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 célébration de la messe- retour du latin - motu proprio

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Avez-vous hâte au retour de la Messe dans toute sa Splendeur !
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AuteurMessage
Dr.Michaeli Panem
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Localisation : La belle province

MessageSujet: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 09 Sep 2006, 00:53

Rappel du premier message :

cheers Gloire à Dieu pour l'union des troupes dans notre sainte Église catholique et apostolique. cheers
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http://cyberquebec.ca/drmichaelipanem/

AuteurMessage
Jean
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MessageSujet: Motu Proprio "Summorum Pontificum"   Sam 07 Juil 2007, 12:05

Motu Proprio SUMMORUM PONTIFICUM - 7 juillet 2007 (Français)

LETTRE APOSTOLIQUE
EN FORME DE MOTU PROPRIO
Du Souverain Pontife
BENOÎT XVI


Les Souverains Pontifesont toujours veillé jusqu'à nos jours à ce que l'Église du Christ offre à la divine Majesté un culte digne, « à la louange et à la gloire de son nom » et « pour le bien de toute sa sainte Église ».
Depuis des temps immémoriaux et aussi à l'avenir, le principe à observer est que «chaque Église particulière doit être en accord avec l'Église universelle, non seulement quant à la doctrine de la foi et aux signes sacramentels, mais aussi quant aux usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue, qui sont à observer non seulement pour éviter des erreurs, mais pour transmettre l'intégrité de la foi, parce que la lex orandi de l'Église correspond à sa lex credendi »[1].
Parmi les Pontifes qui ont eu ce soin se distingue le nom de saint Grégoire le Grand qui fut attentif à transmettre aux nouveaux peuples de l'Europe tant la foi catholique que les trésors du culte et de la culture accumulés par les Romains au cours des siècles précédents. Il ordonna de déterminer et de conserver la forme de la liturgie sacrée, aussi bien du Sacrifice de la Messe que de l'Office divin, telle qu'elle était célébrée à Rome. Il encouragea vivement les moines et les moniales qui, vivant sous la Règle de saint Benoît, firent partout resplendir par leur vie, en même temps que l'annonce de l'Évangile, cette très salutaire manière de vivre de la Règle, « à ne rien mettre au-dessus de l'oeuvre de Dieu» (chap. 43). Ainsi, la liturgie selon les coutumes de Rome féconda non seulement la foi et la piété mais aussi la culture de nombreux peuples. C'est un fait en tout cas que la liturgie latine de l'Église sous ses diverses formes, au cours des siècles de l'ère chrétienne, a été un stimulant pour la vie spirituelle d'innombrables saints et qu'elle a affermi beaucoup de peuples par la religion et fécondé leur piété.
Au cours des siècles, beaucoup d'autres Pontifes romains se sont particulièrement employés à ce que la liturgie accomplisse plus efficacement cette tâche ; parmi eux se distingue saint Pie V, qui, avec un grand zèle pastoral, suivant l'exhortation du Concile de Trente, renouvela tout le culte de l'Église, fit éditer des livres liturgiques corrigés et «réformés selon la volonté des Pères », et les donna à l'Église latine pour son usage.
Parmi les livres liturgiques du Rite romain, la première place revient évidemment au Missel romain, qui se répandit dans la ville de Rome puis, les siècles suivants, prit peu à peu des formes qui ont des similitudes avec la forme en vigueur dans les générations récentes.
C'est le même objectif qu'ont poursuivi les Pontifes romains au cours des siècles suivants en assurant la mise à jour des rites et des livres liturgiques ou en les précisant, et ensuite, depuis le début de ce siècle, en entreprenant une réforme plus générale »[2]. Ainsi firent mes prédécesseurs Clément VIII, Urbain VIII, saint Pie X[3], Benoît XV et le bienheureux Jean XXIII.
Plus récemment, le Concile Vatican II exprima le désir que l'observance et le respect dus au culte divin soient de nouveau réformés et adaptés aux nécessités de notre temps. Poussé par ce désir, mon prédécesseur le Souverain Pontife Paul VI approuva en 1970 des livres liturgiques restaurés et partiellement rénovés de l'Église latine ; ceux-ci, traduits partout dans le monde en de nombreuses langues modernes, ont été accueillis avec plaisir par les Évêques comme par les prêtres et les fidèles. Jean-Paul II reconnut la troisième édition type du Missel romain. Ainsi, les Pontifes romains se sont employés à ce que « cet édifice liturgique, pour ainsi dire, [...] apparaisse de nouveau dans la splendeur de sa dignité et de son harmonie »[4].
Dans certaines régions, toutefois, de nombreux fidèles se sont attachés et continuent à être attachés avec un tel amour et une telle passion aux formes liturgiques précédentes, qui avaient profondément imprégné leur culture et leur esprit, que le Souverain Pontife Jean-Paul II, poussé par la sollicitude pastorale pour ces fidèles, accorda en 1984, par un indult spécial Quattuor abhinc annos de la Congrégation pour le Culte divin, la faculté d'utiliser le Missel romain publié en 1962 par Jean XXIII ; puis de nouveau en 1988, par la lettre apostolique Ecclesia Dei en forme de motu proprio, Jean-Paul II exhorta les Évêques à utiliser largement et généreusement cette faculté en faveur de tous les fidèles qui en feraient la demande.
Les prières instantes de ces fidèles ayant déjà été longuement pesées par mon prédécesseur Jean-Paul II, ayant moi-même entendu les Pères Cardinaux au consistoire qui s'est tenu le 23 mars 2006, tout bien considéré, après avoir invoqué l'Esprit Saint et l'aide de Dieu, par la présente Lettre apostolique je décide ce qui suit :
Art. 1. Le Missel romain promulgué par Paul VI est l'expression ordinaire de la « lex orandi» de l'Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par S. Pie V et réédité par le B. Jean XXIII doit être considéré comme l'expression extraordinaire de la même « lex orandi » de l'Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la « lex orandi » de l'Église n'induisent aucune division de la « lex credendi » de l'Église ; ce sont en effet deux mises en oeuvre de l'unique rite romain.
Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l'édition type du Missel romain promulgué par le B. Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l'Église. Mais les conditions établies par les documents précédents Quattuor abhinc annos et Ecclesia Dei pour l'usage de ce Missel sont remplacées par ce qui suit :
Art. 2. Aux Messes célébrées sans peuple, tout prêtre catholique de rite latin, qu'il soit séculier ou religieux, peut utiliser le Missel romain publié en 1962 par le bienheureux Pape Jean XXIII ou le Missel romain promulgué en 1970 par le Souverain Pontife Paul VI, et cela quel que soit le jour, sauf le Triduum sacré. Pour célébrer ainsi selon l'un ou l'autre Missel, le prêtre n'a besoin d'aucune autorisation, ni du Siège apostolique ni de son Ordinaire.
Art. 3. Si des communautés d'Instituts de vie consacrée et de Sociétés de vie apostolique de droit pontifical ou de droit diocésain désirent, pour la célébration conventuelle ou «communautaire », célébrer dans leurs oratoires propres la Messe selon l'édition du Missel romain promulgué en 1962, cela leur est permis. Si une communauté particulière ou tout l'Institut ou Société veut avoir de telles célébrations souvent ou habituellement ou de façon permanente, cette façon de faire doit être déterminée par les Supérieurs majeurs selon les règles du droit et les lois et statuts particuliers.
Art. 4. Aux célébrations de la Messe dont il est question ci-dessus à l'art. 2 peuvent être admis, en observant les règles du droit, des fidèles qui le demandent spontanément.
Art. 5, § 1. Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il appréciera lui-même ce qui convient pour le bien de ces fidèles en harmonie avec la sollicitude pastorale de la paroisse, sous le gouvernement de l'Évêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l'unité de toute l'Église.
§ 2. La célébration selon le Missel du bienheureux Jean XXIII peut avoir lieu les jours ordinaires ; mais les dimanches et les jours de fêtes, une Messe sous cette forme peut aussi être célébrée.
§ 3. Le curé peut aussi autoriser aux fidèles ou au prêtre qui le demandent, la célébration sous cette forme extraordinaire dans des cas particuliers comme des mariages, des obsèques ou des célébrations occasionnelles, par exemple des pèlerinages.
§ 4. Les prêtres utilisant le Missel du bienheureux Jean XXIII doivent être idoines et non empêchés par le droit.
§ 5. Dans les églises qui ne sont ni paroissiales ni conventuelles, il appartient au Recteur de l'église d'autoriser ce qui est indiqué ci-dessus.

Art. 6. Dans les Messes selon le Missel du B. Jean XXIII célébrées avec le peuple, les lectures peuvent aussi être proclamées en langue vernaculaire, utilisant des éditions reconnues par le Siège apostolique.
Art. 7. Si un groupe de fidèles laïcs dont il est question à l'article 5 § 1 n'obtient pas du curé ce qu'ils lui ont demandé, ils en informeront l'Évêque diocésain. L'Évêque est instamment prié d'exaucer leur désir. S'il ne peut pas pourvoir à cette forme de célébration, il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei.
Art. 8. L'Évêque qui souhaite pourvoir à une telle demande de fidèles laïcs, mais qui, pour différentes raisons, en est empêché, peut en référer à la Commission pontificale Ecclesia Dei, qui lui fournira conseil et aide.
Art. 9, § 1. De même, le curé, tout bien considéré, peut concéder l'utilisation du rituel ancien pour l'administration des sacrements du Baptême, du Mariage, de la Pénitence et de l'Onction des Malades, s'il juge que le bien des âmes le réclame.
§ 2. Aux Ordinaires est accordée la faculté de célébrer le sacrement de la Confirmation en utilisant le Pontifical romain ancien, s'il juge que le bien des âmes le réclame.
§ 3. Tout clerc dans les ordres sacrés a le droit d'utiliser aussi le Bréviaire romain promulgué par le bienheureux Pape Jean XXIII en 1962.
Art. 10. S'il le juge opportun, l'Ordinaire du lieu a le droit d'ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit.
Art. 11. La Commission pontificale Ecclesia Dei, érigée par le Pape Jean-Paul II en 1988[5], continue à exercer sa mission.
Cette commission aura la forme, la charge et les normes que le Pontife romain lui-même voudra lui attribuer.
Art. 12. Cette commission, outre les facultés dont elle jouit déjà, exercera l'autorité du Saint-Siège, veillant à l'observance et à l'application de ces dispositions.
Tout ce que j'ai établi par la présente Lettre apostolique en forme de Motu proprio, j'ordonne que cela ait une valeur pleine et stable, et soit observé à compter du 14 septembre de cette année, nonobstant toutes choses contraires.
Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 7 juillet de l'an du Seigneur 2007, en la troisième année de mon pontificat.

Benoit XVI



[1]Présentation générale du Missel romain, troisième édition, 2002, n. 397.
[2]Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus (4 décembre 1988), n. 3 : AAS 81 (1989), p. 899 ; La Documentation catholique 86 (1989), pp. 518-519.
[3]Ibidem.
[4] , Motu proprio Abhinc duos annos (23 octobre 1913) : AAS 5 (1913), pp. 449-450 ; cf. Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus, n. 3 : AAS 81 (1989), p. 899; La Documentation 86 (1989), p. 519.
[5]Cf. Jean-Paul II, Motu proprio Ecclesia Dei adflicta (2 juillet 1988), n. 6 : AAS 80 (1988), p. 1498: La Documentation catholique 85 (1988), pp. 788-789.
[01041-03.01] [Texte original: Latin]
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Frank
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 07 Juil 2007, 12:26

Merci Jean.
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 07 Juil 2007, 12:26

Pour suivre son évolution dans les évêchés et les paroisses, rendez-vous sur le site :

http://motuproprio.fr/

Vous pouvez vous y inscrire et dire ce qui se passe dans votre paroisse.

sunny



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"...si un homme ne renaît, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu". Jn 3, 3
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Danielle
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MessageSujet: Ce matin du 7 juillet 2007 le Pape signe le Motu Proprio   Sam 07 Juil 2007, 20:12

Cité du Vatican, le 07 juillet 2007 - (E.S.M.) - Le Vatican publie ce matin le texte officiel du Motu Proprio du pape Benoît XVI, sur l'usage de la Liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970.

Lettre du pape Benoît XVI aux évêques

Chers frères dans l’Épiscopat,

C’est avec beaucoup de confiance et d’espérance que je remets entre vos mains de Pasteurs le texte d’une nouvelle Lettre Apostolique « Motu Proprio data », sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970. Ce document est le fruit de longues réflexions, de multiples consultations, et de la prière.

Des nouvelles et des jugements formulés sans information suffisante, ont suscité beaucoup de confusion. On trouve des réactions très diverses les unes des autres, qui vont de l’acceptation joyeuse à une dure opposition, à propos d’un projet dont le contenu n’était, en réalité, pas connu.

Deux craintes s’opposaient plus directement à ce document, et je voudrais les examiner d’un peu plus près dans cette lettre.

En premier lieu, il y a la crainte d’amenuiser ainsi l’Autorité du Concile Vatican II, et de voir mettre en doute une de ses décisions essentielles – la réforme liturgique.

Cette crainte n’est pas fondée insiste le pape. A ce propos, il faut dire avant tout que le Missel, publié par Paul VI et réédité ensuite à deux reprises par Jean-Paul II, est et demeure évidemment la Forme normale – la Forma ordinaria – de la liturgie Eucharistique. La dernière version du Missale Romanum antérieure au Concile, qui a été publiée sous l’autorité du Pape Jean XXIII en 1962 et qui a été utilisée durant le Concile, pourra en revanche être utilisée comme Forma extraordinaria de la Célébration liturgique. Il n’est pas convenable de parler de ces deux versions du Missel Romain comme s’il s’agissait de « deux Rites ». Il s’agit plutôt d’un double usage de l’unique et même Rite.

Quant à l’usage du Missel de 1962, comme Forma extraordinaria de la Liturgie de la Messe, je voudrais attirer l’attention sur le fait que ce Missel n’a jamais été juridiquement abrogé, et que par conséquent, en principe, il est toujours resté autorisé. Lors de l’introduction du nouveau Missel, il n’a pas semblé nécessaire de publier des normes propres concernant la possibilité d’utiliser le Missel antérieur. On a probablement supposé que cela ne concernerait que quelques cas particuliers, que l’on résoudrait localement, au cas par cas. Mais, par la suite, il s’est vite avéré que beaucoup de personnes restaient fortement attachées à cet usage du Rite romain, qui leur était devenu familier depuis l’enfance. Ceci s’est produit avant tout dans les pays où le mouvement liturgique avait donné à de nombreuses de personnes une remarquable formation liturgique, ainsi qu’une familiarité profonde et intime avec la Forme antérieure de la Célébration liturgique. Nous savons tous qu’au sein du mouvement conduit par l’Archevêque Mgr Lefebvre, la fidélité au Missel ancien est devenue un signe distinctif extérieur ; mais les raisons de la fracture qui naissait sur ce point étaient à rechercher plus en profondeur. Beaucoup de personnes qui acceptaient clairement le caractère contraignant du Concile Vatican II, et qui étaient fidèles au Pape et aux Évêques, désiraient cependant retrouver également la forme de la sainte Liturgie qui leur était chère ; cela s’est produit avant tout parce qu’en de nombreux endroits on ne célébrait pas fidèlement selon les prescriptions du nouveau Missel ; au contraire, celui-ci finissait par être interprété comme une autorisation, voire même une obligation de créativité ; cette créativité a souvent porté à des déformations de la Liturgie à la limite du supportable. Je parle d’expérience, parce que j’ai vécu moi aussi cette période, avec toutes ses attentes et ses confusions. Et j’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Église.

C’est pour ce motif que le Pape Jean-Paul II s’est vu dans l’obligation de donner, avec le Motu Proprio « Ecclesia Dei » du 2 juillet 1988, un cadre normatif pour l’usage du Missel de 1962; ce cadre ne contenait cependant pas de prescriptions détaillées, mais faisait appel de manière plus générale à la générosité des Évêques envers les « justes aspirations » des fidèles qui réclamaient cet usage du Rite romain. A cette époque, le Pape voulait ainsi aider surtout la Fraternité Saint Pie X à retrouver la pleine unité avec le successeur de Pierre, en cherchant à guérir une blessure perçue de façon toujours plus douloureuse. Cette réconciliation n’a malheureusement pas encore réussi; cependant, une série de communautés a profité avec gratitude des possibilités offertes par ce Motu Proprio. Par contre, en dehors de ces groupes, pour lesquels manquaient des normes juridiques précises, la question de l’usage du Missel de 1962 est restée difficile, avant tout parce que les Évêques craignaient, dans ces situations, que l’on mette en doute l’autorité du Concile. Aussitôt après le Concile Vatican II, on pouvait supposer que la demande de l’usage du Missel de 1962 aurait été limitée à la génération plus âgée, celle qui avait grandi avec lui, mais entre-temps il est apparu clairement que des personnes jeunes découvraient également cette forme liturgique, se sentaient attirées par elle et y trouvaient une forme de rencontre avec le mystère de la Très Sainte Eucharistie qui leur convenait particulièrement. C’est ainsi qu’est né le besoin d’un règlement juridique plus clair, que l’on ne pouvait pas prévoir à l’époque du Motu Proprio de 1988; ces Normes entendent également délivrer les Évêques de la nécessité de réévaluer sans cesse la façon de répondre aux diverses situations.

En second lieu, au cours des discussions sur ce Motu Proprio attendu, a été exprimée la crainte qu’une plus large possibilité d’utiliser le Missel de 1962 puisse porter à des désordres, voire à des fractures dans les communautés paroissiales. Cette crainte ne me paraît pas non plus réellement fondée. L’usage de l’ancien Missel présuppose un minimum de formation liturgique et un accès à la langue latine; ni l’un ni l’autre ne sont tellement fréquents. De ces éléments préalables concrets découle clairement le fait que le nouveau Missel restera certainement la Forme ordinaire du Rite Romain, non seulement en raison des normes juridiques, mais aussi à cause de la situation réelle dans lesquelles se trouvent les communautés de fidèles.

Il est vrai que les exagérations ne manquent pas, ni parfois des aspects sociaux indûment liés à l’attitude de certains fidèles liés à l’ancienne tradition liturgique latine. Votre charité et votre prudence pastorale serviront de stimulant et de guide pour perfectionner les choses. D’ailleurs, les deux Formes d’usage du Rite Romain peuvent s’enrichir réciproquement: dans l’ancien Missel pourront être et devront être insérés les nouveaux saints, et quelques-unes des nouvelles préfaces. La Commission « Ecclesia Dei », en lien avec les diverses entités dédiées à l’usus antiquior, étudiera quelles sont les possibilités pratiques. Dans la célébration de la Messe selon le Missel de Paul VI, pourra être manifestée de façon plus forte que cela ne l’a été souvent fait jusqu’à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien. La meilleure garantie pour que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de leur part est de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions; c’est ce qui rend visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique de ce Missel.

J’en arrive ainsi à la raison positive qui est le motif qui me fait actualiser par ce Motu Proprio celui de 1988. Il s’agit de parvenir à une réconciliation interne au sein de l’Église. En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Église n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité ; on a l’impression que les omissions dans l’Église ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd’hui une obligation : faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau. Il me vient à l’esprit une phrase de la seconde épître aux Corinthiens, où Saint Paul écrit: « Nous vous avons parlé en toute liberté, Corinthiens; notre cœur s'est grand ouvert. Vous n'êtes pas à l'étroit chez nous; c'est dans vos cœurs que vous êtes à l'étroit. Payez-nous donc de retour ; … ouvrez tout grand votre cœur, vous aussi ! » (2Co 6,11-13). Paul le dit évidemment dans un autre contexte, mais son invitation peut et doit aussi nous toucher, précisément sur ce thème. Ouvrons généreusement notre cœur et laissons entrer tout ce à quoi la foi elle-même fait place.

Il n’y a aucune contradiction entre l’une et l’autre édition du Missale Romanum. L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Église, et de leur donner leur juste place. Évidemment, pour vivre la pleine communion, les prêtres des communautés qui adhèrent à l’usage ancien ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. L’exclusion totale du nouveau rite ne serait pas cohérente avec la reconnaissance de sa valeur et de sa sainteté.

Pour conclure, chers Confrères, il me tient à cœur de souligner que ces nouvelles normes ne diminuent aucunement votre autorité et votre responsabilité, ni sur la liturgie, ni sur la pastorale de vos fidèles. Chaque Évêque est en effet le « modérateur » de la liturgie dans son propre diocèse (cf. Sacrosanctum Concilium, n. 22 : « Sacrae liturgiae moderatio ab Ecclesiae auctoritate unice pendet : quae quidem est apud Apostolicam Sedem et, ad normam iuris, apud Episcopum »).

Rien n’est donc retiré à l’autorité de l’Évêque dont le rôle demeurera de toute façon celui de veiller à ce que tout se passe dans la paix et la sérénité. Si quelque problème devait surgir et que le curé ne puisse pas le résoudre, l’Ordinaire local pourra toujours intervenir, en pleine harmonie cependant avec ce qu’établissent les nouvelles normes du Motu Proprio.

Je vous invite en outre, chers Confrères, à bien vouloir écrire au Saint-Siège un compte-rendu de vos expériences, trois ans après l’entrée en vigueur de ce Motu Proprio. Si de sérieuses difficultés étaient vraiment apparues, on pourrait alors chercher des voies pour y porter remède.

Chers Frères, c’est en esprit de reconnaissance et de confiance que je confie à votre cœur de Pasteurs ces pages et les normes du Motu Proprio. Souvenons-nous toujours des paroles de l’Apôtre Paul, adressées aux prêtres d’Éphèse : « Soyez attentifs à vous-mêmes, et à tout le troupeau dont l'Esprit-Saint vous a établis gardiens, pour paître l'Église de Dieu, qu'il s'est acquise par le sang de son propre Fils » (Ac 20,28).

Je confie à la puissante intercession de Marie, Mère de l’Eglise, ces nouvelles normes, et j’accorde de tout mon cœur ma Bénédiction Apostolique à vous, chers Confrères, aux curés de vos diocèses, et à tous les prêtres vos collaborateurs ainsi qu’à tous vos fidèles.

Fait auprès de Saint-Pierre, le 7 juillet 2007

Publication du "Motu Proprio"


Sources: www.vatican.va
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Danielle
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 07 Juil 2007, 20:20

Le motu proprio a été signé par Benoît XVI

Une nouvelle publiée par le site "Petrus", et qui cette fois semble fiable: Le "Motu Proprio" signé par le Pape, libéralisation imminente de la Messe Saint Pie V.

Le "Motu Proprio" pontifical pour la libéralisation de la Messe en latin de Saint Pie V selon le rite tridentin est prêt, il est en train d'être traduit dans les différentes langues et sera publié peu avant le départ du pape Benoît XVI pour ses vacances d'été.

Le texte a été déjà signé par le Souverain Pontife, qui a même rédigé un long document explicatif à caractère théologique, "adressé à tous les évêques du monde", ainsi qu'on peut le lire dans l'introduction, "afin qu'ils puissent accueillir ce document dans la sérénité et la patience".

Le Pape demande donc aux évêques, au clergé et aux fidèles d'accepter le "Motu proprio" avec une humeur sereine; il sera présenté lors d'une conférence de presse par les Cardinaux Francis Arinze (Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements), Dario Castrillon Hoyos (Président de la Commission Ecclesia Dei), et Julian Herranz (Président du Conseil Pontifical pour les textes législatifs). Le retard dans la publication du document semble dû à de fortes résistances dans quelques secteurs du clergé (notamment de la part de la Conférence épiscopale française).

Le théologien et collaborateur de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, Don Nicola Bux (ami personnel du Saint Père) qui est aussi un théologien et un collaborateur de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, affirme : "Vous pouvez l'écrire en toute confiance, le Pape Benoît XVI apprécie la concertation et la collaboration et ne veut pas décider tout seul, c'est pourquoi il a écouté des avis variés et répétés, mais le Motu proprio pour la libéralisation de la Messe Saint Pie V a été signé et sa publication est imminente, disons que c'est une question de jours".

Bruno Volpe - Article original en italien sur le site Petrus: http://www.papanews.it/ - traduction Béatrice Bolhy

Qu'est-ce que "la Messe Saint Pie V" ?

La Messe tridentine est célébrée entièrement en latin, à l'exception de quelques mots et phrases en grec ancien et en hébreu ; elle est entrecoupée de longues périodes de silence, pour permettre aux fidèles de pouvoir méditer de façon adéquate autour de la grandeur du mystère eucharistique auquel ils sont appelés à assister. Les fidèles suivent la liturgie en lisant le missel - ou le feuillet - bilingue, qui reproduit côte à côte, le texte latin, et la traduction intégrale dans les différentes langues nationales.

La différence entre la Messe tridentine et la Messe dite moderne ne consiste pas seulement dans l'emploi de la langue ecclésiastique et universelle ("catholique" signifie justement universel)

Le prêtre, contrairement à ce qui se produit avec le nouveau rite, tourne le dos aux fidèles, puisqu'il célèbre tourné vers le tabernacle, et l'autel qui constitue une représentation du Calvaire, l'image est celle du célébrant qui guide le peuple. L'Évangile est toujours lu sur le côté droit de l'autel, tandis que l'Épître sur le côté gauche (d'"où les expressions «in cornu evangelii» e «in cornu epistulae»).

La communion - uniquement l'hostie, pour les fidèles - est reçue à genoux, et dans la bouche. On assiste à la plus grande partie de la messe à genoux, parce qu'on croit à son très grand mystère, parce qu'on croit à la présence réelle de Jésus en son corps, son sang, son âme et sa divinité, et parce que la position à genoux est celle de l'humble pécheur qui implore la miséricorde de Dieu. La limitation de la Messe tridentine par le Concile Vatican II a été la cause principale du schisme entre les disciples de l'évêque français Marcel Lefebvre et l'Église de Rome (C'est l'arbre qui cache la forêt: oecuménisme, dialogue interreligieux, liberté religieuses, idées politiques, voilà des vraies raisons...). Un schisme douloureux, né sous le Pontificat de Jean-Paul II, et qui avec le "Motu proprio" de Benoît XVI semble destiné à être définitivement mis en retrait.
Un aimable lecteur nous a fait remarquer que l'article qui précède contient de nombreuses inexactitudes. Il a eu l'amabilité d'apporter des précisions que nous reproduisons ci-dessous.

Qu'est-ce que "la Messe de Saint Pie V" ?

La Messe tridentine dite aussi "messe de St Pie V", est ainsi nommée parce qu'elle fut codifiée et généralisée dans tout l'occident après le Concile de Trente sous l'autorité du Pape St Pie V. Elle est célébrée (...) en latin, à l'exception de quelques mots et phrases en grec ancien et en hébreu, mais les lectures de la Sainte Ecriture peuvent être faites en langue vernaculaire.

Son rite est celui de l'antique messe romaine telle qu'elle était célébrée au sortir des persécutions, avec quelques ajouts de la période médiévale. Il a été en vigueur dans toute l'Eglise jusqu'en 1969.
Ce qui différencie en profondeur le missel dit de St Pie V du missel de Paul VI tient essentiellement dans les textes des oraisons des dimanches et des fêtes, dans les lectures choisies, dans l'agencement et dans les prières de l'ordinaire de la messe, et dans l'ordonnancement du calendrier.

Dans le missel de St Pie V, les prières de l'offertoire et du canon sont immuables, et elles sont récitées à voix basse par le prêtre, ce qui laisse aux fidèles de longues périodes de silence, qui leur permettent de s'associer à la prière du prêtre avec davantage d'intériorité.

La langue latine n'est pas un obstacle dès lors que les fidèles peuvent suivre la liturgie dans leur missel - ou grâce au feuillet habituellement mis à leur disposition - bilingue, qui reproduit côte à côte, le texte latin, et sa traduction en langue vernaculaire. Le latin permet une plus grande rigueur théologique.
Pour la plupart des gens c'est l'usage du latin qui fait la seule différence entre la Messe tridentine et la Messe dite moderne (promulguée par Paul VI en 1969) ce qui est inexact car la nouvelle messe a en effet été promulguée en latin et le concile Vatican II n'a pas abrogé mais a confirmé l'usage du latin dans la liturgie romaine, il a seulement permis de recourir davantage à la langue vernaculaire.

Une autre chose frappe les personnes qui ne sont pas habituées à la liturgie tridentine: le prêtre, contrairement à l'usage le plus répandu depuis la fin du concile Vatican II, tourne le dos aux fidèles, d'où les expressions couramment employées de "célébration face au peuple" ou "dos au peuple". S'il est vrai que l'institution du nouveau rite a favorisé la célébration "face au peuple", il faut noter que le missel promulgué par Paul VI montre en plusieurs endroits que le rite promulgué en 1969 était prévu pour être célébré "dos au peuple" selon l'usage séculaire. Par ailleurs, la messe de St Pie V peut également être célébrée "face au peuple", et c'est ainsi que les Papes ont toujours célébré à la basilique St Pierre du Vatican. Cette question de la position du célébrant n'est pas une question de position relative à l'assistance, mais elle est liée à la dimension cosmique de la liturgie: l'assemblée n'est pas repliée sur elle-même, mais elle est tournée vers la Croix, et vers l'Est, vers le soleil levant, symbole de la Résurrection et de l'attente du retour glorieux du Christ Sauveur. La célébration "dos au peuple" exprime mieux une réalité souvent oubliée de la liturgie: sa dimension cosmique et eschatologique.

Cette même dimension cosmique se retrouve dans le fait que, alors que l'épître est lue à droite de l'autel, l'Evangile est proclamé du côté gauche, mais tourné vers le Nord: cette position exprimant l'annonce du salut à ceux qui "sont dans les ténêbres et l'ombre de la mort".

La communion - uniquement l'hostie (la communion sous les deux espèces n'est prévue que pour des cas exceptionnels dans le rite de 1969, même si elle est abusivement généralisée, n'est jamais permise dans le rite traditionnel) - est reçue à genoux, et directement sur la langue (mais c'est aussi la règle générale pour le nouveau rite: la communion dans la main est un usage permis mais non la règle commune): c'est un signe de respect qui exprime davantage la foi eucharistique et limite les risques de profanation.

L'agenouillement est plus fréquent parce que la position à genoux est celle de l'humble pécheur qui implore la miséricorde de Dieu.

La Messe tridentine n'a pas été interdite par le Concile Vatican II contrairement à une opinion largement répandue: d'abord parce que le dit concile s'est achevé en 1965 et que la nouvelle messe a été promulguée en 1969! Le Pape Paul VI a promulgué le nouveau rite sans interdire l'ancien, mais de fait celui ci s'est retrouvé mis à l'écart voire pourchassé dans nombre de lieux... Le rite n'était que la partie émergée d'un iceberg bien plus important que le simple fait liturgique et ce n'est pas sur ce seul point que l'évêque français Marcel Lefebvre s'est opposé aux réformes consécutives au Concile. C'est l'arbre qui cache la forêt: oecuménisme, dialogue interreligieux, liberté religieuses, idées politiques, voilà les vraies raisons... En 1988, Mgr Lefèbvre sacrera 4 évêques sans l'autorisation du Saint Siège pour continuer l'oeuvre qu'il avait initié, créant ainsi une situation de schisme douloureux.

Ce "Motu proprio" de Benoît XVI si attendu (on en parle depuis des mois!) pourrait être un préalable à la réconciliation et à une pacification à l'intérieur de l'Eglise catholique...
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 07 Juil 2007, 20:46

Citation :
Ce "Motu proprio" de Benoît XVI si attendu (on en parle depuis des mois!) pourrait être un préalable à la réconciliation et à une pacification à l'intérieur de l'Eglise catholique...

Souhaitons-le... Enfin, l'avenir nous le dira. Mais aussi, le concile Vatican II avait suscité en son temps une immense espérance : on disait que ce serait un nouveau printemps pour l'Eglise et c'est exactement l'inverse qui s'est produit!

Union de prières

Philippe
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 07 Juil 2007, 21:14





Un fil a déjà été créé sur le sujet.

http://coeurs-unis-en-j-m.forumactif.com/De-religione-f98/En-direct-de-Rome-f9/Motu-Proprio-Summorum-Pontificum-t2355.htm

Ce n'est pas un reproche, mais il faut éviter la redondance sinon il devient impossible de s'y retrouver dans ce forum.

rambo



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MessageSujet: Forum pour le Motu Proprio   Sam 07 Juil 2007, 22:21

Chers amis ,

A la demande de Chrétienté Info je vous transmets leur message

Union de prière
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

CHRETIENTE INFO vous offre une plateforme d'échanges d'informations,
destinée à suivre l'application du texte en paroisses, dans les diocèses.

http://www.motuproprio.fr/

Chaque diocèse de France est présent sur le site,
et il ne vous reste plus qu'à venir saisir vos informations.

Ce site se veut être le support du suivi, mois après mois, jour après jour,
de
la bonne mise en place des libertés accordées par le texte pontifical.

http://www.motuproprio.fr/

FAITES PASSER L'INFORMATION
ET VENEZ DES MAINTENANT SAISIR LES PREMIERS MESSAGES
EN NOUS RACONTANT LA SITUATION DE LA MESSE TRIDENTINE
DANS VOTRE DIOCESE.


Merci,
Chretiente Info
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MessageSujet: TEXTE du MOTU PROPRIO paru le 7/7/07   Sam 07 Juil 2007, 22:53

Chers amis

Vous trouverez en lien le texte du Motu Proprio et la Lettre aux Evêques parus aujourd'hui à 12H00 sur ce lien

http://www.evangelium-vitae.org/jeux/jeu.php?page=page_actu&ancre=2310

Bonne lecture à tous
et Merci au Saint Père pour ce magnifique cadeau fait à l'Eglise universelle

Que Dieu soit loué éternellement

Union de prière
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse

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Danielle
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 08 Juil 2007, 00:10

Merci de cette précieuse info, j'irai sur ce forum proposé pour le Motu Proprio ! sunny
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 08 Juil 2007, 00:10




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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 08 Juil 2007, 00:12




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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 08 Juil 2007, 00:21

En suivant ce lien, vous pourrez vous visionner la réaction du Cardinal Jean-Pierre Ricard , en cliquant sur Dailymotion.

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=300529


Citation :
Ce matin à Paris, dans le superbe immeuble du 58 avenue de Breteuil, le Cardinal Jean-Pierre Ricard, Président de la Conférence des évêques de France, nous a présenté le texte du Motu Proprio ainsi que la lettre aux évêques l'accompagnant.

Trente à quarante journalistes ou responsables media étaient présents :

Je ne me permettrai pas de commenter le commentaire du Cardinal sur le Motu Proprio. Je me contenterai de vous renvoyer vers les réponses que le Cardinal a faites aux journalistes et que votre serviteur vous propose en ligne sur Dailymotion. ATTENTION, ça bouchonne. Soyez patients, ou revennez plus tard. Je ferai une série doublon sur Youtube si nécessaire.

Sept vidéos sont déjà accessibles. Quelques extraits supplémentaires le seront d'ici ce soir.

Bonnes visures.

Votre envoyé spécial préféré.




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Stefanos
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 08 Juil 2007, 12:30

Surprised

Chers amis,

il importe désormais que nous puissions écrire à nos prêtres et évêques pour que la libéralisation du rite latin ne demeure pas qu'un simple effet d'annonce théorique.

Voici la lettre que j'ai envoyée à la paroisse Saint-Sévrin à Paris, haut lieu de la réforme liturgique en 1970 (et aussi haut lieu de chute de la pratique religieuse après la réforme).

- - - - - - -


Chers Pères,

c’est avec une grande joie que j’ai appris la publication du motu proprio Summorum pontificum du 7 juillet 2007, ayant pour objet de renforcer la communion de l’Eglise en confirmant l’unité du rite latin. Paroissien de l’Eglise Saint-Séverin, j’aspire, en effet, à pouvoir assister à la prière eucharistique célébrée selon le missel traditionnel tout en restant en communion avec l’Eglise catholique et ses évêques. Je souhaiterais donc vous demander, pour autant que cela soit possible, de bien vouloir célébrer une messe (de semaine ?) selon le missel traditionnel en application du nouveau décret pontifical. Certes, d’autres lieux de cultes à Paris célèbrent déjà la messe traditionnelle selon le missel latin, mais ces lieux sont pour la plupart éloignés de mon appartement, ce qui rend très difficile pour moi l’accès à cette messe.

En vous remerciant par avance d’accéder à ma requête, je vous prie de bien vouloir agréer, chers pères, l’expression de mes prières les plus sincères.
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Danielle
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 08 Juil 2007, 18:46

Bonne initiative Stefanos, moi aussi j'ai fait parvenir une lettre de ce genre à ma paroisse.

Cependant, hier samedi 7 juillet, à la messe le prêtre n'en a pas soufflé mot. Et même chose ce matin dimanche 8 juillet à une autre paroisse. Motus et bouche cousu pour le Motu Proprio en tout cas dans les deux paroisses que je fréquente.

Que l'Esprit Saint les éclaire et nous éclaire de ses feux d'Amour et de Lumière sunny

Bon dimanche !
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 08 Juil 2007, 21:29

Afin d'éviter l'éparpillement et pour faciliter la lecture du forum je me suis permis de rassembler ici tout ce que j'ai pu trouver qui traite du motu proprio (les messages sont classés par ordre chronologique)

Merci de votre compréhension...
Cordialement à tous


Philippe
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 08 Juil 2007, 22:17

Très bonne initiative, cher Philippe. Tu remplis bien ton rôle de modo Laughing
Lorsqu'on crée plusieurs fils sur le même sujet, on finit par ne plus s'y retrouver.

A propos du Motu Proprio, je ne vais pas jouer les rabat-joie, mais je doute qu'il ait la portée que l'on est en droit d'attendre d'un tel texte. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour libéraliser un rite qui en réalité n'a jamais été interdit. Pourquoi tout ce remue-méninge ? Je ne suis pas spécialiste en liturgie et encore moins responsable de la question, mais ce qu'il aurait été utile de faire, c'est remettre de l'ordre dans la liturgie courante (le rite de Paul VI). A moins que sa norme en ce domaine soit justement le désordre ? Si c'est cela, il y a de quoi s'interroger. Pour moi l'ordre, c'est le divin, et le désordre, c'est le malin. C'est bien là que le bât blesse. S'il y a eu Mgr Lefebvre et la division, c'est bien parce que le malin s'était introduit dans la maison. Aujourd'hui les défenseurs du rite de Paul VI crient à la division à propos d'un double rite dans l'Eglise catholique, mais ce sont pourtant ces gens-là qui ont créé la division en multipliant à l'infini les variétés de messe, eux qui hier encore vantaient à qui mieux mieux la formidable diversité et la richesse de leur liturgie. Autrement dit, tant qu'on les laisse faire ce qu'ils veulent, c'est bien, mais lorsqu'on parle de tradition, c'est-à-dire d'ordre, c'est mal. On est là en plein relativisme, un des principaux péchés du monde moderne. Evil or Very Mad

En consultant les textes relatifs au Concile Vatican II (pour l'instant je n'ai fait que les survoler), je me suis rendu compte que les textes sont rédigés de telle façon qu'on est autorisé à faire à peu près n'importe quoi. Le Motu Proprio de 1988 rédigé par Jean-paul II, qui avait dû remarquer les dérives, devait normaliser certaines pratiques du rit de Paul VI. En France, il n'a pratiquement pas été respecté, mais maintenant qu'il est abrogé, faut-il crier victoire ? J'en doute.



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Danielle
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 08 Juil 2007, 22:44

Oui j'ai très hâte je veux voter mais l'option n'est plus en cours....
sunny

Ce que je souhaite le plus c'est de recevoir l'Eucharistie à genoux, sur la langue et par un prêtre seulement. Et entendre de beaux chants grégoriens et les prières en latin, on apprendra !

cheers
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 08 Juil 2007, 22:54

Moi de même, Danielle. sunny sunny sunny



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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 08 Juil 2007, 22:58

Si vous voulez savoir où sont célébrées partout dans le monde les messes traditionnelles de St Pie V, rendez-vous sur le site :

http://honneurs.free.fr/Wikini/wakka.php?wiki=PagePrincipale

thumleft



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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 08 Juil 2007, 23:07

Pour contrebalancer la note un peu pessimiste que j'ai pu imprimer plus haut, je cite un post que j'ai trouvé sur http://motuproprio.fr/viewtopic.php?t=24 et que je trouve remarquable.

Citation :
Marthe Robin et les traditionnalistes : la prophétie

Chers amis,

Il n'est pas inutile de rappeler deux réflexions de Marthe Robin qui s'adressent
autant aux partisans qu'aux opposants à la liturgie dite de St Pie V.

Le précédent Père Abbé de l'Abbaye bénédictine de Fontgombault, Dom Jean Roy, suite à l'interdiction de la liturgie traditionnelle dans les années 70 avait confié sa douleur à Marthe Robin, déplorant la disparition d'un trésor plus que millénaire, qu'il estimait puissamment contemplatif et si expressif du Mystère de la Rédemption. Avec son étonnante sagesse, Marthe lui avait assuré que cetteliturgie retrouverait une place dans l'Eglise, non pas toute la place, mais une place irremplaçable. Elle voyait que cette diversité liturgique était unerichesse pour l'Eglise, dont l'unité n'est pas uniformité.

Elle disait aussi que l'amour de cette liturgie ne devait pas être confondu avec un rejet de Vatican II. Cependant Marthe savait que certains parmi les traditionnalistes avaient peur de la nouveauté du Concile. Elle voyait bien que c'était une impasse, autant que le modernisme qui voulait interpréter le Concile en rupture complète avec tout l'héritage traditionnel. Face à cela Marthe répondait : "la clef pour interpréter Vatican II, c'est Ste Thérèse de Lisieux !!!" Gustave Thibon disait : "être catholique, c'est être ni un fossile, ni un invertébré, ni un arbre sans fruit nouveaux, ni un arbre sans racines..." Sainte Thérèse nous donne le véritable équilibre entre enracinement et nouveauté.
Marthe Robin fut prophétique puisqu'après sa mort l'Esprit Saint nous a donné la plus grande sainte des temps modernes comme Docteur de l'Eglise pour notre temps ! Et prophétique parce que Rome vient de rendre sa pleine légitimité à la liturgie traditionnelle comme elle l'avait annoncé à Dom Jean Roy.
Amicalement,
Marc



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Stefanos
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 09 Juil 2007, 10:58

Je suis tout à fait d'accord avec Jean. D'ailleurs, le second concile n'a jamais dit :

- de supprimer les prières au bas de l'autel ;
- de supprimer le silence du canon ;
- d'obliger le prêtre à célébrer dos au Christ ;
- d'empêcher les fidèles d'être à genou lors de l'élévation (de nombreuses Eglises ne le permettent plus) ;
- d'obliger les fidèles à recevoir la sainte Ostie dans la main ;

Il a juste souligné que si le latin demeurait la langue de l'Eglise, il était possible de célébrer la messe dans la langue du pays dans un objectif d'inculturation. Pour ma part, je reste persuadé que le second concile est directement inspiré par l'Esprit-Saint (v. notamment le très bel essort des communautés nouvelles). Par ailleurs, je reste farouchement attaché à la messe traditionnelle.

Very Happy
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 09 Juil 2007, 12:56

Il a également prévu des ministres extraordinaires pour distribuer la communion afin d'éviter que la messe ne dure trop longtemps, mais rapidement, et contrairement à la règle, ces ministres extraordinaires sont devenus systématiques et ordinaires. Souhaitons que le rite extraordinaire de St Pie V comme on le désigne maintenant, devienne lui aussi ordinaire. Laughing



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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 09 Juil 2007, 18:00

Chers amis
je ne sais si vous connaissez ce site qui est une association qui défend la Liturgie de notre Eglise
je vous met le lien , il dénonce toutes les dérives de la liturgie dans la célébration de la Messe de Paul VI
http://perso.orange.fr/proliturgia/

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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 09 Juil 2007, 18:53

Merci cher Ami de la Miséricorde,

J'ai relevé ceci sur le site :

Citation :
12. Tout Catholique, qu'il soit prêtre, diacre, ou fidèle laïc, a le droit de se plaindre d'un abus liturgique auprès de l'évêque diocésain ou directement auprès du Siège apostolique en raison de la primauté du Pontife romain.

Il faut écrire à l'évêque avec copie au Nonce Apostolique. C'est le meilleur moyen de se faire entendre.



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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 09 Juil 2007, 22:27

Like a Star @ heaven Je voudrais m'exprimer sur ce sujet sous forme de question.
La messe grégorienne chantée est-elle forcément liée au rite de St PieV?
Car ce rite suppose qu'un seul prètre célèbre,dos aux fidèles,et exclut toute concélébration.Il me semble que dans les abbayes bénédictines et cisterciennes,la messe est chantée en latin,face aux fidèles s'il y en a,avec la concélébration de tous les prètres de l'Abbaye.
Il suffit de regarder la messe du pape actuel,le mercredi sur KTO.Elle est dite en latin et devant la foule.Benoit XVI n'est-t-il pas un exemple vivant?
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Leodia
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 09 Juil 2007, 22:57

Bonsoir Frère Christian,

Il existe bien des messes grégoriennes en latin mais qui sont de rite vatican II, le Prètre est face à l'assemblée et la liturgie est telle qu'elle a été définie par le Concile.

Un bel exemple de cette messe est celle de l'enterrement de Jean-Paul II.

A mon sens, il s'agit d'un excellent compromis qui permet tout à la fois aux fidèles de participer mais qui permet, aussi, bien entendu, à tout un chacun de se tourner vers Dieu et d'élever les coeurs vers le Seigneur. Le latin, les chants grégoriens, la communion à genou et dans la bouche, les temps de prière à genou etc. aidant cet envol vers Dieu.

Mais, il ne s'agit pas, non plus de l'ancienne liturgie et des messes basses latines qui permettent peu la participation aux chants.
N'oublions pas que ces messes basses ont donné l'expression : "On ne fait pas de messes basses sans curé" ce qui signifie ne parle pas à voix basse pour que personne ne te comprenne. Cette expression me semble éloquente quant à la façon dont les gens ressentaient les messes basses de rite ancien.


Un excellent compromis, donc qui permet tout à la fois d'élever nos coeurs vers Dieu, de participer à cette élévation des coeurs et qui permet également de prier en communauté avec les autres fidèles.

Un mélange de respect, d'amour et d'échanges.

A mon sens, il s'agit là de la meilleure façon de vivre l'eucharistie.

Mais, cette messe est peu connue des héritiers de Vatican II et est mise en cause par les partisans de l'ancienne liturgie.

J'espère de tout coeur que le motu proprio ne va pas remettre en cause ces messes qui sont si belles et qui sont, en fait, la symbiose de l'ouverture vers les autres et du respect dû à Dieu.


Leodia



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Que les Coeurs Unis de Jésus et Marie nous protègent et nous guident.
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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 09 Juil 2007, 23:45

Bonsoir Leodia et frère Christian,

Citation :
Je voudrais m'exprimer sur ce sujet sous forme de question.
La messe grégorienne chantée est-elle forcément liée au rite de St PieV?
Car ce rite suppose qu'un seul prètre célèbre,dos aux fidèles,et exclut toute concélébration.Il me semble que dans les abbayes bénédictines et cisterciennes,la messe est chantée en latin,face aux fidèles s'il y en a,avec la concélébration de tous les prètres de l'Abbaye.

C'est bien la preuve d'une tromperie générale, une sorte de complot dans l'Eglise. Le latin n'a jamais été interdit, ce sont les langues vernaculaires qui ont été permises. Mais on a fait croire le contraire. Le rite de St Pie V n'a jamais été interdit et là encore on a fait croire le contraire. D'où la nécessité d'un Motu Proprio pour libéraliser ce rite. Si on réfléchit bien, on est dans l'absurde.

En revanche, et j'insiste là dessus, un peu partout on s'est autorisé des pratiques qui ne sont pas permises. C'est quand même assez grave lorsqu'on voit comment ont été désertées les églises après ces réformes. Quand on évalue le recrutement des traditionnalistes par rapport aux autres séminaires, voire les communautés religieuses traditionnelles, il y a de quoi se poser des questions. Et qu'on ne vienne pas m'opposer le renouveau charismatique ou les communautés nouvelles, cela n'a rien à voir, parce que là aussi il faudrait séparer le bon grain de l'ivraie.



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Jean
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mar 10 Juil 2007, 00:32

Citation :
À la différence d'autres Association nationales ou internationales qui oeuvrent plus particulièrement pour un retour aux rites liturgiques d'avant Vatican II (messe dite "tridentine" ou "de S. Pie V" ou encore "traditionnelle"), l'Association PRO LITURGIA ne demande, en matière de liturgie, que l'exacte application des décisions prises à la suite du concile Vatican II. Son but est donc de favoriser la mise en oeuvre de la liturgie définie par le Missel romain actuellement en usage, y compris - quand des fidèles en font la demande ou qu'une occasion particulière se présente - sous sa forme latine et grégorienne, comme le recommande l'Église.

source : http://perso.orange.fr/proliturgia/ConnaitreAPL.htm



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johan
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mar 10 Juil 2007, 10:17

bonjour à tous ,
j'ai trouvé sur le site du diocèse de Lyon cette précision du Cardinal Barbarin:

"Dimanche soir, le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a rencontré les représentants de la presse écrite et des médias audiovisuels. Il a insisté sur le fait que ce texte de Benoît XVI manifestait une forte volonté de réconciliation au sein même de l’Eglise, dans la droite ligne de ce que le pape avait lui-même évoqué le jour même de son élection. En effet, « aussitôt après son élection, alors que les portes de la chapelle Sixtine étaient encore closes, Benoît XVI nous a expliqué le choix de son prénom. Se référant à Benoît XV, grand artisan de paix, il a dit : « Je voudrais vivre d’abord un pontificat de réconciliation. » Dans la pensée du Pape, il y a cette conviction profonde que « si nous ne faisons pas maintenant un geste, la division avec les traditionalistes deviendra un schisme irrémédiable ». Aussi, par ce Motu Proprio, il confirme les dispositions de Jean-Paul II à leur égard : « S’ils veulent rester fidèles à Rome, qu’ils sachent que les portes leur sont ouvertes et que leur attachement à la liturgie ancienne n’est pas un obstacle ».

Pour l’Archevêque de Lyon, « la seule vraie nouveauté de ce Motu Proprio, c’est que la décision d’examiner et d’accéder aux demandes des fidèles dans ce domaine dépend désormais de l’autorité des curés. Comme Jean-Paul II l’avait fait pour les évêques en 1988, Benoît XVI invite aujourd’hui les curés à accueillir « volontiers les demandes de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962 ».

Mais, a-t-il ajouté, « le pape demande aux traditionalistes de reconnaître la valeur et la sainteté du Missel romain proclamé par Paul VI, et à tous de se pénétrer de la dimension divine et sacrée de l’Eucharistie ». C’est pourquoi, pour le cardinal, « ce sera un vrai progrès pour l’unité s’ils acceptent de reconnaître « la valeur et la sainteté » du Missel de Paul VI avec lequel je célèbre la messe chaque jour depuis mon ordination et s’ils cessent d’ « exclure par principe la célébration selon les nouveaux livres ».

Il est clair aussi que « Vatican II étant un don de l’Esprit, il faut lui obéir » et accueillir les textes du Concile dans leur totalité.

Aussi le Cardinal invite-t-il tous ses diocésains à relire attentivement la constitution de Vatican II sur la liturgie. « Ce sera le meilleur chemin pour refaire l’unité, toujours fragile dans l’Eglise ».

Au plan pratique, le cardinal a annoncé qu’il adresserait dans les jours à venir une lettre à l’ensemble de ses diocésains* et qu’il inviterait son presbyterium à une rencontre début septembre pour voir ensemble comment mettre en application le Motu Proprio dans le diocèse de Lyon, sachant que le diocèse de Lyon disposait de prêtres prêts à célébrer « selon le Missel de 1962 », que ce soit les prêtres diocésains desservant l’église Saint Georges, les membres de la Fraternité Saint Pierre et quelques autres encore.

Le souhait que je formule: que les catholiques ne partent pas en querelles de clocher d'un autre temps puisque le Seigneur nous a ordonné de nous aimez les uns les autres...
bonne journée à tous
johan sunny sunny sunny
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johan
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mar 10 Juil 2007, 10:21

pour qu'il ny ait pas d'ambiguité
[quote]Le souhait que je formule: que les catholiques ne partent pas en querelles de clocher d'un autre temps puisque le Seigneur nous a ordonné de nous aimez les uns les autres...
c'est moi Johan qui le formule ... salut sunny sunny sunny
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célébration de la messe- retour du latin - motu proprio
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