré » (Sacrosanctum Concilium, 7). À la sainte source de la liturgie, nous tous qui avons soif des grâces de la Rédemption, allons puiser l’eau vive (cf. Jn 4,10).

La conscience que, dans chaque acte liturgique, Jésus Christ est le grand prêtre, devrait instiller en nous une grande ferveur. Comme le disait saint Augustin : « Il prie pour nous comme notre Prêtre ; il prie en nous comme notre Chef ; nous le prions comme notre Dieu. Nous reconnaissons ainsi notre voix en lui, et sa voix en nous » (Enarratio in Psalmum, 85).

2. Divers rites dans l’Église

Par la sainte liturgie, l’Église célèbre les mystères du Christ à l’aide de signes, symboles, gestes, mouvements, éléments matériels et paroles. Dans notre réflexion, nous nous concentrerons sur les paroles utilisées dans le culte divin du rite romain ou latin. Les éléments-clés de la sainte liturgie, les sept sacrements, nous viennent de notre Seigneur Jésus Christ lui-même. À mesure que l’Église s’est répandue et a grandi parmi les différents peuples et cultures, diverses façons de célébrer les mystères du Christ se sont développées. On peut distinguer quatre rites originaires : antiochien, alexandrin, romain et gallican. Ceux-ci ont donné naissance à d’autres rites principaux dans l’Église catholique d’aujourd’hui : dans l’Église latine prédomine le rite romain, et dans les Églises orientales, nous trouvons les rites byzantin, arménien, chaldéen, copte, éthiopien, malabar, maronite et syrien. Chacun de ces « rites » est un mélange de liturgie, théologie, spiritualité et droit canonique. Les caractéristiques fondamentales de chaque rite remontent aux premiers siècles de notre ère, leurs traits essentiels à la période apostolique, ou même au temps de notre Seigneur.

Le rite romain, qui fait l’objet de notre réflexion, est depuis les temps modernes, comme nous l’avons vu, l’expression liturgique prédominante de la culture ecclésiastique que nous appelons rite latin. Comme vous le savez, dans l’archidiocèse de Milan est en usage un « rite frère » qui a pris le nom de saint Ambroise, le grand Évêque de Milan : c’est le rite ambrosien. En Espagne, en certains lieux et en certaines occasions spéciales, la liturgie est célébrée selon un ancien rite hispanique ou mozambiquien. Ce sont là deux vénérables exceptions dont nous ne nous occuperons pas ici.

À l’origine, l’Église de Rome utilisait le grec. Ce n’est que progressivement que le latin a été introduit, jusqu’à la latinisation définitive de l’Église de Rome au IVe siècle (cf. A.G. Martimort, L’Église en prière, Desclée 1983).
Le rite romain s’est largement répandu dans ce que nous appelons aujourd’hui l’Europe occidentale et dans les continents qui ont été évangélisés en grande partie par des missionnaires européens : Asie, Afrique, Amérique et Océanie. Aujourd’hui, en raison de la circulation plus facile des personnes, on trouve dans tous ces continents des catholiques d’autres rites (appelés en général Églises orientales).

La plupart de ces rites possèdent une langue originale, qui donne à chaque rite son identité historique. Le rite romain a le latin comme langue officielle. À ce jour, les éditions typiques de ses livres liturgiques ont toujours paru en latin.

Il est à noter que beaucoup de religions du monde, ou leurs ramifications principales, ont une langue qui leur est chère. On ne peut pas penser à la religion judaïque sans penser à l’hébreu. Pour l’islam, la langue sacrée est l’arabe du Coran. L’hindouisme classique considère le sanscrit comme sa langue officielle, tandis que les textes sacrés du bouddhisme sont rédigés en pali.

Il serait superficiel de notre part de croire qu’il s’agit là d’une tendance ésotérique, bizarre, désuète, vieux jeu ou médiévale. Ce serait ignorer une composante subtile de la psychologie humaine. Dans les questions religieuses, les personnes tendent à conserver ce qu’elles ont reçu depuis les origines, la manière dont leurs prédécesseurs ont formulé leur religion et prié. Les paroles et les formules utilisées par les premières générations sont chères à ceux qui en ont hérité aujourd’hui. S’il est vrai qu’on ne peut certes pas identifier une religion avec une langue, la façon dont elle se comprend peut créer un lien affectif avec une expression linguistique particulière en usage dans sa période de croissance classique.

3. Avantages du latin dans la liturgie romaine

Comme nous l’avons vu, le latin a remplacé le grec comme langue officielle de l’Église de Rome au IVe siècle. Parmi les principaux Pères de l’Église qui écrivirent en latin de manière ample et belle figurent saint Ambroise (339-397), saint Augustin d’Hippone (354-430), saint Grégoire le Grand (+ 461) et le pape Grégoire le Grand (540-604). Le Pape Grégoire en particulier donna au latin toute sa splendeur dans la sainte liturgie, dans ses sermons et dans l’usage général de l’Église.

L’Église de rite romain fit preuve d’un dynamisme missionnaire exceptionnel. Cela explique qu’une grande partie du monde a été évangélisée par des hérauts du rite latin. Beaucoup de langues européennes que nous considérons aujourd’hui comme modernes prennent racine dans la langue latine, certaines plus que d’autres. C’est le cas de l’italien, du roumain, du portugais et du français. Mais l’anglais et l’allemand possèdent eux aussi de nombreux éléments dérivés du latin.
Les papes et l’Église de Rome ont constaté que le latin était bien adapté pour diverses raisons. C’est la langue qui convient à une Église universelle, à une Église où tous les peuples, toutes les langues et toutes les cultures doivent se sentir chez eux, et où nul n’est considéré comme un étranger.

En outre, la langue latine possède une certaine stabilité que n’ont pas les langues parlées quotidiennement, où des nuances nouvelles peuvent se faire jour dans le sens des mots. Un exemple est la traduction du verbe latin propagare. Lorsque la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples fut fondée en 1627, elle reçut le nom de Sacra Congregatio de Propaganda Fide. Mais à l’époque du Concile Vatican II, nombre de langues modernes utilisaient le terme de « propagande » au sens où nous entendons la « propagande politique ». C’est pourquoi, dans l’Église d’aujourd’hui, on préfère éviter d’employer l’expression De propaganda fide, lui préférant celle d’« Évangélisation des peuples ». Le latin a pour caractéristique de posséder des mots et des expressions qui conservent leur sens de génération en génération. C’est un avantage, lorsqu’il s’agit d’exprimer notre foi catholique et de rédiger les documents papaux et autres textes de l’Église. Les universités modernes apprécient également cette caractéristique, puisque certains de leurs titres solennels sont en latin.

Le Bienheureux Jean XXIII, dans sa Constitution apostolique Veterum Sapientia, publiée le 22 février 1962, avance deux raisons à cela, et en donne une troisième. La langue latine a une noblesse et une dignité non négligeables (cf. Veterum Sapientia, 5, 6, 7). Nous pouvons ajouter que le latin est concis, précis, et poétiquement mesuré.

N’est-il pas admirable que des personnes, et en particulier des clercs s’ils sont bien formés, puissent se rencontrer dans des réunions internationales et être capables de communiquer entre eux au moins en latin ? Et, ce qui est plus important encore, n’est-il pas remarquable que plus d’un million de jeunes aient pu se rencontrer aux Journées Mondiales de la Jeunesse de Rome en 2000, de Toronto en 2002 et de Cologne en 2005, et chanter certaines parties de la Messe en latin, notamment le Credo ? Si les théologiens peuvent étudier sans trop de difficultés les textes originaux des premiers Pères latins et des scolastiques, c’est parce que ces textes ont été écrits en latin.

Il est vrai qu’il existe une tendance, tant à l’intérieur de l’Église que dans le monde en général, à accorder plus d’attention aux langues modernes comme l’anglais, le français et l’espagnol, qui peuvent nous aider à trouver plus rapidement un emploi sur le marché du travail ou au ministère des affaires étrangères de notre pays. Mais l’exhortation du Pape Benoît XVI aux étudiants de la Faculté de lettres classiques et chrétiennes de l’Université pontificale salésienne de Rome, à l’issue de l’Audience générale du mercredi 22 février 2006, garde toute sa valeur et son importance. Et il l’a prononcée en latin ! En voici une traduction libre en français : « Avec raison, nos prédécesseurs ont insisté sur l’étude de la grande langue latine afin que l’on puisse mieux apprendre la doctrine salvifique contenue dans les disciplines ecclésiastiques et humanistiques. De même, je vous invite à cultiver cette activité, afin que le plus grand nombre possible de personnes puissent accéder à ce trésor et en apprécier l’importance » (in L’Osservatore Romano, 45, 23 fév. 2006, p.5).


Dernière édition par princharming le Ven 22 Déc 2006, 19:55, édité 2 fois
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princharming
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MessageSujet: suite   Ven 22 Déc 2006, 19:37

4. Le chant grégorien

« L’action liturgique présente une forme plus noble lorsque les offices divins sont célébrés solennellement avec chants » (Sacrosanctum Concilium, 113). Selon un vieil adage, bis orat qui bene cantat, ce qui veut dire : « Celui qui chante bien prie deux fois ». Cela, parce que l’intensité que prend la prière lorsqu’elle est chantée renforce sa ferveur et multiplie son efficacité (cf. Paul VI, Discours à la Schola Cantorum italienne le 25 sept. 1977, Notitiae 136, nov. 1997, p. 475).

La bonne musique aide à prier, élève l’âme des fidèles vers Dieu, et donne à ceux qui l’écoutent un avant-goût de la bonté divine.

Dans le rite latin, ce qui est connu sous le nom de « chant grégorien » fait partie de la tradition. Un chant liturgique particulier existait à Rome, il est vrai, avant saint Grégoire le Grand (+ 604). Mais ce fut ce grand pape qui donna à ce chant sa prééminence. Après saint Grégoire, cette forme de chant continua à se développer et à s’enrichir jusqu’aux bouleversements qui marquèrent la fin du moyen âge. Les monastères, et en particulier ceux de l’Ordre bénédictin, ont beaucoup fait pour préserver cet héritage.
Le chant grégorien est caractérisé par une cadence méditative et émouvante. Il touche les profondeurs de l’âme. Il manifeste la joie, la tristesse, le repentir, la requête, l’espérance, la louange ou l’action de grâce propres à une fête particulière, à une partie de la Messe ou à toute autre prière. Il rend les Psaumes plus vivants. Il exerce une fascination universelle, qui le rend approprié à toutes les cultures et à tous les peuples. Il est apprécié aussi bien à Rome, qu’à Solesmes, Lagos, Toronto ou Caracas. Il résonne dans les cathédrales, les séminaires, les sanctuaires, les centres de pèlerinage et les paroisses traditionnelles.

Le saint Pape Pie X célébra le chant grégorien en 1904 (Tra le Sollecitudini, 3). Le Concile Vatican II en fit l’éloge en 1963 : « L’Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs, doit occuper la première place»(Sacrosanctum Concilium, 116). Le Serviteur de Dieu et Pape Jean-Paul II renouvela cet éloge en 2003 (cf. Chirographe pour le centenaire de Tra le Sollecitudini, 4-7, in Cong. Pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, Spiritus et Sponsa, 2003, p. 130). À l’occasion d’une rencontre à Rome à la fin de 2005, le Pape Benoît XVI a encouragé l’association internationale des Pueri Cantores, qui fait une grande place au chant grégorien. À Rome et dans le monde entier, de nombreuses chorales, composées tant de professionnels que d’amateurs, interprètent ces chants de façon magnifique, en communiquant l’enthousiasme qu’il leur inspire.

Ce n’est pas vrai que les fidèles laïcs ne veulent pas chanter le chant grégorien. Ils demandent au contraire que les prêtres, les moines et les religieuses partagent ce trésor avec eux. Les CD gravés par les moines bénédictins de Silos, par leur maison généralice de Solesmes et par beaucoup d’autres communautés sont très demandés par les jeunes. Les monastères sont visités par des personnes désireuses de chanter les laudes, et surtout les vêpres. Lors d’une cérémonie d’ordination de onze prêtres que j’ai célébrée au Nigeria en juillet dernier, près de 150 prêtres ont chanté la première prière eucharistique en latin. C’était très beau. Les fidèles présents, qui n’étaient pourtant pas des latinistes, l’ont beaucoup apprécié. Il devrait être normal que dans les paroisses où quatre ou cinq Messes sont célébrées chaque dimanche, l’une de ces messes soit chantée en latin.

5. Vatican II a-t-il découragé l’usage du latin ?

Certains pensent ou ont l’impression que le Concile Vatican II a découragé l’usage du latin dans la liturgie. Or il n’en est rien.
En 1962, juste avant d’ouvrir le Concile, le Bienheureux Jean XXIII a rédigé une Constitution apostolique dans laquelle il insistait sur l’usage du latin dans l’Église. Le Concile Vatican II, bien qu’ayant autorisé l’introduction de la langue vulgaire, a mis l’accent sur la place du latin : « L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins » (Sacrosanctum Concilum, 36). Le Concile a également demandé aux séminaristes d’avoir « la connaissance de la langue latine qui leur permettra de comprendre et d’utiliser les sources de tant de sciences et les documents de l’Église » (Optatam Totius, 13). Le Code de Droit Canonique publié en 1983 dit : « La célébration eucharistique se fera en latin, ou dans une autre langue, pourvu que les textes liturgiques aient été légitimement approuvés » (can. 928).

Par conséquent, ceux qui veulent donner l’impression que l’Église a voulu éliminer le latin de la liturgie se trompent. En avril 2005, on a assisté au niveau mondial à une manifestation de l’adhésion à une liturgie bien célébrée en latin, lorsque des millions de personnes ont suivi à la télévision les obsèques du Pape Jean-Paul II et, deux semaines plus tard, la Messe inaugurale du Pontificat de Benoît XVI.

Il est important que les jeunes acceptent volontiers que la Messe soit célébrée parfois en latin. Certes, les problèmes ne manquent pas. Il peut aussi y avoir des malentendus ou des approches erronées de la part des prêtres sur l’usage du latin. Mais pour bien situer cette question, nous devons d’abord examiner l’usage de la langue vulgaire dans la liturgie du rite romain aujourd’hui.

6. La langue vulgaire. Introduction. Diffusion. Conditions.

L’introduction des langues locales dans la sainte liturgie du rite latin n’est pas un phénomène survenu à l’improviste. Après des expériences partielles menées dans certains pays au cours des années précédentes, les 5 et 6 décembre 1962, les Pères du Concile Vatican II approuvèrent, à l’issue de débats longs et souvent très animés, le principe selon lequel l’usage de la langue du pays, pendant la Messe ou dans d’autres parties de la liturgie, pouvait être avantageux pour les personnes. L’année suivante, le Concile décida d’appliquer ce principe à la Messe, au rituel et à la Liturgie des Heures (cf. Sacrosanctum Concilium, 36, 54, 63, 76, 78, 101).
Il s’en suivit un usage plus fréquent des langues vernaculaires.

Mais les Pères conciliaires insistèrent pour que le latin soit maintenu, comme s’ils prévoyaient qu’il puisse perdre progressivement du terrain. L’article 36 de la Constitution sur la sainte Liturgie déjà cité commence par décréter que « l’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins ». L’article 54 précise les modalités à suivre pour que « les fidèles puissent dire ou chanter ensemble, en langue latine, aussi les parties de l’ordinaire de la messe qui leur reviennent ». Dans la célébration de la Liturgie des Heures, « selon la tradition séculaire du rite latin dans l’office divin, les clercs doivent garder la langue latine » (SC 101).

Mais tout en établissant des limites, les Pères conciliaires ont prévu la possibilité d’un usage plus étendu de la langue du pays. L’article 54 ajoute en effet : « Si quelque part un emploi plus large de la langue du pays dans la messe semble opportun, on observera ce qui est prescrit à l’article 40 de la présente Constitution ». L’article 40 contient des directives concernant le rôle des Conférences épiscopales et du Siège apostolique dans une matière aussi délicate. La langue vulgaire était introduite. Le reste fait partie de l’histoire. Les développements furent tellement rapides qu’aujourd’hui certains clercs, religieux et fidèles laïcs ignorent que le Concile Vatican II n’a pas introduit la langue vulgaire dans toutes les parties de la liturgie.

Les requêtes d’extension de l’usage de la langue vulgaire ne se firent pas attendre. À la demande pressante de certaines Conférences épiscopales, le Pape Paul VI autorisa d’abord la célébration de la Préface de la Messe en langue vulgaire (cf. Lettre du Cardinal Secrétaire d’État, 27 avril 1965), puis de tout le Canon et des prières d’ordination en 1967. Enfin, le 14 juin 1971, la Congrégation pour le Culte Divin publia une communication selon laquelle les Conférences épiscopales pouvaient autoriser l’usage de la langue vulgaire dans tous les textes de la Messe, et tout Ordinaire pouvait donner la même autorisation pour la célébration chorale ou privée de la Liturgie des Heures (pour tous ces développements, voir A. G. Martimort : Le dialogue entre Dieu et son peuple, in A.G. Martimort : L’Église en prière, op. cit.)

Les raisons de l’introduction de la langue du pays ne sont pas difficiles à comprendre. Celle-ci favorise une meilleure compréhension de la prière de l’Église : « La Mère Église désire beaucoup que tous les fidèles soient amenés à cette participation pleine, consciente et active aux célébrations liturgiques, qui est demandée par la nature de la liturgie elle-même et qui, en vertu de son baptême, est un droit et un devoir pour le peuple chrétien » (SC 14).

En même temps, il n’est pas difficile d’imaginer à quel point le travail de traduction est compliqué et délicat. La question de l’adaptation et de l’inculturation est encore plus complexe, compte tenu de la sacralité des rites sacramentels, de la tradition séculaire du rite latin, et du lien étroit entre foi et culte, bien exprimé par l’ancienne formule : lex orandi, lex credendi.
Passons maintenant à la question épineuse des traductions de la liturgie en langue vulgaire.


Dernière édition par princharming le Ven 22 Déc 2006, 20:01, édité 1 fois
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MessageSujet: suite et fin   Ven 22 Déc 2006, 19:38

7. Les traductions dans les langues vulgaires

La traduction des textes liturgiques de l’original latin dans les diverses langues vulgaires est un élément très important de la vie de prière de l’Église. Ce n’est pas une question de prière privée, mais de prière publique offerte par notre Mère l’Église, qui a pour Chef Jésus Christ. Les textes latins ont été préparés avec la plus grande attention à la doctrine, dans une formulation exacte, « exempte de toute influence idéologique, et possédant les qualités voulues pour que les saints mystères du salut et la foi inébranlable de l’Église soient transmis efficacement, au moyen du langage humain, à la prière et à une adoration digne offerte au Très-Haut » (Liturgiam Authenticam, 3). Les paroles utilisées dans la sainte liturgie expriment la foi de l’Église et sont guidées par elle. L’Église doit donc en avoir le plus grand soin, en dirigeant, préparant et approuvant les traductions, afin qu’aucune parole inappropriée ne soit introduite dans la liturgie par quelqu’un qui aurait un but personnel ou qui n’aurait pas suffisamment conscience du sérieux des rites.

Les traductions doivent donc être fidèles au texte original latin. Elles ne doivent pas être des libres compositions. Comme le dit Liturgiam Authenticam, le principal document du Saint-Siège qui donne des directives sur les traductions : « La traduction des textes liturgiques de la liturgie romaine n’est pas un travail d’innovation créative ; il s’agit au contraire de traduire les textes originaux dans les langues vulgaires avec fidélité et précision » (n. 20).

Le génie du rite latin doit être respecté. La triple répétition en est l’une des caractéristiques. En voici quelques exemples : Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa ; Kyrie eleison, Christe eleison, Kyrie eleison, Agnus Dei qui tollis…, trois fois. Une étude attentive du Gloria in Excelsis Deo révèle aussi des triplements. Les traduction ne doivent pas supprimer ou affadir cette caractéristique.

La liturgie latine n’exprime pas seulement des faits, mais aussi des sentiments, des sensations, par exemple celle de la transcendance de Dieu, de sa majesté, de sa miséricorde et de son amour infini (cf. Liturgiam Authenticam, 25). Des expressions telles que Te igitur, clementissime Pater, Supplices te rogamus, Propitius esto, veneremur cernui, Omnipotens et misericors Dominus, nos servi tui, ne doivent pas être affaiblies ou démocratisées par une traduction iconoclaste.

Quelques-unes de ces expressions latines sont difficiles à traduire. Il faut s’adresser aux meilleurs spécialistes en matière de liturgie, de classiques, de patrologie, de théologie, de spiritualité, de musique et de littérature, afin de réaliser des traductions qui soient belles sur les lèvres de notre sainte Mère l’Église. Les traductions doivent refléter la ferveur, la gratitude et l’adoration devant la majesté transcendante de Dieu, la faim de Dieu chez l’homme, toutes choses qui apparaissent clairement dans les textes latins. Le Pape Benoît XVI, dans son message au comité anglais de Vox Clara, le 9 novembre 2005, parle de traductions qui « réussiront à transmettre les trésors de la foi et la tradition liturgique dans le contexte particulier d’une Célébration Eucharistique dévote et fervente » (in Notitiae, 471-472, nov-déc 2005, p. 557).

Nombre de textes liturgiques sont riches en expressions bibliques, en signes et en symboles. Ils contiennent des modèles de prière qui prennent leur source dans les Psaumes. Le traducteur ne peut pas ignorer tout cela.
Une langue parlée aujourd’hui par plusieurs millions de personnes possède évidemment de nombreuses nuances et variantes. Il y a une différence entre l’anglais utilisé dans la Constitution d’un pays, celui parlé par le Président d’une République, la langue conventionnelle des dockers ou celles des étudiants, et la conversation entre parents et enfants. La manière de s’exprimer ne peut pas être la même dans toutes ces situations, même si tous utilisent l’anglais. Quelle forme doivent prendre les traductions liturgiques ? Assurément, la langue liturgique vulgaire doit être intelligible et facile à proclamer et à comprendre. En même temps, elle doit être digne, sobre, stable, et ne pas être exposée à des changements fréquents. Il ne faut pas hésiter à employer certaines paroles qui ne sont pas utilisées généralement dans le langage quotidien, ou encore des paroles associées à la foi et au culte catholique.

Ainsi, il faut dire calice, et pas simplement coupe, paterne et pas plat, ciboire et pas récipient, prêtre et pas célébrant, hostie sacrée et pas pain consacré, habit et pas vêtement. À ce propos, il est dit dans Liturgiam Authenticam : « Comme la traduction doit transmettre le trésor pérenne des oraisons dans un langage compréhensible pour la culture à laquelle elle s’adresse... il ne faut pas s’étonner si ce langage diffère par certains côtés de celui de la vie de tous les jours » (n. 47).

L’intelligibilité ne veut pas dire que chaque parole doit être comprise immédiatement de tous. Considérons attentivement le Credo. C’est un « symbole », une déclaration solennelle qui résume notre foi. L’Église a dû convoquer plusieurs conciles généraux pour parvenir à la formulation exacte de certains articles de notre foi. À la Messe, tous les catholiques ne comprennent pas immédiatement et à fond certaines formes liturgiques catholiques telles que l’Incarnation, la Création, la Passion, la Résurrection, de la même substance que le Père, qui procède du Père et du Fils, présence réelle ou Dieu tout-puissant. Ce n’est pas une question d’anglais, français, italien, hindi ou swahili.

Les traducteurs ne doivent pas devenir des iconoclastes qui détruisent ou déforment à mesure qu’ils traduisent. Tout ne peut pas être expliqué pendant la célébration liturgique. La liturgie n’épuise pas toute l’activité de l’Église (cf. Sacrosanctum Concilium, 9). La théologie, la catéchèse et la prédication sont également nécessaires. Et même après une bonne catéchèse, un mystère de notre foi demeure un mystère.
En réalité, nous pouvons dire que le plus important dans le culte divin, ce n’est pas de comprendre chaque mot ou chaque concept. Le plus important, c’est que nous ayons une attitude de ferveur et de crainte devant Dieu, que nous l’adorions, le louions et lui rendions grâce. Le sacré, les choses de Dieu, doivent être abordées sans idées préconçues.
Dans la prière, la langue est d’abord ce qui nous met en contact avec Dieu. Bien entendu, la langue sert aussi à établir une communication intelligible entre les hommes. Mais le contact avec Dieu doit avoir la priorité. Chez les mystiques, ce contact avec Dieu approche et atteint parfois l’ineffable, le silence mystique où le langage cesse.

Le fait que le langage liturgique diffère par certains aspects de notre langage quotidien n’a donc rien de surprenant. Le langage liturgique s’efforce d’exprimer la prière chrétienne par laquelle nous célébrons les mystères du Christ.

En guise de synthèse de ces divers éléments nécessaires pour faire une bonne tradition liturgique, permettez-moi de citer le discours du Pape Jean-Paul II aux évêques américains de Californie, du Nevada et des îles Hawaï lors de leur visite à Rome en 1993. Le Saint-Père insistait pour que soient préservées l’intégrité doctrinale et la beauté des textes originaux : « L’une de nos responsabilités dans ce domaine est de rendre disponibles des traductions appropriées des livres liturgiques officiels afin que, après la révision et la confirmation du Saint-Siège, elles puisent être l’instrument et la garantie d’un partage authentique sur le mystère du Christ et de l’Église. Lex orandi, lex credendi. La tâche du traducteur est ardue, car il doit veiller à conserver la pleine intégrité doctrinale et la beauté des textes originaux, selon le génie de chaque langue. Alors que tant d’hommes sont assoiffées du Dieu vivant - dont la majesté et la miséricorde sont au coeur de la prière liturgique - l’Église doit répondre par une langue de louange et de culte qui exalte le respect et la gratitude pour la grandeur de Dieu, sa compassion et pouvoir. Lorsque les fidèles se réunissent pour célébrer l’oeuvre de notre Rédempteur, le langage de la prière - exempt de toute ambiguïté doctrinale et de toute influence théologique - doit exalter la dignité et la beauté de la célébration elle-même, en exprimant fidèlement la foi de l’Église et son unité » (in Insegnamenti di Giovanni Paolo II, XVI, 2, 1993, p. 1399-1400).

De ces considérations, il découle que l’Église doit exercer une autorité attentive sur les traductions liturgiques. La responsabilité de la traduction des textes revient à la Conférence épiscopale, qui soumet les traductions au Saint-Siège pour la reconnaissance nécessaire (cf. SC 36 ; C.I.C. can. 838 ; Liturgiam Authenticam, 80).

Il en résulte que personne, pas même un prêtre ou un diacre, n’a autorité pour changer la formulation approuvée de la sainte liturgie. C’est une question de bon sens. Mais on constate parfois que le bon sens n’est pas très répandu. C’est pourquoi Redemptionis Sacramentum a tenu à réaffirmer expressément : « L’usage suivant, qui est expressément réprouvé, doit cesser : ici ou là, il arrive que les prêtres, les diacres ou les fidèles introduisent, de leur propre initiative, des changements ou des variations dans les textes de la sainte Liturgie, qu’ils sont chargés de prononcer. En effet, cette manière d’agir a pour conséquence de rendre instable la célébration de la sainte Liturgie, et il n’est pas rare qu’elle aille jusqu’à altérer le sens authentique de la Liturgie » (Red. Sacramentum, 59 ; cf. aussi Instruction générale sur le Missel romain, n. 24).

8. Qu’attend-t-on de nous ?

Pour conclure ces réflexions, nous pouvons nous demander ce qu’on attend de nous.
Nous devons faire de notre mieux pour apprécier la langue que l’Église utilise dans la liturgie et unir nos coeurs et nos voix, en suivant les indications de chaque rite liturgique. Tous les fidèles laïcs ne connaissent pas le latin, mais ils peuvent apprendre au moins les réponses les plus simples en latin. Les prêtres doivent accorder plus d’attention au latin, et célébrer de temps en temps une messe en latin. Dans les grandes églises où plusieurs messes sont célébrées le dimanche et les jours de fête, pourquoi ne pas dire l’une de ces messes en latin ? Dans les paroisses rurales, une messe en latin devrait être possible, disons une fois par mois. Dans les assemblées internationales, le latin est encore plus nécessaire. C’est pourquoi les séminaires doivent s’efforcer de préparer et de former les prêtres à l’usage du latin (cf. Synode des Évêques, octobre 2005, Prop. 36).

Tous les responsables des traductions en langue vulgaire doivent faire de leur mieux, en suivant les instructions des documents de l’Église, notamment Liturgiam Authenticam. L’expérience montre qu’il n’est pas superflu de rappeler que les prêtres, les diacres et tous ceux qui proclament les textes liturgiques doivent les lire de façon claire et avec la ferveur voulue.

La langue n’est pas tout. Mais c’est l’un des éléments les plus importants, qui nécessite une grande attention pour que les célébrations soient belles et ferventes.

C’est un honneur pour nous de prendre part à la voix de l’Église dans la prière publique. Que la Bienheureuse Vierge Marie, Mère du Verbe fait chair dont nous célébrons les mystères dans la sainte liturgie, veuille obtenir pour nous tous la grâce de remplir notre rôle en participant par notre chant aux louanges du Seigneur, que ce soit en latin ou en langue vulgaire. Francis Card. Arinze (Agence Fides 20/12/2006)
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 23 Déc 2006, 23:21

source "Pro Liturgia"

MOTU PROPRIO: UN COMMENTAIRE DU VICE-OFFICIAL
DU DIOCESES D'EICHSTÄTT (D), MGR ALEXANDER PYTLIK STD

Les annonces quant à la possibilité d'un usage plus souple du missel promulgué en 1962 par le bienheureux Pape Jean XXIII se font décidément de plus en plus fréquentes. Elles concernent la possibilité de célébrer une liturgie eucharistique qui s'est très peu transformée au long de nombreux siècles dans les territoires relevant de l'Eglise latine (la famille rituelle de loin la plus nombreuse au sein de l'Eglise catholique), c'est-à-dire ces territoires qui à un moment donné se sont déterminés pour le rite eucharistique romain. Face à ces annonces, il convient d'accorder une attention spéciale à une déclaration officielle à lire sur le portail internet de l'archidiocèse de Gènes, dirigé depuis le 24 septembre 2006 par Mgr Angelo Bagnasco: tout laisse à penser que le document romain dont on attend la parution devra être reçu dans un contexte analogue.
Le Métropolite de Gênes, par ailleurs légat du Pape pour les territoires marins, était entre autre aussi, de 1993 à 1996, le directeur des oeuvres diocésaines pour l'apostolat liturgique. Le texte prépare tous les catholiques latins à une prochaine poursuite de la normalisation de la situation liturgique à l'intérieur de la famille liturgique latine et se prononce très clairement en faveur d'une entente pacifique.
Dans cette optique, la décision de l'actuel Pape Benoît XVI aura sûrement des répercussions à très long terme. Il y va de l'avenir de la liturgie eucharistique: elle doit à nouveau pouvoir trouver en elle-même, de façon plus intense et plus aisée, sa raison d'être, à savoir glorifier Dieu et sanctifier les âmes, et être ainsi reconnue automatiquement comme sainte et sacrée. Il va falloir, lentement, dompter et endiguer cette crise liturgique qui reste toujours d'actualité en particulier dans les régions de rite latin. En parlant de la réforme de ce rite, le Cardinal Franz König, aujourd'hui décédé, avait dénoncé une mise en uvre bien trop précipitée, ayant pu désorienter certains croyants. Lisons à présent une traduction de ce texte porteur d'avenir de l'Archevêché de Gênes:

PRECISIONS CONCERNANT UNE EVENTUELLE PROMULGATION D'UN "MOTU PROPRIO" QUI ETENDRAIT PLUS LARGEMENT L'INDULT POUR L 'USAGE DU MISSEL DIT DE SAINT PIE V ( 29 NOVEMBRE 2006)

Suite au constat que dans le diocèse de Gènes circulaient ces derniers temps des commentaires erronés concernant l'éventuelle promulgation d'un "Motu Proprio" destiné à faciliter l'usage du missel dit de S. Pie V, il semble nécessaire de donner les précisions suivantes:
1. Le Pape, selon sa haute autorité, a le droit de promulguer des actes juridiques et des mesures pastorales de valeur universelle et qui font force de loi;
2. La célébration légitime et fructueuse de la sainte eucharistie suppose la communion avec l'Eglise toute entière, communion assurée en dernier ressort par le Pasteur Suprême, ayant lui-même reçu de Notre Seigneur Jésus-Christ la mission de confirmer ses frères dans la foi ,cf Luc 22, 32; Mt 16,17-19; Jn 21, 15-18; il revient donc précisément à l'Evêque de Rome, qui assume avec une grande miséricorde et dans la joie, sans jamais se lasser, le service de l'amour universel, de rechercher l'unité de tous ceux qui croient au Christ.
3. Le Concile Vatican II (qui est aussi le XXI ème Concile oecuménique de l'Eglise catholique) n'a pas abrogé la messe de S. Pie V, ni demandé qu'elle soit abrogée, mais il a bien plutôt demandé la réforme de la liturgie, comme il ressort sans doute possible de la lecture de la Constitution sur la Sainte Liturgie en son chapitre III, N° 50 à 58.
4. L'extension de l'Indult concernant la liturgie dite de S. Pie V ne conduit en aucun cas à un refus du Concile Vatican II, ni à un rejet de l'enseignement des Papes Jean XXIII et Paul VI.
5. Ce même Pape Paul VI, qui en 1970 a promulgué le missel romain révisé d'après les données du Concile Vatican II, a personnellement concédé un indult au S. Père Pio de Pietrelcina, pour qu'il puisse continuer, même en public, de célébrer la messe selon le missel de S. Pie V, bien que la réforme liturgique soit entrée en vigueur dès le début du Carême 1965.
6. Dès le 3 octobre 1984, le Pape Jean-Paul II, en signant le document Quattuor abhinc annos proposé par la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements (cf AAS 76 (1984) 1088-1089), avait accordé aux évêques diocésains la possibilité d'user d'un indult permettant la célébration de la sainte messe selon le missel romain dans l'édition de 1962 promulguée par le Pape Jean XXIII. Par ailleurs, le même Souverain Pontife, dans le Motu Proprio Ecclesia Dei adflicta ( 2 Juillet 1988), s'appuyant sur son autorité apostolique déclarait entre autre: "On devra partout respecter les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, et cela par une application large et généreuse des directives données en leur temps par le Siège Apostolique pour l'usage du missel romain selon l'édition typique de 1962."
7. L'Eglise comporte en son sein depuis le début du IVème siècle diverses liturgies et rites, qui tous expriment la même foi catholique, bien qu'ils relèvent de traditions différentes et de diverses tendances; cette variété est un signe visible de la vitalité de l'Eglise catholique.
8. Le Concile de Trente, en son temps, n'a pas voulu unifier les divers rites existant alors par un acte autoritaire; et de fait, les églises particulières et les ordres religieux - sur la base d'un principe élaboré par ce même S. Pie V qui sur la demande du Concile a mis en oeuvre la réforme liturgique - ont pu garder leur rite propre, issu d'une tradition méritant le respect, pourvu qu'il ait été pratiqué dans ces lieux depuis au moins deux siècles. Au cours des années qui suivirent, le rite romain s'est imposé dans la pratique, mais jamais de façon exclusive. Le cas du rite ambrosien est exemplaire à cet égard: il est largement pratiqué dans certaines vallées du Tessin (appelées "Valli Ambrosiane"), dans tout l'Archevêché de Milan, mais aussi ici, dans l'Archevêché de Gènes, sauf à Monza, Trezzo et Treviglio.
9. Deux expressions légitimes de l'unique foi catholique - celle de S. Pie V, et celle de Paul VI - ne doivent pas être présentées comme "deux conceptions s'excluant mutuellement", comme si elles n'avaient absolument rien à voir l'une avec l'autre.
10. Dans le domaine liturgique, il ne faut pas opposer les décisions et les actions des Papes entre eux - en particulier Jean XXI, Paul VI et Benoît XVI - , ni les Conciles entre eux - que ce soit celui de Trente, ou le IIème Concile du Vatican - et encore moins les présenter comme des alternatives s'excluant mutuellement.

FIN DE LA DECLARATION DE L'ARCHEVECHE DE GENES.

Le lecteur qui se sera habitué à trouver dans sa paroisse, des éléments d'une réforme plutôt sainement appliquée, (ou peut-être un peu moins sainement...), se demandera peut-être avec inquiétude: la réalité de la vie paroissiale va-t-elle se trouver bouleversée d'un seul coup en 2007? Une telle crainte n'est pas fondée.
En effet, le souci principal du Saint Siège était, et reste toujours, celui de l'application consciencieuse des directives liturgiques dans le sens de la sauvegarde du Saint Sacrement à travers toute la planète. Dans ce but, les évêques, et tout particulièrement les pasteurs sur le terrain, sont appelés à veiller à ce que, là où cela est nécessaire, la liturgie latine courante, célébrée dans la langue du pays, soit libérée de tout élément pouvant la désacraliser, et à préparer le terrain afin que ce renouveau liturgique et spirituel vraiment voulu par le Concile Vatican II prenne enfin son essor.
Ainsi il pourrait être utile, à l'avenir, de proposer à nouveau régulièrement la forme plus ancienne de la liturgie latine, afin de rendre visible le "mètre-étalon" sacré auquel doit se référer toute liturgie célébrée dans nos régions de rite latin, sans qu'il soit pour autant question ici d'un quelconque perfectionnisme. La réforme liturgique elle-même, sous son aspect concret, passe ainsi un peu en arrière-plan. Dans les faits, il s'agit ici d'atteindre une normalisation de la situation que connaît aujourd'hui la liturgie latine, et ce en dehors de tout a priori idéologique.
Il est impensable en effet, que des catholiques de rite latin - même échaudés par des déformations liturgiques par trop modernistes - parlent avec enthousiasme et révérence des liturgies orientales (dans et en dehors de l'Eglise catholique), les fréquentent même à l'occasion, et dans le même temps rejettent leur propre trésor liturgique et leur propre tradition spirituelle les considérant comme quelque chose de dangereux et d'obsolète.
Il convient ici de préciser que, canoniquement parlant, la notion de "rite" désigne bien plus que la seule notion de liturgie. Le rite désigne en fait l'ensemble du patrimoine spirituel, porté jusqu'à nous par le Pères de l'Eglise et par les saints, et tout ce qui fait qu'un rite légitime ait une existence propre dans l'Eglise catholique. Le rite de la messe dite "tridentine" et la célébration des sacrements selon les règles encore en vigueur au cours du Concile Vatican II font partie intégrante du rite latin, et ce pour toujours, même si de nombreux chrétiens n'en n'ont plus conscience aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 23 Déc 2006, 23:22

(la suite)

Cela ne fait aucun doute qu'un constant enrichissement de la liturgie venant régulièrement puiser à la source de la pleine tradition latine, aura des répercussions positives aussi sur les vocations sacerdotales. En mettant l'accent sur plus d'exigence, en recherchant de façon plus claire que par le passé le seul intérêt du sacré, on augmentera très certainement l'attractivité du "métier de prêtre".
De nombreux prêtres de rite latin témoignent de ce que la célébration régulière de la messe selon le missel romain de 1962 leur apporte davantage de forces spirituelles: il faut cependant dire clairement qu'il ne saurait y avoir de différence objective quant aux grâces reçues dans la célébration de l'Eucharistie, vu que la sainte messe jouit dans les deux cas de la pleine validité.
On attend donc pour 2007, à travers une "libéralisation encadrée" du rite latin pour tous les prêtres, une normalisation sereine de nos relations avec notre propre tradition latine: elle contribuera à décrisper la lutte idéologique engagée, et à se détourner un peu de cette bizarrerie consistant à se réclamer d'une forme de célébration soi-disant toujours meilleure et d'une validité plus certaine. En réalité, toute liturgie latine ou orientale célébrée d'après des livres qui ont été un jour approuvés par le Saint Siège est valide, pourvu que soit acquise l'intention fondamentale de faire ce que Jésus et l'Eglise veulent réaliser par cet acte. La variété des rites reconnus par l'Eglise catholique dans ses églises locales et ses communautés de rite doit être considérée comme une richesse: en ce sens on admettra qu'il est insensé de vouloir s'accrocher à tout prix à l'un d'entre eux - fusse à l'ancien rite latin -; et tout aussi insensé serait de décréter par dogmatisme absolu la place de l'autel ou le sens de la célébration.
Quel est l'intérêt, par exemple, d'émettre des reproches teintés d'idéologie et d'a priori, lorsque dans une paroisse, sous la surveillance sévère - mais parfois salutaire - des services de la protection du patrimoine, on décide de revenir à un autel unique? Même si, en conséquence de ce changement, au moment de la consécration, le célébrant et tout le peuple de Dieu prient et regardent ensemble dans la même direction? Encore une fois: il y va de la sauvegarde du mystère de la liturgie, et ce à chaque célébration. Il s'agit de trouver la meilleure façon de glorifier Dieu: ceci ne peut certainement pas être le résultat de nos propres efforts, mais du fait que le prêtre, et tout le peuple de Dieu se font eux-mêmes "instruments" au service de la liturgie, le prêtre, tout particulièrement, agissant in persona Christi, au nom de la personne du Christ à la fois Dieu et Homme.
On ne peut que regretter qu'à travers les siècles et aujourd'hui encore, la liturgie ait été, et soit encore le sujet de rudes débats, de graves dissensions, alors même qu'elle devrait nous conduire à la pleine communion dans la Sainte Trinité. Disons-le en toute franchise: il faudra engager un sérieux retour sur soi, un véritable examen de conscience - et cet effort sera nécessaire aussi au niveau de certains évêchés -. Il n'est pas rare en effet, qu'un cas concret et isolé de persécution pour cause d'attachement trop marqué à sa propre tradition liturgique latine ne se cristallise en un rejet plus ou moins systématique de prêtres ou de séminaristes qui auraient aimé répondre à leur vocation, ou qui n'ont de ce fait pu le faire qu'au prix des pires difficultés. Nombreux sont ceux qui témoignent de difficultés existentielles, voire de dépressions liées à la question liturgique. Les opportunistes et les carriéristes se sont trouvés, depuis le début de la réforme de la liturgie latine, des arguments extra-ecclésiaux plus que complaisants, et ont ainsi contribué à renforcer un comportement qu'on pourrait qualifier d'infantile les menant à reculer instinctivement, comme saisis d'horreur, devant tout ce qui pourrait ressembler au rite ancien. C'est ainsi que l'Eglise de rite latin a perdu pour quelques décennies un précieux moyen régulateur; c'est ainsi que la situation liturgique de certains diocèses s'est aggravée, même si dans l'ensemble nous pouvons constater avec reconnaissance une très légère inversion de tendance.
D'un autre côté, les croyants et les communautés attachés à l'ancien rite latin se sont souvent trouvés isolés, contribuant ainsi à laisser s'installer, justement dans ces lieux (d'ailleurs en partie autorisés) des tendances au repli et à l'enfermement. Certains candidats au sacerdoce, aux ambitions douteuses, ont ainsi détourné cet argument de persécution pour cause liturgique à leur bénéfice, profitant des bonnes dispositions de quelque pasteur de bonne foi. La pluralité catholique, qui doit pouvoir se mesurer à l'aune du Catéchisme de l'Eglise catholique pour ce qui est des questions de foi et de morale - qui ne se plie pas à cette exigence ne fait plus partie de la pluralité catholique - devra s'exprimer aussi à l'avenir quant à sa tolérance vis-à-vis de ces croyants "qui se sentent liés à la tradition liturgique latine", selon les termes du défunt Serviteur de Dieu Jean-Paul II, en juin 1988. Personnellement j'attends avec curiosité le nombre et la rapidité des retournements de vestes et autres attitudes carriéristes à la suite d'une éventuelle décision d'assouplissement liturgique.
Je suis heureux, à ce stade de mon exposé, de faire mention d'une étude scientifique datant d'il y a une quarantaine d'année et due au professeur Heinrich Reinhard, prêtre et philosophe, sous le titre "Sacrificia sacralitas; Références aux origines de la liturgie chrétienne". On trouvait déjà dans cette étude une bonne partie des espoirs et des exigences - bien qu'encore en germe à l'époque - caractérisant la situation actuelle. Il faut rappeler aussi que jusqu'ici, le "Celebret" papal autorisant dans le monde entier l'utilisation du missel romain dans son édition de 1962 n'était valable dans les cas individuels de prêtres, en accord avec leur évêque et - selon la stricte application du droit - uniquement pour ce qu'on appelle la célébration privée de la sainte messe, ou bien, dans le cas de la célébration publique, pour un groupe déterminé de personnes de rite catholique latin, toujours avec accord de l'Ordinaire du lieu, ou sur la demande de celui-ci. Pourtant, par le passé, il n'a jamais manqué d'arguments sérieux pour affirmer que la messe dite "ancienne" n'avait jamais été interdite, et par ce fait, les restrictions imposées par la lettre du droit n'ont jamais empêché que des prêtres ordonnés dans le rite latin célèbrent celui-ci dans la paix et la sérénité. Ainsi , ce "Celebret" pouvait-il apparaître au fond comme un coup de pouce intelligent de la part du Saint Siège, un exemple à opposer calmement à tous ceux qui se crispent sur le droit, pour apaiser leur conscience ou leurs scrupules exagérés. Nous espérons que cette querelle aussi se trouvera reléguée sur un plan strictement académique lorsque le Pape aura pris cette sage décision.
On peut espérer aussi en toute logique, qu'à l'avenir, le dernier mot quant au choix, à la proposition et l'organisation de la liturgie revienne à l'Ordinaire du lieu et aux curés de paroisse: sur le plan pastoral en effet, des habitudes ancrées depuis longtemps ne peuvent être simplement transformées d'un seul coup. Ainsi, la règle de base subsiste: la réforme liturgique consécutive à Vatican II doit être appliquée. Mais on doit pouvoir obtenir que la langue liturgique propre à l'Eglise de rite latin trouve davantage sa place dans la liturgie rénovée, sans quoi les attentes du Concile ne pourront pas être pleinement réalisées. La Constitution sur la Sainte Liturgie dit en effet au N° 54: "On veillera cependant à ce que les fidèles puissent dire ou chanter ensemble en langue latine aussi les parties de l'ordinaire de la messe qui leur reviennent.".
La normalisation dans l'usage des rites latins respectifs sera bénéfique pour tous ceux qui désirent vraiment ce qu'il y a de mieux pour l'Eglise et pour son apostolat liturgique. Il faut donc espérer que les informations données par le Cardinal Esteves se vérifient, et que l'usage de l'ancien rite pourra bientôt être simplifié. J'ai essayé de démontrer dans ce commentaire qu'il ne s'en suivra aucune catastrophe, mais rien que des bénéfices à long terme. On ne s'étonnera pas non plus - et cela n'aura pas échappé à l'observateur attentif - , de devoir compter avec des révisions et des corrections de la traduction des paroles de la prière eucharistique dans les langues des divers pays. Mais là encore il faut préciser que jamais la validité de la sainte messe ne fut en jeu, puisque les premiers livres ayant obtenus l'approbation se référaient toujours sincèrement à l'original latin, et que les expressions en cause ne sont pas dogmatiquement fondamentales.
Avec toute la prudence nécessaire, je pense pouvoir dire que nous sortons lentement d'une phase de bouleversements pour entrer dans une phase de véritable compréhension des textes du Concile Vatican II, et qu'il est difficile de prévoir quelles impulsions durables vont pouvoir mûrir au gré de la fécondité spirituelle. Si les traductions fautives des textes de consécration avait exprimé un soi-disant "esprit" du Concile, il faut en conclure que cet "esprit" se révèle insignifiant et non légitimé par les textes du Concile.
La normalisation de la situation de la liturgie latine va contribuer à démonter tout ce qui dépasse les intentions premières, toutes les incompréhensions qui se seraient infiltrées ainsi que toutes les contradictions construites de toutes pièces. On devrait, à l'arrivée, reconnaître à nouveau dans telle cérémonie de Noël pour enfants, dans telle célébration de première communion, qu'il s'agit bien de la Sainte Messe, et ce automatiquement et dans toutes les paroisses. Terminons en citant le professeur Heinrich Reinhardt: "C'est à travers le sacré qu'une religion devient vraiment religion pour un néophyte. C'est pourquoi il convient de remettre ce thème au goût du jour en ces temps où, à cause d'un style de vie de plus en plus individualiste caractérisé par l'anonymat et la technique pure, une véritable faim spirituelle ne fait que grandir. C'est là, à proprement parler un acte pastoral."
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Moniale2
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 01 Jan 2007, 15:19

Excusez-moi ... j'en ai manqué un bout... Le retour de la messe tridentine est approuvée? et se fera quand?
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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 01 Jan 2007, 20:21

Bonjour Moniale2.

La messe tridentine n'a jamais été abandonnée, sauf qu'il fallait l'accord de l'évêque pour qu'un prêtre puisse la célébrer dans sa paroisse, vu toute la désinformation qui se fit après Vatican II au sujet de la messe tridentine disant qu'elle n'était plus permise, elle s'est fait de plus en plus rare.

D'après certains échos du prochain Motu proprio devant paraître vers le 15 janvier, les prêtres voulant célébrer la messe de rite tridentin n'auraient plus à demander la permission de leurs évêques, alors attendons encore quelque peu et nous seront bientôt fixés sur la véracité de ces échos qui circulent, j'espère tant qu'à moi que tout cela est la vérité et qu'aussi le chant grégorien sera remit à l'honneur, c'est tellement plus beau que cette musique terne que nous entendons la plupart du temps dans nos célébrations.
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 05 Jan 2007, 05:18

Citation :
Le document pontifical est attendu avec une certaine crainte en France, où les évêques ont exprimé leurs réserves.



ARDEMMENT voulue par le pape Benoît XVI et enclenchée à l’automne, la réconciliation de l’Église catholique avec les lefebvristes devrait faire un pas décisif en ce début d’année 2007 avec la publication attendue d’un décret papal libéralisant la messe de saint Pie V.


On pourrait donc voir l’apparition dans les paroisses de France de messes selon le rite latin en vigueur avant le concile Vatican II. Combien d’églises exactement adopteront l’ancienne messe, en parallèle avec l’actuelle ? Il est impossible de le prévoir. Mais la pression de la minorité traditionaliste, active et exigeante, devrait être forte dans certains endroits, notamment à Paris.


Le pape songe depuis longtemps à mettre fin au schisme de 1988. Pourquoi laisser en dehors de l’Église des centaines de prêtres et des milliers de fidèles, alors même qu’on prône le dialogue avec les autres religions ?


C’est sans aucun doute en France, où la méfiance à l’égard des traditionalistes reste forte, que les projets de Benoît XVI ont le plus de mal à passer. À Lourdes, cet automne, les évêques ont très officiellement mis en garde le Vatican contre une réconciliation rapide, sur leur dos. Il a fallu les visites du cardinal Lustiger, de Mgr André Vingt-Trois, l’archevêque de Paris, et de Mgr Jean-Pierre Ricard, le président de la conférence épiscopale, pour que le pape accepte de retarder la publication de son décret.


Les prélats français n’avaient déjà guère apprécié d’être mis devant le fait accompli lors de la dé­cision du pape de créer un nouvel institut rattaché à Rome, l’Institut du Bon Pasteur, pour accueillir des «tradis» dissidents de la Fraternité Saint-Pie X, dirigés par l’abbé ­Laguérie. Un retour dans le giron de Rome d’autant plus mal accueilli qu’aucune concession n’a été exigée en retour.


Nouvelle crise à Bordeaux


La libéralisation de la messe de saint Pie V constituera la vraie ­grande victoire des «tradis». Surtout si le décret du pape autorise les prêtres à se passer de l’aval de leur évêque.


Dans les paroisses, la confiance est loin d’être gagnée entre traditionalistes et clergé local. À Bordeaux, une nouvelle crise secoue l’église Saint-Éloi, en passe d’être confiée à l’Institut du Bon Pasteur. L’abbé Laguérie refuse de signer la convention proposée par l’archevêque de Bordeaux, Mgr Ricard. Il l’accuse de vouloir introduire une clause susceptible de permettre la célébration de la messe en français, ce qu’il exclut.


http://www.lefigaro.fr/enjeux2007/20070103.WWW000000342_les_traditionalistes_obtiennent_leur_messe.html
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Danielle
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MessageSujet: Le retour de la messe tridentine   Sam 06 Jan 2007, 07:43

Pourquoi la messe tridentine fixe-t-elle à ce point les crispations ?

DE LA LITURGIE…
Pierre-Charles Aubrit saint Pol

Le professeur Luc Perrin, dans un entretien accordé à la revue LIBERTEPOLITIQUE.com, analyse avec pertinence l’évolution liturgique et l’articulation du conflit entre les mouvances traditionalistes et les mouvances progressistes.

Pourquoi Benoît XVI envisage-t-il de libéraliser la messe tridentine ?

L’une des plus éminentes missions du successeur de Pierre est d’être l’ouvrier de l’unité des chrétiens. Le Saint Siège travaille à l’unité des chrétiens depuis quarante ans, cet objectif concerne les chrétiens qui ne se reconnaissent pas dans la foi catholique romaine. Quelle valeur continuerait d’avoir ce travail si cette préoccupation en l’état ne se tournait pas urgemment vers nos frères qui ont la même foi qui se réclament de la foi catholique romaine et qui pour le moment sont à la marge de la communion ou hors communion ?

Pourrait-on comprendre que l’évêque de Rome ne s’en préoccupe pas ?

En tendant une main généreuse aux fidèles catholiques égarés en suivant Mgr. Lefebvre ou qui sans le suivre demeurent dans cette mouvance, le souverain pontife veut mettre un terme à des tensions qui n’ont plus aucun sens et affaiblissent la mission de l’Église dans une situation marquée par l’urgence.

On ne peut nier, qu’il y ait de grandes qualités spirituelles dans la sensibilité traditionaliste, pas plus qu’on ne peut nier leur attachement à l’Église ni qu’ils soient habités par le souci du salut de l’humanité.

Le Saint Père Benoît XVI passe par-dessus les hiérarchies de ces courants parce que l’histoire de l’Église démontre qu’il est extrêmement difficile pour elles de revenir de positions radicales surtout quand ses membres ont goûté à l’exercice d’un pouvoir quasi absolu.

En faisant tomber un interdit qui n’a jamais eu de sens véritablement, il permet aux fidèles d’agir selon leur conscience, de revenir à la communion sans rien abandonner de leur attachement affectif, intellectuel et spirituel à un rite auquel ils tiennent.

Nos frères traditionalistes, intégristes n’ont pas cessé d’être montrés du doigt pendant des années. La plupart d’entre eux se sentirent repoussés à la marge de l’Église, comme la plupart de ceux qui demandaient simplement à vivre leur foi en communion avec le Souverain Pontife. S’ils n’adhéraient pas à la réforme liturgique, c’était moins à cause de la réforme pourtant nécessaire que parce que témoins des extravagances liturgiques, théologiques, pastorales qui ne cessèrent de blesser le Corps du Christ.

On ne peut pas être admiratif du comportement des évêques durant ces années infernales vis à vis d’eux. En France, la hiérarchie s’est distinguée par un manque absolu de charité, un autoritarisme ubuesque et une succession de lâchetés que Lucifer n’imaginait pas.
On peut comprendre, qu’il y ait de la part de nos frères égarés du ressentiment, de la défiance.

Il est évident que le Saint Siège, par cette main tendue, admet implicitement le comportement fautif des hiérarchies, d’autant plus que les applications et innovations hors normes de la réforme liturgique contribuèrent à une impressionnante désacralisation intra muros et un mépris extra muros.

Pourquoi la messe tridentine fixe-t-elle à ce point les crispations ?

Les hiérarchies des églises nationales en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord expriment cette crispation, car elles répondent à un mélange d’options idéologiques, politiques et d’orientations pastorales qui flirtent aux confins de l’apostasie. Que de générations blessées, sacrifiées, rejetées de l’Église et du salut au nom de ces engagements aliénants et si radicalement contraires à l’Esprit de l’Évangile, au Sermon des Béatitudes !

La crise de l’Église ne peut être réduite aux seules conséquences des outrances de la laïcisation, de la sécularisation de nos sociétés. L’affirmer sans nuances comme le fit un cardinal à la sortie d’une conférence des évêques de France est une faute intellectuelle, une atteinte à la vérité. La crise de l’Église n’atteignit un tel sommet que parce que ses hiérarchies occidentales se seront nourries de la crise de société. Elles en épousèrent l’esprit du monde. Elles se rendirent incapables de répondre à une attente qui faisait appel à ce que l’Église a de plus spirituel, de plus aimant : son esprit de pauvreté. Elles commencent seulement à s’abreuver à la source éminemment pauvre de la divinité.

C’est un Christ dépouillé à l’extrême qui fonda l’Église! Il ne s’agit pas seulement de pauvreté matérielle mais bien d’une mendicité d’amour envers Dieu et envers les enfants de Dieu…

La crispation est la même de l’autre côté ; confrontation idéologique, politique, pastorale. Voyons si les deux parties auront un sursaut d’humilité et reconnaîtront en commun leurs errances ? L’Église n’a plus de raison de se mêler de politique pas plus qu’elle n’a de raison à macérer dans des options idéologiques qui n’ont rien à voir avec l’Évangile.

Il est évident que nous allons vers une remise en cause des orientations pastorales, il est évident qu’elle va devoir (l’Église) purifier ses intelligences et les convertir à la seule lumière du Christ. Il nous faut une hiérarchie humble, sur d’elle-même quant à la doctrine et servante résolue du Christ et de l’humanité. Elle doit retrouver sa liberté intérieure, se débarrasser des entendus du monde. Il faut revenir à une authentique liberté des enfants de Dieu.

Les réactions de certains épiscopats, en France particulièrement, sont spirituellement, intellectuellement incompréhensibles. Comment les évêques peuvent-ils soutenir des mouvements de contestation qui se crispent sur un présupposé d’intention du pape ? Comment peuvent-ils imaginer que Benoît XVI annulera le Concile Vatican II ? On entend d’ici la Tramontane transporter le rire de l’âne ! Cette attitude révèle une grave occultation quant à l’intelligence spirituelle et de raison du mystère de l’Église. Des réactions révélatrices d’une effarante inculturation révolutionnaire !

Nous ne pouvons que mettre l’accent sur ce que nous voyons, à moins que l’on nous en démontre l’erreur.

Nous sommes bien en présence d’une partie de la hiérarchie égarée dans les esprits du monde, prisonnière d’options aliénantes. Il faudra beaucoup de saints laïcs pour l’en délivrer, des laïcs virils. Si elle ne veut pas les entendre alors ils devront hurler. Il y a un devoir de ne pas la laisser s’endormir.

Que l’on comprenne bien, le discours de Ratisbonne a des fruits qui commencent seulement à se former, l’un d’entre eux est la liberté à reconquérir à l’intérieur de l’Église, pour y parvenir, il faut obéir à la VERITE et la servir. Nous laïcs catholiques y sommes résolus, nous ne lâcherons rien. La nouvelle évangélisation n’acceptera aucun compromis avec le monde. Elle n’est d’aucune politique, d’aucune idéologie… L’évangélisation est un service auprès de nos frères, de tous nos frères et à commencer à l’intérieur des murs. Là où les évêques se comporteront comme des filles, les laïcs se comporteront comme des évêques. Nous réclamons le droit d’être simplement mais totalement catholiques… C’est notre exigence, elle nourrit notre fierté, notre liberté.

La liberté rétablie du rite tridentin est une des opportunités de conversion dans l’Église, elle doit être saisie. Nous n’avons rien à craindre sauf à refuser de nous examiner, sauf à nous laisser happer par l’esprit du monde.

Que nos frères éloignés y prennent garde, cette liberté retrouvée n’est en rien une victoire pour eux, ce n’est pas un combat achevé. C’est la triomphe de la charité, une miséricorde qui doit les remettre progressivement dans une active intelligence de l’Église et de son mystère.

Il n’y a pas de gagnants ni de perdants. Il y a un Corps du Christ qui se guérit et marche dans la progression du Golgotha.

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol : lalettrecatholique@yahoo.fr
Son site : http://lescatholiques.free.fr/

Beaucoup d'autres articles dans la rubrique:► Table liturgie

En ce début d'année 2007 et alors que le Saint-Père Benoît XVI s'apprête à publier une instruction sur l'Eucharisitie pour faire suite au synode de 2005, www.librairiecatholique.com vous invite à découvrir deux ouvrages essentiels sur ce sujet et abordables par tous.

CELEBRER LA SAINTE EUCHARISTIE
CARDINAL FRANCIS ARINZE

La célébration eucharistique est au centre de la prière de l'Église et, aussi de celle de chacun de ses membres. Le thème de cet ouvrage semble particulièrement pertinent dans la perspective de l'année de l'Eucharistie qui s'est conclue en Octobre 2005 avec la XIème Assemblée Ordinaire du Synode des Évêques. Mais, même en dehors de cet événement, la célébration du mystère Eucharistique reste de toute première importance pour nos vies de disciples du Christ. Dans un sens, on peut dire qu'on ne parle jamais assez de l'Eucharistie. Cet ouvrage propose ces quelques considérations, à l'usage des prêtres et diacres, et des fidèles, consacrés et laïcs. Ces remarques théologiques, pastorales et liturgiques doivent les aider à améliorer la qualité de leurs diverses contributions à la célébration de la Sainte Messe et leur vénération de l'Eucharistie en dehors de la Messe.

SE TOURNER VERS LE SEIGNEUR
PERE UWE MICHAEL LANG: Nous en avons déjà parlé: Benoît XVI: colloque à Paris



Source: lescatholiques.free.fr - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 05.01.2007 - BENOÎT XVI - LITURGIE



Je pense que c'est un signe que l'Esprit-Saint souffle et agit.... Soyons avec notre Saint-Père le Pape Benoit XVI, il a bien du pain sur la planche, il faut l'aider par nos prières pour le soutenir.... Oui l'Année 2007 sera une Année bien importante....

Tout pour la Gloire de Dieu et que son Règne vienne !
Viens Jésus Viens Viens Esprit Saint Viens !

Je voudrais mettre des Smilies joyeux qui applaudissent.... mais en vain ça ne fonctionne pas !
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MessageSujet: Nos évêques des eunnuques!   Sam 06 Jan 2007, 20:16

Bonjour

Merci Danielle pour ce texte.


Citation :
Pourquoi la messe tridentine fixe-t-elle à ce point les crispations ?

Les hiérarchies des églises nationales en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord expriment cette crispation, car elles répondent à un mélange d’options idéologiques, politiques et d’orientations pastorales qui flirtent aux confins de l’apostasie. Que de générations blessées, sacrifiées, rejetées de l’Église et du salut au nom de ces engagements aliénants et si radicalement contraires à l’Esprit de l’Évangile, au Sermon des Béatitudes !


Je dois malheureusement partager l'opinion de ce catholique français. Après une session au séminaire, je suis déçu et désabusé. Notre hiérarchie est corrompue par l'esprit du monde et fait tout pour mettre des bâtons dans les roues aux quelques vrais catholiques fidèles au Christ et à son Vicaire, Notre Saint Père le Pape. J'ai hâte de voir la réaction qu'aura ce décret au séminaire...

Le 24 décembre au matin, nous avons été oubligé de célébrer une messe en latin "en cachette". Ce n'était pas la Messe de saint Pie V, mais la messe de Paul VI. La direction du séminaire fait tout pour essayer d'enlever les chants latins des messes que l'on célèbre à la chapelle...

Union de prière
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Leodia
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 07 Jan 2007, 22:33

Bonsoir Princecharming,

C'est pourtant tellement beau une messe de rite actuel mais en latin avec des chants grégoriens. L'abbaye de Solesmes, par exemple édite un missel grégorien qui permet de suivre très facilement une telle messe puisque les textes sont en latin et en français.

Il existe aussi des cours de chant pour apprendre à chanter le grégorien. J'ai discuté il y a peu avec des personnes qui avaient "tâté" de différents apprentissages de chants et qui me disaient que le chant grégorien donnait vraiment un sentiment d'élévation, tout part vers le haut, aucune autre forme de chant ne donne cette impression extraordinaire m'ont-elles dit.

Leodia



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Que les Coeurs Unis de Jésus et Marie nous protègent et nous guident.
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MessageSujet: Les problèmes liturgiques aujourd'hui   Mar 09 Jan 2007, 20:50

CITE DU VATICAN, le 01 janvier 2007 - (E.S.M.) - Une réflexion fructueuse sur la liturgie s'appuiera toujours sur les racines pour chercher les idées en profondeur. Ne s'en tenir qu'à des aspects sociologiques du culte mènerait à faire fausse route. Nous vous proposons quelques extraits de réflexions de Denis Crouan, Dr en théologie. Le titre pourrait être: La liturgie aujourd'hui dans les paroisses de France.

Notre Pape Benoît XVI, qui a toujours montré un intérêt capital pour la liturgie, sait où il va et où il nous mène!

Quarante ans après Vatican II, il y a bien des choses à revoir, à redécouvrir et à rectifier dans notre façon de célébrer la liturgie romaine sous sa forme actuelle. Mais l’on peut se demander d’où viennent ces défauts qui ont désormais pris place dans nos messes paroissiales comme s’ils faisaient partie de la liturgie conciliaire.

On peut dire que ces défauts ont grosso modo une double origine. La première, c’est l’absence de formation donnée aux prêtres et aux séminaristes durant les années qui ont précédé le Concile et jusque dans les années actuelles; et la seconde, c’est - comme l’a rappelé le pape Benoît XVI - le fait d’avoir présenté Vatican II comme une rupture dans l’histoire de l’Eglise.

L’absence de formation.

Depuis la fin du XIXème siècle et jusque durant les années qui ont précédé le Concile, la formation qui était donnée dans les séminaires diocésains n’a généralement été que formelle. Il y avait des apparences qu’on a reproduites, mais sous ces apparences il n’y avait pas grand chose: de la piété mais pas de spiritualité, des rites mais pas de tradition, de la discipline mais pas de réflexion. Le bon séminariste était celui qui savait répéter docilement ce qu’on lui avait appris et reproduire ce qu’il avait vu faire. Qu’on se souvienne comment on apprenait à ceux qui allaient être ordonnés diacres ou prêtres - et cela jusqu’au moment du Concile - comment célébrer la messe: dans une salle généralement proche de la chapelle et de la sacristie du séminaire, était disposé un faux autel. Avec un faux calice et une fausse patène (souvent en bois), le futur ordonné s’exerçait à accomplir les rites liturgiques sous le regard impitoyable du maître de cérémonie de Mgr l’évêque qui était aussi le professeur de liturgie.

Les apparences étaient sûrement sauves. Mais ne servaient-elles pas à dissimuler, dans certains cas, un vide spirituel ? Ou à conforter les esprits trop scrupuleux ? N’étaient-elles pas comme cette étiquette que Louis XVI avait maintenue à la cour de Versailles et à laquelle tout le monde devait faire semblant de croire tout en devinant qu’une fois le monarque disparu, elle finirait par n’être plus qu’une coquille vide véhiculant des contraintes inutiles ?

Vatican II est venu crever une baudruche qui, de toute façon, tôt ou tard, aurait fini par éclater en faisant peut-être bien plus de dégâts qu’il n’y en a déjà eu au lendemain du Concile. Il aurait sûrement fallu compenser la suppression de certains symboles liturgiques devenus caducs par une solide formation doctrinale, spirituelle et historique, afin que la liturgie restaurée ne devienne pas, à son tour, quelque chose de vide, de “despiritualisé” conduisant à une sorte de célébration de l’ego des participants à l’Eucharistie. Ce ne fut pas fait, et l’on sait même que l’Instruction si riche de 1979 sur la “formation liturgique dans les séminaires” resta lettre morte, tout particulièrement en France.

Vatican II présenté comme une rupture avec la tradition.

Pour comprendre ce problème, il suffit de reprendre les paroles que notre Saint-Père Benoît XVI a adressées en décembre 2005 aux membres de la Curie romaine: “Personne ne peut nier - explique le pape - que, dans de vastes parties de l’Eglise, la réception du Concile s’est déroulée de manière plutôt difficile, même sans vouloir appliquer à ce qui s’est passé en ces années la description que le grand Docteur de l’Eglise, saint Basile, faisait de la situation de l’Eglise après le Concile de Nicée: il la comparait à une bataille navale dans l’obscurité de la tempête, disant entre autres: “Le cri rauque de ceux qui, en raison de la discorde, se dressent les uns contre les autres, les bavardages incompréhensibles, le bruit confus des clameurs ininterrompues a désormais rempli presque toute l’Eglise en faussant, par excès ou par défaut, la juste doctrine de la foi“ (De Spiritu Sancto, XXX, 77 ; PG 32, 213 A ; SCh 17bis, p. 524). Nous ne voulons pas appliquer cette description dramatique à la situation de l’après Concile, mais quelque chose de ce qui s’est produit [après le Concile de Nicée] s’y reflète toutefois. Une question se pose: pourquoi l’accueil du Concile, dans de grandes parties de l’Eglise, s’est-il jusqu’à présent déroulé de manière aussi difficile ?

L'incompréhension du contenu de la Liturgie restaurée à la suite de Vatican II n'est due ni au Concile lui-même, ni à une perte de la force vitale des rites ou de leur importance, mais à notre propre décadence spirituelle profonde.

Sans même parler des personnes qui sont complètement en dehors de l'Eglise, nous sommes en présence - y compris chez les croyants - d'un péché essentiel de notre époque: la sécularisation de notre esprit, la déformation complète de l'idée même de l'Eglise et de sa Liturgie. On peut dire qu'on ne voit plus de la vie spirituelle que son côté humanitariste. Quant à son fond dogmatique, devenu le domaine de quelques "théologiens" que l'on présente comme coupés des réalités pastorales, il est désormais considéré comme une science abstraite n'ayant plus de rapports directs avec la réalité de la vie quotidienne. Dans un tel contexte, la Liturgie eucharistique, guide infaillible de notre chemin spirituel, profession de notre foi, n'est plus, pour beaucoup de pratiquants, qu'une occupation plus ou moins traditionnelle, ou bien un usage pieux et touchant, ou encore une sorte de divertissement dominical.

Dès lors, l'unité organique du dogme et de la loi morale dans la Liturgie se brise: elle s'est déjà désagrégée. Or c'est cette absence d'unité intérieure qui détruit la plénitude liturgique de nos célébrations paroissiales. Les éléments qui les composent et dont nous ne saisissons plus l'orientation commune - la parole, le chant, les rites, l'image, l'architecture, l'éclairage, etc... - s'en vont, chacun dans sa propre direction, à la recherche de son sens et de ses effets particuliers. Ils ne sont plus unis les uns aux autres que par la mode de telle ou telle époque (baroque, classicisme etc...) ou par le goût personnel - mais changeant - de tel célébrant, de telle équipe liturgique.

Ainsi, la Liturgie de l'Eglise, telle qu'elle est aujourd'hui conçue dans nos paroisses, ne vit-elle plus de la révélation du Saint-Esprit, de la vie dogmatique de l'Eglise, mais se nourrit presque continuellement de telle mode, de tel goût, de telle sensibilité particulière, de tel "truc" pastoral. Nos célébrations liturgiques n'enseignent plus: elles ne semblent plus que chercher et tâtonner avec le monde, dans le monde.
On entend souvent des voix indignées protester contre les célébrations mièvres et sentimentales, ou infantilisantes, ou encore contre les chants proprement stupides qui viennent remplacer le chant liturgique authentique. Il ne s'agit pas là, comme on le croit souvent, d'une décadence de notre goût. Car le mauvais goût a toujours existé et existera toujours. Mais le malheur de notre époque, c'est que ce n'est plus aujourd'hui que le goût personnel - qu'il soit d'ailleurs bon ou mauvais - qui est admis comme "critère" dans la Liturgie de l'Eglise, alors que le critère liturgique objectif (qui est celui de l'Eglise), lui, semble partout perdu.

Dans un tel contexte, on aura bien du mal à redonner à la Liturgie sa bonne direction. Pourquoi ?

Premièrement parce que les clercs qui sont actuellement responsables de nos paroisses n'ont eu aucune formation liturgique sérieuse. Il y a donc des choses qu'ils ne comprennent plus; qu'ils ne peuvent plus comprendre et qu'ils ne veulent plus comprendre tant ces choses leur semblent appartenir à un monde qui leur est devenu étranger. Il suffit d'aborder un point de liturgie avec un clerc pour constater la montée de son agacement et souvent du degré de son inculture dans ce domaine. (1)

Deuxièmement, parce pour de nombreux évêques (qui font d'ailleurs partie de la génération de clercs n'ayant reçu aucune formation liturgique sérieuse), la Liturgie n'est pas une priorité - certains l'avouent -. Beaucoup n'ont même plus conscience que la Liturgie va de travers: "en France, il n'y a pas de problèmes" dira l'un d'eux au lendemain de la publication de Redemptionis Sacramentum et de Ecclesia De Eucharistia.

Troisièmement, parce que le mouvement formé par les fidèles qu'on dit "traditionalistes" et qui revendiquent le retour aux formes anciennes de la Liturgie n'est, à l'échelle de l'Eglise, qu'un épiphénomène et, pour tout dire, un spasme typiquement franco-français qui risque de ne pas avoir, sur la Liturgie, l'impact positif escompté (sur les sites internet des épiscopats non français, on ne parle même pas du Motu proprio annoncé pour libéraliser l'ancienne liturgie).

Quatrièmement, parce que si l'on voulait redresser la situation, il faudrait effectuer d'importantes et courageuses modifications dans les paroisses: remettre les autels à la place qu'ils devraient avoir, supprimer les "chemises de nuit" à cols montants que revêtent les ministres de la Liturgie en guise d'aubes, apprendre les attitudes dignes, mettre au rebut une grosse partie du répertoire des chorales, se débarrasser des équipes liturgiques (il suffit, pour célébrer une Messe, que le prêtre sache ouvrir le Missel romain à la bonne page...)... etc. Or, il n'est pas certain que les fidèles qui se sont adaptés pendant plus de 40 ans à des célébrations paroissiales truffées de mauvaises habitudes, soient aujourd'hui capables de saisir les véritables enjeux d'un redressement liturgique devenu urgent au regard de l'Eglise.

Comment répondre à ces fidèles qui, aujourd’hui, 40 ans après Vatican II, aspirent à pouvoir prier dans et avec la liturgie de l’Eglise dignement célébrée dans toutes les paroisses ? La réponse à cette question nous a été donnée par Mgr Andreas Laun, Evêque-auxiliaire de Salzbourg: “La Sainte Messe est ce que nous possédons de plus précieux. (...) Il est nécessaire qu’intervienne rapidement une “réforme” de la liturgie. Et tout d’abord celle qui consiste à revenir à un ordre liturgique. Le renouveau de la liturgie est une œuvre de première urgence en vue de la nouvelle évangélisation de l’Europe. Oui, le retour au Christ: n’est-ce pas de cela que notre chère Europe a le plus besoin ? Qui doit mener cette réforme conduisant à la fidélité et au respect de ce qui est transmis par l’Eglise ? Nos évêques, bien sûr! C’est pour cela que nous les avons!”

Je terminerai par un témoignage qui, fort heureusement, tendrait à prouver que les jeunes générations ont envie de participer de nouveau à des liturgies célébrées comme elles doivent partout être célébrées. Il est celui d’un jeune Strasbourgeois revenant des JMJ de Cologne: “La messe célébrée par Benoît XVI était extraordinaire, avec un maximum de latin et de chant grégorien - parfois alterné avec des versets polyphoniques modernes plus rythmés -. Le Pater a été chanté en latin. A la messe d’ouverture des JMJ, le Cardinal Meisner, Archevêque de Cologne, a chanté toute la Prière eucharistique en latin, après avoir précisé qu’il s’agissait de la “Muttersprache der Kirche” (la langue maternelle de l’Eglise). Plus de 800 séminaristes ont assisté à des Vêpres grégoriennes; des livrets “Magnificat” avaient été distribués, contenant les textes des lectures en allemand et latin, ainsi que les textes de chants comme l’Adoro te devote ou encore le Tantum ergo. Ceux qui, autour de moi, n’avaient pas l’habitude d’aller à la messe, ont trouvé cela tout à fait normal; les autres n’ont rien trouvé à redire. Notre Pape Benoît XVI, qui a toujours montré un intérêt capital pour la liturgie, sait où il va et où il nous mène!”

(1) Le manque de formation m'a été confirmé par de très nombreuses personnes passées dans les séminaires français : prêtres, diacres, laïcs (souvent dégoûtés de se qui s'y fait).
De plus, en étudiant un temps soit peu la question du sens Liturgique, de "l'ars celebrandi" (rappelé par Benoît XVI encore récemment), on se rend compte que l'immense majorité des prêtres français (tradi ou non) ne savent pas ce qu'ils font.

Certains même Évêques sont persuadés qu'il faut s'adresser aux fidèles pendant les prières Liturgiques. Je vous invite à lire et relire les Oraisons de la Messe et des Offices des Heures, les prières Eucharistiques et à voir à qui s'adressent ces prières Liturgiques.

Enfin, Vatican II a demandé à ce que le Latin soit conservé. Or il a été supprimé. Entre le "tout Latin" et "rien Latin", il existe un juste milieu que SS Paul VI puis SS Jean-Paul II et aujourd'hui SS Benoît XVI demandent. Mais cette demande est étouffée en France.

Connaissez-vous le livret "Iubilate Deo" de Paul VI et réédité par Jean-Paul II ? (vous le trouverez aux éditions Téqui). Paul VI via la Sacré Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a fait éditer cet ouvrage qui donne les partitions des chants de la Liturgie que les fidèles doivent connaître.

Ce n'est une maison d'édition quelconque qui a fait ce recueil : il s'agit du magistère lui-même.

Le Concile Vatican II demande à ce que les fidèles sachent chanter en Latin les parties qui leur reviennent dans la Messe. A sa suite, Paul VI dans son audience générale du 26 Novembre 1969 ainsi que dans ses nombreux échanges avec l'association "sainte Cécile" en Italie a repris les mots du Concile en précisant : en particulier le Pater et le Credo.

Écrit par Denis Crouan, Dr en théologie

Denis CROUAN, docteur en théologie catholique, professeur de Lettres et d'Histoire à Colmar (Haut-Rhin), organiste et maître de chœur, spécialiste en chant grégorien, est l'auteur de nombreux ouvrages sur la liturgie. Ses publications font aujourd'hui autorité. Depuis 1988, Denis Crouan est aussi Président de Pro Liturgia, une association internationale créée par des fidèles désireux de promouvoir de façon juste et fidèle la liturgie restaurée à la suite de Vatican II

Sources: Pro Liturgia- E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 09.01.2007 - BENOÎT XVI - Liturgie

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MessageSujet: Grosse publication prochainement???   Ven 02 Fév 2007, 21:35

Bonjour,

Va-t-on avoir des surprises?

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0202071_liturgie

Le pape Benoît XVI pourrait bien nous surprendre

A la fin de l'année dernière, l'Exhortation post-synodale sur l'Eucharistie était prêtre et sa publication, disait-on, ne devait plus tarder. Le 1er juin de l'an dernier le pape Benoît XVI avait déjà dit: "Je dois dire qu'au cours des visites "ad limina", des Évêques me demandent souvent: "Mais quand le texte post-synodal sera-t-il finalement prêt ?" Et je leur réponds: "Ils y travaillent. Et ils n'en ont certainement plus pour très longtemps": ► Benoît XVI

Puis il y a eu "l'affaire du Motu proprio" devant libéraliser l'ancienne façon de célébrer la liturgie romaine et qui a provoqué l'emportement d'une bonne partie de l'épiscopat français d'habitude peu prompt à s'engager sur des questions liturgiques. (lire: Le pape effectue quelques corrections au texte du motu proprio: ► Benoît XVI)

Puis il y a eu la joie de certains - pas tous! - mouvements traditionalistes à l'annonce du Motu proprio. Puis plus rien... Ni Exhortation synodale, ni Motu Proprio.

Certains ont alors annoncé que la marge de manoeuvre de Benoît XVI était étroite; d'autres ont dit à qui voulait bien l'entendre que Benoît XVI était devenu l'otage d'un épiscopat français qui a ceci de curieux, qu'il admet toutes les formes de liturgies dans les églises, y compris les plus farfelues, sauf celle issue de Vatican II et celle d'avant Vatican II. C'est ignorer le petit monde du Vatican que d'imaginer qu'un pape ne pourrait plus y faire ce qu'il sait être bénéfique pour l'Eglise universelle - et non uniquement pour des chapelles françaises.

On peut très bien imaginer un autre scénario: Benoît XVI, après avoir pris avis des spécialistes en liturgie et en pastorale, et après avoir réexaminé le contexte ecclésial français, prend à présent son temps pour parfaire un document qui ira plus loin que l'Exhortation post-synodale et plus loin que que le Motu proprio attendus. Car la crise liturgique actuelle n'est pas réductible à une question de rites à faire ou à ne pas faire, ou de missel à employer ou à ne pas employer. Comme l' a laissé entendre le cardinal Arinze à Paris, il y a d'abord une question de formation à donner aux prêtres: une formation qui n'était pas donnée, avant le Concile, dans les séminaires diocésains où il n'était question que de reproduire docilement des rites et des belles cérémonies; une formation qui ne fut pas davantage donnée, après le Concile, dans les séminaires devenus interdiocésains où il n'était question que de faire preuve de créativité, d'imagination, d'anarchie... pour effacer de la mémoire des fidèles 2000 ans de tradition liturgique. Ce que Vatican II n'avait jamais demandé de faire, bien au contraire.

Oui, il y a à la base de la crise liturgique une question de formation: il s'agit de redonner aux prêtres conscience de ce qu'ils font lorsqu'ils célèbrent l'Eucharistie; il s'agit de redéfinir ce qu'est la "tradition" en liturgie et pour l'Eglise; il s'agit non pas de critiquer le Concile, mais de le lire, de le comprendre et enfin de l'appliquer à la lumière de la Tradition, ce qui est au fond la seule façon "catholique" de voir les choses. Il s'agit avant tout de mettre enfin les évêques, gardiens et promoteurs de la liturgie de l'Eglise, face à leurs responsabilités et de leur faire comprendre que les fidèles, aujourd'hui, ne sont plus disposés à accepter n'importe quel type de célébration liturgique, sous prétexte quelle répond à des choix pastoraux dont tout le monde constate que, depuis qu'ils sont appliqués dans les paroisses, c'est le fiasco complet.

On sait que Benoît XVI est expert pour conduire les évêques, premiers responsables de la liturgie, là où ils doivent aller. La preuve? Il aura suffit d'annoncer un Motu proprio pour qu'une sainte panique s'empare de notre épiscopat français et que celui-ci, soudain, se dise attaché à Vatican II, garant de la liturgie issue du Concile, attentif à ce que la célébration eucharistique soit l'expression de la foi de l'Eglise et non des sentiments des fidèles... etc. Il se pourrait bien que le Saint-Père dise à présent à nos évêques que de telles paroles ne suffisent pas, et qu'il exige d'eux des actions concrètes allant dans le sens de ces belles déclarations.

Benoît XVI pourrait bien nous surprendre, ces jours prochains, en publiant un document d'une grande densité sur le plan théologique et pastoral. Nous lui accordons notre totale confiance!

Prions pour notre saint-Père le Pape!
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 02 Fév 2007, 22:09

Bonsoir Princharming,

Merci pour cette info. J'ai hâte d'en savoir plus.

Prions pour notre Saint Père et tous nos prêtres, que l'Esprit Saint leur apporte la lumière nécessaire !



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princharming
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MessageSujet: Prière   Ven 02 Fév 2007, 22:13

Oui, il faut prier pour le Pape, les évêques et les prêtres. Je le voit a tous les jours au séminaire. La fidélité a Benoît XVI ne tient malheureusement qu'a un fil... s'il n'est déja coupé... pale
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 02 Fév 2007, 22:39

Tu es dans quel genre de séminaire ? Tu connais le Christ-Roi ? et les prêtres qui y sont formés ?



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princharming
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MessageSujet: Séminaire au Canada   Ven 02 Fév 2007, 23:29

Je suis dans un séminaire au Canada. Nous n'avons malheureusement pas de Fraternité Saint-Pierre ou d'Institut du Bon-Pasteur ici au Canada francophone.
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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 03 Fév 2007, 04:02

J'attends avec impatience ce motu proprio et cette exortation, j'ai hate car notre Église a tellement besoin d'un réajustement, mais est-ce que le Pape prèchera dans le désert ?
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 03 Fév 2007, 15:51

Il y a la Fraternité Saint Pierre, l'Institut du Bon Pasteur... et l'Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre. Le connais-tu Princharming ? Si non, je te conseille vivement d'aller faire un tour sur le site. Aux autres aussi.


http://www.icrsp.com/accueil.htm




M. l’abbé Jean-Paul Trézières à Rennes



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princharming
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MessageSujet: pas au Québec   Sam 03 Fév 2007, 18:56

Merci pour ce lien. Malheureusement au Québec nous n'avons pas encore de communauté comme celles-ci. Nos évêques sont pires que les vôtres. L'hérésie moderniste a frappé plus fort au Québec que n'importe ou dans le monde. Tout ce qui se rapproche de ce qui existait avant Vatican II a été rejetté, y compris parfois les textes du Concile lui-même.
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chataîgne
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 03 Fév 2007, 18:59

Mais comment faites -vous Princharming alors pour survivre spirtuellement...?
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princharming
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 03 Fév 2007, 20:31

Châtaigne,

Malgré mes propos ce n'est pas tout noir. Il y a quelques bons prêtres qui sont fidèles a l'Église et au Pape. Au séminaire nous avons la messe a tous les jours. Je survit spirituellement par la prière, la Liturgie des Heures, le chapelet, et l'adoration. J'ai aussi une grande dévotion au Saint-Esprit et je fais au moins une fois par mois une neuvaine pour demander des grâces supplémentaires.
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chataîgne
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 03 Fév 2007, 20:43

Very Happy Alors que Dieu sunny vous garde dans la fidélité à la vérité et qu'il vous donne de porter du fruits en abondance pour porter à vos frères et soeurs canadiens ..."Le chemin la vérité et la vie de notre Seigneur jésus Christ" cheers
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Moniale2
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Jeu 08 Fév 2007, 20:26

Il semble que le diocèse de Joliette Québec est emboité le pas: Plus de messe le samedi soir.
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   

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célébration de la messe- retour du latin - motu proprio
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