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 La Sainte Messe: Une partie de plaisir?

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alain
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MessageSujet: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Ven 05 Mai 2006, 23:51

Je vous transmet un léger article paru au N.I.C.(Nouvel Informateur Catholique) de Montréal,en date du 7 Mai 2006,qui mérite notre attention...
"Le préfet de la Congrégation pour la Divine Liturgie et les Sacrements exhorte les catholiques à être plus révérencieux pendant la Messe et leur demande de vénérer l'Eucharistie avec piété.Lors d'une conférence à la Cathédrale de Westminster à Londres,le 1er avril dernier, le Cardinal nigérien Francis Arinze a demandé aux prêtres de remettre les tabernacles à la place centrale dans les Églises; aux fidèles, il demande de redécouvrir la Tradition d'une génuflexion respectueuse en présence de l'Eucharistie.Il a également requis qu'on mette fin aux ajouts et aux soustractions opérées sur les liturgies rituelles approuvées.Il a de plus demandé de cesser de diffuser de la musique en arrière-fond pendant la Messe et lors d'autres cérémonies,alors que les fidèles tentent de prier dans l'Église.

"Ce sont sans doute là des gestes bien intentionnés, mais c'est une erreur, a fait savoir le Cardinal. Les gens viennent à l'Église pour prier, non pas pour être divertis".À une audience d'environ 400 personnes, le Cardinal a rappelé que la Messe est "l'acte suprême d'adoration, de louange et d'action de Grâce que l'Humanité peut offrir à Dieu"(CNS- Londres)."
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inconnu
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MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Dim 07 Mai 2006, 09:45

Ben oui!!
Il s'agit tout simplement de redevenir amoureux de Jésus, et tout s'ensuit naturellement.

qu'en pesnez-vous?
amitiés
Christian
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Frank
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MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Dim 07 Mai 2006, 11:50

Très juste tout ça, ce recadrage n'est pas de trop Rolling Eyes
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croix glorieuse
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Nombre de messages : 375

MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Dim 07 Mai 2006, 12:21

FAITES PASSER LE MESSAGE AUX DIOCESES FRANCAIS...!FAITES PASSER LE MESSAGE AUX DIOCESE FRANCAIS...!
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http://francmaconnerie.forumculture.net/index.forum
inconnu
Invité



MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Dim 07 Mai 2006, 13:09

FAITES PASSER LE MESSAGE AUX DIOCESES FRANCAIS...!FAITES PASSER LE MESSAGE AUX DIOCESE FRANCAIS...!

Chère Croix

Very Happy Very Happy Very Happy Il va falloir qu'on se cotise, pour louer un avion qui fera passer ton message au-dessus de tous les diocèses de France et de Navarre, sur une immense banderole.
Alors, peut-être qu'au moment de l'élévation, tous le verront d'un même Coeur.
cheers

Bon dimanche avec Jésus dans ton Coeur

amitiés
Christian
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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Lun 08 Mai 2006, 03:33

Citation :
La pensée de Benoît XVI sur la crise liturgique actuelle
par l'abbé Q. Sauvonnet


Il suffit de regarder la quantité d’ouvrages dans lesquels le Pape Benoit XVI aborde des questions relatives à la liturgie pour comprendre que c’est un sujet qui lui tient à cœur.
En raison du lien qui existe entre la liturgie et la Foi, l’ancien préfet pour la congrégation pour la doctrine de la Foi n’a pas manqué d’analyser l’importance de la liturgie : « Il est apparu de plus en plus clairement qu'il en va dans la liturgie de notre compréhension de Dieu et du monde, de notre relation au Christ, à l'Eglise et à nous-mêmes : dans notre rapport avec la liturgie se joue le destin de la foi et de l'Eglise [1] ».
La crise que l’Eglise connaît aujourd’hui, quant à l’expression de la Foi, ne peut donc manquer pour le cardinal Ratzinger d’avoir un écho en liturgie. Contrairement à la nature première du mouvement liturgique, explique le cardinal Ratzinger, « la réforme liturgique, dans sa réalisation concrète, s'est éloignée toujours davantage de cette origine. Le résultat n'a pas été une réanimation, mais une dévastation. D'un côté, on a une liturgie dégénérée en show, où l'on essaie de rendre la religion intéressante à l'aide de bêtises à la mode et de maximes morales aguichantes, avec des succès momentanés dans le groupe des fabricants liturgiques, et une attitude de recul d'autant plus prononcée chez ceux qui cherchent dans la liturgie, non pas le showmaster spirituel, mais la rencontre avec le Dieu vivant devant qui tout "faire" devient insignifiant, seule cette rencontre étant capable de nous faire accéder aux vraies richesses de l'être [2] ». Cette liturgie dégénérée résulte d'une nouvelle conception de la liturgie, conception plus ou moins consciente, dont les lignes directrices « peuvent se résumer à l’aide de formules telles que créativité, liberté, célébration, communauté. Selon cette conception, le rite, les contraintes, l'intériorité, l'ordonnance générale de l'Église apparaissent comme (les notions négatives qui caractérisent une étape à dépasser de l'ancienne liturgie. [3] »

I. Une analyse de la crise liturgique actuelle

S'inspirant de Romano Guardini, pionnier du mouvement liturgique, le cardinal Ratzinger rappelait dans son livre Un Chant nouveau pour le Seigneur les trois dimensions ontologiques dans lesquelles se déploie la liturgie : le cosmos, l'histoire et le mystère. Si le cardinal a formulé des réserves sérieuses sur la réforme liturgique, c’est que ces aspects en sont absents.
La nouvelle liturgie, en effet :
a) n'est pas cosmique, étant limitée au groupe.
b) Elle n'a pas d'histoire, puisqu'elle affirme son émancipation par rapport, à toute donnée extrinsèque et à tout héritage.
c) Elle ne connaît pas le mystère, tout s'y expliquant et devant être expliqué.

a) La nouvelle liturgie et la dimension cosmique
« Il s'agit bien plutôt pour les participants de s'assurer de leur communauté mutuelle et de sortir ainsi de leur isolement, dans lequel l'existence moderne enferme l'individu. Il s'agit de nourrir des sentiments de libération, de joie, de réconciliation, de dénoncer ce qui est nuisible et de donner des impulsions pour l'action. C'est pourquoi il revient à la communauté de créer elle-même sa liturgie et non de la recevoir de traditions devenues incompréhensibles : la communauté se représente et se célèbre elle-même. [4] »
« Le groupe s'oppose ainsi à l'Eglise, la communauté à l'institution. La communauté est le lieu de l'espérance, tandis que l'institution est l'expression de la menace des puissants. [5] »
« Non seulement des prêtres, mais des évêques ont l'impression qu'ils ne sont pas fidèles au concile s'ils reprennent les prières telles qu'elles figurent dans le missel ; il faut y glisser au moins une formule "créative", si banale qu'elle soit. Et les souhaits de bienvenue aux assistants, éventuellement aussi un au revoir amical, sont déjà devenus des éléments obligatoires de l'action sainte, auxquels personne n'oserait se soustraire. [6] »
« La liturgie sans Eglise porte la contradiction en elle-même. Là où tous sont acteurs, pour que tous deviennent sujets, celui qui agit réellement dans la liturgie disparaît lui aussi, en même temps que le sujet commun, l'Église. On oublie, en effet, qu'elle devrait être opus Dei, que c'est d'abord Dieu qui agit et que c'est par son agir que nous sommes sauvés. En se célébrant lui-même, le groupe ne célèbre rien du tout. Il n'est pas motif à célébration. C'est pourquoi l'activité commune sécrète l'ennui. Rien ne se passe, en effet, si reste absent celui que le monde entier attend. (...) On n'est même plus en droit de parler de liturgie, qui présuppose l'Église ; il ne reste que des rituels de groupe. [7] »
« Les conséquences d'une telle valorisation de la communauté vécue au détriment de la réalité sacramentelle sont graves : c'est elle-même que la communauté célèbre. [8] »
Il invite à ce « que la liturgie soit à nouveau une activité communautaire de l'Eglise et qu'elle soit arrachée à l'arbitraire des curés et de leurs équipes liturgiques ». [9]
« La créativité des liturgies autofabriquées se meut dans un cercle restreint, nécessairement misérable, comparée à la richesse d’une liturgie dont la croissance couvre des siècles et même des millénaires. [10] »

b) La réforme face à l’histoire de la liturgie
« La constitution sur la liturgie du concile a certes posé les fondements pour la réforme ; mais la réforme elle-même a été ensuite mise en œuvre par un conseil post-conciliaire et, dans ses détails concrets, elle ne peut pas être simplement ramené au concile. [11] »
« D'innombrables exposés donnent l'impression que, depuis Vatican II, tout a changé et que tout ce qui l'a précédé est dépourvu de valeur, ou dans le meilleur des cas, n'en acquiert qu'à sa lumière. Le second concile du Vatican n'est pas abordé comme une partie de l'ensemble de la Tradition vivante de l'Eglise, mais comme la fin de la Tradition et un redémarrage à zéro. La vérité est que le Concile n'a défini aucun dogme et a voulu consciemment s'exprimer à un niveau plus modeste, simplement comme un concile pastoral. Pourtant, nombreux sont ceux qui l'interprètent comme s'il était presque le superdogme qui ôte toute importance au reste. Cette impression est surtout renforcée par certains faits courants. Ce qui était autrefois considéré comme le plus sacré - la forme transmise de la liturgie - apparaît d'un seul coup comme ce qu'il y a de plus défendu et la seule chose que l'on puisse rejeter en toute sûreté. -On ne tolère pas la critique des options de la période post-conciliaire ; mais, là où les antiques règles sont en jeu, ou bien les grandes vérités de la foi - par exemple la virginité corporelle de Marie, la résurrection corporelle de Jésus, l'immortalité de l'âme, etc. - on ne réagit même plus, ou alors avec une modération extrême. […]Tout cela conduit de nombreuses personnes à se demander si l'Église d'aujourd'hui est réellement celle d'hier, ou si on l'a remplacée par une autre sans les en aviser. La seule manière de rendre crédible Vatican II est de le présenter clairement pour ce qu'il est: une partie de l'entière et unique Tradition de l'Église et de sa foi. [12] »
« Il faut constater que le nouveau missel, quels que soient tous ses avantages, a été publié comme un ouvrage réélaboré par des professeurs, et non comme une étape au cours d'une croissance continue. Rien de semblable ne s'est jamais produit sous cette forme, cela est contraire au caractère propre de l'évolution liturgique. [13] »
« Ce qui s'est passé après le concile signifie tout autre chose : à la place de la liturgie fruit d'un développement continu, on a mis une liturgie fabriquée. On est sorti du processus vivant de croissance et de devenir pour entrer dans la fabrication. On n'a plus voulu continuer le devenir et la maturation organiques du vivant à travers les siècles, et on les a remplacés - à la manière de la production technique - par une fabrication, produit banal de l'instant [14] ». Il avait écrit précédemment « La liturgie ne naît pas d'ordonnances, et l'une des insuffisances de la réforme liturgique post-conciliaire est sans aucun doute à chercher dans le zèle de professeurs qui, de leur bureau, ont construit ce qui aurait dû relever d'une croissance organique. Un exemple caractéristique à nos yeux de cette manière de faire est la réforme du calendrier... ». [15]
« La crise de la liturgie ne repose que pour une très faible part sur la différence qui existe entre les anciens livres et les nouveaux. Il devient de plus en plus clair qu'à l'arrière-plan de toute la querelle, de profondes divergences de vue se sont fait jour, (...) deux conceptions fondamentalement différentes. [16] » Mais il n'innocente pas pour autant les livres liturgiques officiels, à la différence de certains catholiques qui, par souci d'obéissance, se contentent d'incriminer leurs applications malencontreuses. Il écrit par exemple : « La prédominance exclusive de la parole, que malheureusement les livres liturgiques officiels eux-mêmes suggèrent quelque peu, est critiquable [17] ». Ailleurs, il critique sans bienveillance le nouveau rituel baptismal. [18]
C’est une idée récurrente chez le cardinal : la liturgie appartenant à l'Eglise, personne n'a le droit de la changer à sa guise. D'où cette exclamation remplie de nostalgie : « Elle était si belle, cette continuité qui faisait que l'on ne dépendait ni du curé ni même des autorités romaines ! » [19]

c) La nouvelle liturgie et la présence du mystère
« Le terme de participatio actuosa (participation active, dans le Concile) a très vite été pris dans le sens extérieur et superficiel d'une activité nécessaire, généralisée, comme s'il fallait que le plus grand nombre des personnes, et le plus souvent possible, soit manifestement actives. Certes, le mot participation implique une action à laquelle chacun est associé. Mais pour définir le type d'activité dont il s'agit, il faut d'abord établir ce qu'est l' actio centrale à laquelle tous les membres de la communauté sont censés prendre part... La véritable action liturgique, l'acte liturgique par excellence est l'oratio, la grande prière qui forme le noyau de l'Eucharistie, laquelle, pour cette raison, fut appelée oratio par les Pères... L'oratio - la Prière eucharistique, le canon - est actio au sens le plus élevé... Les actions extérieures de la liturgie (lectures, chants, collecte des dons) peuvent, bien entendu, être réparties de façon appropriée, mais en marquant bien la différence entre participation au service de la parole (lecture, chant) et célébration sacramentelle proprement dite. L'aspect secondaire de ces actions extérieures devrait être clairement manifestée ; l'évidence doit s'imposer : l' oratio ouvre l'espace à l'actio de Dieu. » [20]
« La liturgie n'est pas un show, un spectacle qui ait besoin de metteurs en scène géniaux, ni d'acteurs de talent. La liturgie ne vit pas de surprises sympathiques, de trouvailles captivantes mais de répétitions solennelles. Elle ne doit pas exprimer l'actualité et ce qu'elle a d'éphémère, mais le mystère du sacré. » [21]
« Il en est ressorti qu'on n'avait une participation active que s'il y avait activité extérieure tangible : discours, paroles, chants, homélies, lectures, poignées de mains... Mais on a oublié que le concile place aussi dans l'actuosa participatio le silence, qui favorise une participation vraiment profonde, personnelle, nous permettant d'écouter intérieurement la parole du Seigneur. Or, de ce silence, il n'y a plus trace dans certains rites. » [22]
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MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Lun 08 Mai 2006, 03:34

suite

Citation :
« La prière communautaire de la liturgie doit, elle aussi, tendre à ce qu'on ne parle pas seulement les uns aux autres, mais bien à Dieu. C'est alors que nous parlerons le mieux et le plus profondément ensemble. » [23]
« Nous devons redonner à la liturgie la dimension du sacré. La liturgie n'est pas un festival, elle n'est pas une réunion de détente. Ce qui importe, ce n'est pas que le curé réussisse à produire de son cru des idées suggestives ou des élucubrations. La liturgie, c'est Dieu trois fois saint se rendant présent parmi nous, c'est le buisson ardent, c'est l'alliance de Dieu avec l'homme, en Jésus-Christ, celui qui est mort et ressuscité. La grandeur de la liturgie ne se fonde pas sur le fait qu'elle offre un passe-temps intéressant, elle consiste bien plutôt dans l'acte de se rendre tangible du Totalement-Autre que nous ne sommes pas en mesure de faire venir. Il vient parce qu'Il le veut. Autrement dit, l'essentiel dans la liturgie est le mystère, qui se réalise dans le rite commun de l'Eglise ; tout le reste la réduit. Les gens le ressentent vivement, et se sentent trompés, lorsque le mystère se transforme en distraction, quand l'auteur principal dans la liturgie n'est pas le Dieu vivant mais le prêtre ou l'animateur liturgique. » [24]
« Le silence, cheminement en commun vers l'homme intérieur ... est indispensable à une véritable participatio actuosa... Un discours ininterrompu à haute voix étouffe l'exigence intrinsèque des paroles... La proclamation du canon constamment à haute voix appelle à grands cris une variété à laquelle la multiplication des prières eucharistiques, si grande soit-elle, ne saurait suffire ... La variété elle aussi devient à la longue ennuyeuse, […] d'autant plus que leur qualité et leur convenance théologique sont parfois à la limite du supportable » [25], note de façon incisive le cardinal.
Le cardinal Ratzinger évoque avec tristesse « l'appauvrissement. effrayant résultant de la mise à la porte de l'Eglise de la beauté gratuite, remplacée par une soumission exclusive à l'utilitaire », « le froid que fait passer sur nous la morne liturgie post-conciliaire », « l'ennui que provoque son goût pour le banal et sa médiocrité artistique ». [26]
« La banalité et le rationalisme enfantin de liturgies autobricolées, avec leur théâtralité artificielle, laissent de plus en plus apparaître leur grande pauvreté : leur inconsistance saute aux yeux. Le pouvoir du mystère s'est évanoui et les petites autosatisfactions qui prétendent compenser cette perte ne peuvent plus satisfaire à la longue les fonctionnaires eux-mêmes. » [27]
« L'exigence aujourd'hui vraiment répandue n'est pas celle d'une liturgie sécularisée, mais au contraire d'une nouvelle rencontre avec le Sacré au moyen d'un culte qui permette de reconnaître la présence de l'Eternel. » [28]

II. La valeur du rit tridentin

En préliminaire, rappelons que le cardinal a toujours estimé qu'un véritable pluralisme devait reconnaître que la liturgie traditionnelle a une place. [29] On sait aussi sa bienveillance concrète envers les prêtres et communautés religieuses qui en assurent la pérennité. I1 écrivait dès 1982 à propos de ses défenseurs : « Tous leurs reproches sont-ils injustifiés ? Par exemple, n'est-il pas vraiment singulier qu'on n'ait jamais entendu, à l'égard des destructions faites au cours même de la liturgie, de réactions épiscopales semblables à celles qui s'expriment aujourd'hui contre l'emploi d'un missel de l'Eglise dont l'existence remonte bien plus haut que Pie V ? » [30]
Il développe la même idée d’un droit à l’existence au milieu du pluralisme actuel : « Je suis certes d'avis que l'on devrait accorder beaucoup plus généreusement à tous ceux qui le souhaitent le droit de conserver l'ancien rite. On ne voit d'ailleurs pas ce que cela aurait de dangereux ou d'inacceptable. Une communauté qui déclare soudain strictement interdit ce qui était jusqu'alors pour elle ce qu'il y a de plus sacré et de plus haut, et à qui l'on présente comme inconvenant le regret qu'elle en a, se met elle-même en question. Comment la croirait-on encore ? Ne va-t-elle pas interdire demain ce qu'elle prescrit aujourd'hui ?... Des centres où la liturgie est célébrée sans affectation, mais avec respect et grandeur, attirent, même si l'on ne comprend pas chaque mot. C'est de tels centres, qui peuvent servir de critères, que nous avons besoin. Malheureusement, la tolérance envers des fantaisies aventureuses est chez nous presque illimitée, mais elle est pratiquement inexistante envers l'ancienne liturgie. On est sûrement ainsi sur le mauvais chemin ». [31]
C’est par respect pour la Tradition qu’il faut garder ce rit : « Pour souligner qu'il n'y a pas de rupture essentielle, que la continuité et l'identité de l'Eglise existent, il me semble indispensable de maintenir la possibilité de célébrer selon l'ancien Missel comme signe de l'identité permanente de l'Eglise. C'est pour moi la raison fondamentale : ce qui était jusqu'en 1969 LA liturgie de l'Eglise, la chose la plus sacrée pour nous tous, ne peut pas devenir après 1969 -avec un positivisme incroyable- la chose la plus inacceptable ». [32]
Contrairement au N.O.M., le missel de Trente ne tombe pas sous la critique d’un missel fabriqué de toute pièce : « Il n'y a pas en effet de liturgie tridentine et, jusqu'en 1965, personne n'aurait su dire ce que recouvrait cette appellation. Le concile de Trente n'a fabriqué aucune liturgie. Et, au sens strict, il n'y a pas non plus de missel de saint Pie V. Le missel qui parut en 1570 sur l'ordre de saint Pie V ne se différenciait que par d'infimes détails de la première édition imprimée du Missale romanum publiée juste cent ans plus tôt ». [33]
Le cardinal ne se fait cependant pas d’illusion sur l’accueil reçu dans bons nombre d’endroit par les fidèles attachés au rit tridentin : « il ne serait pas très réaliste de vouloir passer sous silence les moins bonnes choses : qu'en maints endroits les difficultés persistent et continuent à persister, parce que tant les évêques que les prêtres et les fidèles considèrent cet attachement à la liturgie ancienne comme un élément de division, qui ne fait que troubler la communauté ecclésiale et qui fait naître des soupçons sur une acceptation du concile « sous réserve seulement », et plus généralement sur l'obéissance envers les pasteurs légitimes de l'Eglise. » [34]
Il exprime une des raisons de cet acharnement contre la liturgie tridentine : « C'est seulement à partir de la disqualification pratique de Trente, que l'on peut comprendre l'exaspération accompagnant la lutte contre la possibilité de célébrer encore, après la réforme liturgique, la messe selon le missel de 1962. Cette possibilité est la contradiction la plus forte et dès lors la moins tolérable par rapport à l'opinion de qui estime que la foi en l'Eucharistie formulée par Trente a perdu sa validité. » [35]
La liturgie tridentine conserve aux yeux de notre pape toutes les qualités d’une bonne liturgie : elle permet aux fidèles de participer à l’action sainte tout en préservant le mystère :
« De nombreuses raisons peuvent avoir induit beaucoup de gens à chercher refuge dans l'ancienne liturgie. La principale est qu'ils y trouvent conservée la dignité du sacré. Après le Concile, beaucoup ont élevé consciemment la "désacralisation" au rang de programme d'action » [36]
Il s'ensuit que la participation active des fidèles est possible dans le rite romain d'avant 1969. C'est sans paradoxe aucun que le cardinal écrivait, dans sa préface au missel édité par le Barroux, que cette réédition, en aidant les fidèles « à participer activement à la célébration de la sainte Messe (...) contribuera à sa manière au renouveau liturgique demandé par le concile Vatican II ». Dans La célébration de la foi, il a ces mots splendides : « Comparée à l'activisme uniquement extérieur qui s'est installé çà et là, l'ancienne manière de participer en silence au déroulement de la messe était beaucoup plus réaliste et dramatique : participation à l'action essentielle, percée de la communauté de foi hors des profondeurs et par-dessus les abîmes du silence ». [37]
Une dernière citation, tirée du hors-série de l’homme nouveau, enquête sur l’esprit de la liturgie p.56 : « HN : Une question, Éminence, en marge de votre livre mais en rapport, quand même avec la liturgie. Elle concerne les catholiques vivant selon les dispositions du Motu proprio Ecclesia Dei. Ils ont été fortement secoués par des dispositions qui les ont inquiétés sur leur place dans l'Église aujourd'hui. Est-ce que la liturgie qu'ils célèbrent a une place et est-ce qu'elle peut être utile à l'Église ?
Cal J. R. : Oui, assurément, elle a une place. Il me semble très important de montrer l'identité fondamentale qui existe entre l'un et l'autre rite. II n'y a pas de rupture. Et, donc, cette liturgie, dans la dernière forme codifiée en 1962, doit être conservée. Elle a une longue histoire de piété. Tant de saints ont vécu avec cette liturgie, avec cette forme très vénérable, ce trésor de l'Église. J'estime donc que les autorités de l'Église doivent être larges et généreuses, afin de permettre aux fidèles d'y avoir accès. La crainte d'une déchirure de l'Église, si l'on accorde généreusement cette liturgie, me semble vraiment exagérée. En étant généreux, nous nous apercevrions que ces catholiques veulent être fidèles à l'Église, aux évêques et que dès lors, ils vivront en paix avec la nouvelle liturgie. »


Il semble évident que pour notre pape, le maintien de la liturgie traditionnel est nécessaire pour que soit maintenu vivante dans l’Eglise une façon de s’approcher de Dieu qui dévoile et qui voile en même temps, une façon de cultiver le mystère : « Nous avons connu tant d'inquiétudes que je suis favorable, pour le moment, à un peu de paix liturgique. Et à une maturation qui conduira sûrement demain - mais cela, laissons-le à la Providence - à une réforme de la réforme. [38] »

[1] Un chant nouveau pour le Seigneur, p. 7
[2] La réforme liturgique en question, préface, p. 6
[3] La célébration de la Foi, p. 61
[4] Un chant nouveau pour le Seigneur, p. 49
[5] Un chant nouveau pour le Seigneur, p. 49
[6] Un chant nouveau pour le Seigneur, pp. 153-154
[7] Un chant nouveau pour le Seigneur, p. 156
[8] Ibid., p. 103
[9] La réforme liturgique en question, préface, p. 07
[10] La célébration de la Foi, p. 67
[11] Un chant nouveau pour le Seigneur, p. 175
[12] Discours aux évêques chiliens, in La Pensée Catholique, n°237
[13] La célébration de la Foi, p. 84
[14] La réforme liturgique en question, préface, p. 08
[15] La célébration de la Foi, p. 79
[16] La célébration de la Foi, p. 61
[17] La célébration de la Foi, p. 71
[18] Les principes de la théologie catholique, Téqui, 1985, pp. 44 et 113
[19] 30 jours n°5, 1993
[20] L’esprit de la liturgie
[21] Entretien sur la Foi, p. 151
[22] Entretien sur la Foi, p. 151
[23] La célébration de la Foi, p. 70
[24] Discours aux évêques chiliens, in La Pensée Catholique, n°237
[25] La célébration de la Foi, p. 71
[26] La célébration de la Foi, p. 96
[27] Un chant nouveau pour le Seigneur, pp. 49-50
[28] La célébration de la Foi, p. 56
[29] Entretien sur la Foi, p. 146
[30] Les principes de la théologie catholique, Téqui, 1985, pp. 436
[31] Le sel de la terre, p. 172
[32] La théologie de la liturgie, conférence donnée à Fontgombault, 22-24 juillet 2001
[33] La célébration de la Foi
[34] Discours pour le 10e anniversaire du motu proprio Ecclesia Dei.
[35] La théologie de la liturgie, conférence donnée à Fontgombault, 22-24 juillet 2001
[36] Discours aux évêques chiliens, in La Pensée Catholique, n°237
[37] La célébration de la Foi, p. 87
[38] 30 jours n°5, 1993
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Frank
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MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Lun 08 Mai 2006, 03:41

merci Michaeli pour ce texte Wink
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inconnu
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MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Lun 08 Mai 2006, 08:49

Merci aussi Michaeli

Mais ce texte est pour les consacrés, c'est eux qu'il faut convaincre. Et nous savons bien par expérience que cela nous est impossible, puisque cette casse totale de l'Eglise de Jésus est voulue et orchestrée. Les prêtres qui y participent, le font volontairement en toute connaissance de cause; ce ne sont pas des idiots et imbéciles. Si donc nous cherchions l'affrontement direct, pour perdrions de suite, car ces consacrés savent aussi s'entourer de nombreux fidèles flattés d'avoir "été choisis" pour être leur aide(servire la messe, donner la communion, bénir, danser, chanter, boire dans l'église "et plus si afinité" et j'en passe et des bien pires), tout cela dans le plus grand mépris de Jésus caché dans le Tabernacle!! mais le savent-ils encore?
Aussi, la seule et unique chose est de laisser cette branche pourrie tomber d'elle-même. Cela signifie pour les vrais fidèles de NSJC et de Marie, de secouer la poussière de nos souliers.
Mais Saint Paul dit aussi, en Hébreux 10,28:
Citation :
"Celui qui viole la loi de Moïse est impitoyablement mis à mort sur la parole de deux ou trois témoins;quel châtiment plus sévère ne pensez-vous pas que doive encourir celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, tenu pour profane le sang de l'Alliance dans lequel il a été sanctifié, outragé l'Esprit de la grâce?...........Le Seigneur jugera son peuple. C'est chose effroyable que de tomber entre les mains du Dieu vivant!"

Ce que j'ai mis en rouge est cela, ce sont ces gens qui se croient au-dessus du sacré, distribuent la communion de leurs mains, coeurs et âmes impurs, agissent en lieux et place de Jésus-Christ lui-même (par son prêtre). Cela s'appelle L'Orgueil. Et cela a bien été, partout, le point de départ de tout ce qui nous désole et nous fait souffrir dans notre Eglise. Aussi, nous ne devons participer à ce genre d'actes, car qui ne dit mot consent et reçoit sa juste rétribution d'hypocrite. Il faut, tout en priant pour l'Eglise et tous ses membres, toujours et partout, c'est évident, secouer la poussière de nos souliers, déposée par toutes ces abominations dans les lieux saints et sacrés. Il ne faut ne fréquenter que la Vraie Eglise fidèle en tous point aux trois blancheurs et en l'occurence à Benoit WXI, aujourd'hui, comme nous le présente si bien Michaélie.
Et si nos Coeurs sont inclinés à cette recherche, Marie saura nous conduire là où son Fils d'Amour est respecté et adoré en vérité.

Là, sont nos vrais Refuges, où les Anges du Seigneur nous conduisent si nous le voulons en Dieu et par Dieu.

Qu'en pensez-vous?
amitiés
Christian
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Frank
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MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Lun 08 Mai 2006, 13:58

comme tu as raison, cher Christian Wink
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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Lun 08 Mai 2006, 21:35

Bonjour à tous et
Bonjour Christian.

Tu dis :

Citation :
Il ne faut ne fréquenter que la Vraie Eglise fidèle en tous point aux trois blancheurs et en l'occurence à Benoit XVI, aujourd'hui, comme nous le présente si bien Michaélie.
Et si nos Coeurs sont inclinés à cette recherche, Marie saura nous conduire là où son Fils d'Amour est respecté et adoré en vérité.

Là, sont nos vrais Refuges, où les Anges du Seigneur nous conduisent si nous le voulons en Dieu et par Dieu.

Vivant en région, cette sainte Église fidèle aux trois blancheurs que je souhaite tant voir n'existe plus et il est pour moi impossible d'assister à de telle sainte messe, puisque en aucun lieux ces mêmes Sainte messes ne sont célébrées, alors si je veux recevoir la sainte communion et célébrer la résurrection du Seigneur, je suis dans l'obligation de recevoir quelques fois et même souvent la communion distribuée par des laïcs, puisque ici au Québec, cette pratique est généralisée et qu'il me faudrait faire des centaines de kilomètres pour trouver de saintes célébrations qui pourrait me satisfaire en trouvant ce respect des trois blancheurs.

Alors comme tu peux le voir c'est pour moi source de souffrances quotidiennes que de ne pas pouvoir assister à de saintes messes car je vois si souvent le manque de respect au sacré qui c'est infiltré dans nos célébrations et me sens bien impuissant à redresser la barre puisque cela nous à été imposé par nos évêques et que les gens qui s'aperçoivent de cet irrespect sont malheureusement une infime minorité, ce n'est que par une intervention divine que cette barre sera redressée car cette tâche est surhumaine, c'est pourquoi je prie Dieu tous les jours pour que cela arrive et j'espère que plusieurs dans le monde font de même.

Heureux êtes-vous si vous pouvez assister à de Sainte messes et priez pour ceux qui ne le peuvent pas.

Votre avis ?

Dr. Michaeli Panem
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MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Lun 08 Mai 2006, 21:56

Cher Michaélie

Citation :
Alors comme tu peux le voir c'est pour moi source de souffrances quotidiennes que de ne pas pouvoir assister à de saintes messes car je vois si souvent le manque de respect au sacré qui c'est infiltré dans nos célébrations et me sens bien impuissant à redresser la barre puisque cela nous à été imposé par nos évêques et que les gens qui s'aperçoivent de cet irrespect sont malheureusement une infime minorité, ce n'est que par une intervention divine que cette barre sera redressée car cette tâche est surhumaine, c'est pourquoi je prie Dieu tous les jours pour que cela arrive et j'espère que plusieurs dans le monde font de même.

Heureux êtes-vous si vous pouvez assister à de Sainte messes et priez pour ceux qui ne le peuvent pas.
Oui heureux nous sommes, c'est certain, mais c'est après de très grandes souffrances, les mêmes que les tiennes sois en certain. Et à l'époque où j'étais obligé d'aller à ces messes insipides tous les dimanches, je souffrais, souffrais, suppliais le Ciel de m'aider, de me trouver une autre paroisse à sa convenance. Le Ciel m'a laissé souffrir des années et des années, mais je l'ai accepté, d'autant plus que mon devoir d'état ne me permettait pas d'aller loin de toutes façons. En contrepartie de tout cela je recevais de l'aide du Ciel, des signes, des grâces de toutes sortes, et je devenais fou (à la folie pure) amoureux de Jésus.... et je me trompais (à moitié) de chemin bien entendu.
Alors, j'ai eu trois signes du Ciel (sur plusieurs années) m'indiquant le même lieu où les messes sont célébrées à sa convenance; mais ce n'est qu'à la troisième (normal, n'est-ce pas Laughing pourrait-on dire). Et Marie m'a attiré à elle, car il fallait que je comprenne au fin fond de mon Coeur, que l'on ne peut faire l'économie de Marie, que là où est Jésus est Marie et que là où est Marie est Jésus. Et c'est donc l'Esprit Saint qui m'a appelé. Ensuite il a fallu encore une intervention divine directe pour que je comprenne où j'étais réellement et y demeure complètement: ma demeure est donc maintenant chez Marie Reine Immaculée.
Et ce lieu bénit n'est qu'à 12 kms de chez moi très exactement: personne ne m'en avait jamais parlé, depuis 50 ans que j'habite dans son entourage, ni mon évêque interrogé, bien entendu !!
Aussi, peut-être près de chez toi se trouve-t-il un tel lieu, que le Ciel te réserve. Sinon, en attendant, pourquoi ne pas chercher un couvent, un monastère ou au moins un carmel etc... car il n'y a pas de raison que ce ne soit pas comme en France, où des lieux plus ou moins cachés existent en fait un peu partout. Il faut le vouloir pour les connaître, il faut parfois se donner beaucoup de peine et longtemps (j'avais bien entendu avant écrit de très nombreuses lettres en vain). Le jour où tu auras atteint ce but, ce sera comme une résurrection c'est certain, (c'est ce que j'ai ressenti).
Tes souffrances , font aussi partie de ces souffrances à offrir au Ciel, agréées par le Ciel, mais pas les mains de Marie, car c'est elle qui en souffre avant nous (pour son Fils sali, piétiné) et c'est elle qui sait parler au Père.

Qu'en penses-tu?
amitiés
Christian
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Leodia
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MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Lun 08 Mai 2006, 22:46

Bonsoir Doc, Bonsoir Christian,

Pour moi cela a été un peu la même chose. J'ai cessé d'aller à la messe car cela ne ressemblait plus à rien. Dieu n'y était plus présent, les messes auxquelles j'assistais n'étaient plus à mon sens, que des parodies. Je ne ressentais plus rien et je n'y trouvais surtout pas le Seigneur. J'ai donc cessé de les fréquenter, tout en continuant à prier, plus ou moins longuement mais tous les jours. Des prières simples et directes, plutôt des dialogues avec Jésus et Marie et des prières pour les morts, (tous ceux trop nombreux et proches qui avaient pris leur envol). L'enseignement reçu durant toute ma scolarité dans des écoles catholiques ne m'avait peu ou prou rien appris. Peu de choses en tout cas sur la bible ou le cathéchisme. Je suis une victime, comme beaucoup d'autres de mon époque, des errements ayant suivi Vatican II. La Bible, je la redécouvre à présent. Le cathéchisme, je l'apprends au fur et à mesure de mes questionnements. Je lis, pour le moment, l'évangile selon Maria Valtora, et je trouve cela merveilleux.

Pour ce qui est de la messe, j'ai enfin trouvé une messe tournée vers Dieu et qui répond à mes attentes. Quand, précédée par toute cette élévation du coeur, par les chants liturgiques grégoriens, mon âme peut enfin recevoir "sa nourriture" par le biais de l'hostie consacrée, elle éclate littéralement. C'est une sensation de plénitude complète, une chaleur qui se répand, pas chaque fois, mais presque.

Cette messe existait pourtant dans ma ville depuis trente ans, je ne l'ai cependant découverte que depuis peu (deux ou trois ans). Comme quoi, il faut parfois des hasards, des circonstances particulières ou une intervention divine pour trouver ce que l'on cherchait, et dans mon cas, sans savoir même que l'on le cherchait.

Que les coeurs unis de Jésus et Marie vous protègent et vous guident et vous permettent de trouver ce qui ne devrait pas être cherché mais donné à tous les Chrétiens de la terre : des messes en l'honneur de Dieu, pour Lui, avec Lui et en Lui.

Amicalement

Leodia
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Dr.Michaeli Panem
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MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Mar 09 Mai 2006, 03:58

Bonjour à tous.

Bientôt peut-être, si tel est la volonté de Dieu, mes prières pour pouvoir assister à de sainte messes verront leurs réalisations je l'espère tant, car un très bon prêtre désire depuis quelques temps venir s'installer ici. Le bon Dieu depuis quelques mois m'envoie de nombreux signes en ce sens, alors le Seigneur semble vouloir me combler "moi et ceux qui m'entourent" puisque je n'aurai pas besoin d'aller à la montagne car la montagne viendra à moi. J'en remercie Dieu profondément pour tout cela et si ça se réalise, je dirai comme notre sainte Mère Marie ; «Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur» ayez une prière pour nous pour que ce prêtre vienne s'établir ici et que le Seigneur, notre phare brille de tout ses feux pour éclairer notre coin de pays qui en a bien besoin.

Le phare


Sois mon phare, ô ! Seigneur,
le repère, de mon cœur,
la lumière, qui prend vie,
sur l’horizon, d’une nuit.

En ce monde, doux Sauveur !
préférant, toutes noirceurs,
à la vie, que Tu donnes,
ô ! que Dieu, nous pardonne.

Prend pitié, Père divin !
et que vienne, l’Esprit-Saint,
recouvrir, nos souillures,
d’une flamme, si pure.
Amen !

Votre avis ?

Dr. Michaeli Panem
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MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Mar 09 Mai 2006, 06:32

N'abandonnez surtout pas la Sainte Messe, même si les pratiques sont devenues désacralisées ou impies...

Ici au Québec, les Messes sont perverties mais ils n'en demeurent pas moins le Corps du Christ...C'est très difficile d'assister à ces Messes...Je m'afflige beaucoup de voir la dégradation du culte.Mais j'ai besoin de la Présence de Jésus.Pour le moment,il faut souffrir en silence...Il faut rechercher les Messes les moins profanées mais en aucun moment abandonner la Messe...Mes amis(es), restons unis dans la Sainte Église.C'est là que Dieu nous veut... bounce

Je reste unis à vous dans la prière...
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MessageSujet: Re: La Sainte Messe: Une partie de plaisir?   Mar 09 Mai 2006, 08:03

Tout cela est bien triste, mais super, car nous vivons bien tous la même chose et de la même manière d'un bout à l'autre de l'océan. Oui, comme le dit Alain, malgré tout, Jésus est toujours présent dans l'hostie consacrée et tous avons persévéré uniquement pour et par cette sublime nourriture, ce pain des forts, que les anges du Ciel nous envient.
Nos souffrances communes, à cause des ministres, "cloaque d'impureté" de notre Dieu si Tendre et si Doux, forment un bouquet pour le Ciel (notre Maman, adore les bouquets Laughing Laughing Laughing ).
Cher Michaélie, je vais prier désormais, pour qu'un très bon prêtre vienne dans ta paroisse, mais si cela ne se faisait pas, peut-être te faudra-t-il "émigrer" à 500 mètres ou 10 km ( Wink ); c'est difficile au départ de quitter sa paroisse, ses connaisances, amis, tâches dans l'église, mais ensuite, quel florilège!!

Bonne journée à tous, que Dieu vous bénisse et vous garde au chaud de sa Tendresse.

amitiés
Christian
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