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 célébration de la messe- retour du latin - motu proprio

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Avez-vous hâte au retour de la Messe dans toute sa Splendeur !
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AuteurMessage
Dr.Michaeli Panem
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Localisation : La belle province

MessageSujet: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 09 Sep 2006, 00:53

Rappel du premier message :

cheers Gloire à Dieu pour l'union des troupes dans notre sainte Église catholique et apostolique. cheers
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http://cyberquebec.ca/drmichaelipanem/

AuteurMessage
Danielle
Assidu


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MessageSujet: Le retour de la messe tridentine   Sam 06 Jan 2007, 07:43

Pourquoi la messe tridentine fixe-t-elle à ce point les crispations ?

DE LA LITURGIE…
Pierre-Charles Aubrit saint Pol

Le professeur Luc Perrin, dans un entretien accordé à la revue LIBERTEPOLITIQUE.com, analyse avec pertinence l’évolution liturgique et l’articulation du conflit entre les mouvances traditionalistes et les mouvances progressistes.

Pourquoi Benoît XVI envisage-t-il de libéraliser la messe tridentine ?

L’une des plus éminentes missions du successeur de Pierre est d’être l’ouvrier de l’unité des chrétiens. Le Saint Siège travaille à l’unité des chrétiens depuis quarante ans, cet objectif concerne les chrétiens qui ne se reconnaissent pas dans la foi catholique romaine. Quelle valeur continuerait d’avoir ce travail si cette préoccupation en l’état ne se tournait pas urgemment vers nos frères qui ont la même foi qui se réclament de la foi catholique romaine et qui pour le moment sont à la marge de la communion ou hors communion ?

Pourrait-on comprendre que l’évêque de Rome ne s’en préoccupe pas ?

En tendant une main généreuse aux fidèles catholiques égarés en suivant Mgr. Lefebvre ou qui sans le suivre demeurent dans cette mouvance, le souverain pontife veut mettre un terme à des tensions qui n’ont plus aucun sens et affaiblissent la mission de l’Église dans une situation marquée par l’urgence.

On ne peut nier, qu’il y ait de grandes qualités spirituelles dans la sensibilité traditionaliste, pas plus qu’on ne peut nier leur attachement à l’Église ni qu’ils soient habités par le souci du salut de l’humanité.

Le Saint Père Benoît XVI passe par-dessus les hiérarchies de ces courants parce que l’histoire de l’Église démontre qu’il est extrêmement difficile pour elles de revenir de positions radicales surtout quand ses membres ont goûté à l’exercice d’un pouvoir quasi absolu.

En faisant tomber un interdit qui n’a jamais eu de sens véritablement, il permet aux fidèles d’agir selon leur conscience, de revenir à la communion sans rien abandonner de leur attachement affectif, intellectuel et spirituel à un rite auquel ils tiennent.

Nos frères traditionalistes, intégristes n’ont pas cessé d’être montrés du doigt pendant des années. La plupart d’entre eux se sentirent repoussés à la marge de l’Église, comme la plupart de ceux qui demandaient simplement à vivre leur foi en communion avec le Souverain Pontife. S’ils n’adhéraient pas à la réforme liturgique, c’était moins à cause de la réforme pourtant nécessaire que parce que témoins des extravagances liturgiques, théologiques, pastorales qui ne cessèrent de blesser le Corps du Christ.

On ne peut pas être admiratif du comportement des évêques durant ces années infernales vis à vis d’eux. En France, la hiérarchie s’est distinguée par un manque absolu de charité, un autoritarisme ubuesque et une succession de lâchetés que Lucifer n’imaginait pas.
On peut comprendre, qu’il y ait de la part de nos frères égarés du ressentiment, de la défiance.

Il est évident que le Saint Siège, par cette main tendue, admet implicitement le comportement fautif des hiérarchies, d’autant plus que les applications et innovations hors normes de la réforme liturgique contribuèrent à une impressionnante désacralisation intra muros et un mépris extra muros.

Pourquoi la messe tridentine fixe-t-elle à ce point les crispations ?

Les hiérarchies des églises nationales en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord expriment cette crispation, car elles répondent à un mélange d’options idéologiques, politiques et d’orientations pastorales qui flirtent aux confins de l’apostasie. Que de générations blessées, sacrifiées, rejetées de l’Église et du salut au nom de ces engagements aliénants et si radicalement contraires à l’Esprit de l’Évangile, au Sermon des Béatitudes !

La crise de l’Église ne peut être réduite aux seules conséquences des outrances de la laïcisation, de la sécularisation de nos sociétés. L’affirmer sans nuances comme le fit un cardinal à la sortie d’une conférence des évêques de France est une faute intellectuelle, une atteinte à la vérité. La crise de l’Église n’atteignit un tel sommet que parce que ses hiérarchies occidentales se seront nourries de la crise de société. Elles en épousèrent l’esprit du monde. Elles se rendirent incapables de répondre à une attente qui faisait appel à ce que l’Église a de plus spirituel, de plus aimant : son esprit de pauvreté. Elles commencent seulement à s’abreuver à la source éminemment pauvre de la divinité.

C’est un Christ dépouillé à l’extrême qui fonda l’Église! Il ne s’agit pas seulement de pauvreté matérielle mais bien d’une mendicité d’amour envers Dieu et envers les enfants de Dieu…

La crispation est la même de l’autre côté ; confrontation idéologique, politique, pastorale. Voyons si les deux parties auront un sursaut d’humilité et reconnaîtront en commun leurs errances ? L’Église n’a plus de raison de se mêler de politique pas plus qu’elle n’a de raison à macérer dans des options idéologiques qui n’ont rien à voir avec l’Évangile.

Il est évident que nous allons vers une remise en cause des orientations pastorales, il est évident qu’elle va devoir (l’Église) purifier ses intelligences et les convertir à la seule lumière du Christ. Il nous faut une hiérarchie humble, sur d’elle-même quant à la doctrine et servante résolue du Christ et de l’humanité. Elle doit retrouver sa liberté intérieure, se débarrasser des entendus du monde. Il faut revenir à une authentique liberté des enfants de Dieu.

Les réactions de certains épiscopats, en France particulièrement, sont spirituellement, intellectuellement incompréhensibles. Comment les évêques peuvent-ils soutenir des mouvements de contestation qui se crispent sur un présupposé d’intention du pape ? Comment peuvent-ils imaginer que Benoît XVI annulera le Concile Vatican II ? On entend d’ici la Tramontane transporter le rire de l’âne ! Cette attitude révèle une grave occultation quant à l’intelligence spirituelle et de raison du mystère de l’Église. Des réactions révélatrices d’une effarante inculturation révolutionnaire !

Nous ne pouvons que mettre l’accent sur ce que nous voyons, à moins que l’on nous en démontre l’erreur.

Nous sommes bien en présence d’une partie de la hiérarchie égarée dans les esprits du monde, prisonnière d’options aliénantes. Il faudra beaucoup de saints laïcs pour l’en délivrer, des laïcs virils. Si elle ne veut pas les entendre alors ils devront hurler. Il y a un devoir de ne pas la laisser s’endormir.

Que l’on comprenne bien, le discours de Ratisbonne a des fruits qui commencent seulement à se former, l’un d’entre eux est la liberté à reconquérir à l’intérieur de l’Église, pour y parvenir, il faut obéir à la VERITE et la servir. Nous laïcs catholiques y sommes résolus, nous ne lâcherons rien. La nouvelle évangélisation n’acceptera aucun compromis avec le monde. Elle n’est d’aucune politique, d’aucune idéologie… L’évangélisation est un service auprès de nos frères, de tous nos frères et à commencer à l’intérieur des murs. Là où les évêques se comporteront comme des filles, les laïcs se comporteront comme des évêques. Nous réclamons le droit d’être simplement mais totalement catholiques… C’est notre exigence, elle nourrit notre fierté, notre liberté.

La liberté rétablie du rite tridentin est une des opportunités de conversion dans l’Église, elle doit être saisie. Nous n’avons rien à craindre sauf à refuser de nous examiner, sauf à nous laisser happer par l’esprit du monde.

Que nos frères éloignés y prennent garde, cette liberté retrouvée n’est en rien une victoire pour eux, ce n’est pas un combat achevé. C’est la triomphe de la charité, une miséricorde qui doit les remettre progressivement dans une active intelligence de l’Église et de son mystère.

Il n’y a pas de gagnants ni de perdants. Il y a un Corps du Christ qui se guérit et marche dans la progression du Golgotha.

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol : lalettrecatholique@yahoo.fr
Son site : http://lescatholiques.free.fr/

Beaucoup d'autres articles dans la rubrique:► Table liturgie

En ce début d'année 2007 et alors que le Saint-Père Benoît XVI s'apprête à publier une instruction sur l'Eucharisitie pour faire suite au synode de 2005, www.librairiecatholique.com vous invite à découvrir deux ouvrages essentiels sur ce sujet et abordables par tous.

CELEBRER LA SAINTE EUCHARISTIE
CARDINAL FRANCIS ARINZE

La célébration eucharistique est au centre de la prière de l'Église et, aussi de celle de chacun de ses membres. Le thème de cet ouvrage semble particulièrement pertinent dans la perspective de l'année de l'Eucharistie qui s'est conclue en Octobre 2005 avec la XIème Assemblée Ordinaire du Synode des Évêques. Mais, même en dehors de cet événement, la célébration du mystère Eucharistique reste de toute première importance pour nos vies de disciples du Christ. Dans un sens, on peut dire qu'on ne parle jamais assez de l'Eucharistie. Cet ouvrage propose ces quelques considérations, à l'usage des prêtres et diacres, et des fidèles, consacrés et laïcs. Ces remarques théologiques, pastorales et liturgiques doivent les aider à améliorer la qualité de leurs diverses contributions à la célébration de la Sainte Messe et leur vénération de l'Eucharistie en dehors de la Messe.

SE TOURNER VERS LE SEIGNEUR
PERE UWE MICHAEL LANG: Nous en avons déjà parlé: Benoît XVI: colloque à Paris



Source: lescatholiques.free.fr - E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 05.01.2007 - BENOÎT XVI - LITURGIE



Je pense que c'est un signe que l'Esprit-Saint souffle et agit.... Soyons avec notre Saint-Père le Pape Benoit XVI, il a bien du pain sur la planche, il faut l'aider par nos prières pour le soutenir.... Oui l'Année 2007 sera une Année bien importante....

Tout pour la Gloire de Dieu et que son Règne vienne !
Viens Jésus Viens Viens Esprit Saint Viens !

Je voudrais mettre des Smilies joyeux qui applaudissent.... mais en vain ça ne fonctionne pas !
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MessageSujet: Nos évêques des eunnuques!   Sam 06 Jan 2007, 20:16

Bonjour

Merci Danielle pour ce texte.


Citation :
Pourquoi la messe tridentine fixe-t-elle à ce point les crispations ?

Les hiérarchies des églises nationales en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord expriment cette crispation, car elles répondent à un mélange d’options idéologiques, politiques et d’orientations pastorales qui flirtent aux confins de l’apostasie. Que de générations blessées, sacrifiées, rejetées de l’Église et du salut au nom de ces engagements aliénants et si radicalement contraires à l’Esprit de l’Évangile, au Sermon des Béatitudes !


Je dois malheureusement partager l'opinion de ce catholique français. Après une session au séminaire, je suis déçu et désabusé. Notre hiérarchie est corrompue par l'esprit du monde et fait tout pour mettre des bâtons dans les roues aux quelques vrais catholiques fidèles au Christ et à son Vicaire, Notre Saint Père le Pape. J'ai hâte de voir la réaction qu'aura ce décret au séminaire...

Le 24 décembre au matin, nous avons été oubligé de célébrer une messe en latin "en cachette". Ce n'était pas la Messe de saint Pie V, mais la messe de Paul VI. La direction du séminaire fait tout pour essayer d'enlever les chants latins des messes que l'on célèbre à la chapelle...

Union de prière
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Leodia
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 07 Jan 2007, 22:33

Bonsoir Princecharming,

C'est pourtant tellement beau une messe de rite actuel mais en latin avec des chants grégoriens. L'abbaye de Solesmes, par exemple édite un missel grégorien qui permet de suivre très facilement une telle messe puisque les textes sont en latin et en français.

Il existe aussi des cours de chant pour apprendre à chanter le grégorien. J'ai discuté il y a peu avec des personnes qui avaient "tâté" de différents apprentissages de chants et qui me disaient que le chant grégorien donnait vraiment un sentiment d'élévation, tout part vers le haut, aucune autre forme de chant ne donne cette impression extraordinaire m'ont-elles dit.

Leodia



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Que les Coeurs Unis de Jésus et Marie nous protègent et nous guident.
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princharming
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MessageSujet: Les problèmes liturgiques aujourd'hui   Mar 09 Jan 2007, 20:50

CITE DU VATICAN, le 01 janvier 2007 - (E.S.M.) - Une réflexion fructueuse sur la liturgie s'appuiera toujours sur les racines pour chercher les idées en profondeur. Ne s'en tenir qu'à des aspects sociologiques du culte mènerait à faire fausse route. Nous vous proposons quelques extraits de réflexions de Denis Crouan, Dr en théologie. Le titre pourrait être: La liturgie aujourd'hui dans les paroisses de France.

Notre Pape Benoît XVI, qui a toujours montré un intérêt capital pour la liturgie, sait où il va et où il nous mène!

Quarante ans après Vatican II, il y a bien des choses à revoir, à redécouvrir et à rectifier dans notre façon de célébrer la liturgie romaine sous sa forme actuelle. Mais l’on peut se demander d’où viennent ces défauts qui ont désormais pris place dans nos messes paroissiales comme s’ils faisaient partie de la liturgie conciliaire.

On peut dire que ces défauts ont grosso modo une double origine. La première, c’est l’absence de formation donnée aux prêtres et aux séminaristes durant les années qui ont précédé le Concile et jusque dans les années actuelles; et la seconde, c’est - comme l’a rappelé le pape Benoît XVI - le fait d’avoir présenté Vatican II comme une rupture dans l’histoire de l’Eglise.

L’absence de formation.

Depuis la fin du XIXème siècle et jusque durant les années qui ont précédé le Concile, la formation qui était donnée dans les séminaires diocésains n’a généralement été que formelle. Il y avait des apparences qu’on a reproduites, mais sous ces apparences il n’y avait pas grand chose: de la piété mais pas de spiritualité, des rites mais pas de tradition, de la discipline mais pas de réflexion. Le bon séminariste était celui qui savait répéter docilement ce qu’on lui avait appris et reproduire ce qu’il avait vu faire. Qu’on se souvienne comment on apprenait à ceux qui allaient être ordonnés diacres ou prêtres - et cela jusqu’au moment du Concile - comment célébrer la messe: dans une salle généralement proche de la chapelle et de la sacristie du séminaire, était disposé un faux autel. Avec un faux calice et une fausse patène (souvent en bois), le futur ordonné s’exerçait à accomplir les rites liturgiques sous le regard impitoyable du maître de cérémonie de Mgr l’évêque qui était aussi le professeur de liturgie.

Les apparences étaient sûrement sauves. Mais ne servaient-elles pas à dissimuler, dans certains cas, un vide spirituel ? Ou à conforter les esprits trop scrupuleux ? N’étaient-elles pas comme cette étiquette que Louis XVI avait maintenue à la cour de Versailles et à laquelle tout le monde devait faire semblant de croire tout en devinant qu’une fois le monarque disparu, elle finirait par n’être plus qu’une coquille vide véhiculant des contraintes inutiles ?

Vatican II est venu crever une baudruche qui, de toute façon, tôt ou tard, aurait fini par éclater en faisant peut-être bien plus de dégâts qu’il n’y en a déjà eu au lendemain du Concile. Il aurait sûrement fallu compenser la suppression de certains symboles liturgiques devenus caducs par une solide formation doctrinale, spirituelle et historique, afin que la liturgie restaurée ne devienne pas, à son tour, quelque chose de vide, de “despiritualisé” conduisant à une sorte de célébration de l’ego des participants à l’Eucharistie. Ce ne fut pas fait, et l’on sait même que l’Instruction si riche de 1979 sur la “formation liturgique dans les séminaires” resta lettre morte, tout particulièrement en France.

Vatican II présenté comme une rupture avec la tradition.

Pour comprendre ce problème, il suffit de reprendre les paroles que notre Saint-Père Benoît XVI a adressées en décembre 2005 aux membres de la Curie romaine: “Personne ne peut nier - explique le pape - que, dans de vastes parties de l’Eglise, la réception du Concile s’est déroulée de manière plutôt difficile, même sans vouloir appliquer à ce qui s’est passé en ces années la description que le grand Docteur de l’Eglise, saint Basile, faisait de la situation de l’Eglise après le Concile de Nicée: il la comparait à une bataille navale dans l’obscurité de la tempête, disant entre autres: “Le cri rauque de ceux qui, en raison de la discorde, se dressent les uns contre les autres, les bavardages incompréhensibles, le bruit confus des clameurs ininterrompues a désormais rempli presque toute l’Eglise en faussant, par excès ou par défaut, la juste doctrine de la foi“ (De Spiritu Sancto, XXX, 77 ; PG 32, 213 A ; SCh 17bis, p. 524). Nous ne voulons pas appliquer cette description dramatique à la situation de l’après Concile, mais quelque chose de ce qui s’est produit [après le Concile de Nicée] s’y reflète toutefois. Une question se pose: pourquoi l’accueil du Concile, dans de grandes parties de l’Eglise, s’est-il jusqu’à présent déroulé de manière aussi difficile ?

L'incompréhension du contenu de la Liturgie restaurée à la suite de Vatican II n'est due ni au Concile lui-même, ni à une perte de la force vitale des rites ou de leur importance, mais à notre propre décadence spirituelle profonde.

Sans même parler des personnes qui sont complètement en dehors de l'Eglise, nous sommes en présence - y compris chez les croyants - d'un péché essentiel de notre époque: la sécularisation de notre esprit, la déformation complète de l'idée même de l'Eglise et de sa Liturgie. On peut dire qu'on ne voit plus de la vie spirituelle que son côté humanitariste. Quant à son fond dogmatique, devenu le domaine de quelques "théologiens" que l'on présente comme coupés des réalités pastorales, il est désormais considéré comme une science abstraite n'ayant plus de rapports directs avec la réalité de la vie quotidienne. Dans un tel contexte, la Liturgie eucharistique, guide infaillible de notre chemin spirituel, profession de notre foi, n'est plus, pour beaucoup de pratiquants, qu'une occupation plus ou moins traditionnelle, ou bien un usage pieux et touchant, ou encore une sorte de divertissement dominical.

Dès lors, l'unité organique du dogme et de la loi morale dans la Liturgie se brise: elle s'est déjà désagrégée. Or c'est cette absence d'unité intérieure qui détruit la plénitude liturgique de nos célébrations paroissiales. Les éléments qui les composent et dont nous ne saisissons plus l'orientation commune - la parole, le chant, les rites, l'image, l'architecture, l'éclairage, etc... - s'en vont, chacun dans sa propre direction, à la recherche de son sens et de ses effets particuliers. Ils ne sont plus unis les uns aux autres que par la mode de telle ou telle époque (baroque, classicisme etc...) ou par le goût personnel - mais changeant - de tel célébrant, de telle équipe liturgique.

Ainsi, la Liturgie de l'Eglise, telle qu'elle est aujourd'hui conçue dans nos paroisses, ne vit-elle plus de la révélation du Saint-Esprit, de la vie dogmatique de l'Eglise, mais se nourrit presque continuellement de telle mode, de tel goût, de telle sensibilité particulière, de tel "truc" pastoral. Nos célébrations liturgiques n'enseignent plus: elles ne semblent plus que chercher et tâtonner avec le monde, dans le monde.
On entend souvent des voix indignées protester contre les célébrations mièvres et sentimentales, ou infantilisantes, ou encore contre les chants proprement stupides qui viennent remplacer le chant liturgique authentique. Il ne s'agit pas là, comme on le croit souvent, d'une décadence de notre goût. Car le mauvais goût a toujours existé et existera toujours. Mais le malheur de notre époque, c'est que ce n'est plus aujourd'hui que le goût personnel - qu'il soit d'ailleurs bon ou mauvais - qui est admis comme "critère" dans la Liturgie de l'Eglise, alors que le critère liturgique objectif (qui est celui de l'Eglise), lui, semble partout perdu.

Dans un tel contexte, on aura bien du mal à redonner à la Liturgie sa bonne direction. Pourquoi ?

Premièrement parce que les clercs qui sont actuellement responsables de nos paroisses n'ont eu aucune formation liturgique sérieuse. Il y a donc des choses qu'ils ne comprennent plus; qu'ils ne peuvent plus comprendre et qu'ils ne veulent plus comprendre tant ces choses leur semblent appartenir à un monde qui leur est devenu étranger. Il suffit d'aborder un point de liturgie avec un clerc pour constater la montée de son agacement et souvent du degré de son inculture dans ce domaine. (1)

Deuxièmement, parce pour de nombreux évêques (qui font d'ailleurs partie de la génération de clercs n'ayant reçu aucune formation liturgique sérieuse), la Liturgie n'est pas une priorité - certains l'avouent -. Beaucoup n'ont même plus conscience que la Liturgie va de travers: "en France, il n'y a pas de problèmes" dira l'un d'eux au lendemain de la publication de Redemptionis Sacramentum et de Ecclesia De Eucharistia.

Troisièmement, parce que le mouvement formé par les fidèles qu'on dit "traditionalistes" et qui revendiquent le retour aux formes anciennes de la Liturgie n'est, à l'échelle de l'Eglise, qu'un épiphénomène et, pour tout dire, un spasme typiquement franco-français qui risque de ne pas avoir, sur la Liturgie, l'impact positif escompté (sur les sites internet des épiscopats non français, on ne parle même pas du Motu proprio annoncé pour libéraliser l'ancienne liturgie).

Quatrièmement, parce que si l'on voulait redresser la situation, il faudrait effectuer d'importantes et courageuses modifications dans les paroisses: remettre les autels à la place qu'ils devraient avoir, supprimer les "chemises de nuit" à cols montants que revêtent les ministres de la Liturgie en guise d'aubes, apprendre les attitudes dignes, mettre au rebut une grosse partie du répertoire des chorales, se débarrasser des équipes liturgiques (il suffit, pour célébrer une Messe, que le prêtre sache ouvrir le Missel romain à la bonne page...)... etc. Or, il n'est pas certain que les fidèles qui se sont adaptés pendant plus de 40 ans à des célébrations paroissiales truffées de mauvaises habitudes, soient aujourd'hui capables de saisir les véritables enjeux d'un redressement liturgique devenu urgent au regard de l'Eglise.

Comment répondre à ces fidèles qui, aujourd’hui, 40 ans après Vatican II, aspirent à pouvoir prier dans et avec la liturgie de l’Eglise dignement célébrée dans toutes les paroisses ? La réponse à cette question nous a été donnée par Mgr Andreas Laun, Evêque-auxiliaire de Salzbourg: “La Sainte Messe est ce que nous possédons de plus précieux. (...) Il est nécessaire qu’intervienne rapidement une “réforme” de la liturgie. Et tout d’abord celle qui consiste à revenir à un ordre liturgique. Le renouveau de la liturgie est une œuvre de première urgence en vue de la nouvelle évangélisation de l’Europe. Oui, le retour au Christ: n’est-ce pas de cela que notre chère Europe a le plus besoin ? Qui doit mener cette réforme conduisant à la fidélité et au respect de ce qui est transmis par l’Eglise ? Nos évêques, bien sûr! C’est pour cela que nous les avons!”

Je terminerai par un témoignage qui, fort heureusement, tendrait à prouver que les jeunes générations ont envie de participer de nouveau à des liturgies célébrées comme elles doivent partout être célébrées. Il est celui d’un jeune Strasbourgeois revenant des JMJ de Cologne: “La messe célébrée par Benoît XVI était extraordinaire, avec un maximum de latin et de chant grégorien - parfois alterné avec des versets polyphoniques modernes plus rythmés -. Le Pater a été chanté en latin. A la messe d’ouverture des JMJ, le Cardinal Meisner, Archevêque de Cologne, a chanté toute la Prière eucharistique en latin, après avoir précisé qu’il s’agissait de la “Muttersprache der Kirche” (la langue maternelle de l’Eglise). Plus de 800 séminaristes ont assisté à des Vêpres grégoriennes; des livrets “Magnificat” avaient été distribués, contenant les textes des lectures en allemand et latin, ainsi que les textes de chants comme l’Adoro te devote ou encore le Tantum ergo. Ceux qui, autour de moi, n’avaient pas l’habitude d’aller à la messe, ont trouvé cela tout à fait normal; les autres n’ont rien trouvé à redire. Notre Pape Benoît XVI, qui a toujours montré un intérêt capital pour la liturgie, sait où il va et où il nous mène!”

(1) Le manque de formation m'a été confirmé par de très nombreuses personnes passées dans les séminaires français : prêtres, diacres, laïcs (souvent dégoûtés de se qui s'y fait).
De plus, en étudiant un temps soit peu la question du sens Liturgique, de "l'ars celebrandi" (rappelé par Benoît XVI encore récemment), on se rend compte que l'immense majorité des prêtres français (tradi ou non) ne savent pas ce qu'ils font.

Certains même Évêques sont persuadés qu'il faut s'adresser aux fidèles pendant les prières Liturgiques. Je vous invite à lire et relire les Oraisons de la Messe et des Offices des Heures, les prières Eucharistiques et à voir à qui s'adressent ces prières Liturgiques.

Enfin, Vatican II a demandé à ce que le Latin soit conservé. Or il a été supprimé. Entre le "tout Latin" et "rien Latin", il existe un juste milieu que SS Paul VI puis SS Jean-Paul II et aujourd'hui SS Benoît XVI demandent. Mais cette demande est étouffée en France.

Connaissez-vous le livret "Iubilate Deo" de Paul VI et réédité par Jean-Paul II ? (vous le trouverez aux éditions Téqui). Paul VI via la Sacré Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a fait éditer cet ouvrage qui donne les partitions des chants de la Liturgie que les fidèles doivent connaître.

Ce n'est une maison d'édition quelconque qui a fait ce recueil : il s'agit du magistère lui-même.

Le Concile Vatican II demande à ce que les fidèles sachent chanter en Latin les parties qui leur reviennent dans la Messe. A sa suite, Paul VI dans son audience générale du 26 Novembre 1969 ainsi que dans ses nombreux échanges avec l'association "sainte Cécile" en Italie a repris les mots du Concile en précisant : en particulier le Pater et le Credo.

Écrit par Denis Crouan, Dr en théologie

Denis CROUAN, docteur en théologie catholique, professeur de Lettres et d'Histoire à Colmar (Haut-Rhin), organiste et maître de chœur, spécialiste en chant grégorien, est l'auteur de nombreux ouvrages sur la liturgie. Ses publications font aujourd'hui autorité. Depuis 1988, Denis Crouan est aussi Président de Pro Liturgia, une association internationale créée par des fidèles désireux de promouvoir de façon juste et fidèle la liturgie restaurée à la suite de Vatican II

Sources: Pro Liturgia- E.S.M.

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Eucharistie sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 09.01.2007 - BENOÎT XVI - Liturgie

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princharming
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MessageSujet: Grosse publication prochainement???   Ven 02 Fév 2007, 21:35

Bonjour,

Va-t-on avoir des surprises?

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0202071_liturgie

Le pape Benoît XVI pourrait bien nous surprendre

A la fin de l'année dernière, l'Exhortation post-synodale sur l'Eucharistie était prêtre et sa publication, disait-on, ne devait plus tarder. Le 1er juin de l'an dernier le pape Benoît XVI avait déjà dit: "Je dois dire qu'au cours des visites "ad limina", des Évêques me demandent souvent: "Mais quand le texte post-synodal sera-t-il finalement prêt ?" Et je leur réponds: "Ils y travaillent. Et ils n'en ont certainement plus pour très longtemps": ► Benoît XVI

Puis il y a eu "l'affaire du Motu proprio" devant libéraliser l'ancienne façon de célébrer la liturgie romaine et qui a provoqué l'emportement d'une bonne partie de l'épiscopat français d'habitude peu prompt à s'engager sur des questions liturgiques. (lire: Le pape effectue quelques corrections au texte du motu proprio: ► Benoît XVI)

Puis il y a eu la joie de certains - pas tous! - mouvements traditionalistes à l'annonce du Motu proprio. Puis plus rien... Ni Exhortation synodale, ni Motu Proprio.

Certains ont alors annoncé que la marge de manoeuvre de Benoît XVI était étroite; d'autres ont dit à qui voulait bien l'entendre que Benoît XVI était devenu l'otage d'un épiscopat français qui a ceci de curieux, qu'il admet toutes les formes de liturgies dans les églises, y compris les plus farfelues, sauf celle issue de Vatican II et celle d'avant Vatican II. C'est ignorer le petit monde du Vatican que d'imaginer qu'un pape ne pourrait plus y faire ce qu'il sait être bénéfique pour l'Eglise universelle - et non uniquement pour des chapelles françaises.

On peut très bien imaginer un autre scénario: Benoît XVI, après avoir pris avis des spécialistes en liturgie et en pastorale, et après avoir réexaminé le contexte ecclésial français, prend à présent son temps pour parfaire un document qui ira plus loin que l'Exhortation post-synodale et plus loin que que le Motu proprio attendus. Car la crise liturgique actuelle n'est pas réductible à une question de rites à faire ou à ne pas faire, ou de missel à employer ou à ne pas employer. Comme l' a laissé entendre le cardinal Arinze à Paris, il y a d'abord une question de formation à donner aux prêtres: une formation qui n'était pas donnée, avant le Concile, dans les séminaires diocésains où il n'était question que de reproduire docilement des rites et des belles cérémonies; une formation qui ne fut pas davantage donnée, après le Concile, dans les séminaires devenus interdiocésains où il n'était question que de faire preuve de créativité, d'imagination, d'anarchie... pour effacer de la mémoire des fidèles 2000 ans de tradition liturgique. Ce que Vatican II n'avait jamais demandé de faire, bien au contraire.

Oui, il y a à la base de la crise liturgique une question de formation: il s'agit de redonner aux prêtres conscience de ce qu'ils font lorsqu'ils célèbrent l'Eucharistie; il s'agit de redéfinir ce qu'est la "tradition" en liturgie et pour l'Eglise; il s'agit non pas de critiquer le Concile, mais de le lire, de le comprendre et enfin de l'appliquer à la lumière de la Tradition, ce qui est au fond la seule façon "catholique" de voir les choses. Il s'agit avant tout de mettre enfin les évêques, gardiens et promoteurs de la liturgie de l'Eglise, face à leurs responsabilités et de leur faire comprendre que les fidèles, aujourd'hui, ne sont plus disposés à accepter n'importe quel type de célébration liturgique, sous prétexte quelle répond à des choix pastoraux dont tout le monde constate que, depuis qu'ils sont appliqués dans les paroisses, c'est le fiasco complet.

On sait que Benoît XVI est expert pour conduire les évêques, premiers responsables de la liturgie, là où ils doivent aller. La preuve? Il aura suffit d'annoncer un Motu proprio pour qu'une sainte panique s'empare de notre épiscopat français et que celui-ci, soudain, se dise attaché à Vatican II, garant de la liturgie issue du Concile, attentif à ce que la célébration eucharistique soit l'expression de la foi de l'Eglise et non des sentiments des fidèles... etc. Il se pourrait bien que le Saint-Père dise à présent à nos évêques que de telles paroles ne suffisent pas, et qu'il exige d'eux des actions concrètes allant dans le sens de ces belles déclarations.

Benoît XVI pourrait bien nous surprendre, ces jours prochains, en publiant un document d'une grande densité sur le plan théologique et pastoral. Nous lui accordons notre totale confiance!

Prions pour notre saint-Père le Pape!
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 02 Fév 2007, 22:09

Bonsoir Princharming,

Merci pour cette info. J'ai hâte d'en savoir plus.

Prions pour notre Saint Père et tous nos prêtres, que l'Esprit Saint leur apporte la lumière nécessaire !



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princharming
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MessageSujet: Prière   Ven 02 Fév 2007, 22:13

Oui, il faut prier pour le Pape, les évêques et les prêtres. Je le voit a tous les jours au séminaire. La fidélité a Benoît XVI ne tient malheureusement qu'a un fil... s'il n'est déja coupé... pale
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 02 Fév 2007, 22:39

Tu es dans quel genre de séminaire ? Tu connais le Christ-Roi ? et les prêtres qui y sont formés ?



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princharming
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MessageSujet: Séminaire au Canada   Ven 02 Fév 2007, 23:29

Je suis dans un séminaire au Canada. Nous n'avons malheureusement pas de Fraternité Saint-Pierre ou d'Institut du Bon-Pasteur ici au Canada francophone.
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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 03 Fév 2007, 04:02

J'attends avec impatience ce motu proprio et cette exortation, j'ai hate car notre Église a tellement besoin d'un réajustement, mais est-ce que le Pape prèchera dans le désert ?
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http://cyberquebec.ca/drmichaelipanem/
Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 03 Fév 2007, 15:51

Il y a la Fraternité Saint Pierre, l'Institut du Bon Pasteur... et l'Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre. Le connais-tu Princharming ? Si non, je te conseille vivement d'aller faire un tour sur le site. Aux autres aussi.


http://www.icrsp.com/accueil.htm




M. l’abbé Jean-Paul Trézières à Rennes



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princharming
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MessageSujet: pas au Québec   Sam 03 Fév 2007, 18:56

Merci pour ce lien. Malheureusement au Québec nous n'avons pas encore de communauté comme celles-ci. Nos évêques sont pires que les vôtres. L'hérésie moderniste a frappé plus fort au Québec que n'importe ou dans le monde. Tout ce qui se rapproche de ce qui existait avant Vatican II a été rejetté, y compris parfois les textes du Concile lui-même.
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chataîgne
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 03 Fév 2007, 18:59

Mais comment faites -vous Princharming alors pour survivre spirtuellement...?
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princharming
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 03 Fév 2007, 20:31

Châtaigne,

Malgré mes propos ce n'est pas tout noir. Il y a quelques bons prêtres qui sont fidèles a l'Église et au Pape. Au séminaire nous avons la messe a tous les jours. Je survit spirituellement par la prière, la Liturgie des Heures, le chapelet, et l'adoration. J'ai aussi une grande dévotion au Saint-Esprit et je fais au moins une fois par mois une neuvaine pour demander des grâces supplémentaires.
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chataîgne
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 03 Fév 2007, 20:43

Very Happy Alors que Dieu sunny vous garde dans la fidélité à la vérité et qu'il vous donne de porter du fruits en abondance pour porter à vos frères et soeurs canadiens ..."Le chemin la vérité et la vie de notre Seigneur jésus Christ" cheers
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Moniale2
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Jeu 08 Fév 2007, 20:26

Il semble que le diocèse de Joliette Québec est emboité le pas: Plus de messe le samedi soir.
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Frère Chris/Majuscule sol
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 09 Fév 2007, 10:14

Like a Star @ heaven je suis étonné de voir que dans ce site,les participants sont à peu près d'accord pour le retour à la messe traditionnelle en latin.Mon avis est neutre pour ce sujet et serait plutot d'ordre esthétique.Je chante du grégorien(en privé)et porte l'habit religieux.Mais mon interrogation porte sur le rapport de cette option religieuse avec les apparitions privées,particulièrement celle des I love you I love you unis.Pourquoi donc l'intéret porté aux apparitions mène-t-il à des options anté-conciliaires?De mémoire,je ne trouve pas de révélation sérieuse demandant cette position.Il y a quelques rappels,comme chez Françoise à des gestes de dévotion,sans plus.Y a-t-il une révélation demandant le retour au latin?
(pour l'humour,il me semble qu'à Kerizinen,on encourageait à parler breton!) Like a Star @ heaven
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 09 Fév 2007, 16:25

Cher Frère Christian,

Il y a des messages à une soeur mexicaine, je crois, qui demande le retour à la messe traditionnelle, mais la preuve de leurs authenticité n'ayant pas été faite, il vaut mieux les laisser de côté afin de ne pas engager une polémique inutile.
Pourquoi ceux qui s'intéressent aux apparitions ou aux messages du ciel en général sont plus favorables à un retour à la messe traditionnelle ? Je crois que c'est évident. Que demande la Vierge ? une pratique de la prière, de la pénitence, des sacrifices... mais aussi plus de respect pour l'Eucharistie. Que constate-t-on dans les messes "modernes" ? du relachement, de l'irrespect, de la désinvolture, la perte du sacré, des cantiques qui ne veulent rien dire, à la fois protestants et new-age, parfois quasiment hérétiques... Lorsqu'on a pris conscience de la valeur inestimable de l'Eucharistie, lorsqu'on sait que c'est Jésus en personne qui se donne, on devient plus humble et plus obéissant, on essaie de Lui plaire par une attitude entièrement faite de respect et de dévotion... Et quelle est la messe qui est la plus susceptible de convenir, si ce n'est la messe de nos parents où on faisait la génuflexion, où on s'agenouillait pour recevoir la Sainte Communion, où on se recueillait pendant que l'on priait.
Et puis n'est-il pas vrai que Pie V avait décrété que la messe ne devrait plus jamais être modifiée sous peine d'anathème.
J'en ai discuté avec un évêque orthodoxe. Il m'a dit que c'est la raison (nos messes protestantes) pour laquelle l'union tarde à se faire entre les Eglises d'Orient et d'Occident. Au moins chez eux il y a du respect et on a gardé le sens du sacré. Mais l'Eglise de France a toujours préféré se rapprocher de l'Eglise réformée, qui est pourtant hérétique, d'où un retour tout à fait logique du balancier.



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Minuscule-Lune3
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 09 Fév 2007, 18:53

J'ai survolé le sujet... personnellement, il est vrai que la messe en latin...c'est très joli, très spirituel et j'en passe... (les chants en latin et en grégoriens sont sublimes...)

Mais, car oui il y a un mais...

Ici au Québec, Chaque dimanche, les églises de paroisse (et de ville) sont visité par à peine une trentaine..(et je suis généreuse) de fidèles... La plupars étant des "tête blanches" (sans insultes... c'est une façon de parler) Peu de jeunes vont à la messe...

Ici au Québec, les gens parlent Français et Anglais... les francophone ont de la misère à se mettre à l'angalsi et les anglophones ont de la misère à se mettre au français... aujouterions-nous le latin?!

Je vais à la messe.... en français, et parfois, je dois ré-étudier les lectures pour bien en saisir le sens et le message... quesce que ça serait si c'était en latin?! Je suis d'avie que pour la compréhension de nos croyances, malheureusement, nous devrions laisser la messe dans notre langue parlée.

Au mieux, ajouter un ou 2 chants grégoriens ou latin durant la messe serait très bien...

Personnellement, je reste en banlieux, mais je vais à la messe à la campagne... ou l'Eucharistie est célébrée formitablement... dans un chant...(en français) un chant qui permet aux fidèles de participer avec des murmures... cela fait un effets tellement réussi de piété! C'est si beau..à chaque fois, les larmes me montent aux yeux!

Ensuite, la communion se fait à à la balustrade du coeur, agenouillé.... et prise sur la langue pour une bonne majoritée...

Rien n'est "obligatoire"... il y a possibilité de faire comme je viens de le dire, ou sinon, certains fidèles préfères continuer à communier debout dans la mains... ils sont libres de leurs choix... (à l'image de la liberté que Dieu nous donne chaque instant..) mais, je précise, que depuis toutes ses années ou je vais à cette église, beaucoup ont finalement étreint l'idée de la communion à la balustrade... régulièrement, le prêtre explique le pourquoi d'une telle démarche... et depuis qu'il offre cette merveilleuse façon de communier... l'église s'est beaucoup remplie de nouveau... les jeunes en préparation aux sacrements, participent et ont une fierté apparante à le faire... l'esprit de cette église est vraiment superbe!

Donc, le retour de la messe traditionnelle en latin pour moi, je ne suis pas trop pour... car cela reviend à imposer aux paroissiens une forme plutot qu'une autre... et les gens on les habitudes bien encrées... déjà que la compréhension de Dieu n'est pas toujours évidente... imaginez si en plus elle se fait en une langue inconnue!

Physiquement, cela obligerait des cours de latin ...dans les écoles?... je n'y crois pas.. car même si les commision d'école reste "catholique"... ils (le gouverne-maman) y ont enlevé les cruxifie, les cours de religions etc.... cela devient "politiquement impossible" de remettre le tout... en plus de cours de latin! (j'en suis peinée... mais que faire? que faire contre la majorité?)

À l'heure ou les "accommodements raisonables" prennent beaucoup de place pour toutes les religions confondues... je ne crois pas la chose possible...

Voilà mon opinion... Sad triste...mais... réaliste..

bisou I love you



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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 09 Fév 2007, 19:50

Chère Minuscule,

Merci d'apporter ton témoignage. Tu as de la chance d'avoir une telle messe où apparemment on respecte l'Eucharistie, disons mieux qu'à bien des endroits.
Lorsqu'on est passé à la messe en français et qu'on a tout chamboulé, le clergé, en général, ne s'est pas soucié de savoir si ces changements n'allaient pas perturber les paroissiens. Aujourd'hui on nous dit qu'il ne faut rien changer parce que les gens ne pourraient pas suivre. En réalité, il y a eu une volonté de se rapprocher des protestants, et derrière la volonté de Satan de détruire la foi. Il faut en avoir conscience. Maintenant je comprends les jeunes qui ne comprennent rien au latin et qui par conséquent n'ont pas envie de s'y mettre. Mais est-ce un problème, le latin ? Les paysans d'antan étaient pour la majorité complètement incultes, ils suivaient pourtant très bien la messe. De toute façon, même dans une messe en latin, les lectures peuvent être en français ou en anglais, ainsi que l'homélie.

Une question : qu'appelles-tu des "têtes blanches" ? ... des "visages pâles" ? Razz mdr
Serais-tu une squaw ?
Ici, en France, on appelle "pieds noirs", les européens nés en Afrique du Nord.



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Frank
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 09 Fév 2007, 19:55

A propos de chants grégoriens je conseille les chants des moines Bénédictins du monastère de Santo Domingo de Silos en Espagne.
C'est divin ! Very Happy
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Minuscule-Lune3
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 09 Fév 2007, 19:57

Cher jean Laughing Razz .... l'expression "tête blanches"... signifie les personnes agées... (c'est une expression bien de chez moi...lolllll sans aucun manque de respect envers eux je précise...) C'est pour "imagé" que la plupart des personnes qui vont à la messe sont d'un certain âge... que les jeunes (qui n'apprennent plus la religion à l'école entre parenthèse) ne fréquentent pas tellement les église, ce qui est très triste...

ensuite,
Citation :
Lorsqu'on est passé à la messe en français et qu'on a tout chamboulé, le clergé, en général, ne s'est pas soucié de savoir si ces changements n'allaient pas perturber les paroissiens.
Tu as bien raison.... mais es-tu d'accord avec moi pour dire que ce fut une regrettable erreur?.... je crois que oui... donc... devrions nous répéter cette erreur? je m'explique: ce changements en a dérouté plus d'un... et en a éloigné d'auture des messes.... déjà qu'aujourd'hui beaucoup ni vont pas.... ferions-nous en sorte d'augtmenter la quantitée effroyable d'abandons?

La langue dans laquelle est enseignée Dieu n'a aucune importance... du moment que cet enseignement est donné et compris...non? Dieu n'est pas un language....

Et pour ma part... je crois que comprendre est plus important qu'autre chose.... qu'en penses-tu?

I love you bise



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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 09 Fév 2007, 20:21

Ici, on dit aussi "les chères têtes blondes" pour parler des enfants, comme si les têtes brunes ou rousses n'existaient pas !!! Smile

Je suis bien d'accord avec toi, la langue ne change rien dans notre rapport à Dieu. Cependant, le latin avait l'avantage d'être une langue universelle.
Mais le problème, qui en fait nous dépasse largement, c'est que la messe de St Pie V ne devait jamais changer sous peine d'anathème. C'est le mystère d'iniquité en marche devant lequel nous sommes peu de choses. Il n'y a plus qu'à faire confiance à notre Saint Père, Benoît XVI, et surtout prier pour lui et que l'Esprit-Saint l'inspire dans ses décisions.

I love you



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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 09 Fév 2007, 20:30

Like a Star @ heaven Sans parler de révélation privée,je me souviens qu'une béatifiée palestinienne,carmélite,dont la vie écrite s'intitule"myriam,la petite arabe",a dit que le latin était une langue sacrée,au meme titre que l'hébreux.
Il faut remarquer que le latin n'est pas du tout sa culture d'origine,ce qui donne du crédit à ses paroles.
Personnellement je pense qu'il faudrait beaucoup plus qu'un retour au latin ou à la messe tridentine pour un redressement de l'Eglise.D'où la necessité non seulement d'une réforme liturgique mais d'une NOUVELLE PENTECOTE. Like a Star @ heaven
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Frank
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 09 Fév 2007, 20:46

J'ai un peu plus de 30 ans...si je dois amener un jeune ami à la messe, qu'y verra-t-il le plus souvent ? une liturgie avec peu de transcendance et parfois infantile...comment alors peut-il se dire : "ici il se passe quelque chose ?"

Si je l'amène chez les orthodoxes il se dira (même s'il ne croit pas) : "ici il se passe quelque chose"...et il aura un respect pour cela.

J'attends avec impatience la venue de la messe tridentine pour que mes amis "entre deux chaises" puisssent rencontrer le Christ et non pas une assemblée qui croit être le centre de la célébration...merci Vatican II !
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 09 Fév 2007, 22:27

Citation :
une liturgie avec peu de transcendance et parfois infantile

C'est bien le problème. On fait des messes pour des enfants (infantiles), après on s'étonne qu'il n"y a plus que des enfants et des personnes âgées.



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Leodia
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 10 Fév 2007, 00:08

Bonsoir à tous,

Il existe une messe intermédiaire qui est la messe de toutes les cérémonies au Vatican, c'est aussi la messe des abbayes bénédictines comme Solesmes par exemple. Il s'agit d'une messe de rite vatican II mais en latin avec des chants grégoriens. Le prêtre fait donc face à l'assemblée mais toute la messe est dite en latin sauf l'épître et l'évangile ainsi que l'homélie. Toutes les prières sont chantées en grégorien. Cette messe peut être suivie très facilement sans connaître le latin en se servant d'un missel grégorien édité par l'abbaye de Solesmes (entre autres). Ce missel est en juxta, langue vernaculaire plus latin. On apprend ainsi très facilement à réciter le Pater, le Credo, le gloria ou le kyrie (grec).

Si vous vous souvenez des funérailles de notre regretté Saint Père Jean-Paul II, vous vous souviendrez certainement de la messe et bien, c'est la messe dont je parle.

Quant à la messe Saint Pie V, celle-ci était suivie par les fidèles via les missels qui étaient tous en juxta langue vernaculaire/latin. Chacun se rendait à la messe avec son missel. Dans les missels figurent toutes les indications utiles sur la liturgie, le sens des couleurs utilisées etc.

Il est beaucoup plus aisé de suivre une messe en latin même de rite ancien avec un missel que n'importe quelle messe moderne où l'on a beaucoup de difficultés à distinguer les différentes parties de la messe tant elles sont baclées ou détournées de leur sens. Soit on en allonge certaines au détriment d'autres soit on les rend tellement courtes qu'elles en deviennent insignifiantes etc. L'élévation est parfois tellement rapide et peu amenée que l'on ne se rend même pas compte du moment où elle a lieu.

Avec un missel on peut suivre tous les moments de la messe, et se préparer réellement à la consécration, à l'eucharistie puisqu'on suit tout au fur et à mesure.

Le latin n'a jamais été un problème, il suffisait de savoir lire. L'utilisation du latin vous permettait d'aller n'importe où, dans n'importe quel pays, dans n'importe quelle église et, avec un missel vous pouviez suivre sans difficultés.

Je pense que l'on ne peut vraiment plus dire que c'est le cas aujourd'hui.

Et pourtant, Vatican II n'a JAMAIS SUPPRIME LE LATIN. Pourquoi donc en est-on arrivé à ces divisions qui ont été le catalyseur de l'apostasie généralisée que nous connaissons aujourd'hui?

Leodia



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Que les Coeurs Unis de Jésus et Marie nous protègent et nous guident.
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 10 Fév 2007, 11:18

Chère Léodia,

C'est exactement ce qu'il fallait dire. Je suis entièrement d'accord.

Je suis sûr que cette messe reviendra en force et qu'elle sera suivie par tous, vous verrez. Very Happy

Que le Seigneur te bénisse !



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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: Benoît XVI va-t-il décevoir?   Ven 23 Fév 2007, 00:54

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2202074_liturgie

Citation :
Benoît XVI va-t-il décevoir?

Recevant ce matin les prêtres du diocèse de Rome le pape Benoît XVI a annoncé qu’il signerait bientôt l’Exhortation post-synodale sur l’Eucharistie qui devrait aider "tant dans la célébration liturgique que dans la méditation personnelle, la préparation des homélies, mais aussi dans la célébration de l’Eucharistie et la revitalisation de la piété populaire".


Les fidèles attendaient un redressement de la liturgie; il n'a pas lieu. Certains espéraient un motu proprio en faveur de la liturgie ancienne; il n'est pas arrivé. Nombreux sont ceux qui souhaitaient des nominations d'évêques issus d'une génération étrangère aux idées encore trop présentes de 68; elles ne semblent pas être à l'ordre du jour.

Benoît XVI serait-il en train de décevoir ? C'est en tout cas une idée qui se dégage à la lecture de nombreux sites Internet. Mais ne convient-il pas de dépasser les premières impressions et d'analyser les choses plus en détail pour ce qui touche directement à la situation de la France ?

Concernant la liturgie: que peut faire le pape face à une fronde épiscopale déclenchée par l'idée d'un motu proprio libéralisant la liturgie d'avant Vatican II? Que peut faire le pape lorsqu'il doit s'appuyer sur des évêques persuadés qu'il n'y a pas de problèmes en liturgie ? Que peut faire le pape lorsqu'il est face à des évêques convaincus que les orientations conciliaires sont appliquées dans les diocèses ?
Revenons un instant sur le communiqué que les évêques de la province ecclésiastique de l'Est (Besançon) ont adressé à Benoît XVI en apprenant la publication d'un motu proprio et voyons ce qu'il révèle.

Texte: "Réunis, le 25 octobre 2006 à Lons-le-Saunier, dans le cadre de l'Instance Régional Évêques Prêtres, les évêques de la Province ecclésiastique de Besançon et les évêques des diocèses concordataires de Strasbourg et de Metz ont décidé de faire part au Saint-Siège de leurs inquiétudes suscitées par la création de l'Institut du Bon Pasteur, dans l'archidiocèse de Bordeaux, et l'éventualité de la publication d'un Motu proprio du Pape Benoît XVI généralisant l'usage du rite tridentin pour la célébration de la messe."

Commentaire. Comment ne pas avoir l'impression que des évêques font comprendre qu'eux, de là où ils sont, ont une vision claire et objective des problèmes de l'Eglise que le pape, n'a pas ? Et qu'en est-il du charisme d'infaillibilité ? Est-ce le Successeur de Pierre qui en jouit, ou un collectif d'évêques?

Texte: "Les évêques, soucieux du bien commun et de l'unité de l'Eglise, ont pris cette initiative en raison du trouble ressenti par beaucoup de fidèles, de diacres et de prêtres de leurs diocèses respectifs."

Commentaire. Il est pour le moins curieux de voir des pasteurs diocésains s'inquiéter de l'unité de l'Eglise, alors que pendant des années il ne fut question que de "pluralisme" et de "respect des diverses sensibilités". On peut aussi être surpris d'apprendre que des fidèles ont été "troublés". De quels fidèles s'agit-il ici ? Des 5% qui pratiquent encore ? De quels prêtres parle t-on ? De ceux qui constituent ce clergé n'ayant jamais été capable de célébrer la liturgie issue de Vatican II faute de n'avoir jamais bénéficié d'une formation théologique solide ?
Il devient assez difficile de croire que les signataires du communiqué adressé au Siège apostolique soient au courant de la réalité.

Texte: "Estimant que la liturgie est l'expression de la théologie de l'Eglise, les évêques redoutent que la généralisation de l'usage du Missel romain de 1962 ne relativise les orientations du concile Vatican II. Une telle décision risquerait aussi de mettre à mal l'unité entre les prêtres, autant qu'entre les fidèles."

Commentaire. Si la liturgie est l'expression de la théologie de l'Eglise, comment se fait-il qu'on ne trouve pas aujourd'hui deux messes célébrées de la même façon ? Comment peut-on justifier que chaque célébrant, puisse s'autoriser à accommoder la liturgie à sa façon?

Mais il y a plus consternant: les signataires du communiqué laissent clairement entendre qu'une décision prise par le pape mettrait à mal l'unité entre les prêtres autant qu'entre les fidèles. Le Successeur de Pierre est donc présenté ici comme un diviseur potentiel au sein de l'Eglise. Gravissime allégation! Qui ne voit que nos évêques font ici, à l'encontre du pape, preuve d'une inconvenance qui n'a que l'excuse de l'insuffisance de leur formation théologique ?

Texte: "Depuis de nombreuses années d'importants efforts de formation liturgique ont été réalisés, les évêques s'en réjouissent et encouragent leurs diocésains à poursuivre le travail engagé."

Commentaire. Et pourtant... partout - à de très rares exceptions près - où la liturgie est organisée par des fidèles ayant bénéficié d'une formation dispensée au sein des instances diocésaines, c'est la catastrophe.

Une autre question mérite d'être posée ici: c'est celle qui concerne les récentes nominations d'évêques. A première vue, il y a de quoi être dubitatif. Mais là encore, il faut regarder plus loin et considérer les choix qui s'offrent à Benoît XVI pour nommer des pasteurs diocésains dans le contexte que connaît l'Eglise en France.

Première possibilité: transférer tel évêque déjà en poste à un nouveau siège. On ne fait alors que déplacer le problème. Dépouiller Pierre pour habiller Paul n'est pas une solution d'avenir, comme chacun sait.

Deuxième possibilité: sacrer évêques des personnes bien en vue, et qui ont déjà su faire parler d'elles. Le problème, dans ce cas, est que nous n'aurions plus que des carriéristes à la tête des diocèses, des gens ayant tout fait pour être mitrés et se faire appeler "monseigneur"... Mais l'on sait que le pape se méfie de ces clercs souvent aussi ambitieux qu'intrigants: il l'a dit en commentant le Chemin de Croix du Colisée 2005, et il vient de le répéter aux jeunes gens qui se préparent à la prêtrise au Séminaire de Rome. (Benoît XVI partage les "secrets" pour être un bon séminariste et futur prêtre)

Troisième possibilité: trouver un prêtre vraiment capable d'assumer une charge épiscopale. Il en existe dans les diocèses... Mais le problème vient de ce que de plus en plus souvent, ces hommes, généralement discrets, refusent d'accéder à l'épiscopat. Il en ont le droit. Qui pourrait leur faire grief de refuser une fonction risquant de leur faire perdre leur santé spirituelle, psychologique et physique ? Quel homme serait assez fou pour accepter de n'être plus que le gérant de structures diocésaines qui tournent à vide, le responsable d'un clergé vieillissant, théologiquement peu formé, sans relève? Quel homme serait assez fou pour imaginer pouvoir redresser la situation ?

Il est donc évident que les marges de manoeuvre du pape sont assez limitées en France: heureux est-il s'il trouve encore des prêtres simplement capables, une fois sacrés évêques, d'administrer des structures diocésaines sans faire de vagues, ni dans un sens ni dans l'autre. On le voit bien: l'épiscopat français est le moins diplômé au sein de l'Eglise universelle. Au lieu d'y trouver des hommes ayant une solide formation théologique, on n'y voit que des gens ayant touché un peu à tout, mais sans vraiment rien approfondir.

Nous avons, bien sûr, le droit d'être déçus de cette situation, mais nous n'avons pas le droit d'en être inquiets ou désespérés.

Qui, aujourd'hui, se souvient de la situation dans laquelle se trouvait l'Eglise aux Pays-Bas lorsque Jean-Paul II fut nommé pape ? Qui se souvient qu'une émission télévisée qui présentait l'Eglise en Hollande avait dû être diffusée... accompagnée du "carré blanc" qui signifiait à l'époque que le document était interdit aux moins de 18 ans ? Telle était la situation dans ce pays autrefois si catholique. Mais bien des années, plus tard, une théologienne des Pays-Bas disait à des catholiques français qui évoquaient la crise traversée par l'Eglise dans leur pays: "Vous, en France, vous continuez à descendre lentement mais sûrement; cependant, vous n'avez pas encore touché le fond de la piscine comme nous l'avons touché, nous, bien avant vous, aux Pays-Bas. Quand vous l'aurez touché, alors vous pourrez donner le coup de pied qui vous fera enfin remonter à la surface."

Alors déçus ? Oui, sûrement. Inquiets ? Non... Évitons de nous comporter comme les disciples dont la barque était prise dans une tempête pendant que le Maître dormait paisiblement. "Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ?" leur dit-il... (cf. Mt 8, 25).



Source: PRO LITURGIA

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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Ven 23 Fév 2007, 22:26

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Jean
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MessageSujet: Un Motu Proprio pour le Jeudi Saint   Lun 26 Mar 2007, 19:13

Le Motu proprio est prêt, malgré l'opposition de l'Eglise de France

cheers cheers cheers

C'est ce qu'affirme le site RORATE COELI (en anglais). Il s'agit ici de la confirmation des informations que nous avions reçues à Rome au début du mois.

Nous avons tenté une traduction du texte anglais que nous vous présentons. Nous avons mis en gras les points qui nous semblent importants.


Benoît XVI libère la Messe tridentine...... C'est le feu-vert du pape ; le retour de la messe en latin.
une tempête pour l'opposition aux lefebvriste arrive avec Pâques
Marco Tosatti

Cité du Vatican: Benoît XVI libère la messe tridentine, cette messe "en latin" si aimée par, mais pas exclusivement, les fidèles de Mgr Lefebvre, et pour cette raison, haïe par les progressistes de l'Eglise. Le motu proprio du pape, qui devrait être publié entre l'Annonciation et Pâques est prêt.

Le teste est entièrement ficelé (blindé); mais, d'après les indiscrétions d'excellentes sources, devrait changer la situation actuelle. Actuellement, les évêques ont le pouvoir - mais aussi grâce à une bureaucratie amollissante - de rendre la célébration de la messe ancienne très difficile. Avec le motu proprio, leur rôle devrait changer : non plus arbitre, mais "superviseurs" (ou surveillant). Et, en fait, un fin renard de la curie remarque qu'évêque en grec signifie exactement cela : surveillant. Cela signifie que les fidèles qui souhaitent la messe latine (s'ils sont au moins 30) ont le droit d'en demander la célébration, dans toutes les églises, à quelques rares exceptions près dues à des conditions générales d'opportunité.

.....

A la fin février, lors d'un diner d'adieu, avant sont retour définitif au Chili, le Cardinal de 81 ans Jorge Medina Estevez, memebre de la commission Ecclesia Dei, chargée des relations avec les lefebvristes, disait à ses amis que la publication du motu proprio était imminente. une question de semaines, précise une autre source du Vatican.

Ceci, bien que la vigoureuse opposition soit toujours en garde. Quand, à l'automne dernier, le motu proprio commençait à prendre une forme
concrète, quelques prélats dinèrent ensemble dans une abbaye de l'Aventin : parmi d'autres, un abbé et un personnage extrèmement important de l'entourage pontifical, notoirement opposé au rite tridentin. A cette réunion, fut discutée la manière "d'aider" le pape à comprendre que la libéralisation était une erreur.
Mgr Le Gall, évêque de Toulouse, était la cheville ouvrière de ce travail. Et en fait, Mgr Le Gall a fait des déclarations très sévères , et en une rapide succession, le cardinal Lustiger, son successeur Vingt Trois et le cardinal de Bordeaux, Ricard sont arrivés à Rome ("l'invasion des gaulois", remarquait-on au Vatican) pour faire campagne contre le Motu proprio.

Les détracteurs de cette opposition expliquent que l'Eglise de France, qui a vu son pourcentage de pratiquant chûter de 14 à 4,5% entre 1978 et 2006, craint l'autorisation des amoureux de la messe traditionnelle comme un poison. Et cela aussi parce que, d'après les dernières données provisoires, pour l'année en court, 120 jeunes sont entrés dans les 91 séminaires diocésains français pendant que 4 ou 5 séminaires traditionalistes comptent quelques 40 entrées.

L'invasion des gaulois a vraiment gelé la situation pendant un temps, comme l'espérait les prélat de l'Aventin, bon connaisseurs de la personnalité de Benoit XVI, prudent presque timide face à une opposition déclarée.

Mais maintenant le cardinal Castrillón Hoyos, president de la commission "Ecclesia Dei" a confié à un ami : " le Pape est très décidé".

Chers amis, l'échéance libératrice approche. Redoublons nos prières et tenons nous prêts à pouvoir enfin profiter des largesses que l'Eglise notre Mère, voudra bien nous donner.

A la fin de cet article, nous remercions le lecteur maîtrisant mieux l'anglais que nous, de nous avoir transmis une bien meilleure traduction que celle que nous avions d'abord publiée.

Source : http://www.paixliturgiquereims.org/article-6048327.html



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"...si un homme ne renaît, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu". Jn 3, 3
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   

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