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 célébration de la messe- retour du latin - motu proprio

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Avez-vous hâte au retour de la Messe dans toute sa Splendeur !
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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 09 Sep 2006, 00:53

Rappel du premier message :

cheers Gloire à Dieu pour l'union des troupes dans notre sainte Église catholique et apostolique. cheers
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http://cyberquebec.ca/drmichaelipanem/

AuteurMessage
Jean
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MessageSujet: Un Motu Proprio pour le Jeudi Saint   Lun 26 Mar 2007, 19:13

Le Motu proprio est prêt, malgré l'opposition de l'Eglise de France

cheers cheers cheers

C'est ce qu'affirme le site RORATE COELI (en anglais). Il s'agit ici de la confirmation des informations que nous avions reçues à Rome au début du mois.

Nous avons tenté une traduction du texte anglais que nous vous présentons. Nous avons mis en gras les points qui nous semblent importants.


Benoît XVI libère la Messe tridentine...... C'est le feu-vert du pape ; le retour de la messe en latin.
une tempête pour l'opposition aux lefebvriste arrive avec Pâques
Marco Tosatti

Cité du Vatican: Benoît XVI libère la messe tridentine, cette messe "en latin" si aimée par, mais pas exclusivement, les fidèles de Mgr Lefebvre, et pour cette raison, haïe par les progressistes de l'Eglise. Le motu proprio du pape, qui devrait être publié entre l'Annonciation et Pâques est prêt.

Le teste est entièrement ficelé (blindé); mais, d'après les indiscrétions d'excellentes sources, devrait changer la situation actuelle. Actuellement, les évêques ont le pouvoir - mais aussi grâce à une bureaucratie amollissante - de rendre la célébration de la messe ancienne très difficile. Avec le motu proprio, leur rôle devrait changer : non plus arbitre, mais "superviseurs" (ou surveillant). Et, en fait, un fin renard de la curie remarque qu'évêque en grec signifie exactement cela : surveillant. Cela signifie que les fidèles qui souhaitent la messe latine (s'ils sont au moins 30) ont le droit d'en demander la célébration, dans toutes les églises, à quelques rares exceptions près dues à des conditions générales d'opportunité.

.....

A la fin février, lors d'un diner d'adieu, avant sont retour définitif au Chili, le Cardinal de 81 ans Jorge Medina Estevez, memebre de la commission Ecclesia Dei, chargée des relations avec les lefebvristes, disait à ses amis que la publication du motu proprio était imminente. une question de semaines, précise une autre source du Vatican.

Ceci, bien que la vigoureuse opposition soit toujours en garde. Quand, à l'automne dernier, le motu proprio commençait à prendre une forme
concrète, quelques prélats dinèrent ensemble dans une abbaye de l'Aventin : parmi d'autres, un abbé et un personnage extrèmement important de l'entourage pontifical, notoirement opposé au rite tridentin. A cette réunion, fut discutée la manière "d'aider" le pape à comprendre que la libéralisation était une erreur.
Mgr Le Gall, évêque de Toulouse, était la cheville ouvrière de ce travail. Et en fait, Mgr Le Gall a fait des déclarations très sévères , et en une rapide succession, le cardinal Lustiger, son successeur Vingt Trois et le cardinal de Bordeaux, Ricard sont arrivés à Rome ("l'invasion des gaulois", remarquait-on au Vatican) pour faire campagne contre le Motu proprio.

Les détracteurs de cette opposition expliquent que l'Eglise de France, qui a vu son pourcentage de pratiquant chûter de 14 à 4,5% entre 1978 et 2006, craint l'autorisation des amoureux de la messe traditionnelle comme un poison. Et cela aussi parce que, d'après les dernières données provisoires, pour l'année en court, 120 jeunes sont entrés dans les 91 séminaires diocésains français pendant que 4 ou 5 séminaires traditionalistes comptent quelques 40 entrées.

L'invasion des gaulois a vraiment gelé la situation pendant un temps, comme l'espérait les prélat de l'Aventin, bon connaisseurs de la personnalité de Benoit XVI, prudent presque timide face à une opposition déclarée.

Mais maintenant le cardinal Castrillón Hoyos, president de la commission "Ecclesia Dei" a confié à un ami : " le Pape est très décidé".

Chers amis, l'échéance libératrice approche. Redoublons nos prières et tenons nous prêts à pouvoir enfin profiter des largesses que l'Eglise notre Mère, voudra bien nous donner.

A la fin de cet article, nous remercions le lecteur maîtrisant mieux l'anglais que nous, de nous avoir transmis une bien meilleure traduction que celle que nous avions d'abord publiée.

Source : http://www.paixliturgiquereims.org/article-6048327.html
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Jean
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MessageSujet: Des réactions   Lun 26 Mar 2007, 19:19

QUELQUES "DEJA" REACTIONS AU MOTU PROPRIO IMMINENT

Le motu proprio n'est pas encore ce jour samedi 24 mars publié. Pourtant, déjà, des réactions de catholiques non attachés (pour certains c'est un euphémisme) apparaissent:

La première provient de l'association PRO LITURGIA , sa conclusion ne manque pas de bon sens et nous vous la proposons ci-après: Very Happy

Avec le Motu proprio, le latin et le chant grégorien vont réinvestir les célébrations liturgiques d'une façon que les évêques de France n'avaient sûrement jamais prévue. N'est-ce pas une façon polie de leur faire comprendre que, désormais, dans le domaine liturgique, les fidèles se passeront de leurs autorisations pour obtenir ce à quoi ils ont droit: des célébrations dignes par lesquelles le sens du sacré est mis en valeur. Car en fin de compte, qui peut dire que la "désinfection" des liturgies paroissiales actuelles ne se réalisera pas par le biais de l'exemplarité de célébrations autorisées ponctuellement par le Motu proprio? Le Motu proprio n'est donc pas souhaité uniquement par des fidèles "traditionalistes" attachés à l'ancienne forme de la liturgie romaine: il est aussi souhaité par des fidèles qui en ont par-dessus la tête de ne plus savoir où aller, le dimanche, pour trouver une messe échappant aux bricolages des "équipes d'animation pastorale" lesquelles - faut-il le rappeler - n'ont aucune légitimité pour intervenir dans le domaine de la liturgie.

La seconde est à lire sur le site GOLIAS, farouchement opposé à tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à la Tradition de l'Eglise. Exceptionnellement, l'analyse de Christian TERRAS mérite d'être lue. En voici un extrait: Crying or Very sad

Le document sera en effet publié avant la fin du carême : en tout cas, le Pape Benoît y serait résolu. Mgr Malcolm Ranjith, le secrétaire de la Congrégation pour le culte divin a toujours bien spécifié que le document se trouvait à présent entre les mains du Pape lui-même qui choisira le moment le plus opportun. Rome redoute certainement une levée de boucliers, se faisant d’ailleurs peut-être des illusions sur la détermination réelle de ceux qui y sont opposés.

Le « motu proprio » ne consisterait pas en une remise en cause de la réforme de Paul VI mais en une reconnaissance du droit pour tout prêtre de célébrer en privé la messe tridentine. En outre, le texte octroierait à des groupes de fidèles le véritable droit de voir célébrer une messe selon son rite : ce qui contraindrait en quelque sorte les évêques rétifs. On sait qu’il y eut longtemps un bras de fer à Nanterre entre Mgr François Favreau puis Mgr Gérard Daucourt et un groupuscule de traditionalistes peu nombreux mais déterminés qui obtinrent finalement gain de cause. Un vicaire épiscopal spécial leur a même été donné, le Père Yvon Aybram. Actuellement, un tel bras-de-fer se poursuit entre le groupe traditionaliste rémois et Mgr Thierry Jordan, archevêque. Ce dernier a été un temps secrétaire du cardinal Villot à Rome et partage avec son ancien maître spirituel à Rome une aversion viscérale pour le lefebvrisme. Il était en outre chargé par l’épiscopat français de « recycler » sans trop de bienveillance les jeunes ecclésiastiques sortis d’Ecône.

Ce « motu proprio » changerait complètement la donne : il transformerait une concession (ce que l’évêque de Metz, Mgr Pierre Raffin, appelait une « parenthèse miséricordieuse » en un véritable droit). Au plan ecclésiologique, ce « motu proprio » devrait susciter de très vives critiques. En effet, il réduit la responsabilité de l’évêque, garant de la communion authentique pour une Eglise particulière.
Il est assez probable que ce « motu proprio « favorise ainsi le développement des communautés ayant recours désormais à l’indult. En outre, la commission « Ecclesia Dei » verrait ses pouvoirs grandir. Dès lors que dans un diocèse un groupe ne trouve pas de prêtre disposé à célébrer la messe à sa demande, elle pourrait imposer une solution et sans doute envoyer un prêtre de son choix.



********************************




"...si un homme ne renaît, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu". Jn 3, 3
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Frank
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 26 Mar 2007, 19:28

Alléluia ! cheers cheers cheers
merci Jean, quelle bonne nouvelle !
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princharming
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MessageSujet: Le Cardinal Bertone   Sam 31 Mar 2007, 20:06

tiré du Salon Beige

Le Cardinal Bertone dans le Figaro Magazine


Le cardinal Bertone a accordé un long entretien au Figaro Magazine. En attente d'un Motu Proprio "libéralisant" le rite de saint Pie V, les catholiques apprécieront les propos du Secrétaire d'Etat du Vatican à leur juste valeur et dans leur intégralité.
Loin de dénigrer le concile Vatican II et sa réforme liturgique, l'annonce de ce motu proprio, au contraire, les confirme :


"Les erreurs ne sont pas dans les textes du concile, mais dans les comportements de ceux qui ont prétendu interpréter à leur propre guise la réforme liturgique de Vatican II (...)

La valeur de la réforme liturgique conciliaire est intacte.Mais tant pour ne pas perdre le grand patrimoine liturgique donné par saint Pie V que pour accéder au souhait des fidèles qui veulent assister à des messes selon ce rite, dans le cadre du missel publié en 1962 par le Pape Jean XXIII, avec son calendrier propre, il n’y a pas de raison valable de ne pas donner au prêtre du monde entier le droit de célébrer selon cette forme. L’autorisation du souverain pontife laisserait évidemment sous sa validité au rite de Paul VI.

La publication du motu proprio précisant cette autorisation aura lieu, mais ce sera le pape lui-même qui expliquera ses motivations et le cadre de sa décision. Le souverain pontife donnera personnellement sa vision de l’utilisation de l’ancien missel au peuple chrétien, et en particulier aux évêques".

Lahire (via le FC)
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princharming
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Dim 01 Avr 2007, 18:46

tiré d'eucharistie miséricorde

Le pape Benoît XVI, le Concile, le Motu proprio

Extrait d'une interview du Cardinal Bertone
publiée dans le Figaro Magazine du 31.3.2007


(...)
Le pape Benoît XVI vient de publier une Exhortation apostolique, "Sacramentum Caritatis" (le Sacrement de l'Amour), consacrée à l'Eucharistie. Ce texte insiste sur la dimension sacrée de la liturgie catholique...

Le pape a souvent expliqué que la réforme voulue par le concile Vatican II avait pour véritable objectif de remettre Dieu au centre de la liturgie et de permettre au peuple chrétien de comprendre le sens des grands rites. Vatican II désirait conserver la valeur intrinsèque de la liturgie, tout en permettant aux fidèles une participation à la célébration du sacrifice divin. Le Saint-Père demande donc aux évêques, aux prêtres et aux fidèles une véritable application des textes du Concile, par exemple par l'emploi du latin et du grégorien, que la réforme de Paul VI n'a jamais proscrits, mais bien au contraire, voulait conserver à leur juste place.

Pourquoi le cardinal Ratzinger, et maintenant le pape Benoît XVI, ont-ils si souvent condamné les interprétations jugées abusives de la liturgie ?

L'application des grandes orientations du concile a malheureusement pu connaître des traductions plus ou moins erronées conduisant à des appauvrissements notables. Les fruits de la réforme liturgique du concile n'en restent pas moins considérables. Il est vrai que les abus doivent être combattus, car une partie du peuple chrétien a pu s'éloigner de l'Eglise en raison de ces errements. Les erreurs ne sont pas dans les textes du concile, mais dans les comportements de ceux qui ont prétendu interpréter à leur propre guise la réforme liturgique de Vatican II.

Un décret élargissant la possibilité de célébrer la messe en latin selon le rite antérieur à Vatican II (la messe dite de saint Pie V) est-il toujours prévu ?

La valeur de la réforme conciliaire est intacte. Mais tant pour ne pas perdre le grand patrimoine liturgique donné par saint Pie V que pour accéder au souhait des fidèles qui veulent assister à des messes selon ce rite, dans le cadre du missel publié en 1962 par le pape Jean XXIII, avec son calendrier propre, il n'y a aucune raison valable de ne pas donner aux prêtres du monde entier le droit de célébrer selon cette forme. L'autorisation du Souverain Pontife laisserait évidemment toute sa validité au rite de Paul VI. La publication du motu proprio précisant cette autorisation aura lieu, mais ce sera le pape lui-même qui expliquera ses motivations et le cadre de sa décision. Le Souverain Pontife donnera personnellement sa vision de l'utilisation de l'ancien missel au peuple chrétien, et en particulier aux évêques.
(...)
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Frank
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Nombre de messages : 1027

MessageSujet: des nouvelles du motu proprio ?   Dim 08 Avr 2007, 19:20

Joyeuse et sainte Pâques à tous Wink

Quelqu'un a-t-il des nouvelles du motu proprio ?
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Stefanos
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mar 10 Avr 2007, 09:51

Des nouvelles dans le famille chrétienne de cette semaine. Il arrive !

ALLELUIA !!!!


Dernière édition par le Mar 10 Avr 2007, 10:49, édité 1 fois
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majuscule soleil
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mar 10 Avr 2007, 10:36

clown Joyeuses PACATOUS

Je n'ai pas de nouvelles du Lotus proprio
ce doit être une nouvelle variété!
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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: Le cardinal Tarcisio Bertone a confirmé la publication   Mer 11 Avr 2007, 05:30

http://infocatho.cef.fr/fichiers_html/archives/deuxmilseptsem/semaine14/27nx141eglisec.html

Citation :
2007-04-05 -
LA PROCHE PUBLICATION DU MOTU PROPRIO

Le cardinal Tarcisio Bertone a confirmé la publication du Motu Proprio sur le rite tridentin, dans un entretien avec la presse française où il s'exprimait sur d'autres questions que la seule question liturgique.

Pour lui, "la valeur de la Réforme conciliaire est intacte. Certes il ne faut pas perdre le grand patrimoine liturgique donné par saint Pie V (1566-1572). Mais le Motu Proprio ne revient au rite tridentin que selon le rite décidé par Jean XXIII dans le cadre du Missel publié en 1962.

"Il n’y a aucune raison valable de ne pas donner aux prêtres du monde entierle droit de célébrer selon cette forme", a déclaré le cardinal Bertone, interrogé sur la réflexion faite par le pape autour d’un décret élargissant la possibilité de célébrer la messe tridentine. "L’autorisation du souverain pontife laisse évidemment toute sa validité au rite de Paul VI (1963-1978)“, a-t-il précisé.

" La publication du Motu Proprio précisant cette autorisation aura lieu“, a poursuivi le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, soulignan tque "ce sera le pape lui-même qui expliquera alors ses motivations et le cadre de sa décision“.

De source vaticane, elle pourrait avoir lieu en mai prochain. Selon le cardinal Bertone, Benoît XVI “donnera personnellement sa vision de l’utilisation de l’ancien missel au peuple chrétien, et en particulier aux évêques“. La Réforme liturgique post-conciliaire de Paul VI n’avait “jamais proscrit“ l’emploi du latin et du grégorien, mais “bien au contraire“, voulait les conserver “à leur juste et grande place“.

Interrogé par l'hebdomadaire français Le Figaro Magazine, de façon plus générale sur la vision de la liturgie de Benoît XVI, le cardinal Bertone a affirmé que le pape avait souvent expliqué que la Réforme voulue par le Concile Vatican II avait pour "véritable objectif de remettre Dieu au centre de la liturgie et de permettre au peuple chrétien de comprendre le sens des grands rites".

Mais que l’application des grandes orientations du Concile avait “malheureusement pu connaître des traductions plus ou moins erronées, conduisant à des appauvrissements notables“. Si les fruits de la réforme liturgique sont “considérables“, les abus doivent être “combattus“, car “une partie du peuple chrétien a pu s’éloigner de l’Eglise en raison de ces errements“, liés, non pas aux textes du Concile, mais aux “comportements de ceux qui ont prétendu interpréter à leur propre guise la réforme“.

S’exprimant par ailleurs au sujet du relativisme, le cardinal Bertone a estimé que la dénonciation de ses ravages constituait “un défi historique pour l’Eglise“. Pour lui, “une société qui considère que rien n’a vraiment d’importance et que tout se vaut, ne peut plus reconnaître une valeur absolue, ni même partager des valeurs universelles“.

A propos de la laïcité, le secrétaire d’Etat a expliqué qu’elle consistait en “l’autonomie de la sphère civile et politique par rapport à la sphère religieuse et non par rapport à la morale“. Critiquant l’attitude de la France, il a souligné que “la foi n’était pas un fait privé, mais touchait l’ensemble des composantes de la vie de la cité“.

Interrogé sur les difficultés rencontrées par le Saint-Siège avec le monde des médias, le cardinal a estimé qu’il étai t“effectivement confronté à un problème d’une extrême gravité“. D’après lui, les messages de l’Eglise sont “soumis à une forme de manipulation et de falsification de la part d’un certain nombre de médias occidentaux“.

Il a aussi regretté “les fixations“ de certains journalistes sur les thèmes moraux comme l’avortement ou les unions sexuelles “qui ne résument absolument pas la pensée et l’œuvre del’Eglise“.

Revenant sur l’exemple de la crise causée parl’interprétation du ‘discours de Ratisbonne', le cardinal Bertone aestimé que les commentateurs qui “isolaient des phrases, dans une extrapolation fallacieuse des choses, se livraient à un exercicemalhonnête de leur métier“.

Enfin il est égalemen tintervenu sur les thèmes de la catéchèse face à “l’ignorance religieuse“, sur le lien véritable entre foi et raison, sur la confrontation avec l’Islam et sur les racines chrétiennes de l’Europe.
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mer 18 Avr 2007, 21:50

tiré de eucharistie miséricorde


Benoît XVI est en quelque sorte le garant du Concile Vatican II

MOTU PROPRIO: L'AVIS DU PERE VON GEMMINGEN


Le Père Eberhard von Gemmingen, responsable des émissions en allemand de Radio Vatican, a abordé la question du Motu propio destiné à libéraliser la forme ancienne de la liturgie romaine. Le Père von Gemmingen se montre très confiant et serein. Selon lui, il n'y aurait, dans cet acte de Benoît XVI, ni volonté de restauration absolue d'une pratique ancienne, ni volonté de tourner le dos au concile Vatican II. "Bien au contraire - précise le Père von Gemmingen, le pape est en quelque sorte le garant du Concile".

En s'engageant pourtant pour le retour (prochain, selon le responsable de Radio Vatican) de la liturgie dite "tridentine", le Souverain Pontife poursuit deux buts bien concrets: d'une part, il souhaite aller au devant des catholiques qui se sentent attachés à l'ancienne messe. Et d'autre part il souhaite montrer qu'il n'existe aucune raison historique d'abandonner la forme d'un rite considérée comme traditionnelle. Les rites n'évoluent pas par voie de destruction, mais par voie de développement. Voilà pourquoi Benoît XVI peut se montrer favorable à une cohabitation - selon des modalités qu'il précisera - entre les deux formes (l'ancienne et l'actuelle) du rite romain.

POURQUOI NOUS ATTENDONS LE MOTU PROPRIO.

"On" attend le fameux motu proprio qui doit en principe libéraliser la forme "ancienne" (et non "traditionnelle") de la liturgie romaine.

Qui "on"? Les traditionalistes ? Pas seulement. Ceux qui sont fidèles à Vatican II l'attendent aussi. Car le motu proprio, lorsqu'il paraîtra, ne sera pas qu'un texte autorisant l'usage des livres liturgiques anciens. Selon le Cardinal Bertone, il donnera les raisons de cette autorisation et expliquera un certain nombre de points touchant à la liturgie de l'Eglise.

Le motu proprio s'adressera aux traditionalistes et leur demandera de clarifier leurs positions concernant Vatican II, c'est-à-dire d'accepter le Concile sans la moindre arrière pensée. Les mouvements et communautés traditionalistes devront donc régler un certain nombre de problèmes internes en se posant des bonnes questions et en apportant les justes réponses. Il leur deviendra difficile, en effet, de se prétendre fidèles au pape uniquement dans le cadre des accords concernant l'ancienne liturgie.

Le motu proprio s'adressera aux fidèles qui se disent attachés à Vatican II mais qui, en fait, n'ont jamais cherché à appliquer les décisions conciliaires. Et parmi ces fidèles, les premiers concernés pourraient bien être les évêques de France. Le Saint-Père Benoît XVI pourrait bien leur rappeler - avec toute la délicatesse qui le caractérise - que si la publication d'un motu proprio a été nécessaire, c'est parce que depuis plus de 40 ans, il ne s'est trouvé, en France, que peu d'évêques pour appliquer et faire appliquer les décisions de Vatican II en matière de liturgie, et aussi parce que toutes les légitimes doléances des fidèles touchant à la restauration de la liturgie se sont heurtées à des fins de non-recevoir de la part des pasteurs diocésains.

Le motu proprio pourrait bien en embarrasser plus d'un, parmi ceux qui auraient tendance à créer victoire un peu trop vite, ou parmi ceux qui seraient enclins à penser que le Saint-Père souhaite amoindrir la portée des enseignements de Vatican II. Il se pourrait bien que le document que nous laissera Benoît XVI soit davantage un outil de réflexion qu'une réponse toute faite. C'est d'ailleurs ce qu'avait déjà dit Jean-Paul II dans le motu proprio "Ecclesia Dei adflictai" du 2 juillet 1988 dont voici quelques extraits:

"A la racine de cet acte schismatique [de Mgr Lefebvre] on trouve une notion incomplète et contradictoire de la Tradition. Incomplète parce qu'elle ne tient pas suffisamment compte du caractère vivant de la Tradition qui, comme l'a enseigné clairement le Concile Vatican II, "tire son origine des apôtres, se poursuit dans l'Eglise sous l'assistance de l'Esprit-Saint: en effet, la perception des choses aussi bien que des paroles transmises s'accroît, soit par la contemplation et l'étude des croyants qui les méditent en leur coeur, soit par l'intelligence intérieure qu'ils éprouvent des choses spirituelles, soit par la prédication de ceux qui, avec la succession épiscopale, reçurent un charisme certain de vérité". Mais c'est surtout une notion de la Tradition, qui s'oppose au Magistère universel de l'Eglise lequel appartient à l'évêque de Rome et au corps des évêques, qui est contradictoire. Personne ne peut rester fidèle à la Tradition en rompant le lien ecclésial avec celui à qui le Christ, en la personne de l'apôtre Pierre, a confié le ministère de l'unité dans son Eglise. Devant une telle situation, précise Jean-Paul II, j'ai le devoir d'attirer l'attention de tous les fidèles catholiques sur quelques points que cette triste circonstance met en lumière.

a) Le résultat auquel a abouti le mouvement promu par Mgr. Lefebvre peut et doit être une occasion pour tous les fidèles catholiques de réfléchir sincèrement sur leur propre fidélité à la Tradition de l'Eglise, authentiquement interprétée par le Magistère ecclésiastique, ordinaire et extraordinaire, spécialement dans les Conciles oecuméniques, depuis Nicée jusqu'à Vatican II. De cette réflexion, tous doivent retirer une conviction renouvelée et effective de la nécessité d'approfondir encore leur fidélité à cette Tradition en refusant toutes les interprétations erronées et les applications arbitraires et abusives en matière doctrinale, liturgique et disciplinaire. C'est en premier lieu aux évêques, à cause de leur mission pastorale propre, que revient le grave devoir d'exercer une vigilance clairvoyante, pleine de charité et de fermeté, afin qu'une telle fidélité soit partout sauvegardée.

b) Je voudrais en outre attirer l'attention des théologiens et des autres experts en science ecclésiastique afin qu'ils se sentent interpellés eux aussi par les circonstances présentes. En effet, l'ampleur et la profondeur des enseignements du concile Vatican II requièrent un effort renouvelé d'approfondissement qui permettra de mettre en lumière la continuité du Concile avec la Tradition, spécialement sur des points de doctrine qui, peut-être à cause de leur nouveauté, n'ont pas encore été bien compris dans certains secteurs de l'Eglise."

Il conviendrait de méditer ces paroles: il se pourrait bien qu'elles soient celles que Benoît XVI aura développé dans le motu proprio qu'il lui plaira de nous donner. Grand théologien, le pape pourrait nous rappeler ce qu'est la vraie notion de tradition. Car jusqu'à présent, il ne s'est trouvé aucun évêque français, aucun théologien, pour répondre à la demande qu'avait formulée Jean-Paul II "de mettre en lumière la continuité du Concile avec la Tradition qui va de Nicée à Vatican II, et qui est authentiquement interprétée par le Magistère auquel appartient l'évêque de Rome."

Rien n'interdit de penser qu'en se basant sur ces paroles de Jean-Paul II et en les développant, Benoît XVI pourrait mettre tous les fidèles devant leurs responsabilités, et faire comprendre en premier lieu à une grande majorité des évêques de France qu'il ne leur sert à rien de se montrer inquiets ou indignés dès qu'ils entendent parler d'un motu proprio, tant qu'ils n'auront pas exprimé la moindre volonté de faire appliquer Vatican II dans leurs diocèses respectifs.
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René 54
Assidu


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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Jeu 19 Avr 2007, 09:56

Visite de Jean Paul 2 à la synagogue de Rome 1986

Extraits :

« …, messieurs les rabbins, chers amis et frères juifs et chrétiens qui prenez part a cette célébration historique

« Vous êtes nos frères préférés »

Pour Mgr Lefèvre :

« acte schismatique [de Mgr Lefebvre] »

Comme quoi ave l’église conciliaire mieux vaut être un hérétique et un fils spirituel des assassins du Christ pour avoir la qualité de « frères » et même de « frères préférés » que de vouloir rester Catholique.

C’est vrai que les contempteurs du Christ ont, pour ce qui les concerne, une bonne compréhension de la Tradition. Sans quoi, vous pensez bien, ils ne pourraient être « nos frères préférés »

Je me doutais bien qu’il s’agissait d’une Tradition qui permet d’être « frères préférés » même dans l’hérésie la plus forcenée, mais pas à celle à laquelle on pense (Je me répète, lire bien attentivement les deux Encycliques de Benoît XVI déjà citées)

La cause est entendue. La ficelle est un peu grosse tout de même. L’ignominie ne se cache même plus.

René 54
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princharming
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 19 Mai 2007, 16:35

Le pape Benoît XVI a l'intention d'étendre à toute l'Église latine la possibilité de célébrer la Sainte Messe et les Sacrements selon les livres liturgiques promulgués par le Bienheureux Jean XXIII en 1962.

Synthèse de l'Intervention du Cardinal Darío Castrillón Hoyos devant participants à la Ve Conférence Générale de l'Épiscopat latino-américain et des Caraïbes - * Traduction non officielle réalisée par nos soins

Les participants à la Ve Conférence Générale de l'Épiscopat latino-américain ont approuvé ce mercredi en assemblée plénière la décision de rédiger un "Document final" qui présentera des orientations pastorales pour l'Église dans le continent de l'espoir comme conclusion du sommet ecclésial.

Le document sera élaboré à partir des réflexions et des propositions qui apparaîtront pendant l'assemblée qui se déroule jusqu'au 31 mai dans le Sanctuaire de Notre Dame d'Aparecida.

Il a donc été décidé de créer une Commission de Rédaction du document, dont la présidence revient au cardinal Jorge Bergoglio, archevêque de Buenos Aires et Président de la Conférence Épiscopale Argentine.

Avant sa publication, le texte sera révisé par le Benoît XVI, qui recevra les délégués de la rencontre continentale en audience dans les premiers jours de juin.


D'autre part, le Président de la Commission Ecclesia Dei, le Cardinal Darío Castrillón Hoyos, a indiqué ce matin que ", il est arrivé, le temps de faciliter" l'accès à la liturgie "selon les livres liturgiques promulgués par le Bienheureux Jean XXIII en 1962".

"Cette Commission a été instituée par le Serviteur de Dieu Jean Paul II en 1988, a déclaré le cardinal Hoyos, quand un groupe remarquable de prêtres, religieux et fidèles qui avaient manifesté leur mécontentement avec la réforme liturgique conciliaire et s'étaient rassemblés sous la direction de l'Archevêque français Marcel Lefebvre, se sont séparés de celui-ci, parce qu'ils n'ont pas été d'accord avec l'action schismatique de nominations d'Évêques sans mandat pontifical. Ils ont préféré, alors, maintenir la pleine communion avec l'Église. Le Saint Père Jean-Paul II, au moyen du Motu Proprio Ecclesia Dei afflicta, a confié à cette Commission les soins pastoraux de ces fidèles traditionalistes."

"L'activité de la Commission n'est pas limitée aujourd'hui au service de ces fidèles qui à cette occasion ont voulu rester en pleine communion avec l'Église, ni aux efforts fournis pour mettre fin à la situation schismatique pénible et à obtenir le retour de ces frères de la fraternité Saint Pie X à la pleine communion. Par volonté du Saint Père Benoît XVI, ce Dicastère étend, en outre, son service à satisfaire les aspirations justes de tous ceux qui, par une sensibilité particulière, sans avoir eu des liens avec les groupes cités, souhaitent maintenir vivante la liturgie latine passée dans la célébration de l'Eucharistie et les autres sacrements."

"Sans aucun doute, l'engagement le plus important, qui concerne toute l'Église, est la recherche pour mettre fin à l'action schismatique et de reconstruire, sans ambiguïté la pleine communion. Le pape Benoît XVI, qui a été pendant quelques années, membre de cette Commission, veut qu'elle devienne un organisme du Saint Siège dans le but propre et précis de conserver et maintenir la valeur de la liturgie latine traditionnelle. Mais on doit préciser en toute clarté qu'il ne s'agit pas d'un retour en arrière, d'un retour aux temps antérieurs à la réforme de 1970. Il s'agit par contre d'une offre généreuse du Vicaire du Christ qui, comme expression de sa volonté pastorale, veut mettre à la disposition de l'Église tous les trésors de la liturgie latine qui pendant des siècles a nourri la vie spirituelle de tant de générations de fidèles catholiques. Le Saint Père veut conserver les immenses trésors spirituels, culturels et esthétiques liés à l'ancienne liturgie. L'utilisation de cette richesse s'ajoute à celle non moins précieuse de la liturgie actuelle de l'Église.

"Pour ces raisons le pape Benoît XVI a l'intention d'étendre à toute l'Église latine la possibilité de célébrer la Sainte Messe et les Sacrements selon les livres liturgiques promulgués par le Bienheureux Jean XXIII en 1962", a dit le cardinal colombien dans son intervention devant l'assemblée d'évêques réunis devant la Ve Conférence Générale de l'Épiscopat latino-américain et des Caraïbes. "Par cette liturgie, qui n'a jamais été abolie, et que, comme nous l'avons dit, est considéré comme un trésor, il existe aujourd'hui un intérêt nouveau et renouvelé et pour cette raison le Saint Père pense que le temps est venu de faciliter, comme l'avait voulu la première Commission Cardinalice en 1986, l'accès à cette liturgie, en rendant la forme extraordinaire d'un rite romain unique.

"Il y a quelques bonnes expériences de Communautés de vie religieuse ou apostolique érigées par le Saint Siège récemment qui célèbrent dans la paix et la sérénité, cette liturgie. Autour d'elles, se rassemblent des fidèles qui fréquentent ces célébrations avec joie et gratitude. Les érections les plus récentes sont l'Institut de Saint Philippe Néri à Berlin; l'Institut du Bon Pasteur de Bordeaux qui réunit des prêtres, séminaristes et fidèles, issus de la Fraternité Saint Pie X. Les démarches pour la reconnaissance d'une Communauté contemplative, l'Oasis de Jesús Sacerdote, de Barcelone sont également très avancées."

"Les membres actuels de la Commission sont MM. les Cardinaux Julian Herranz, Jean-Pierre Ricard, William Joseph Levé, Antonio Cañizares, et Franc Rodé. Sont consultants, les Sous-secrétaires de certains Dicastères. "

"Jusqu'à présent, plusieurs Communautés dispersées dans le monde ont été sous la juridiction de la Commission Ecclesia Dei. 300 prêtres, 79 religieux, 300 religieuses, 200 séminaristes et plusieurs centaines de milliers de fidèles. L'intérêt des jeunes, de France, des Etats-Unis, du Brésil, d'Italie, de Scandinavie, d'Australie et de Chine augmente singulièrement. "

"Aujourd'hui le groupe des lefebvristes est composé de 4 Évêques qui ont été ordonnés par Mgr. Lefebvre, 500 prêtres et de 600.000 fidèles. S'ajoutent à ce groupe également, plusieurs monastères contemplatifs et quelques groupes religieux masculins et féminins, qui ont des paroisses, séminaires et associations. Ils sont présents dans 26 pays."

"Demandons au Seigneur que ce projet du Saint Père puisse bientôt aboutir pour l'unité de l'Église" a conclu le cardinal Hoyos.
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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 19 Mai 2007, 20:40

Merci Princharming,

depuis le temps qu'on en parle, j'ai bien hate de lire ce papier et de voir cette libération du rite ancien, de son retour en grâce parmi les grognement.

Que Dieu bénisse notre Pape.


Dernière édition par le Dim 20 Mai 2007, 00:36, édité 1 fois
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Danielle
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Sam 19 Mai 2007, 22:12

Moi aussi j'ai bien hâte.... sunny Dès que vous en aurez des nouvelles avertissez-nous ! sunny
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princharming
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MessageSujet: Encyclique Mediator Dei (1947)   Lun 11 Juin 2007, 07:08

Bonjour,

Un extrait de l'Encyclique du Pape Pie XII Mediator Dei (1947) sur la Sainte messe et la liturgie en général

tiré de http://jesusmarie.com/encyclique_mediator_dei.html

Citation :
Attachement exagéré aux rites anciens

Il faut juger de même des efforts de certains pour remettre en usage d'anciens rites et cérémonies. Sans doute, la liturgie de l'antiquité est-elle digne de vénération ; pourtant, un usage ancien ne doit pas être considéré, à raison de son seul parfum d'antiquité, comme plus convenable et meilleur, soit en lui-même, soit quant à ses effets et aux conditions nouvelles des temps et des choses. Les rites liturgiques plus récents eux aussi, sont dignes d'être honorés et observés, puisqu'ils sont nés sous l'inspiration de l'Esprit-Saint, qui assiste l'Église à toutes les époques jusqu'à la consommation des siècles (cf. Mt, XXVIII, 20) ; et ils font partie du trésor dont se sert l'insigne Épouse du Christ pour provoquer et procurer la sainteté des hommes.


Revenir par l'esprit et le cœur aux sources de la liturgie sacrée est chose certes sage et louable, car l'étude de cette discipline, en remontant à ses origines, est d'une utilité considérable pour pénétrer avec plus de profondeur et de soin la signification des jours de fêtes, le sens des formules en usage et des cérémonies sacrées ; mais il n'est pas sage ni louable de tout ramener en toute manière à l'antiquité. De sorte que, par exemple, ce serait sortir de la voie droite de vouloir rendre à l'autel sa forme primitive de table, de vouloir supprimer radicalement des couleurs liturgiques le noir, d'exclure des églises les images saintes et les statues, de faire représenter le divin Rédempteur sur la croix de telle façon que n'apparaissent point les souffrances aiguës qu'il a endurées, de répudier et rejeter enfin les chants polyphoniques ou à plusieurs voix, même s'ils se conforment aux normes données par le Siège apostolique.
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Chouppy13
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 11 Juin 2007, 09:45

Personnellement, je trouve que revenir à la messe en latin serait une bonne chose. Mais pas entièrement en latin.

En effet, les personnes âgées, habituées à la messe dite en latin seraient heureux et même certainement plus nombreux à venir assister à la messe.

Par contre, cela risque de faire partir le peu de jeunes qui assistent à la messe. Car, c'est connu, la jeunesse aime le modernisme !

Je pense donc qu'il faut trouver un juste compromis... Une partie en latin, comme les louanges, les prières, etc, en latin, et les paroles, les textes en français ... Comme ça, chacun y tient son compte ! Wink

cheers cheers cheers
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 11 Juin 2007, 10:20

Citation :
Par contre, cela risque de faire partir le peu de jeunes qui assistent à la messe. Car, c'est connu, la jeunesse aime le modernisme !

Oh, tu sais, Chouppy, je n'en suis pas si sûr que ça car il n'y a rien de plus ringard que le modernisme!

Amitiés

Philippe
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Chouppy13
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 11 Juin 2007, 10:39

Je suis d'accord ... Ca marche pour les jeunes qui ont déjà 25-30 ans ... Mais ceux qui ont tout juste 20 ans, voire moins, ils rigolent ou pouffent dès qu'il voient une "tradition" s'exécuter ... Et c'est de pire en pire ... Quand j'entend mon copain (qui est prof) parler de ses élèves, je suis choquée de voir comment ils réagissent à la vue des langues mortes !
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Chouppy13
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 11 Juin 2007, 10:41

Tout ce qui intéresse la jeunesse actuelle, c'est le foot, les jeux vidéos, les sorties et l'informatique !
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Séraphin
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 11 Juin 2007, 10:58

Chouppy13 a écrit:

En effet, les personnes âgées, habituées à la messe dite en latin seraient heureux et même certainement plus nombreux à venir assister à la messe.

Par contre, cela risque de faire partir le peu de jeunes qui assistent à la messe. Car, c'est connu, la jeunesse aime le modernisme !

Je ne suis pas certain que les personnes agées seraient plus nombreuses à revenir à la Messe, si elles n'y vont déja pas en Français...par contre il est certain que les jeunes risquent de "fuir" d'avantage, et pas seulement les jeunes. ( à ce propos, les tous jeunes y vont par force, et les trés vieux par crainte.../lol/).

Si je sais qu'une Messe est en latin, je n'irais pas moi-même. Rien n'est plus contraignant que d'assister à une Messe dans une langue qu'on ne comprend pas. Allez assister à une Messe en Chinois, vous m'en direz des nouvelles....

e comprends par contre trés bien tous ceux qui ont la "nostalgie" de la Messe en Latin pour avoir grandit dans cet environnement. Toutefois, il s'agit d'un faux problème puisque je me souviens d'un petit village Espagnol où j'avais passé, il y a quelques années, quelques jours chez des amis. Le Prêtre disait sa Messe en Espagnol le matin et en latin le soir. Et libre à chacun d'assister à l'office qui lui plaisait.

A force de stigmatiser telle ou telle liturgie, ne risque t'on pas de passer à coté de la "présence réelle du Christ " ?

Fraternellement

Séraphin
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Stefanos
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 11 Juin 2007, 11:36

Pour ma part, j'ai assuré le service de la messe traditionnelle durant plusieurs années (Frat' St Pierre). Lorsque je ressors d'une telle messe, le corps de Jésus brule en mois durant plusieurs heures, ou jours ; ce qui serait impossible durant une messe célébrée selon le nouveau missel.

La messe traditionnelle n'est pas une nostalgie (cf. "L'esprit de la liturgie" Ratrzinger). Elle est directement liée avec la foi des fidèles. Je n'ai pourtant que trente ans, ce qui signifie que la messe célébrée selon l'ancien missel constitue pour moi une "nouveauté".

Mon choix est simple : aller le dimanche dans un "autel" trois étoiles (missel tradi) ou dans un "autel" une étoile seulement (missel nouveau) :

- Se laisser habiter par l'Esprit de Dieu, dans une messe où il n'est pas nécessaire de s'agiter pour se préparer à recevoir le Seigneur ;

- goûter aux paroles du psaume 42 au début de la messe (introibo ad altare déi) supprimé depuis ;

- méditer en silence le mystère du canon pendant que le prêtre opère la transsubstantiation ;

- tourner son regard vers Jésus, et non vers son nombril ; éviter d'avoir une personne qui agite les mains dans l'air pour nous faire chanter un obscure chant "d'accueil, de partage et de tolérance".

Je ne nie pas que certaines messes célébrées selon le nouveau missel peuvent être belles lorsque le prêtre est habité de la foi en la présence réelle. Mais j'invite tous ceux qui le peuvent à découvrir l'immense trésor que constitue la messe célébrée selon le missel traditionnel.

cat
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 11 Juin 2007, 13:32

Ce n’est pas le latin mais la désacralisation de la liturgie qui pose problème et pourtant, sans attacher une importance excessive à la forme, force est de constater qu’elle contribue au respect du fond. Pour ma part, je n’assiste pas aux messes traditionnelles parce que je n’en ai pas l’opportunité mais je me souviens des messes de mon enfance encore célébrées sous l’ancien rite. Je pense que la désaffection de la pratique religieuse, au-delà de toute nostalgie ou sentimentalisme déplacé vient en grande partie justement de la perte du sens du sacré et en paticulier, vis-à-vis de la réception de l’Eucharistie.
Ce qui me choque le plus, ce n’est pas l’abandon du latin et du Grégorien mais la désinvolture apparente avec laquelle les gens s’approchent du TS Sacrement au moment de la communion… mais sans doute cela en est la conséquence et non la cause.
Je partage l'avis de Sefanos.

Cordialement

Philippe
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Séraphin
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 11 Juin 2007, 19:29

Philippe a écrit:
Ce qui me choque le plus, ce n’est pas l’abandon du latin et du Grégorien mais la désinvolture apparente avec laquelle les gens s’approchent du TS Sacrement au moment de la communion…

Sur ce point, je suis à 100% de ton avis. Je suis moi-même choqué par la désinvolture et le manque de respect des gens à la Communion. S'approcheraient-ils du Christ avec la même désinvolture s'il était visible ?

J'en doute.

Fraternellement

Séraphin
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Lun 11 Juin 2007, 22:17

Fort heureusement, je ne suis pas pape! Mais je me demande tout de même pourquoi il n'impose pas de recevoir (pour ceux qui le peuvent) de la communion à genoux comme cela se pratiquait avant. Cela inciterait certainement à davantage de respect envers Jésus.

Philippe
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Danielle
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MessageSujet: Le motu proprio a été signé par Benoît XVI   Sam 16 Juin 2007, 19:01

Le motu proprio a été signé par Benoît XVI

Une nouvelle publiée par le site "Petrus", et qui cette fois semble fiable: Le "Motu Proprio" signé par le Pape, libéralisation imminente de la Messe en latin

Le "Motu Proprio" pontifical pour la libéralisation de la Messe en latin de Saint Pie V selon le rite tridentin est prêt, il est en train d'être traduit dans les différentes langues et sera publié peu avant le départ du pape Benoît XVI pour ses vacances d'été.

Le texte a été déjà signé par le Souverain Pontife, qui a même rédigé un long document explicatif à caractère théologique, "adressé à tous les évêques du monde", ainsi qu'on peut le lire dans l'introduction, "afin qu'ils puissent accueillir ce document dans la sérénité et la patience".

Le Pape demande donc aux évêques, au clergé et aux fidèles d'accepter le "Motu proprio" avec une humeur sereine; il sera présenté lors d'une conférence de presse par les Cardinaux Francis Arinze (Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements), Dario Castrillon Hoyos (Président de la Commission Ecclesia Dei), et Julian Herranz (Président du Conseil Pontifical pour les textes législatifs). Le retard dans la publication du document semble dû à de fortes résistances dans quelques secteurs du clergé (notamment de la part de la Conférence épiscopale française).


Le théologien et collaborateur de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, Don Nicola Bux (ami personnel du Saint Père) qui est aussi un théologien et un collaborateur de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, affirme : "Vous pouvez l'écrire en toute confiance, le Pape Benoît XVI apprécie la concertation et la collaboration et ne veut pas décider tout seul, c'est pourquoi il a écouté des avis variés et répétés, mais le Motu proprio pour la libéralisation de la Messe en latin a été signé et sa publication est imminente, disons que c'est une question de jours".
Bruno Volpe - Article original en italien sur le site Petrus: http://www.papanews.it/ - traduction Béatrice Bolhy

Qu'est-ce que "la messe en latin" ?

La Messe tridentine est célébrée entièrement en latin, à l'exception de quelques mots et phrases en grec ancien et en hébreu ; elle est entrecoupée de longues périodes de silence, pour permettre aux fidèles de pouvoir méditer de façon adéquate autour de la grandeur du mystère eucharistique auquel ils sont appelés à assister. Les fidèles suivent la liturgie en lisant le missel - ou le feuillet - bilingue, qui reproduit côte à côte, le texte latin, et la traduction intégrale dans les différentes langues nationales.

La différence entre la Messe tridentine et la Messe dite moderne ne consiste pas seulement dans l'emploi de la langue ecclésiastique et universelle ("catholique" signifie justement universel)

Le prêtre, contrairement à ce qui se produit avec le nouveau rite, tourne le dos aux fidèles, puisqu'il célèbre tourné vers le tabernacle, et l'autel qui constitue une représentation du Calvaire, l'image est celle du célébrant qui guide le peuple. L'Évangile est toujours lu sur le côté droit de l'autel, tandis que l'Épître sur le côté gauche (d'"où les expressions «in cornu evangelii» e «in cornu epistulae»).

La communion - uniquement l'hostie, pour les fidèles - est reçue à genoux, et dans la bouche. On assiste à la plus grande partie de la messe à genoux, parce qu'on croit à son très grand mystère, parce qu'on croit à la présence réelle de Jésus en son corps, son sang, son âme et sa divinité, et parce que la position à genoux est celle de l'humble pécheur qui implore la miséricorde de Dieu. La limitation de la Messe tridentine par le Concile Vatican II a été la cause principale du schisme entre les disciples de l'évêque français Marcel Lefebvre et l'Église de Rome. Un schisme douloureux, né sous le Pontificat de Jean-Paul II, et qui avec le "Motu proprio" de Benoît XVI semble destiné à être définitivement mis en retrait.
Rappel:
Interrogé sur le Motu Proprio pour la libéralisation de la messe tridentine, le secrétaire d’État du Saint-Siège a confié qu’il "ne faudrait pas attendre beaucoup de temps pour le voir publier", car le pape Benoît XVI était "personnellement intéressé“ par sa publication : ►Le card. Bertone annonce la publication du Motu Proprio de Benoît XVI


Sources: www.vatican.va - E.S.M.

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Danielle
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MessageSujet: Le Motu Proprio arrive !   Jeu 28 Juin 2007, 05:13

Le Motu Proprio arrive !
Mercredi après-midi le Secrétaire d'Etat, le cardinal Tarcisio Bertone a remis le Motu Proprio à 30 évêques du monde entier réunis au Palais Apostolique du Vatican. Les évêques ont été explicitement choisis et invités pour cela. Le Pape Benoît XVI les a rejoints plus tard à la réunion. Le document est constitué de trois pages, accompagné d'une lettre du pape de quatre pages.

La publication générale des deux documents est prévue pour le 7 juillet.
Source ► The Motu Proprio is coming !

Qu'est ce qui pousse Benoît XVI à publier le motu proprio ?

L'IMPORTANCE DU FUTUR MOTU PROPRIO
d'après le Dr. Robert MOYNIHAN

On a annoncé la publication prochaine - probablement dans les premiers jours de juillet - du motu proprio devant autoriser la célébration de la messe selon la forme "tridentine" du rite romain. Que sait-on déjà au sujet de ce document à paraître ? Plusieurs choses.

1. Que la publication d'un tel motu proprio répond à un souhait vieux de plusieurs années du Cardinal Ratzinger;
2. Que plusieurs évêques se sont adressés au pape pour lui demander de ne pas publier un tel document qui serait, selon eux, source de divisions dans l'Église;
3. Que le pape a pris acte de ce que lui disaient les évêques et qu'il a, pour rédiger le document, pris son temps et consulté de nombreuses personnes;
4. Que le motu proprio sera accompagné d'un document explicatif à l'adresse des évêques.

Pourquoi la publication de ce motu proprio suscite-t-elle tant d'attention et de débats ? Voilà une question importante. L'essentiel, pour un fidèle catholique, n'est-il pas de mener une vie en conformité avec l'Évangile, la liturgie de l'Église pouvant être considérée comme une question secondaire ? Le Motu proprio ne risque-t-il pas de créer plus de problèmes qu'il ne réussira à en résoudre ?

Beaucoup imaginent que l'intérêt que porte le Saint-Père à la "vieille messe" est comparable à l'intérêt qu'il porte à la musique classique. Pour les personnes qui voient les choses de cette façon, le motu proprio serait alors réductible à une simple question pratique: au XXIème siècle, il n'est plus possible de célébrer la vieille liturgie en latin; il est donc parfaitement inutile de l'autoriser.

Cependant, un tel raisonnement montre que l'on ne comprend pas bien les motivations réelles qui poussent Benoît XVI à publier le motu proprio. Car la question ne porte ni sur le rétablissement du latin, ni sur un attachement d'ordre culturel ou nostalgique aux anciens rites. Pas du tout! Le souci de Benoît XVI, sa préoccupation première, touche à l'essence de la liturgie. Et quelle est l'essence de la liturgie ? C'est la vraie foi en Dieu.

Certes, il y a aussi à dire, sur le plan pratique, au sujet d'une liturgie qui pourrait être un langage commun dans toute l'Église. Et sur ce plan-là, l'usage du latin, en tant que langue liturgique universelle, a tout son intérêt. Le latin, langue de l'Empire au sein duquel Jésus a vécu, a été employé en liturgie pendant près de 20 siècles, et les traductions des prières que donnent les missels en font une langue désormais accessible à tous. Mais ce n'est pas là le point capital. Le latin n'est pas l'essentiel de la liturgie et la messe, du reste n'emploie pas que le "latin": elle se sert aussi du grec et de l'hébreu... Kyrie eleison, Agios o Theos, Alleluia, Amen... Ceux qui ne parlent que du "retour du latin" en pensant que c'est là le coeur du débat, ne perçoivent donc pas vraiment le problème.

Ce qui est ici en jeu n'est pas une question minime. Si ça l'était, on ne voit pas pourquoi le Cardinal Ratzinger aurait perdu son temps à étudier la question liturgique au point de conclure qu'il était nécessaire d'envisager une "réforme de la réforme"! Il faut plutôt voir que la question est importante; c'est même l'une des plus importantes de toutes actuellement.

La messe est célébrée pour une raison toute simple que nous avons souvent tendance à oublier. Cette raison toute simple, c'est l'Eucharistie. L'Eucharistie est la seule chose qui importe, car c'est par elle que le Christ est présent au milieu de nous. Et c'est cette présence du Christ dans le monde qui est la seule raison d'être de l'Église.

Donc, en s'attaquant à la question liturgique, le pape ne s'attaque pas à un problème secondaire: la liturgie n'est pas une sorte de dérivatif qui permettrait au pape de laisser de côté des problèmes autrement plus importants. Elle est, au contraire, un point essentiel; elle est le point essentiel car c'est par elle que se fait la divinisation de l'homme.

Revenons donc à la question essentielle. Quelle est-elle ? Il semble que Benoît XVI soit convaincu - comme le sont aussi de nombreux fidèles - que la liturgie restaurée à la suite de Vatican II n'a été ni bien comprise, ni vraiment appliquée. Son but était de susciter un respect plus grand de l'Eucharistie, une meilleure participation des fidèles à la célébration des mystères en vue d'une enracinement plus profond dans la vie de foi de l'Église. Or, ce but n'a pas été atteint.

Aussi, si l'ancienne liturgie se montrait apte à susciter chez les fidèles un plus grand sens de la tradition, du respect, de la contemplation on ne voit pas pourquoi les qualités de cette forme rituelle devraient rester inexploitées. C'est dans cette perspective qu'il convient de situer le futur motu proprio. Dans la mesure l' "ancienne messe" ne restera qu'une question de "culture" ou que la propriété de petits groupes marginaux de fidèles, elle n'apportera rien à l'Église et le motu proprio restera lettre morte. Mais si l' "ancienne liturgie" peut servir de moyen pour redynamiser la vie l'Église en suscitant chez les fidèles un plus grand désir de rencontrer le Seigneur, alors le motu proprio devra être considéré comme un acte dont il faudra mesurer toute l'importance sur le plan pastoral.

LA GRANDE PATIENCE DU PAPE

Au lendemain de Vatican II, le clergé français - évêques en tête - a bien fait comprendre que le latin, le grégorien, la dignité, la soutane, le maître-autel, les tables de communion, les confessionnaux, l'encens, les cierges, les servants de messe... tout ça, c'était fini. C'était du passé. Dans les séminaires diocésains, en vue de préparer l'Église de demain, celle dont on rêvait, on n'a plus appris ni le latin, ni la liturgie, ni le chant grégorien à ceux qui se destinaient au sacerdoce.

C'était devenu inutile d'apprendre ces choses-là, puisque ces "vieilleries" appartenaient désormais à un passé qui, disait-on, ne reviendrait jamais plus... A la place, on a mis des "messes anticipées du samedi soir", des "absolutions collectives", des "célébrations à thèmes", des "messes-rock". La demande des fidèles était importante, disait-on, ce qui était assurément un signe de renouveau dans l'Église.

Et puis, ce dont on croyait s'être débarrassé est revenu. Dans des petites communautés plus ou moins marginalisées d'abord, puis dans des groupes plus affirmés ensuite. Le Cardinal Ratzinger avait bien vu venir les choses. Qu'on relise ses livres: on y trouve expliquées les raisons de la crise liturgique et du désarroi des fidèles et l'on y trouve des solutions pour surmonter la crise. Mais le clergé français, engoncé dans ses certitudes pastorales, n'a ni lu ni écouté Ratzinger. Ou s'il l'a lu et écouté, c'était pour le critiquer: en France, on sait les choses bien mieux qu'à Rome!

Alors la crise s'est accentuée: il y a eu S. Nicolas-du-Chardonnet, le Barroux, le schisme lefebvriste, l'émergence de communautés diverses s'attachant à restaurer une forme du rite romain permettant de retrouver la dignité qu'on avait chassée des liturgies paroissiales, les nouveaux mouvements attachés à la contemplation... Affolement du clergé français qui n'avait pas prévu un tel revirement de la situation. La liturgie d'avant Vatican II, que les clercs s'étaient employés à chasser des églises par la grande porte, était en train de revenir par les fenêtres de sacristies.

Et puis le Cardinal Ratzinger, qui avait beaucoup parlé et publié sur la liturgie, mais qu'on n'avait guère écouté, devient pape. De quoi ébranler quelque peu certaines mitres françaises déjà peu disposées à suivre les raisonnements de celui qu'elles traitaient en catimini de Panzerkardinal.

Benoît XVI, fidèle à lui-même, envisage donc d'aborder la question liturgique de façon plus approfondie: car pour lui, la liturgie et la foi sont étroitement liés ensemble. Il commence par expliquer que s'il y a des problèmes, c'est parce que le concile Vatican II a souvent été mal compris. Puis il signe l'Exhortation "Sacramentum Caritatis" et promet un Motu proprio dont le but sera la résorption - dans la mesure du possible - de la crise engendrée, en partie, par la question liturgique.

Aussitôt une bonne partie du clergé français monte aux créneaux: ceux qui, depuis 40 ans, sont devenus les champions de toutes les liturgies fantaisistes, refusent catégoriquement le retour à la liturgie d'avant Vatican II, au nom de leur fidélité au Concile qu'ils sont les premiers à n'avoir jamais suivi. Ce que tout le monde sait et peut constater.

Curieusement, dans les rangs de l'épiscopat français, on n'entend pas grand-chose au sujet de l'Exhortation Sacramentum Caritatis. Ce qui dérange bien davantage les pasteurs diocésains et leurs états-majors, c'est l'annonce du Motu proprio. Impensable! Intolérable! Hors de question laisse-t-on entendre dans les rangs de la bien-pensance cléricale.

Et il se trouve soudains des prêtres français pour expliquer au pape qu'il n'a jamais rien compris aux questions liturgiques, et qu'en France, il n'y a plus de gros problèmes sur cette question. Plus de problèmes ? Il y a cependant Reims, Niaffles, Bordeaux, Nanterre... et bien d'autres endroits dont on ne parle pas pour ne pas donner l'image d'une Église en ébullition. Et puis il y a les églises vides, qu'on démoli parce qu'elles ne sont plus utilisées. Mais de ça, il ne faut pas parler.

Dans un tel contexte, quelle peut alors être la "stratégie" de Benoît XVI ? Ne rien publier en hâte et simplement attendre: attendre patiemment que les évêques français, totalement dépassés par les événements liturgiques, incapables de régler les problèmes dans leurs diocèses, viennent frapper aux portes du Vatican pour demander au pape de les aider à sortir de la situation dans laquelle ils se sont mis, bien sûr !

Rubrique- Liturgie - Eucharistie
Rubrique- Musique Sacrée
Tous les commentaires sur l'Exhortation ► Sacramentum Caritatis

Sources: PRO LITURGIA - E.S.M.

Citation :
L'été passé alors que je lisais dehors sur mon patio un soir il était très tard j'ai comme vu cette date en lettres d'or 07-07-2007 donc en voyant que ce document arrivera le 7 juillet 2007 cela me réjouit. Danielle pensée personnelle....
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Frank
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Jeu 28 Juin 2007, 15:42

merci Danielle cheers cheers cheers
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Danielle
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MessageSujet: A DIFFUSER Motu Proprio !   Mer 04 Juil 2007, 06:19

A lire ou relire avant la publication du Motu Proprio voulu par Benoît XVI
A DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE

Les Supérieurs de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements ont demandé (cfr. Pro Liturgia) de diffuser le plus largement possible le message suivant :

"Un colloque a été organisé, à Paris, en octobre 2006, à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'Institut Supérieur de Liturgie (ISL). Étant donné que le discours inaugural de Son Éminence Monsieur le Cardinal Francis Arinze, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, a été peu divulgué en France et dans les pays francophones, et qu'il est notamment absent du dossier que la revue La Documentation Catholique a consacré à ce colloque (cf. n°2376 du 18 mars 2007), il vous est demandé de bien vouloir participer à la diffusion de ce discours, selon vos possibilités (revue, sous forme de "tirer à part", site internet... etc.). D'avance merci. Voici ci-dessous le texte de ce discours prononcé à Paris par S. Em. le Cardinal Arinze:

Le site Eucharistie Sacrement de la Miséricorde a publié l'intégralité du Discours d'ouverture du Colloque organisé à l'occasion de la Célébration du Jubilé d'Or de « l'Institut Supérieur de Liturgie » de « l'Institut Catholique de Paris », qui se tenait du 26 au 28 octobre 2006 le 01.11.2006 - voici le lien : ► Le pape Benoît XVI veut il mettre fin aux abus

Autre lien : Benoît XVI s'apprête à réhabiliter pleinement la messe en latin
ROME, le 27 octobre 2006 - Hier à Paris, le cardinal Francis Arinze, ... ces propos à l'occasion d'un colloque organisé par l'Institut supérieur de liturgie ...

Pour rappel un texte profond à lire ou relire avant la publication du Motu Proprio voulu par le Saint-Père Benoît XVI

MOTU PROPRIO: UN COMMENTAIRE DU VICE-OFFICIAL DU DIOCÈSE D’EICHSTÄTT (D), ALEXANDER PYTLIK JCD

Les annonces quant à la possibilité d’un usage plus souple du missel promulgué en 1962 par le bienheureux Pape Jean XXIII se font décidément de plus en plus fréquentes. Elles concernent la possibilité de célébrer une liturgie eucharistique qui s’est très peu transformée au long de nombreux siècles dans les territoires relevant de l’Eglise latine (la famille rituelle de loin la plus nombreuse au sein de l’Eglise catholique), c’est-à-dire ces territoires qui à un moment donné se sont déterminés pour le rite eucharistique romain. Face à ces annonces, il convient d’accorder une attention spéciale à une déclaration officielle à lire sur le portail Internet de l’archidiocèse de Gênes, dirigé depuis le 24 septembre 2006 par Mgr Angelo Bagnasco: tout laisse à penser que le document romain dont on attend la parution devra être reçu dans un contexte analogue. Le Métropolite de Gênes, par ailleurs légat du Pape pour les territoires marins, était entre autre aussi, de 1993 à 1996, le directeur des oeuvres diocésaines pour l’apostolat liturgique.

Le texte prépare tous les catholiques latins à une prochaine poursuite de la normalisation de la situation liturgique à l’intérieur de la famille liturgique latine et se prononce très clairement en faveur d’une entente pacifique. Dans cette optique, la décision de l’actuel Pape Benoît XVI aura sûrement des répercussions à très long terme. Il y va de l’avenir de la liturgie eucharistique: elle doit à nouveau pouvoir trouver en elle-même, de façon plus intense et plus aisée, sa raison d’être, à savoir glorifier Dieu et sanctifier les âmes, et être ainsi reconnue automatiquement comme sainte et sacrée. Il va falloir, lentement, dompter et endiguer cette crise liturgique qui reste toujours d’actualité en particulier dans les régions de rite latin. En parlant de la réforme de ce rite, le Cardinal Franz König, aujourd’hui décédé, avait dénoncé une mise en oeuvre bien trop précipitée, ayant pu désorienter certains croyants. Lisons à présent une traduction de ce texte porteur d’avenir de l’Archevêché de Gênes:

PRÉCISIONS CONCERNANT LA PROMULGATION D’UN "MOTU PROPRIO" QUI ÉTENDRAIT PLUS LARGEMENT L’INDULT POUR L’USAGE DU MISSEL DIT DE SAINT PIE V (29 NOVEMBRE 2006)

Suite au constat que dans le diocèse de Gênes circulaient ces derniers temps des commentaires erronés concernant l’éventuelle promulgation d’un Motu proprio destiné à faciliter l’usage du missel dit de S. Pie V, il semble nécessaire de donner les précisions suivantes:

1. Le Pape, selon sa haute autorité, a le droit de promulguer des actes juridiques et des mesures pastorales de valeur universelle et qui font force de loi.

2. La célébration légitime et fructueuse de la Sainte Eucharistie suppose la communion avec l’Eglise toute entière, communion assurée en dernier ressort par le Pasteur Suprême, ayant lui-même reçu de Notre Seigneur Jésus-Christ la mission de confirmer ses frères dans la foi (cf Luc 22, 32; Mt 16,17-19; Jn 21, 15-18); il revient donc précisément à l’Évêque de Rome, qui assume avec une grande miséricorde et dans la joie, sans jamais se lasser, le service de l’amour universel, de rechercher l’unité de tous ceux qui croient au Christ.

3. Le Concile Vatican II (qui est aussi le XXIème Concile oecuménique de l’Eglise catholique) n’a pas abrogé la messe de S. Pie V, ni demandé qu’elle soit abrogée, mais il a bien plutôt demandé la réforme de la liturgie, comme il ressort sans doute possible de la lecture de la Constitution sur la Sainte Liturgie en son chapitre III, N° 50 à 58.

4. L’extension de l’Indult concernant la liturgie dite de S. Pie V ne conduit en aucun cas à un refus du Concile Vatican II, ni à un rejet de l’enseignement des Papes Jean XXIII et Paul VI.
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Danielle
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mer 04 Juil 2007, 06:20

5. Ce même Pape Paul VI, qui en 1970 a promulgué le missel romain révisé d’après les données du Concile Vatican II, a personnellement concédé un indult au S. Père Pio de Pietrelcina, pour qu’il puisse continuer, même en public, de célébrer la messe selon le missel de S. Pie V, bien que la réforme liturgique soit entrée en vigueur dès le début du Carême 1965.

6. Dès le 3 octobre 1984, le Pape Jean-Paul II, en signant le [size=18]document Quattuor abhinc annos proposé par la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements (cf AAS 76 [1984] 1088 – 1089), avait accordé aux évêques diocésains la possibilité d’user d’un indult permettant la célébration de la Sainte Messe selon le missel romain dans l’édition de 1962 promulguée par le Pape Jean XXIII. Par ailleurs, le même Souverain Pontife, dans le Motu Proprio: Ecclesia Dei adflicta (2 Juillet 1988), s’appuyant sur son autorité apostolique déclarait entre autre: "On devra partout respecter les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, et cela par une application large et généreuse des directives données en leur temps par le Siège Apostolique pour l’usage du missel romain selon l’édition typique de 1962."
7. L’Eglise comporte en son sein depuis le début du IVème siècle diverses liturgies et rites, qui tous expriment la même foi catholique, bien qu’ils relèvent de traditions différentes et de diverses tendances; cette variété est un signe visible de la vitalité de l’Eglise catholique.

8. Le Concile de Trente, en son temps, n’a pas voulu unifier les divers rites existant alors par un acte autoritaire; et de fait, les églises particulières et les ordres religieux – sur la base d’un principe élaboré par ce même S. Pie V qui sur la demande du Concile a mis en oeuvre la réforme liturgique – ont pu garder leur rite propre, issu d’une tradition méritant le respect, pourvu qu’il ait été pratiqué dans ces lieux depuis au moins deux siècles. Au cours des années qui suivirent, le rite romain s’est imposé dans la pratique, mais jamais de façon exclusive. Le cas du rite ambrosien est exemplaire à cet égard: il est largement pratiqué dans certaines vallées du Tessin (appelées "Valli Ambrosiane"), dans tout l’Archevêché de Milan, mais aussi ici, dans l’Archevêché de Gènes, sauf à Monza, Trezzo et Treviglio.

9. Deux expressions légitimes de l’unique foi catholique – celle de S. Pie V, et celle de Paul VI - ne doivent pas être présentées comme "deux conceptions s’excluant mutuellement", comme si elles n’avaient absolument rien à voir l’une avec l’autre.

10. Dans le domaine liturgique, il ne faut pas opposer les décisions et les actions des Papes entre eux – en particulier Jean XXI, Paul VI et Benoît XVI - ni les Conciles entre eux – que ce soit celui de Trente, ou le IIème Concile du Vatican – et encore moins les présenter comme des alternatives s’excluant mutuellement.

[FIN DE LA DÉCLARATION DE L’ARCHEVÊCHÉ DE GÊNES.]
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Danielle
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MessageSujet: Re: célébration de la messe- retour du latin - motu proprio   Mer 04 Juil 2007, 06:22

Le lecteur qui se sera habitué à trouver dans sa paroisse, des éléments d’une réforme plutôt sainement appliquée, (ou peut-être un peu moins sainement …), se demandera peut-être avec inquiétude: la réalité de la vie paroissiale va-t-elle se trouver bouleversée d’un seul coup en 2007 ? Une telle crainte n’est pas fondée. En effet, le souci principal du Saint Siège était, et reste toujours, celui de l'application consciencieuse des directives liturgiques dans le sens de la sauvegarde du Saint Sacrement à travers toute la planète. Dans ce but, les évêques, et tout particulièrement les pasteurs sur le terrain, sont appelés à veiller à ce que, là où cela est nécessaire, la liturgie latine courante, célébrée dans la langue du pays, soit libérée de tout élément pouvant la désacraliser, et à préparer le terrain afin que ce renouveau liturgique et spirituel vraiment voulu par le Concile Vatican II prenne enfin son essor. Ainsi il pourrait être utile, à l’avenir, de proposer à nouveau régulièrement la forme plus ancienne de la liturgie latine, afin de rendre visible le "mètre-étalon" sacré auquel doit se référer toute liturgie célébrée dans nos régions de rite latin, sans qu’il soit pour autant question ici d’un quelconque perfectionnisme.

La forme liturgique elle-même, sous son aspect concret, passe ainsi un peu en arrière-plan. Dans les faits, il s’agit ici d’atteindre une normalisation de la situation que connaît aujourd’hui la liturgie latine, et ce en dehors de tout a priori idéologique. Il est impensable en effet, que des catholiques de rite latin – même échaudés par des déformations liturgiques par trop modernistes – parlent avec enthousiasme et révérence des liturgies orientales (dans et en dehors de l’Eglise catholique), les fréquentent même à l’occasion, et dans le même temps rejettent leur propre trésor liturgique et leur propre tradition spirituelle les considérant comme quelque chose de dangereux et d’obsolète. Il convient ici de préciser que, canoniquement parlant, la notion de "rite" désigne bien plus que la seule notion de liturgie. Le rite désigne en fait l’ensemble du patrimoine spirituel, porté jusqu’à nous par le Pères de l’Eglise et par les saints, et tout ce qui fait qu’un rite légitime ait une existence propre dans l’Eglise catholique. Le rite de la messe dite "tridentine" et la célébration des sacrements selon les règles encore en vigueur au cours du Concile Vatican II font partie intégrante du rite latin, et ce pour toujours, même si de nombreux chrétiens n’en n’ont plus conscience aujourd’hui.

Cela ne fait aucun doute qu’un constant enrichissement de la liturgie venant régulièrement puiser à la source de la pleine tradition latine, aura des répercussions positives aussi sur les vocations sacerdotales. En mettant l’accent sur plus d’exigence, en recherchant de façon plus claire que par le passé le seul intérêt du sacré, on augmentera très certainement l’attractivité du "métier de prêtre". De nombreux prêtres de rite latin témoignent de ce que la célébration régulière de la messe selon le missel romain de 1962 leur apporte davantage de forces spirituelles: il faut cependant dire clairement qu’il ne saurait y avoir de différence objective quant aux grâces reçues dans la célébration de l’Eucharistie, vu que la Sainte Messe jouit dans les deux cas de la pleine validité. On attend donc pour 2007, à travers une "libéralisation encadrée" du rite latin pour tous les prêtres, une normalisation sereine de nos relations avec notre propre tradition latine: elle contribuera à décrisper la lutte idéologique engagée, et à se détourner un peu de cette bizarrerie consistant à se réclamer d’une forme de célébration soi-disant toujours meilleure et d’une validité plus certaine. En réalité, toute liturgie latine ou orientale célébrée d’après des livres qui ont été un jour approuvés par le Saint Siège est valide, pourvu que soit acquise l’intention fondamentale de faire ce que Jésus et l’Eglise veulent réaliser par cet acte.

La variété des rites reconnus par l’Eglise catholique dans ses églises locales et ses églises de rite doit être considérée comme une richesse: en ce sens on admettra qu’il est insensé de vouloir s’accrocher à tout prix à l’un d’entre eux – fusse à l’ancien rite latin – et tout aussi insensé serait de décréter par dogmatisme absolu la place de l’autel ou le sens de la célébration. Quel est l’intérêt, par exemple, d’émettre des reproches teintés d’idéologie et d’a priori, lorsque dans une paroisse, sous la surveillance sévère – mais parfois salutaire – des services de la protection du patrimoine, on décide de revenir à un autel unique ? Même si, en conséquence de ce changement, au moment de la consécration, le célébrant et tout le peuple de Dieu prient et regardent ensemble dans la même direction ? Encore une fois: il y va de la sauvegarde du mystère de la liturgie, et ce à chaque célébration. Il s’agit de trouver la meilleure façon de glorifier Dieu: ceci ne peut certainement pas être le résultat de nos propres efforts, mais du fait que le prêtre, et tout le peuple de Dieu se font eux-mêmes "instruments" au service de la liturgie, le prêtre, tout particulièrement, agissant in persona Christi, au nom de la personne du Christ à la fois Dieu et Homme. On ne peut que regretter qu’à travers les siècles et aujourd’hui encore, la liturgie ait été, et soit encore le sujet de rudes débats, de graves dissensions, alors même qu’elle devrait nous conduire à la pleine communion dans la Sainte Trinité.

Disons-le en toute franchise: il faudra engager un sérieux retour sur soi, un véritable examen de conscience – et cet effort sera nécessaire aussi au niveau de certains évêchés. Il n’est pas rare en effet, qu’un cas concret et isolé de persécution pour cause d’attachement trop marqué à sa propre tradition liturgique latine ne se cristallise en un rejet plus ou moins systématique de prêtres ou de séminaristes qui auraient aimé répondre à leur vocation, ou qui n’ont de ce fait pu le faire qu’au prix des pires difficultés. Nombreux sont ceux qui témoignent de difficultés existentielles, voire de dépressions liées à la question liturgique. Les opportunistes et les carriéristes se sont trouvés, depuis le début de la réforme de la liturgie latine, des arguments extra-ecclésiaux plus que complaisants, et ont ainsi contribué à renforcer un comportement qu’on pourrait qualifier d’infantile les menant à reculer instinctivement, comme saisis d’horreur, devant tout ce qui pourrait ressembler au rite ancien. C’est ainsi que l’Eglise de rite latin a perdu pour quelques décennies un précieux moyen régulateur; c’est ainsi que la situation liturgique de certains diocèses s’est aggravée, même si dans l’ensemble nous pouvons constater avec reconnaissance une très légère inversion de tendance. D’un autre côté, les croyants et les communautés attachés à l’ancien rite latin se sont souvent trouvés isolés, contribuant ainsi à laisser s’installer, justement dans ces lieux (d’ailleurs en partie autorisés) des tendances au repli et à l’enfermement. Certains candidats au sacerdoce, aux ambitions douteuses, ont ainsi détourné cet argument de persécution pour cause liturgique à leur bénéfice, profitant des bonnes dispositions de quelque pasteur de bonne foi.

La pluralité catholique, qui doit pouvoir se mesurer à l’aune du Catéchisme de l’Église Catholique pour ce qui est des questions de foi et de morale – qui ne se plie pas à cette exigence ne fait plus partie de la pluralité catholique – devra s’exprimer aussi à l’avenir quant à sa tolérance vis-à-vis de ces croyants "qui se sentent liés à la tradition liturgique latine", selon les termes du défunt Serviteur de Dieu Jean-Paul II, en juin 1988. Personnellement j’attends avec curiosité le nombre et la rapidité des retournements de vestes et autres attitudes carriéristes à la suite d’une éventuelle décision d’assouplissement liturgique. Je suis heureux, à ce stade de mon exposé, de faire mention d’une étude scientifique datant d’il y a une quarantaine d’année et due au professeur Heinrich Reinhardt, prêtre et philosophe, sous le titre "Sacrifera sacralitas. Références aux origines de la liturgie chrétienne". On trouvait déjà dans cette étude une bonne partie des espoirs et des exigences – bien qu’encore en germe à l’époque – caractérisant la situation actuelle. Il faut rappeler aussi que jusqu’ici, le "Celebret" papal autorisant dans le monde entier l’utilisation du missel romain dans son édition de 1962 n’était valable dans les cas individuels de prêtres, en accord avec leur évêque et – selon la stricte application du droit – uniquement pour ce qu’on appelle la célébration privée de la Sainte Messe, ou bien, dans le cas de la célébration publique, pour un groupe déterminé de personnes de rite catholique latin, toujours avec accord de l’Ordinaire du lieu, ou sur la demande de celui-ci.

Pourtant, par le passé, il n’a jamais manqué d’arguments sérieux pour affirmer que la messe dite "ancienne" n’avait jamais été interdite, et par ce fait, les restrictions imposées par la lettre du droit n’ont jamais empêché que des prêtres ordonnés dans le rite latin célèbrent celui-ci dans la paix et la sérénité. Ainsi, ce "Celebret" pouvait-il apparaître au fond comme un coup de pouce intelligent de la part du Saint Siège, un exemple à opposer calmement à tous ceux qui se crispent sur le droit, pour apaiser leur conscience ou leurs scrupules exagérés. Nous espérons que cette querelle aussi se trouvera reléguée sur un plan strictement académique lorsque le Pape aura pris cette sage décision. On peut espérer aussi en toute logique, qu’à l’avenir, le dernier mot quant au choix, à la proposition et l’organisation de la liturgie revienne à l’Ordinaire du lieu et aux curés de paroisse: sur le plan pastoral en effet, des habitudes ancrées depuis longtemps ne peuvent être simplement transformées d’un seul coup. Ainsi, la règle de base subsiste: la forme liturgique annoncée doit être appliquée. Mais on doit pouvoir obtenir que la langue liturgique propre à l’Eglise de rite latin trouve davantage sa place dans la liturgie rénovée, sans quoi les attentes du Concile ne pourront pas être pleinement réalisées. La Constitution conciliaire sur la Sainte Liturgie dit en effet au N° 54: "On veillera cependant à ce que les fidèles puissent dire ou chanter ensemble en langue latine aussi les parties de l’ordinaire de la messe qui leur reviennent."

La normalisation dans l’usage des rites latins respectifs sera bénéfique pour tous ceux qui désirent vraiment ce qu’il y a de mieux pour l’Eglise et pour son apostolat liturgique. Il faut donc espérer que les informations données par le Cardinal Jorge Arturo Medina Estévez se vérifient, et que l’usage de l’ancien rite pourra bientôt être simplifié. J’ai essayé de démontrer dans ce commentaire qu’il ne s’en suivra aucune catastrophe, mais rien que des bénéfices à long terme. On ne s’étonnera pas non plus – et cela n’aura pas échappé à l’observateur attentif – de devoir compter avec des révisions et des corrections de la traduction des paroles de la prière eucharistique dans les langues des divers pays. Mais là encore il faut préciser que jamais la validité de la Sainte Messe ne fut en jeu, puisque les premiers livres ayant obtenus l’approbation se référaient toujours sincèrement à l’original latin, et que les expressions en cause ne sont pas dogmatiquement fondamentales. Avec toute la prudence nécessaire, je pense pouvoir dire que nous sortons lentement d’une phase de bouleversements pour entrer dans une phase de véritable compréhension des textes du Concile Vatican II, et qu’il est difficile de prévoir quelles impulsions durables vont pouvoir mûrir au gré de la fécondité spirituelle. Si les traductions fautives des textes de consécration avait exprimé un soi-disant "esprit" du Concile, il faut en conclure que cet "esprit" se révèle insignifiant et non légitimé par les textes du Concile.

La normalisation de la situation de la liturgie latine va contribuer à démonter tout ce qui dépasse les intentions premières, toutes les incompréhensions qui se seraient infiltrées ainsi que toutes les contradictions construites de toutes pièces. On devrait, à l’arrivée, reconnaître à nouveau dans telle cérémonie de Noël pour enfants, dans telle célébration de première communion, qu’il s’agit bien de la Sainte Messe, et ce automatiquement et dans toutes les paroisses. Terminons en citant le professeur Heinrich Reinhardt: "C’est à travers le sacré qu’une religion devient vraiment religion pour un néophyte. C’est pourquoi il convient de remettre ce thème au goût du jour en ces temps où, à cause d’un style de vie de plus en plus individualiste caractérisé par l’anonymat et la technique pure, une véritable faim spirituelle ne fait que grandir. C’est là, à proprement parler un acte pastoral."
► Rubrique- Liturgie - Eucharistie
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Sources: Padre Alex- E.S.M.
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Jean
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MessageSujet: Motu Proprio "Summorum Pontificum"   Sam 07 Juil 2007, 12:05

Motu Proprio SUMMORUM PONTIFICUM - 7 juillet 2007 (Français)

LETTRE APOSTOLIQUE
EN FORME DE MOTU PROPRIO
Du Souverain Pontife
BENOÎT XVI


Les Souverains Pontifesont toujours veillé jusqu'à nos jours à ce que l'Église du Christ offre à la divine Majesté un culte digne, « à la louange et à la gloire de son nom » et « pour le bien de toute sa sainte Église ».
Depuis des temps immémoriaux et aussi à l'avenir, le principe à observer est que «chaque Église particulière doit être en accord avec l'Église universelle, non seulement quant à la doctrine de la foi et aux signes sacramentels, mais aussi quant aux usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue, qui sont à observer non seulement pour éviter des erreurs, mais pour transmettre l'intégrité de la foi, parce que la lex orandi de l'Église correspond à sa lex credendi »[1].
Parmi les Pontifes qui ont eu ce soin se distingue le nom de saint Grégoire le Grand qui fut attentif à transmettre aux nouveaux peuples de l'Europe tant la foi catholique que les trésors du culte et de la culture accumulés par les Romains au cours des siècles précédents. Il ordonna de déterminer et de conserver la forme de la liturgie sacrée, aussi bien du Sacrifice de la Messe que de l'Office divin, telle qu'elle était célébrée à Rome. Il encouragea vivement les moines et les moniales qui, vivant sous la Règle de saint Benoît, firent partout resplendir par leur vie, en même temps que l'annonce de l'Évangile, cette très salutaire manière de vivre de la Règle, « à ne rien mettre au-dessus de l'oeuvre de Dieu» (chap. 43). Ainsi, la liturgie selon les coutumes de Rome féconda non seulement la foi et la piété mais aussi la culture de nombreux peuples. C'est un fait en tout cas que la liturgie latine de l'Église sous ses diverses formes, au cours des siècles de l'ère chrétienne, a été un stimulant pour la vie spirituelle d'innombrables saints et qu'elle a affermi beaucoup de peuples par la religion et fécondé leur piété.
Au cours des siècles, beaucoup d'autres Pontifes romains se sont particulièrement employés à ce que la liturgie accomplisse plus efficacement cette tâche ; parmi eux se distingue saint Pie V, qui, avec un grand zèle pastoral, suivant l'exhortation du Concile de Trente, renouvela tout le culte de l'Église, fit éditer des livres liturgiques corrigés et «réformés selon la volonté des Pères », et les donna à l'Église latine pour son usage.
Parmi les livres liturgiques du Rite romain, la première place revient évidemment au Missel romain, qui se répandit dans la ville de Rome puis, les siècles suivants, prit peu à peu des formes qui ont des similitudes avec la forme en vigueur dans les générations récentes.
C'est le même objectif qu'ont poursuivi les Pontifes romains au cours des siècles suivants en assurant la mise à jour des rites et des livres liturgiques ou en les précisant, et ensuite, depuis le début de ce siècle, en entreprenant une réforme plus générale »[2]. Ainsi firent mes prédécesseurs Clément VIII, Urbain VIII, saint Pie X[3], Benoît XV et le bienheureux Jean XXIII.
Plus récemment, le Concile Vatican II exprima le désir que l'observance et le respect dus au culte divin soient de nouveau réformés et adaptés aux nécessités de notre temps. Poussé par ce désir, mon prédécesseur le Souverain Pontife Paul VI approuva en 1970 des livres liturgiques restaurés et partiellement rénovés de l'Église latine ; ceux-ci, traduits partout dans le monde en de nombreuses langues modernes, ont été accueillis avec plaisir par les Évêques comme par les prêtres et les fidèles. Jean-Paul II reconnut la troisième édition type du Missel romain. Ainsi, les Pontifes romains se sont employés à ce que « cet édifice liturgique, pour ainsi dire, [...] apparaisse de nouveau dans la splendeur de sa dignité et de son harmonie »[4].
Dans certaines régions, toutefois, de nombreux fidèles se sont attachés et continuent à être attachés avec un tel amour et une telle passion aux formes liturgiques précédentes, qui avaient profondément imprégné leur culture et leur esprit, que le Souverain Pontife Jean-Paul II, poussé par la sollicitude pastorale pour ces fidèles, accorda en 1984, par un indult spécial Quattuor abhinc annos de la Congrégation pour le Culte divin, la faculté d'utiliser le Missel romain publié en 1962 par Jean XXIII ; puis de nouveau en 1988, par la lettre apostolique Ecclesia Dei en forme de motu proprio, Jean-Paul II exhorta les Évêques à utiliser largement et généreusement cette faculté en faveur de tous les fidèles qui en feraient la demande.
Les prières instantes de ces fidèles ayant déjà été longuement pesées par mon prédécesseur Jean-Paul II, ayant moi-même entendu les Pères Cardinaux au consistoire qui s'est tenu le 23 mars 2006, tout bien considéré, après avoir invoqué l'Esprit Saint et l'aide de Dieu, par la présente Lettre apostolique je décide ce qui suit :
Art. 1. Le Missel romain promulgué par Paul VI est l'expression ordinaire de la « lex orandi» de l'Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par S. Pie V et réédité par le B. Jean XXIII doit être considéré comme l'expression extraordinaire de la même « lex orandi » de l'Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la « lex orandi » de l'Église n'induisent aucune division de la « lex credendi » de l'Église ; ce sont en effet deux mises en oeuvre de l'unique rite romain.
Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l'édition type du Missel romain promulgué par le B. Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l'Église. Mais les conditions établies par les documents précédents Quattuor abhinc annos et Ecclesia Dei pour l'usage de ce Missel sont remplacées par ce qui suit :
Art. 2. Aux Messes célébrées sans peuple, tout prêtre catholique de rite latin, qu'il soit séculier ou religieux, peut utiliser le Missel romain publié en 1962 par le bienheureux Pape Jean XXIII ou le Missel romain promulgué en 1970 par le Souverain Pontife Paul VI, et cela quel que soit le jour, sauf le Triduum sacré. Pour célébrer ainsi selon l'un ou l'autre Missel, le prêtre n'a besoin d'aucune autorisation, ni du Siège apostolique ni de son Ordinaire.
Art. 3. Si des communautés d'Instituts de vie consacrée et de Sociétés de vie apostolique de droit pontifical ou de droit diocésain désirent, pour la célébration conventuelle ou «communautaire », célébrer dans leurs oratoires propres la Messe selon l'édition du Missel romain promulgué en 1962, cela leur est permis. Si une communauté particulière ou tout l'Institut ou Société veut avoir de telles célébrations souvent ou habituellement ou de façon permanente, cette façon de faire doit être déterminée par les Supérieurs majeurs selon les règles du droit et les lois et statuts particuliers.
Art. 4. Aux célébrations de la Messe dont il est question ci-dessus à l'art. 2 peuvent être admis, en observant les règles du droit, des fidèles qui le demandent spontanément.
Art. 5, § 1. Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il appréciera lui-même ce qui convient pour le bien de ces fidèles en harmonie avec la sollicitude pastorale de la paroisse, sous le gouvernement de l'Évêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l'unité de toute l'Église.
§ 2. La célébration selon le Missel du bienheureux Jean XXIII peut avoir lieu les jours ordinaires ; mais les dimanches et les jours de fêtes, une Messe sous cette forme peut aussi être célébrée.
§ 3. Le curé peut aussi autoriser aux fidèles ou au prêtre qui le demandent, la célébration sous cette forme extraordinaire dans des cas particuliers comme des mariages, des obsèques ou des célébrations occasionnelles, par exemple des pèlerinages.
§ 4. Les prêtres utilisant le Missel du bienheureux Jean XXIII doivent être idoines et non empêchés par le droit.
§ 5. Dans les églises qui ne sont ni paroissiales ni conventuelles, il appartient au Recteur de l'église d'autoriser ce qui est indiqué ci-dessus.

Art. 6. Dans les Messes selon le Missel du B. Jean XXIII célébrées avec le peuple, les lectures peuvent aussi être proclamées en langue vernaculaire, utilisant des éditions reconnues par le Siège apostolique.
Art. 7. Si un groupe de fidèles laïcs dont il est question à l'article 5 § 1 n'obtient pas du curé ce qu'ils lui ont demandé, ils en informeront l'Évêque diocésain. L'Évêque est instamment prié d'exaucer leur désir. S'il ne peut pas pourvoir à cette forme de célébration, il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei.
Art. 8. L'Évêque qui souhaite pourvoir à une telle demande de fidèles laïcs, mais qui, pour différentes raisons, en est empêché, peut en référer à la Commission pontificale Ecclesia Dei, qui lui fournira conseil et aide.
Art. 9, § 1. De même, le curé, tout bien considéré, peut concéder l'utilisation du rituel ancien pour l'administration des sacrements du Baptême, du Mariage, de la Pénitence et de l'Onction des Malades, s'il juge que le bien des âmes le réclame.
§ 2. Aux Ordinaires est accordée la faculté de célébrer le sacrement de la Confirmation en utilisant le Pontifical romain ancien, s'il juge que le bien des âmes le réclame.
§ 3. Tout clerc dans les ordres sacrés a le droit d'utiliser aussi le Bréviaire romain promulgué par le bienheureux Pape Jean XXIII en 1962.
Art. 10. S'il le juge opportun, l'Ordinaire du lieu a le droit d'ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit.
Art. 11. La Commission pontificale Ecclesia Dei, érigée par le Pape Jean-Paul II en 1988[5], continue à exercer sa mission.
Cette commission aura la forme, la charge et les normes que le Pontife romain lui-même voudra lui attribuer.
Art. 12. Cette commission, outre les facultés dont elle jouit déjà, exercera l'autorité du Saint-Siège, veillant à l'observance et à l'application de ces dispositions.
Tout ce que j'ai établi par la présente Lettre apostolique en forme de Motu proprio, j'ordonne que cela ait une valeur pleine et stable, et soit observé à compter du 14 septembre de cette année, nonobstant toutes choses contraires.
Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 7 juillet de l'an du Seigneur 2007, en la troisième année de mon pontificat.

Benoit XVI



[1]Présentation générale du Missel romain, troisième édition, 2002, n. 397.
[2]Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus (4 décembre 1988), n. 3 : AAS 81 (1989), p. 899 ; La Documentation catholique 86 (1989), pp. 518-519.
[3]Ibidem.
[4] , Motu proprio Abhinc duos annos (23 octobre 1913) : AAS 5 (1913), pp. 449-450 ; cf. Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus, n. 3 : AAS 81 (1989), p. 899; La Documentation 86 (1989), p. 519.
[5]Cf. Jean-Paul II, Motu proprio Ecclesia Dei adflicta (2 juillet 1988), n. 6 : AAS 80 (1988), p. 1498: La Documentation catholique 85 (1988), pp. 788-789.
[01041-03.01] [Texte original: Latin]



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"...si un homme ne renaît, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu". Jn 3, 3
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