Coeurs unis en Jésus et Marie


 
AccueilPortailRechercherFAQS'enregistrerConnexion
Derniers sujets
» 19 juin Bienheureuse Elena Aiello
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Hier à 22:21

» Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Hier à 22:10

» 2-Textes du jour et commentaires (audio et vidéo)
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar Nicolas Hier à 18:16

» 18 juin : Sainte Marine de Bythinie
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Lun 17 Juin 2019, 21:55

» 17 juin: Saint Hervé
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Dim 16 Juin 2019, 22:10

» 16 juin Fête de la TRES SAINTE TRINITE
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Dim 16 Juin 2019, 07:53

» 15 juin : Bienheureuse Albertina Berkenbrock
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Sam 15 Juin 2019, 06:53

» 14 juin Vénérable François Chiesa
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Jeu 13 Juin 2019, 21:35

» 13 juin Saint Antoine de Padoue
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Mer 12 Juin 2019, 21:12

» 12 juin Bx Laurent-Marie de Saint François-Xavier Salvi
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Mar 11 Juin 2019, 21:53

» Si vous avez commis un avortement...
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar fontaine Lun 10 Juin 2019, 12:17

» Victimes de l’Avortement – déroulement d’1 rite paraliturgique de réconciliation
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar fontaine Lun 10 Juin 2019, 11:54

» 10 juin : Bienheureux Edouard Poppe
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Lun 10 Juin 2019, 06:43

» Dimanche de Pentecôte
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Dim 09 Juin 2019, 09:18

» Neuvaine au Saint Esprit du 1er au 9 juin 2019
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Dim 09 Juin 2019, 09:01

» 8 juin Saint Maximin d'Aix
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Ven 07 Juin 2019, 22:53

» Vassula – « Le Ciel existe, mais l’Enfer aussi » restons fidèle au Magitère
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar fontaine Ven 07 Juin 2019, 11:17

» 7 juin : Bienheureuse Anne de Saint-Barthélemy
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Jeu 06 Juin 2019, 22:22

» 6 juin : St Marcellin Joseph-Benoît Champagnat
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Mer 05 Juin 2019, 21:21

» 5 juin : Saint Boniface de Mayence
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Mar 04 Juin 2019, 22:47

» 4 juin Sainte Clotilde
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Lun 03 Juin 2019, 21:52

» 3 juin 2018 : Saint Morand de Cluny
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Dim 02 Juin 2019, 21:25

» 2 juin : Saints Pothin, Blandine et leurs 46 compagnons
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Dim 02 Juin 2019, 07:51

» 2 juin : Saints Pothin, Blandine et leurs 46 compagnons
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar ami de la Miséricorde Dim 02 Juin 2019, 07:50

» priez le chapelet des larmes de la Vierge Marie
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Emptypar fontaine Sam 01 Juin 2019, 21:02


Partagez
 

 Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
AuteurMessage
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyJeu 13 Déc 2018, 23:44

Rappel du premier message :

DIEU SEUL ou LE SAINT ESCLAVAGE DE L'ADMIRABLE MÈRE DE DIEU

Introduction
À la Vierge fidèle


Souveraine reine des anges et des hommes, abîmé dans mon néant, et me reconnaissant entièrement indigne de paraître en votre sainte présence, j'ose néanmoins, appuyé sur vos maternelles bontés, le sujet ordinaire de mes plus douces espérances, vous consacrer cet ouvrage qui ne respire que votre honneur et votre gloire, pour la seule gloire et le seul honneur de Dieu seul, qui est l'unique chose que je désire, et que je veux rechercher en toutes choses.

L'oblation entière et irrévocable que je vous ai faite il y a longtemps de tout ce que je suis en l'être et en l'ordre de la nature, et de la grâce et de tout ce qui en dépend, de toutes les actions naturelles, indifférentes et bonnes que j'opérerai à jamais, m'ôte tout le pouvoir d'en user autrement.

Ma vie, tant intérieure qu'extérieure, et généralement tout ce qui est mien, est plus à vous qu'à moi-même, et même, ô ma divine princesse ! n'ayant plus rien à moi, tout ce que j'ai vous appartient par mon état et condition de servitude, et je veux et désire de tout mon coeur aujourd'hui, dans un jour tout dédié en l'honneur du glorieux archange saint Michel et de tous les anges, en présence de tous ces esprits bienheureux que j'invoque avec les soumissions les plus respectueuses à mon secours, vous parlant avec l'un de vos plus véritables esclaves, et m'unissant à la sainteté de ses intentions, que vous ayez une puissance spéciale sur mon âme, sur mon état, sur ma vie, sur mes actions, comme sur des choses qui vous appartiennent tout de nouveau par un droit particulier, en vertu de l'élection que je renouvelle de dépendre entièrement de votre maternité et souveraineté, m'abandonnant à tous vos vouloirs, me livrant à tous vos pouvoirs et à tous les effets de votre souveraineté.

Tout mon regret est de n'avoir qu'un coeur et une vie pour vous donner. Mais, s'il m'est permis de donner quelque liberté à mes désirs, je voudrais avoir autant de coeurs et de vies qu'il y a d'étoiles au ciel, de gouttes d'eau dans la mer, d'étincelles au feu, de brins d'herbes sur la terre, pour vous les donner, pour vous les consacrer dans l'ordre de votre Fils bien-aimé et pour sa pure gloire. Mais au moins, puisque cela n'est pas en mon pouvoir, je ferai tout et je n'oublierai rien en la vertu de Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils adorable, pour vous gagner des coeurs et vous acquérir des esclaves.

Aimable Vierge, il est vrai que mon coeur se sent plus pressé que jamais de vous aimer, et, si je l'ose dire, il me semble qu'il vous aime, et il me paraît qu'il voudrait disputer avec tous les coeurs de votre amour. Mais, hélas ! que peut faire un misérable et chétif coeur comme il est ? Il appelle donc à son secours tous les neuf choeurs des anges, tous les coeurs des saints, et veut vous aimer par tous leurs amours ; et, comme tout cela ne le contente pas, il veut vous aimer par le divin coeur de Jésus. Je conjure ce coeur très aimable d'anéantir, par sa puissance et Miséricorde, tout ce qui est contraire dans tous les coeurs à l'établissement de son règne, toutes les oppositions que les hommes y forment, tous les obstacles qu'ils y apportent, toute la force et les ruses des démons qui le combattent, pour y établir l'empire de son amour, afin que les hommes étant parfäitement assujettis à ses lois, vivant dans un état de servitude perpétuelle, ils soient, ô glorieuse Vierge, ses véritables esclaves et les vôtres. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/

AuteurMessage
ami de la Miséricorde
Assidu


Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyMer 13 Mar 2019, 21:50

CHAPITRE VI

De l'espérance de la très sainte Vierge


Ce n'est pas en cette seule rencontre que cet homme de Dieu a été favorisé de la divine Providence. Ayant été réduit dans une extrême pauvreté par la misère commune de la Lorraine, il fut contraint lui, sa femme et ses enfants (car il avait été marié et était artisan), d'aller cueillir des herbes dans les prairies ; pour se nourrir lui et sa famille, n'ayant pas de pain, ce qu'il faisait non seulement avec patience, mais avec joie, se mettant à genoux avec ses enfants pour remercier la divine Providence, quand ils trouvaient quelques herbes propres pour leur pauvre nourriture : enfin il fut obligé de venir à Paris, où étant allé au collège de Clermont de la Compagnie de Jésus, et s'arrêtant à la porte, un serviteur de Dieu fut fortement inspiré de lui donner du écus, et un autre quarante livres.

Ce bon homme m'a plusieurs fois raconté qu'il avait une si grande aversion de l'argent, tout pauvre qu'il était, qu'il éloignait sa poche de lui, dans laquelle il avait mis l'argent qu'on lui avait donné, ne pouvant presque le supporter. À quelque temps de là un seigneur de marque lui donna huit cents livres pour placer une sienne fille, et l'on eut soin de procurer à sa femme un logement dans une maison religieuse. Quand la Providence commence de favoriser de ses plus particulières grâces quelqu'un, ce n'est pas sitôt fait.

On le place chez un homme de son métier, et jamais il ne fut plus surpris que lorsqu'il vit ses biens s'augmenter d'une manière surprenante et à vue d'il : il connut bientôt que c'était la bénédiction que le bon Lorrain avait apportée en sa maison, dont on ne le tira qu'à force, pour demeurer chez feu monsieur le Gauffre, très digne successeur du P. Bernard, dont la vie est en odeur de suavité à tous les fidèles. Ce fut en ce lieu que sa vie devint tout extatique, ayant ordinairement des ravissements dont je suis témoin oculaire, durant lesquels son corps devenait si léger, qu'il ne pesait presque rien.

On fut obligé de faire des dévotions pour prier Notre-Seigneur de les lui ôter, parce qu'ils lui étaient si fréquents, qu'ils lui ôtaient la liberté d'agir. Ensuite il tomba dans une maladie extraordinaire, qui avait d'autres causes que les naturelles, et qui lui fut donnée pour le faire avancer de plus en plus dans les voies du pur amour.

Il m'a dit qu'elle lui avait été prédite par le feu P. de Condé de la Compagnie de Jésus, qui demeurait pour lors au collège de Clermont, qui l'ayant appelé, lui dit ce qui se passait en son intérieur, et lui prédit ce qui lui devait arriver, à son grand étonnement : aussi ce Père le venant voir eu sa maladie, comme il en connaissait la cause, ne s'en mettait pas en peine, pendant qu'un chacun ne pensait quau lieu où il devait être enterré, sa mort étant tenue comme certaine. Il avait une vénération singulière pour ce bon Père, qu'il disait avoir vu quelquefois dans de certaines lumières surnaturelles, proche de Notre-Seigneur à la croix. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyJeu 14 Mar 2019, 21:14

CHAPITRE VI

De l'espérance de la très sainte Vierge


(...) Comme la manière de prêcher de ce Père était fort spirituelle, il n'était pas goûté de plusieurs : mais j'ai connu des âmes appelées à la perfection, qui en étaient touchées d'une manière très puissante.

Ses paroles leur étaient comme des charbons ardents qui les mettaient tout en feu, en sorte que pendant ses sermons elles avaient bien de la peine à se contenir, et à ne pas faire paraitre au dehors le feu sacré qui les consumait intérieurement. Elles eussent voulu crier, voilà un homme admirable : et la grâce qu'elles en recevaient, était telle, que dès lors qu'il montait en chaire, et qu'il commençait à faire le signe de la croix, elles étaient toutes transportée par les impétuosités sacrées du divin amour.

« Ô mon Dieu ! Que vos conduites sont admirables ! Pendant qu'un homme n'est pas goûté de plusieurs, pour ses expressions qui paraissent trop spirituelles, vous vous en servez pour perfectionner les âmes qui vous sont les plus chères. »

Ce bon Lorrain était tourmenté visiblement des démons, qui lui apparaissaient en des figures différentes, et qui semblaient, quelquefois, renverser toute sa chambre ; quelquefois ils lui parlaient, tâchant de le décourager, lui disant qu'il n'avait rien fait pour Dieu, et, d'autres fois, ils usaient de menaces pour l'intimider.

Son oraison était presque continuelle, ce qui l'obligeait d'aller, de grand matin, dans de certaines cavernes proche Paris, et y passer toute la journée en contemplation, ne mangeant, quelquefois, qu'un peu de pain le soir. Je l'ai vu, quelquefois, lorsque nous allions à la promenade, retourner sur ses pas sans dire mot à la compagnie, en sorte que l'on était tout étonné de ne le plus voir, l'application continuelle qu'il avait à Dieu ne lui permettant pas les moindres divertissements avec les créatures.

Ce n'est pas que, dans les rencontres, il ne fût fort gai, et d'une agréable conversation. Ayant été prié en quelqu'un des jours gras d'aller manger chez un de ses meilleurs amis, et s'en étant voulu abstenir, par mortification, au retour de l'église de Notre-Dame, où il avait passé quelque temps en oraison devant la très-sainte Vierge, sa bonne mère et maîtresse, il fut grandement étonné de trouver plusieurs mets délicieux, apprêtés sur sa table et sur une nappe bien blanche, et comme il eut peur, de prime abord, que ce ne fût une illusion, il eut recours à la prière ; mais, voyant que ces viandes demeuraient toujours, il en mangea avec bénédiction, et fit un excellent repas, le reste qui accompagnait les viandes disparaissant, tant il est vrai que le Seigneur est bon à ceux qui l'aiment, ne leur donnant pas seulement le nécessaire, mais l'agréable, comme il fit dans les noces de Cana, en Galilée.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptySam 16 Mar 2019, 07:37

CHAPITRE VI

De l'espérance de la très sainte Vierge


(...) L'élévation de son esprit en Dieu ne lui laissant pas l'usage libre de tous ses sens, il lui est arrivé plusieurs fois d'être renversé par terre, dans les rues, par les carrosses, qui le blessaient notablement, et, n'ayant point d'autre médecin ou chirurgien que la divine Providence, il se trouvait tout à coup guéri.

Qu'il est donc vrai que nous avons un Dieu bon et admirable en ses bontés ! Oh ! Quil est magnifique en ses promesses, fidèle aux effets, et constant à bien faire ! Oh ! si tous les hommes savaient, dit un dévot personnage de nos jours, ce que c'est d'être serviteur de Dieu, ils feraient mourir en eux tous autres désirs, pour n'avoir que celui d'être du nombre de ceux qui le servent !

Il est écrit des justes : Fiez-vous au Seigneur, vous qui le voyez, et vous ne serez point frustré de vos attentes ; considérez que nul n'a jamais espéré au Seigneur qui n'ait recueilli les effets de son espérance : rien n'est refusé au juste, qui est tout à Dieu, de tout ce qu'il lui demande au nom de son Fils.

En effet, lorsqu'il se met en prières, il sent son coeur qui s'enfle d'une généreuse espérance et ses yeux grossissent de larmes ; il sent une certaine confiance que ses prières seront reçues, encore que Dieu en diffère l'effet : mais si, en de certaines occasions, il souffre quelque nécessité pour son bien éternel, son coeur est si plein de contentement et de satisfaction, qu'il pourrait donner de l'envie aux rois plutôt que d'en porter à leur condition.

Mais, au contraire, dit encore ce serviteur de Dieu, que nous devons de louer, maudit soit l'homme qui se repose sur un bras de chair et d'os, qui retire son coeur du Seigneur : il sera comme un misérable sauvageon, planté en terre stérile et ingrate, demeurera en sécheresse sans porter fruit, et Dieu le perdra en sa fureur, et ses espérances seront renversées.

Les méchants ont des peines extrêmes à prier Dieu, et plus encore à accompagner leurs prières de confiance, comment se peuvent-ils reposer dans les bras de celui à qui ils font une cruelle guerre ; comment peuvent-ils s'appuyer sur ce doux nom de père, parlant à Dieu, eux qui seraient contents qu'il ne fût point leur père, pourvu qu'il se déportât d'être leur juge ?

Où donc pourront-ils trouver consolation et allègement en leurs maux, parmi les divers accidents de cette vie ; et, s'ils font un effort pour prier Dieu, seront-ils exaucés de celui qui proteste tout haut qu'il se rira de leurs prières, et se moquera de leurs larmes ? Mais les yeux du Seigneur sont sur les justes, et celui qui les garde veille continuellement sur tous leurs besoins : il renverserait plutôt toute la nature qu'ils ne fussent secourus en leurs nécessités ; il n'épargne pas même les miracles quand il s'agit de les secourir.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyDim 17 Mar 2019, 06:43

CHAPITRE VI

De l'espérance de la très sainte Vierge


Toutes les histoires des saints sont remplies des témoignages de cette vérité, qui a éclaté sensiblement dans tous les commencements des ordres religieux, qui, ne s'attachant qu'à Dieu seul, dans l'éloignement de toutes les créatures, ne regardant que ses seuls intérêts, et, perdant de vue toute considération humaine, méritaient des secours extraordinaires de la divine Providence.

Saint Etienne de Grandmont prenait plaisir de placer les couvents de son ordre dans des lieux solitaires, non seulement pour y converser plus à l'aise avec le ciel, mais aussi pour y vivre dans une plus grande privation du secours des créatures, et un plus entier abandon à la pure conduite de la divine Providence, qui était si parfait, qu'ayant établi des maisons dans une extrême pauvreté, sans aucune rente ou possessions, il voulait que ses religieux y demeurassent sans faire aucune quête, leur ayant ordonné de ne demander aucune aumône qu'après avoir été trois jours sans manger, et en ce cas il leur permettait d'exposer leurs besoins

Mais à condition que les religieux envoyés pour mendier en cette rencontre, seraient choisis du nombre de ceux qui se porteraient le mieux, de peur de donner trop de lieu à la nature qui se laisse facilement toucher à la vue des personnes, dont la faiblesse et les infirmités marquent assez les besoins.

Le bienheureux Gaëtan, fondateur des Théatins, a aussi fondé la congrégation sur une rigoureuse pauvreté, sans aucuns biens, ni en particulier ni en commun, prescrivant aux clercs religieux de son ordre de ne demander l'aumône ni par eux ni par d'autres, dans la seule attente de la divine Providence : et il fut si constant à maintenir cet institut (dont chacun jugeait l'observance impossible) qu'il ne voulut jamais consentir au moindre relâchement : d'où vient que se trouvant à Naples, le comte d'Oppido lui ayant offert de grands revenus, et le bienheureux les ayant refusés, le comte l'en fit presser par d'autres religieux, à qui ce saint répondit : Mes Pères, comment êtes-vous assurés de vos revenus ?

Ils répartirent : Nous en avons les titres, en vertu desquels nous pouvons contraindre ceux qui nous doivent. Mais moi, dit le bienheureux Gaétan, j'ai des Écritures plus authentiques en ces termes : Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données. (Matth., VI, 33)

Leur rapportant l'expérience qu'il en avait faite durant plusieurs années à Venise en un temps de cherté, ou sans mendier ils n'avaient jamais manqué de ce qui leur était nécessaire. Le comte lui répondit : Venise est autre chose que Naples. Et le saint lui répliqua avec une grande véhémence d'esprit, qu'il croyait que le Dieu de Venise était aussi le Dieu de Naples. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyDim 17 Mar 2019, 23:06

CHAPITRE VI

De l'espérance de la très sainte Vierge


(...) Mais le comte n'étant pas persuadé de cela, tâchait de vaincre la constance de Gaëtan, envoyant aux Pères de grandes aumônes. Gaëtan n'en prenait que ce qui lui était nécessaire, rendant le surplus. Enfin, ne pouvant plus résister aux importunes caresses du comte, il commanda un matin à tous les Pères, qu'avec leur habit et leurs bréviaires ils eussent à le suivre : et ayant fait fermer l'église et la maison, il envoya les clefs au comte, lui faisant dire qu'il s'en allait avec ses religieux, pour éprouver si le Dieu de Venise était aussi le Dieu de Naples.

Dieu fait quantité de grâces spirituelles et temporelles aux dévots de ce bienheureux, spécialement à ceux qui font des neuvaines à son honneur. On fait la glorieuse mémoire de sa précieuse mort le 7 d'aout : et il doit être spécialement honoré par les personnes qui sont abandonnées à la divine Providence.

Lorsque ces ordres ont commencé à se relâcher, le ciel en a retiré son assistance : quand ils n'ont eu rien, ils ont été dans l'abondance, Dieu, qui tient tous les curs en ses mains, leur donnant de charitables mouvements pour leur porter des biens : et quand ils ont abondé en richesses, ils ont souffert de la disette, et les maisons ont commencé à se ruiner, parce qu'ils se reposaient sur leurs biens et leurs amis.

Ceux qui se confient uniquement en Dieu seul, et nullement sur la créature, auront Dieu seul pour leur protecteur, qui vaut mieux que tout le monde et que mille mondes ensemble : ceux qui se confient en Dieu en partie, et en partie sur la créature, ne ressentiront aussi qu'en partie l'assistance de la divine Providence, et seront laissés en plusieurs choses au pouvoir des hommes, qui n'est qu'une pure faiblesse : ceux qui mettent toutes leurs espérances en leurs industries, en leur politique, en leur prudence, en leurs intrigues, en la force de leur esprit, en leurs richesses, en leurs amis, en la faveur des grands, au crédit des hommes qui les soutiennent, et qui s'appuient peu, ou presque point du tout sur Dieu, seront maudits et délaissés, toute leur prudence confondue, toute leur sagesse détruite, tous leurs desseins anéantis, et toutes leurs ligues renversées.

Cependant ces gens dans leur aveuglement ne peuvent souffrir qu'avec peine les personnes abandonnées à la divine Providence, dont ils tâchent de faire passer la conduite pour ridicule.

Comme ils tiennent tout à la terre, ils ne peuvent souffrir qu'on la quitte : parce qu'ils sont plongés dans la créature, ils ne peuvent voir qu'on la laisse. Les élévations des âmes saintes vers Dieu seul font mal à leurs yeux qui, n'étant pas accoutumés à la pureté des lumières de ce divin soleil, ne prennent plaisir que parmi les obscurités du siècle. Il se rencontre même plusieurs gens de bien qui désapprouvent ces voies d'un parfait abandon, les voulant mesurer à celles où ils se trouvent. J'avoue que pour l'ordinaire il faut faire deux choses.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyLun 18 Mar 2019, 22:42

CHAPITRE VI

De l'espérance de la très sainte Vierge  


(...)La première, attendre tout de Dieu seul, comme si l'on ne faisait rien ; la seconde, agir et faire tout de son côté, selon les règles de la prudence et dans l'ordre de Dieu.

Mais il y a des âmes dont Dieu seul veut prendre le soin, leur pensée doit être uniquement en lui, et il leur donnera amoureusement tous leurs besoins : elles pensent à Dieu, et Dieu pense à elles : elles s'oublient de tous leurs intérêts, et Dieu veille sur toutes leurs affaires : elles ne sont occupées que de son service, et il est attentif à tout ce qui les touche, elles ne se mettent point en peine de l'avenir, et Dieu y songe pour elles : elles ne se voient jamais, et Dieu les regarde toujours : elles ne recherchent pas l'appui des créatures dont elles ont horreur, et Dieu est leur force, leur refuge et leur protection : leurs armes dans leurs persécutions sont les larmes et les prières : dans les soulèvements des hommes et des diables, de la terre et de l'enfer, et tout leur recours est à Dieu seul, et en sa vertu elles triomphent du monde et des démons : elles ne craignent rien, parce qu'elles ne craignent que Dieu : leur grande maxime est de ne rien espérer de la créature, et d'espérer tout de Dieu seul : et c'est ce qui les met dans une tranquillité que rien ne peut troubler : elles verraient renverser tout le monde, sans perdre un moment de leur paix : paix qui est, selon le témoignage de l'Écriture, comme une puissante rivière, et abondante comme les eaux de la mer.

Ces âmes doivent bien prendre garde du moindre petit appui sur quelque chose de créé, non pas même pour un seul moment et doivent se souvenir que Dieu punira en elles ce qu'il permet dans la conduite ordinaire des autres. Enfin, il faut se persuader qu'où il y a moins de sujet d'espérer en la créature, c'est où il y a plus de sujet d'espérer en Dieu : que dans les états où il y a plus de difficultés, c'est où l'on doit prendre plus de confiance : moins du monde, plus de Dieu. Nous sommes semblables à ces gens qui tombent dans quelque précipice, et qui se prennent à tout ce qu'ils rencontrent : il faut qu'ils ne trouvent rien à s'arrêter, pour se laisser aller dans l'abîme.

Or Dieu est l'heureux abîme de nos âmes, où sa divine grâce nous attire : notre misère nous fait attacher aux créatures que nous trouvons en nos voies : il faut tout perdre, pour s'y perdre. C'est donc une Miséricorde infinie, que la privation des choses créées. La pauvreté, les mépris, les douleurs, les calomnies, les opprobres, les ignominies, les persécutions ne doivent pas abattre nos espérances, mais les relever hautement.

Le Psalmiste nous enseigne fortement ces vérités, lorsqu'il dit qu'une armée tout entière de ses ennemis n'est pas capable de lui donner de la frayeur au coeur : mais il dit plus, lorsqu'il assure que si cette armée venait aux mains pour le combattre, que c'est en cela qu'il rehausserait ses espérances. Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul.

Source : Livres-mystiques.com
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyMar 19 Mar 2019, 22:38

CHAPITRE VII

De la charité incomparable de la très sainte Vierge


Le très précieux coeur de la très sainte Vierge est une fournaise d'amour. Il en est un océan immense et un abîme impénétrable : il est le temple de l'amour sacré ; il en est le trône, l'autel, le sanctuaire et le paradis : il ne vit et ne se nourrit que de l'ardeur de ses flammes.

Ce pur amour a été le principe, le progrès et la fin de sa belle vie ; et il a tellement investi de toutes parts, pénétré de tous côtés, consumé et transformé la divine Marie, qu'elle semble être l'amour même, devant lequel les séraphins, tout aimants qu'ils puissent être, étant les créatures du pur amour, doivent se voiler de leurs ailes, saisis d'admiration et d'un saint respect.

Elle a commencé d'aimer aussitôt que d'être, et elle n'a jamais cessé d'aimer. L'amour l'a fait vivre, l'amour l'a fait mourir : tous les jours de sa vie ont été des jours de l'amour, et il ne s'en est pas écoulé un seul petit moment, qui n'en ait été rempli. Pendant même le peu de sommeil qu'elle donnait à son corps virginal, son divin cur veillait toujours, en sorte que le jour et la nuit pendant toute sa vie elle a toujours été dans un continuel exercice de l'amour.

Le grand précepte de l'amour ne s'accomplira jamais en toute sa perfection en cette vie, disent les saints Pères ; mais c'est le privilège de la Mère de Dieu, qui l'a accompli en toute son étendue en cette vie mortelle, et dont l'amour en cet état de la vie présente a surpassé celui dont les bienheureux jouissent dans l'empyrée. C'est pourquoi ce n'est pas sans sujet que les anges surpris d'une telle nouveauté, s'écrient : Qui est celle-ci qui monte du désert, abondante en délices ? (Cant., III, 6) Car ces aimables esprits, dit le dévot saint Bernard, ne voient rien de pareil dans l'éternité même glorieuse : car qui des bienheureux peut dire à son Dieu : Vous êtes mon Fils ? (Hebr., I, 5) Et c'est ce qui a donné sujet à quelques théologiens, de soutenir que l'amour de la sacrée Vierge était différent en espèce de l'amour de tous les justes et qu'il était d'un ordre plus élevé. Aussi saint Épiphane appelle notre glorieuse reine, le mystère du ciel et de la terre, et l'étonnant miracle de la grâce. Saint Ignace le martyr dans l'une de ses Épîtres à saint Jean l'Évangéliste, témoignant que toutes ses entrailles étaient émues par de pressants désirs de voir celle qui avait donné le salut au monde, la qualifie de prodige céleste, et de miracle très sacré de la grâce.

Saint Jean Damascène la propose comme un abîme de miracles : ce qui est bien visible à l'égard de la nature, puisque la grâce est au-dessus de toutes les forces de la nature. Mais la difficulté est, comme l'on peut dire que la grâce de la très-sainte Vierge est un miracle dans l'ordre surnaturel, puisque c'est le dernier et le plus élevé de tous les ordres ; et ainsi, qu'il n'y a point de grâce qui le surpasse. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyMer 20 Mar 2019, 23:43

CHAPITRE VII

De la charité incomparable de la très sainte Vierge


Cependant l'on peut dire que la grâce de la divine Marie est un miracle de la grâce : premièrement en sa grandeur, parce qu'elle a été dans un degré suprême, et qu'elle a surpassé toutes les grâces prises ensemble de tous les anges et de tous les hommes.

Secondement, en sa perfection spécifique, ayant été d'une autre espèce, d'un ordre et d'une excellence plus sublimes. En troisième lieu, parce que c'était une grâce qui la disposait à la maternité de Dieu, qui renferme une dignité presque infinie, qui est au-dessus de l'ordre commun de la grâce, et qui appartient à l'ordre de l'union hypostatique.

Cest ici, dit saint Thomas de Villeneuve, que toutes les langues doivent garder le silence, la grandeur de l'amour de Marie surpassant tout ce que l'on peut dire, et même tout ce que l'on peut en penser.

Cet amour incomparable l'ayant unie très intimement avec le Dieu de charité, nous ne pouvons douter qu'elle n'ait été animée du même zèle du salut des âmes, qui consumait le coeur de Jésus-Christ. Notre Seigneur nous l'ayant donnée avec une si douce bonté pour mère, à même temps il lui a donné un coeur vraiment maternel, qui a lui seul plus de tendresses que tous les coeurs des mères qui ont été, qui sont, et qui seront jamais : coeur le plus doux et le plus obligeant de tous les coeurs, après celui de l'aimable Jésus : coeur le nonpareil et tout de charité, toujours ouvert à tous, et jamais fermé à personne : car où est le misérable qui n'en ait été assisté en ses misères ?

Où est la personne persécutée qui n'y ait rencontré un asile favorable ? Où est la personne affligée qui n'y ait trouvé sa consolation ? Où est la personne délaissée qui n'en reçu de charitables secours ? Qui jamais a espéré en ce coeur tout d'amour, et a été confus ? Qui jamais a eu recours à son amoureuse bonté, sans en avoir des effets d'une Miséricorde incomparable ? Qui l'a invoqué sans en être écouté ? Qui l'a prié sans en être exaucé ? Non, jamais il n'a été dit ni ouï dans tous les siècles qu'aucun se soit adressé à ce coeur amoureux, et en ait été délaissé. Les plus abandonnés y trouvent un accès favorable, il est l'espérance des plus désespérés, la douceur des esprits les plus peinés, et la vie dans la mort même.

C'est le grand secours des Chrétiens, et la lumière des ténèbres des infidèles. Oh ! Que de choses glorieuses l'on raconte de cette cité de Dieu ! La tout aimable Marie aime ceux qui l'aiment, elle marche dans les voies de la justice, pour enrichir les âmes de ses dévots de tous les biens du paradis, et les combler de toutes sortes de bénédictions. Oh ! Que si les hommes savaient ce que c'est que d'être aimé de cette reine du ciel !
(...)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyJeu 21 Mar 2019, 22:50

CHAPITRE VII

De la charité incomparable de la très sainte Vierge


Elle donne sa protection d'une manière très spéciale à tous les Chrétiens ; mais son amour ne s'en arrête pas là, elle cherche ceux qui la fuient, elle bénit ceux qui la maudissent, elle prie pour ceux qui la blasphèment, elle n'a que des bontés ineffables pour ses plus cruels ennemis, faisant éclater ses Miséricordes sur les injustes aussi bien que sur les justes, sur les fidèles et infidèles, sur les catholiques et hérétiques, répandant ses grâces depuis un bout du monde jusqu'à l'autre, et toute la terre étant remplie de ses libérales faveurs. Oh ! Combien de peuples qui marchaient dans les ténèbres ont vu une grande lumière ! Combien de pays hérétiques convertis à la foi ?

Combien de terres d'infidèles soumises à l'Évangile par ses soins ineffables ? Son nom est grand dans toutes les nations, il donne de la joie aux anges et à tous les bienheureux, de la sainteté aux âmes parfaites, accroissement de grâces aux justes, le pardon des crimes aux pécheurs, le soulagement dans les peines aux âmes du purgatoire, et jette la terreur dans l'enfer. C'est la liberté des esclaves, le refuge des pécheurs, la santé des malades, la force des faibles, l'élévation des âmes les plus humiliées, les richesses des pauvres, l'honneur des plus méprisés, le plaisir des âmes crucifiées, la défense de ceux qui sont sans secours, et enfin la gloire et l'ornement de tout le christianisme.

Disons donc que la divine Marie est une lune qui éclaire Miséricordieusement les pécheurs qui errent parmi les obscurités d'une nuit fâcheuse, où leurs péchés les engagent si misérablement. Disons qu'elle est une aurore qui, dans le point du jour qui commence à paraitre aux âmes nouvellement converties, les assiste de ses agréables clartés, pour leur faire connaitre les voies de la justice. Disons qu'elle est un soleil qui, dans son plein midi, découvre toutes les beautés du monde de la grâce aux âmes parfaites, et les consume délicieusement dans les ardeurs du pur amour.

Disons qu'elle est toute à tous, dans toutes sortes d'états et de conditions, pour toutes sortes de besoins et de nécessités, en toutes sortes de lieux, d'occasions et de temps ; et que toujours ses Miséricordes sont incompréhensibles. Comme notre mère, elle est portée à nous bien faire ; comme bonne, elle le veut ; comme puissante, elle le peut. Que pourrait refuser son Fils, qui est Dieu, à une telle Mère ? Mais que ne demandera pas une si charitable Mère pour ses enfants ? Richard de Saint-Laurens méditant sur ces paroles du Psalmiste : Votre oreille, ô mon Dieu ! a écouté la préparation du coeur des pauvres (Psal. X, 17), recherche quelle est cette oreille du Seigneur si attentive aux besoins des misérables, que non-seulement elle en écoute les désirs, mais encore la disposition de leur coeur ; et il estime que c'est la glorieuse Mère de Dieu. La bienheureuse Vierge, dit ce grand homme, est votre oreille, ô mon Dieu ! parce que c'est par elle que vous écoutez les pauvres, comme nous entendons par nos oreilles. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptySam 23 Mar 2019, 07:35

CHAPITRE VII

De la charité incomparable de la très sainte Vierge


Elle donne sa protection d'une manière très spéciale à tous les Chrétiens ; mais son amour ne s'en arrête pas là, elle cherche ceux qui la fuient, elle bénit ceux qui la maudissent, elle prie pour ceux qui la blasphèment, elle n'a que des bontés ineffables pour ses plus cruels ennemis, faisant éclater ses Miséricordes sur les injustes aussi bien que sur les justes, sur les fidèles et infidèles, sur les catholiques et hérétiques, répandant ses grâces depuis un bout du monde jusqu'à l'autre, et toute la terre étant remplie de ses libérales faveurs. Oh ! Combien de peuples qui marchaient dans les ténèbres ont vu une grande lumière ! Combien de pays hérétiques convertis à la foi ?

Combien de terres d'infidèles soumises à l'Évangile par ses soins ineffables ? Son nom est grand dans toutes les nations, il donne de la joie aux anges et à tous les bienheureux, de la sainteté aux âmes parfaites, accroissement de grâces aux justes, le pardon des crimes aux pécheurs, le soulagement dans les peines aux âmes du purgatoire, et jette la terreur dans l'enfer. C'est la liberté des esclaves, le refuge des pécheurs, la santé des malades, la force des faibles, l'élévation des âmes les plus humiliées, les richesses des pauvres, l'honneur des plus méprisés, le plaisir des âmes crucifiées, la défense de ceux qui sont sans secours, et enfin la gloire et l'ornement de tout le christianisme.

Disons donc que la divine Marie est une lune qui éclaire Miséricordieusement les pécheurs qui errent parmi les obscurités d'une nuit fâcheuse, où leurs péchés les engagent si misérablement. Disons qu'elle est une aurore qui, dans le point du jour qui commence à paraitre aux âmes nouvellement converties, les assiste de ses agréables clartés, pour leur faire connaitre les voies de la justice. Disons qu'elle est un soleil qui, dans son plein midi, découvre toutes les beautés du monde de la grâce aux âmes parfaites, et les consume délicieusement dans les ardeurs du pur amour.

Disons qu'elle est toute à tous, dans toutes sortes d'états et de conditions, pour toutes sortes de besoins et de nécessités, en toutes sortes de lieux, d'occasions et de temps ; et que toujours ses Miséricordes sont incompréhensibles. Comme notre mère, elle est portée à nous bien faire ; comme bonne, elle le veut ; comme puissante, elle le peut. Que pourrait refuser son Fils, qui est Dieu, à une telle Mère ? Mais que ne demandera pas une si charitable Mère pour ses enfants ? Richard de Saint-Laurens méditant sur ces paroles du Psalmiste : Votre oreille, ô mon Dieu ! a écouté la préparation du coeur des pauvres (Psal. X, 17), recherche quelle est cette oreille du Seigneur si attentive aux besoins des misérables, que non-seulement elle en écoute les désirs, mais encore la disposition de leur coeur ; et il estime que c'est la glorieuse Mère de Dieu. La bienheureuse Vierge, dit ce grand homme, est votre oreille, ô mon Dieu ! parce que c'est par elle que vous écoutez les pauvres, comme nous entendons par nos oreilles. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyDim 24 Mar 2019, 07:38

CHAPITRE VII

De la charité incomparable de la très sainte Vierge


(...) L'amour, dit saint François de Sales, ne se paye que par l'amour ; ainsi les bontés incomparables du très-saint coeur de notre glorieuse maîtresse demandent de nos coeurs toutes les tendresses possibles ; mais elles ne peuvent être des marques d'une véritable affection, si nous ne prenons soin de lui plaire ; ce que nous ne ferons jamais bien que par limitation de son amour envers Dieu et envers le prochain.

Il faut donc aimer Dieu ; et premièrement il le faut aimer souverainement, faisant plus d'état de son amitié que de tout le monde et de toutes les choses du monde, et étant en la disposition de perdre plutôt tout son honneur, tous ses biens, ses charges, ses amis et sa vie même, et de souffrir toutes sortes d'injures et de peines, que de l'offenser par un seul péché mortel.

Sans cette disposition il n'y a point de salut, et il faut être damné. Davantage, il faut tâcher à ne commettre jamais aucun péché véniel avec une entière advertance : l'âme qui sait un peu ce que c'est que le pur amour aimerait mieux mourir de mille morts que de commettre la moindre imperfection volontairement.

Secondement, il le faut aimer généralement, l'aimant en tout ce que l'on aime, ne cherchant que ses intérêts dans nos intérêts et dans les intérêts de toutes les créatures. Quelque part donc que l'on aille, c'est à Dieu qu'il faut aller ; quelque chose que l'on fasse, c'est pour Dieu qu'on la doit faire ; tout ce que l'on dit doit être dit pour la gloire de Dieu : il faut porter toutes les peines pour son amour, et dans toutes les affaires n'avoir qu'une seule affaire, qui est d'exécuter sa sainte volonté.

En troisième lieu, il le faut aimer uniquement. Oh ! Que trop est avare à qui il ne suffit ! Il ne faut donc pas aimer avec lui des choses qu'il n'aime pas, comme l'imperfection et les bagatelles du monde, il ne faut aimer que ce qu'il aime, et comme il veut qu'on l'aime.

Un enfant aime son père, une femme son mari, et Dieu le veut ; non pas par nature, mais par grâce ; et en aimant ce que Dieu veut qu'on aime, et comme il le veut, c'est lui seul qui doit être uniquement aimé en tous les objets aimés.

O Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul, et toujours Dieu seul ! Quand l'âme est arrivée à ne plus aimer que Dieu seul, elle entre dans une parfaite indifférence pour toutes choses, ne voulant plus rien autre chose que ce Dieu seul. Elle ne se soucie plus d'intérêts, elle ne se voit plus, elle ne pense plus à elle, elle ne s'attriste ou ne se réjouit que de ce qui déplaît à Dieu, ou de ce qui lui est agréable. Dieu seul est son tout, et tout le reste ne lui est rien ; elle est dans le monde comme s'il n'y avait que Dieu seul et elle, et elle n'est touchée d'autre chose.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyDim 24 Mar 2019, 22:01

CHAPITRE VII

De la charité incomparable de la très sainte Vierge


(...) Ces pêchés obligent à la restitution, à quoi plusieurs médisants ne pensent guère ; obligation très étroite, qui sera la cause de la damnation de plusieurs confesseurs qui donnent l'absolution sans l'imposer, et passent assez légèrement par-dessus un crime, « lequel, s'il était ôté, dit encore le glorieux évêque de Genève, la plupart des péchés seraient ôtés. »

Vous verrez, dit l'angélique Docteur, des personnes qui, étant exemptes presque de tous les péchés, tomberont dans celui-ci. Le cardinal Tolet l'appelait « une maladie dont tout le monde est malade. » Il est d'autant plus dangereux que l'horreur s'en fait moins connaître : car souvent on traite de galanterie et de bon mot une parole dite au désavantage du prochain ; et celui qui l'a dite n'en passe pas pour moins honnête homme.

Cela est cause que ce vice devient très ordinaire, qu'il y a peu de compagnies où il ne se glisse. En venant de la communion, on y récidive ; et quelquefois même au lit de la mort, une personne qui aura liberté de parler le commettra facilement dans l'entretien qu'elle aura avec ceux qui la visitent.

Si l'on jurait, si l'on se mettait en colère, chacun y prendrait garde ; mais une médisance se glisse imperceptiblement dans le discours, et très peu de personnes réparent le tort qu'elles font : c'est pourquoi il y a peu d'espérance de salut pour les médisants. Il faut aussi se donner de garde des jugements téméraires, des envies, qui sont encore un mal dangereux qui ronge malheureusement le coeur de plusieurs ; des querelles, des dissensions, des rapports que l'on fait de ce que l'on entend aux personnes qui sont offensées, leur déclarant ceux qui les ont blessées, et ce qui met l'inimitié entre eux.

Ces gens sont en horreur à Dieu, et il les a en abomination, et ils sont obligés à rétablir la paix qu'ils ont ôtée. Dieu hait aussi extrêmement un esprit moqueur, et qui raille aux dépens d'autrui. Jamais il ne faut rien dire ou faire qui puisse blesser le cher prochain, soit qu'on le fasse en riant ou d'une autre manière ; mais il faut avoir un coeur tout de charité pour tout le monde, estimant un chacun, en parlant toujours avec respect, se prévenant d'honneur les uns les autres, évitant tout ce qui lui peut être désagréable, lui condescendant en toutes choses licites, se donnant de garde d'un esprit pointilleux qui trouve à redire à tout, qui dispute sur toutes choses, qui contrarie à ce que les autres veulent, qui a toujours des sentiments particuliers, qui s'opiniâtre dans le soutien de ses pensées ; mais tâchant de faire plutôt la volonté d'autrui que la nôtre.

La charité demande encore que l'on assiste libéralement les personnes qui sont dans le besoin : car si elle est véritable, elle n'a rien à elle, mais tout ce qu'elle a est pour les autres. Un coeur attaché au bien ne sait guère ce que c'est que la véritable charité. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyLun 25 Mar 2019, 22:14

CHAPITRE VII
De la charité incomparable de la très sainte Vierge


(...) Enfin, il faut même aimer ceux qui nous haïssent, les bénissant lorsqu'ils nous maudissent, les obligeant lorsqu'ils nous désobligent, priant pour eux d'un cœur sincère, les pénétrant dans les témoignages de toute sorte d'amitié, cherchant les occasions de les servir : ce qu'il faut faire avec joie lorsque ces bienheureuses occasions se présentent, les ménageant avec action de grâce, comme des moments précieux qui nous donnent lieu de témoigner à notre Maître et notre Dieu que c'est en vérité que nous l'aimons.

Cette pensée est étrangement forte à l'âme qui a de l'amour pour son Dieu : car que ne voudrait-elle pas faire pour lui en donner des marques ? Il est vrai qu'il est dur à la nature d'obliger et de bien faire à ses ennemis; mais il est doux de surmonter la nature pour l'amour de son Dieu.

Ce sentiment remplissait de mouvements de charité les cœurs des saints, qui non-seulement faisaient du bien à ceux qui leur faisaient du mal, mais ils s'appliquaient à les obliger et à leur rendre les services les plus notables que l'on peut faire à ses meilleurs amis. Saint Ignace, fondateur de la Compagnie de Jésus, avait été très maltraité d'un certain homme qui demeurait avec lui à Paris, et qui avait même emporté le peu de chose qu'il avait, vivant pour lors dans une grande pauvreté : ce qui était une grande perfidie aussi bien qu'une extrême malice.

Ce misérable s'étant retiré à Rouen, et saint Ignace ayant appris qu'il y était demeuré malade, fit à pied le chemin qu'il y a de Paris à Rouen, qui est de vingt-huit lieues, et sans prendre aucune nourriture, pour aller le secourir.

C'est ce que font les saints, parce que les saints aiment Dieu. Aussi quand on voulait parler d'un Chrétien dans la primitive Église, l'on disait que c'était un homme qui aimait ceux qui le haïssaient. C'est en cela que nous montrerons à la très sainte Vierge, notre douce et très bonne mère, que nous sommes ses véritables enfants.

CHAPITRE VIII
De l'humilité de la très sainte Vierge


Si à proportion qu'un édifice doit être élevé, les fondements doivent en être jetés plus avant en terre, que devons-nous penser de l'humilité de la très sacrée Vierge, qui a été le fondement de toutes ses vertus et de la gloire immense dont son Fils bien-aimé l'a couronnée. Tout est grand en la divine Marie, tout y est admirable, tout y est surprenant : mais il n'y a point d'esprit qui ne se doive perdre dans la profondeur incroyable de son humilité. Que celui-là qui nous peut faire connaitre ses grandeurs presque infinies, nous découvre l'abîme de son humilité.

« Elle est élevée, dit saint Bernard, à la dignité de Mère de Dieu, et elle s'en appelle la servante » : elle porte un Dieu dans ses entrailles, dont elle est la Mère, et elle fait un voyage pénible pour aller rendre visite à sa cousine sainte Élisabeth, de même pour la servir en sa maison. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyMar 26 Mar 2019, 22:19

CHAPITRE VIII
De l'humilité de la très sainte Vierge


(...) Si on la loue, elle renvoie tout l'honneur qui lui est rendu, à Dieu seul : elle est la souveraine du ciel et de la terre, et elle ne fait point difficulté d'obéir au commandement de César : celle qui comptait quatorze rois dans sa famille, loge volontiers dans une caverne, où elle ne trouve pour compagnie que des bêtes : celle qui est plus pure que les anges, veut bien passer pour immonde le jour de sa purification : celle qui doit commander aux anges et aux hommes, épouse un pauvre charpentier et lui obéit avec une soumission très respectueuse.

« Celle, dit le saint dévot Bernard que nous venons de citer, qui est la première de toutes les créatures, se met la dernière dans le cénacle après l'ascension de Notre-Seigneur, au-dessous des veuves et des pénitentes, et de celle dont il est écrit, que sept démons en avaient été chassés !

Si elle parle, elle ne se nomme pas la première. » Elle ne dit pas dans l'Évangile, dit un Père : Voici que moi et votre père, entendant saint Joseph, vous cherchions ; mais elle dit : Votre père et moi. (Luc. II, 48) Comme elle devait recevoir en soi un Dieu infini, et renfermer dans ses pures entrailles celui que les cieux et la terre ne peuvent comprendre, elle devait aussi avoir une disposition comme infinie pour la communication de cet être infini ; c'est pourquoi elle se mit dans le néant par une humilité tout abîmale ; et, selon la version de Vatable, si elle chante (Luc, I, 48), que toutes les nations la diront bienheureuse, c'est parce qu'elle croit que le Seigneur a arrêté les yeux sur son néant. Elle a révélé à sainte Brigitte, qu'elle souhaitait de voir le temps du Messie, pour avoir l'honneur d'être la servante de sa mère, et, comme il est rapporté dans une autre révélation, la servante des servantes de sa mère.

Saint Bonaventure nous apprend qu'elle demandait à Dieu la grâce d'être et de vivre dans le temps que son Fils devait s'incarner, et le priait de lui conserver les yeux pour voir sa très pure mère ; sa langue pour pouvoir la louer ; ses mains pour pouvoir lui servir ; ses pieds pour aller à l'exécution de ses ordres. Mais, ce qui est bien admirable, c'est qu'étant remplie de grâces et ornée de toutes les vertus, et enfin, étant la Mère d'un Dieu, elle a révélé qu'elle ne s'est jamais préférée à aucune créature.

Après cela, où se mettra le pécheur, le ver de terre, le morceau de boue et de crachat, l'ennemi de Dieu et l'esclave de l'enfer ? Y a-t-il des abîmes assez profonds pour nous perdre, dans la vue d'une humilité si prodigieuse en la personne de la mère d'un Dieu ? Je ne vois que des abaissements ineffables en celle que Dieu élève au-dessus des séraphins, et je ne vois que des élévations superbes dans ceux qui méritent d'être abaissés jusque dans les enfers : je ne vois que des anéantissements épouvantables en celle qui est la mère du grand tout, et à qui tout est donné ; car comment y aurait-il quelque réserve pour une Vierge à qui Dieu se donne pour Fils ? (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyMer 27 Mar 2019, 21:44

CHAPITRE VIII
De l'humilité de la très sainte Vierge


(...) Et l'on ne remarque qu'un orgueil détestable en ceux qui n'ont pour apanage que le rien et le péché. Malheur à nous qui pensons être quelque chose, quoique nous ne soyons rien, et qui voulons être considérés des autres, et occuper quelque place dans le monde.

Hélas ! Les saints en qui la vertu de Jésus-Christ deviennent grands, qui disent et font bien ce qu'ils disent et ce qu'ils font, pensent toujours ne rien faire, et ne se croient dignes que de mépris et de confusion, pendant que nous autres, pauvres pécheurs, qui ne sommes que corruption, estimons faire quelque chose et mériter quelque approbation.

La misère nous environne de tous côtés, et nous courons après la gloire de toutes parts ; nos malheurs ne sont-ils pas extrêmes, et nos malices étrangement criminelles, d'être ce que nous sommes, c'est-à-dire rien, et moins que rien, et cependant vouloir toujours être quelque chose ?

Le néant nous appartient, car c'est du néant que nous sommes tirés, et c'est dans ce néant que nous retomberions, si Dieu, tout bon, cessait un moment de nous conserver. Mais à ce néant naturel nous ajoutons le néant criminel du péché ; ainsi voilà le néant sur néant. Nous ne sommes rien par notre origine naturelle, et nous ne sommes rien par le péché.

Ce n'est pas tout, nous sommes même moins que rien, parce que celui qui fait le péché est l'esclave du péché : n'étant donc rien en tant de manières, nous nous mettons encore au-dessous du rien. Oh ! Que de néants se présentent à une âme véritablement éclairée !

Celui donc qui a la lumière de Dieu, et qui ne marche pas dans les voies ténébreuses de la corruption des sens et du monde aveugle, ne peut jamais avoir que de très bas sentiments de soi-même, et ne se voit jamais que dans son rien. Oh ! Que Dieu parait grand à ses yeux, et qu'il y est petit ! Que de lumières il a sur son incapacité, son impuissance, ses faiblesses, ses misères ! Qu'il connaît clairement, que quand il a tout fait, il n'a rien fait, et qu'il est toujours un serviteur inutile !

Sainte Thérèse recherchant pourquoi Dieu aimait tant l'humilité, elle découvrit que c'est parce qu'il est le Dieu de vérité. Ceux donc qui marchent dans la vérité, sont toujours humbles : la vanité vient de l'erreur et de l'ignorance ; c'est pourquoi les pécheurs qui sont enveloppés dans les nuages du péché, sont plus sujets à la présomption ; et les saints qui cheminent dans le beau chemin de la grâce, en sont bien éloignés. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyJeu 28 Mar 2019, 22:17

CHAPITRE VIII
De l'humilité de la très sainte Vierge


(...) L'on s'étonne de ce que l'angélique Docteur disait qu'il n'avait jamais eu de pensées de vanité ; l'on est surpris de ce que saint Ignace, le fondateur de la Compagnie de Jésus, assurait qu'il ne savait pas comme l'on pouvait en prendre ; et de vrai il y a bien à s'étonner que de pauvres malheureux comme nous sommes, qui y sommes si exposés, quelque misère que nous ayons, pendant que ces sains tout environnés de gloire en étaient si éloignés.

Mais c'est, comme nous l'avons dit, que les saints voient les choses dans la vérité, pendant que nous ne les regardons que dans l'illusion ; que souvent nous faisons pitié aux saints anges, par l'estime que nous avons de ce que nous sommes, ou de ce que nous faisons !

Que ces pensées vaines qui roulent dans nos esprits, leur paraissent ridicules ! Et qu'elles nous sont ennuyeuses à l'heure de notre mort ! Que notre orgueil nous deviendra abominable au temps du Jugement rigoureux de notre Dieu ! Nous découvrirons pour lors la sottise de toutes ces pensées et de tous ces discours de noblesse, de condition, de talents naturels, de grand esprit, de sciences, de charges, d'honneurs, de biens, de beauté de corps, et de choses semblables.

Mais pourquoi attendons-nous à connaitre la vanité des choses créées, dans un temps où la connaissance en sera inutile ? Pourquoi n'ouvrons-nous pas nos yeux aux pures lumières de la foi ? Et si nous les ouvrons, si nous savons la vanité de nos pensées et de nos paroles, pourquoi nous trompons-nous nous-mêmes, agissant d'une manière contraire à ce que nous pensons ?

Celui donc qui est véritablement humble, demeure toujours dans son néant, et il parle et agit, ne se retirant jamais de son rien. De là vient que premièrement il ne s'estime et ne se préfère jamais à aucune créature, mais il se voit au-dessous de toutes.

C'étaient les sentiments du divin Paul, qui se qualifiait le premier des pécheurs (I Tim., I, 15) : c'étaient les pensées du grand saint François, qui se reconnaissait pour le plus grand pécheur du monde.

En cet état, l'on ne s'occupe pas tant d'une multitude de raisonnements que le propre esprit donne ; mais l'on porte une impression de grâce qui fait entrer dans ces sentiments, qui est fondée sur quelque chose de bien plus solide que les raisonnements de nos petits esprits.

J'ai connu à paris un vénérable vieillard, qui marchant dans les rues allait le long du ruisseau, quoique avec incommodité, dans la vue dont il était pénétré, qu'il le devait céder à tout le monde, et se mettre au-dessous des pieds de toute créature.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptySam 30 Mar 2019, 06:57

CHAPITRE VIII
De l'humilité de la très sainte Vierge


(...) Le saint homme le P. de Condren se trouvant un jour obligé de coucher, faisant voyage, dans un lieu où les chiens passaient la nuit ; et ayant pris un peu de paille qu'il y trouva, pour se reposer.

Comme il s'aperçut que cette paille servait à un chien qui était auprès de lui, il la quitta pour la lui laisser, dans la vue que ce grand serviteur de Dieu avait, qu'il était au-dessous des chiens par ses imperfections, qui assurément étaient bien légères, puisqu'ayant l'usage de raison depuis l'âge de deux ou trois ans, il avait été tellement appliqué à Dieu seul, qu'une personne ayant trouvé un papier où il avait écrit une confession de plusieurs années qu'il avait passées à la campagne à recevoir les compagnies, et dans les divertissements de la chasse, y étant obligé par ses parents, et étant encore bien jeune, et cette personne en ayant lu le commencement par mégarde, ne sachant ce que c'était, elle y trouva qu'il s'accusait d'avoir perdu la présence de Dieu tout au plus neuf ou dix fois durant plusieurs années, et dans des occupations si peu propres au recueillement.

Ce sont à la vérité des prodiges de la grâce : mais si ces personnes qui sont les miracles du christianisme, se mettent si bas, ces personnes qui doivent occuper les premières places d'un empire éternel, où se mettront celles dont les péchés méritent le dernier lieu de l'enfer ?

Le bienheureux François de Borgia disait, qu'il ne pouvait trouver de place assez basse, après qu'un Dieu s'était mis au-dessous des pieds de Judas.

Ajoutons à cette pensée, et qu'il s'est laissé porter par le démon. Disons encore, et que dans le très-saint sacrement il s'humilie sous une apparence de pain et de vin, et est exposé à la rage des impies qui l'ont plusieurs fois foulé aux pieds, qui l'ont jeté aux pourceaux, et aux sorciers qui l'ont porté à leur infâme Sabath.

Il faut que tout esprit s'arrête dans ces vues terribles, pour se perdre sans ressource dans des abimes anéantissants.

Plus de place donc pour nous dans le monde, plus de place dans aucun esprit pour y trouver la moindre estime, plus de place dans aucun cur pour y trouver la moindre affection.

Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul ; ou si nous y avons quelque place, que ce soit pour y être crucifiés par le mépris et les opprobres, pour y être anéantis par le rebut des créatures. Notre lieu est l'enfer, nous ne sommes dignes que de l'ire de Dieu et de sa colère éternelle. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptySam 30 Mar 2019, 21:59

CHAPITRE VIII
De l'humilité de la très sainte Vierge


(...) Cette vérité est certaine, pénétrant l'âme du véritable humble, il ne se plaint jamais, il ne pense pas quon lui fasse jamais tort ; il croit, quelque mal qu'on lui procure, qu'il est toujours trop bien traité.

Ainsi il ne regarde jamais ses plus cruels ennemis que comme des gens qui lui font grâces.

Et de vrai, si un homme qui serait condamné à être brûlé, n'était puni que d'un soufflet, aurait-il sujet de se plaindre ? Si nous donc qui méritons des confusions infinies, souffrons quelques affronts qui passent bientôt, devons-nous nous en étonner ?

N'est-ce pas une grâce très grande de souffrir dans le temps, quelques peines que nous puissions avoir, et quand elles dureraient toute notre vie, pour éviter les peines des enfers qui n'auront jamais de fin ?

Y a-t-il quelque comparaison entre les souffrances qui nous peuvent arriver de la part des hommes, pour grandes qu'elles puissent être, et celles que nous méritons d'endurer pour jamais des démons ?

Tous les tourments de la vie présente ont-ils quelques rapports avec ceux de l'éternité ? Je dis donc que quand l'on viendrait nous prendre pour nous faire mourir sur un gibet, nous n'aurions pas sujet de murmurer, mais d'adorer avec soumission la justice divine : et c'est ce que nous devons faire dans tous les maux qui nous arrivent, soit de la part de Dieu immédiatement, soit de la part des hommes et des démons par la conduite de la divine Providence, qui s'en sert pour notre bien et pour sa gloire.

Enfin, le véritable humble n'a pas seulement de très bas sentiments de lui-même, mais il est bien aise que les autres aient les mêmes pensées de lui : ainsi, s'il voit sa misère, il bénit Dieu lorsqu'elle est connue des autres.

Davantage, il se réjouit lorsqu'on lui impose des maux qu'il n'a pas faits, à l'exemple de son divin maitre, qui étant l'innocence même, non-seulement a passé pour criminel, mais a été condamné et jugé à la mort ignominieuse de la croix ; et à l'exemple de sa bonne maîtresse, qui étant la plus pure créature qui fut jamais, n'a pas laissé de subir la loi de la purification, qui était ordonnée aux femmes dans l'ancienne loi.

Source : Livres-mystiques.com
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyDim 31 Mar 2019, 22:04

CHAPITRE IX
De la pauvreté de la Très Sainte Vierge


(...) L'union intime de la très sainte Vierge avec son Fils bien-aimé ayant été si grande, qu'elle a été qualifiée par quelques Pères, d'unité, ne peut laisser aucun doute qu'elle ne lui ait été parfaitement conforme en sa très pure vie et en toutes ses actions : c'est pourquoi il est assuré quelle a chéri tendrement la pauvreté, et l'a pratiquée dans un dénuement entier de tous les biens temporels, puisque l'adorable Jésus a voulu naître, vivre et mourir très pauvre, la pauvreté avant été l'une de ses plus chères vertus. Mais l'on demande comment la sainte Vierge a pu être pauvre, ses parents ayant des biens considérables, dont elle devait hériter, étant fille unique ?

Saint Joachim et sainte Anne avaient des terres, des bois, et nombre de troupeaux, qui faisaient en ce temps-là une partie des richesses des plus accommodées. Saint Joachim avait de son côté, selon saint Ildephonse, une maison en Nazareth, et une autre en Jérusalem, selon saint Jean Damascène. Saint Germain, patriarche de Constantinople, nous apprend que sainte Anne avait aussi un jardin et un héritage en Nazareth ; ce qui leur donnait lieu, selon l'ancienne tradition, de partager tous les ans leurs revenus en trois parties, dont ils offraient la première au temple, et donnaient la seconde aux pauvres, et ils se réservaient la troisième pour leur nourriture et entretien. Si l'on dit que la très sainte Vierge a donné tous ces biens aux pauvres, l'on répond qu'il était défendu par la loi d'aliéner le bien de sa famille.

Cependant il est très certain qu'elle était pauvre ; car autrement Notre-Seigneur ne l'aurait pas été, étant son Fils unique, et à qui par suite appartenait son bien. Davantage, n'ayant offert que deux tourterelles, qui était le présent des pauvres, le jour de la présentation de son Fils bien-aimé ; il faut nécessairement conclure qu'elle n'avait pas le moyen d'acheter un agneau, pour faire l'offrande accoutumée.

Il faut donc dire qu'elle avait cédé tout le droit qu'elle avait à ses biens, aux personnes de sa famille qui lui étaient les plus proches ; car il n'était pas permis d'en priver ceux à qui la succession touchait de plus près ; et elle avait fait cette cession auparavant l'incarnation du Verbe en ses chastes entrailles, car autrement elle ne l'aurait pu faire, ayant un fils.

Si elle s'était réservée une maison, c'était à raison de l'honnêteté, et même l'on peut dire qu'elle n'en avait que l'usage, et pour pouvoir vivre plus retirée ; mais la pauvreté n'en souffrait rien, puisque ce n'était qu'une chétive chambre, qui avait plutôt la forme d'une prison que non pas d'une maison, et qui était toute destituée de meubles, ayant donné ceux dont elle avait hérité aux pauvres.

Sainte Brigitte, au livre 1er de ses Révélations, déclare qu'elle lui a révélé qu'elle avait fait vu, dès le commencement de sa sainte vie, de ne posséder rien au monde. Elle inspira le même dessein à son virginal époux saint Joseph, aussi ils vivaient du travail de leurs mains, et sans aucun serviteur ou servante. Quelle conduite de l'amoureuse providence de Dieu, et qu'elle est admirable ! Quelle consolation pour les personnes humiliées, pauvres et sans secours ! (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyLun 01 Avr 2019, 22:08

CHAPITRE IX
De la pauvreté de la très-sainte Vierge


(...) C'est donc ainsi que Dieu traite les deux premières créatures du ciel et de la terre. Saint Bonaventure, considérant les présents que les rois mages avaient offerts à Notre-Seigneur, faisaient, assurément, une somme très notable, et que la très sainte Vierge avait distribués en peu de jours aux pauvres (car autrement elle eût été obligée d'acheter un anneau pour offrir au temple, et non pas deux tourterelles) ; ce saint homme s'écrie : Que pensez-vous que cette sainte dame ait fait de cet or ?

Croyez-vous qu'elle l'ait mis en dépôt pour le garder, ou qu'elle en ait acheté des maisons, des terres et des vignes ? Il est très certain qu'il n'en a pas été ainsi. Celle qui avait un amour parfait pour la pauvreté, ne se souciait guère de ces choses. Bède et l'abbé Rupert assurent qu'après l'ascension de son Fils, elle ne vivait que d'aumônes, qu'elle venait même recevoir avec les autres pauvres femmes, ou bien qui lui étaient portées par son cher favori saint Jean l'Évangéliste, à qui l'on donnait pour ce sujet une double portion.

C'est pourquoi Dominique Soto, enseignant que les pauvres volontaires, et qui le sont par une profession libre, seront au nombre de ceux qui jugeront au dernier jour, dit que la glorieuse Vierge sera toute la première de ces bienheureux pauvres.

L'esprit de pauvreté est tout â fait opposé à l'esprit du monde, qui n'est qu'intérêt, qui n'est que courtoisie, doù arrivent tant de maux qui inondent presque toute la terre. C'est pourquoi le Fils Je Dieu et sa divine Mère ont tant aimé la pauvreté, pour nous apprendre à faire un saint mépris des biens de ce siècle.

Ceux qui sont obligés par leur condition d'avoir des biens, ne doivent pas mettre leur esprit dans leurs richesses, ni leurs richesses dans leur esprit, n'y engageant nullement leurs affections, mais bien au contraire s'humiliant de se voir dans un état si éloigné de celui de Jésus et de Marie, dans lequel on ne doit pas s'élever, mais craindre, comme l'ordonne saint Paul (Rom. XI, 20), et dont les misères sont si grandes, selon le Saint-Esprit, en l'Épître de saint Jacques (V, 1), que les riches ne doivent pas seulement pleurer, mais hurler, pour parler avec l'Écriture.

Feu M. de Renty, assez connu pour son éminente piété, étant tout pénétré de cette lumière, ne se considérait que comme un goujat dans le christianisme, dont les pauvres sont les princes et les rois : ce qui lobligeait de se mettre quelquefois à genoux devant son directeur, en disant ces paroles : O mon Père ! n'y a-t-il pas moyen d'être pauvre ?

Les riches sont donc plus dignes de pitié que d'envie, et ils doivent porter leur condition avec patience, et non pas avec attache. Ceux qui ont peu de biens s'en doivent donc bien contenter, parce qu'ils sont moins malheureux, et se donner bien de garde den désirer davantage, puisque ceux qui veulent être riches tombent dans les tentations et les pièges du diable, et dans plusieurs désirs pernicieux et inutiles, qui conduisent les hommes à la mort, et enfin les perdent.(...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyMar 02 Avr 2019, 22:13

CHAPITRE IX
De la pauvreté de la Très-Sainte Vierge


(...) C'est donc ainsi que Dieu traite les deux premières créatures du ciel et de la terre. Saint Bonaventure, considérant les présents que les rois mages avaient offerts à Notre-Seigneur, faisaient, assurément, une somme très notable, et que la très sainte Vierge avait distribués en peu de jours aux pauvres (car autrement elle eût été obligée d'acheter un anneau pour offrir au temple, et non pas deux tourterelles) ; ce saint homme s'écrie : Que pensez-vous que cette sainte dame ait fait de cet or ?

Croyez-vous qu'elle l'ait mis en dépôt pour le garder, ou qu'elle en ait acheté des maisons, des terres et des vignes ? Il est très certain qu'il n'en a pas été ainsi. Celle qui avait un amour parfait pour la pauvreté, ne se souciait guère de ces choses. Bède et l'abbé Rupert assurent qu'après l'ascension de son Fils, elle ne vivait que d'aumônes, qu'elle venait même recevoir avec les autres pauvres femmes, ou bien qui lui étaient portées par son cher favori saint Jean l'Évangéliste, à qui l'on donnait pour ce sujet une double portion.

C'est pourquoi Dominique Soto, enseignant que les pauvres volontaires, et qui le sont par une profession libre, seront au nombre de ceux qui jugeront au dernier jour, dit que la glorieuse Vierge sera toute la première de ces bienheureux pauvres.

L'esprit de pauvreté est tout â fait opposé à l'esprit du monde, qui n'est qu'intérêt, qui n'est que courtoisie, doù arrivent tant de maux qui inondent presque toute la terre. C'est pourquoi le Fils Je Dieu et sa divine Mère ont tant aimé la pauvreté, pour nous apprendre à faire un saint mépris des biens de ce siècle.

Ceux qui sont obligés par leur condition d'avoir des biens, ne doivent pas mettre leur esprit dans leurs richesses, ni leurs richesses dans leur esprit, n'y engageant nullement leurs affections, mais bien au contraire s'humiliant de se voir dans un état si éloigné de celui de Jésus et de Marie, dans lequel on ne doit pas s'élever, mais craindre, comme l'ordonne saint Paul (Rom. XI, 20), et dont les misères sont si grandes, selon le Saint-Esprit, en l'Épître de saint Jacques (V, 1), que les riches ne doivent pas seulement pleurer, mais hurler, pour parler avec l'Écriture.

Feu M. de Renty, assez connu pour son éminente piété, étant tout pénétré de cette lumière, ne se considérait que comme un goujat dans le christianisme, dont les pauvres sont les princes et les rois : ce qui l'obligeait de se mettre quelquefois à genoux devant son directeur, en disant ces paroles : O mon Père ! n'y a-t-il pas moyen d'être pauvre ?

Les riches sont donc plus dignes de pitié que d'envie, et ils doivent porter leur condition avec patience, et non pas avec attache. Ceux qui ont peu de biens s'en doivent donc bien contenter, parce qu'ils sont moins malheureux, et se donner bien de garde den désirer davantage, puisque ceux qui veulent être riches tombent dans les tentations et les pièges du diable, et dans plusieurs désirs pernicieux et inutiles, qui conduisent les hommes à la mort, et enfin les perdent.(...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyMer 03 Avr 2019, 21:20

CHAPITRE IX
De la pauvreté de la Très-Sainte Vierge


(...) J'ai eu le bien de connaître l'un des grands serviteurs de Dieu de notre temps, feu M. de Bernières trésorier de France à Caen, qui avait des tendresses incroyables pour la pauvreté, et qui ayant pris la résolution de quitter tout son bien (qui était considérable) ; Messieurs ses parents, contre l'ordinaire, ayant de la peine à le voir exécuter ce dessein, il me dit que c'était une chose bien résolue, et qu'enfin il ne pouvait plus supporter d'être riche.

Puis il ajouta que si l'on s'opposait davantage aux mouvements qu'il en ressentait, il donnerait ses biens au premier venu. Il exécuta un si généreux dessein plusieurs années auparavant sa précieuse mort ; et tant de beaux sentiments de la pauvreté que nous lisons avec une onction si précieuse dans ses divins ouvrages, ne viennent pas seulement des pensées qu'il en a eues par pure spéculation ; mais bien plus par une solide pratique.

Saint François alla en pèlerinage aux tombeaux de saint Pierre et de saint Paul, pour impétrer du ciel de plus en plus l'établissement de cette chère doctrine de Jésus-Christ, qu'il appelait sa dame et sa reine, et qu'il honorait avec tant d'amour qu'il avait bien de la peine à voir quelqu'un plus pauvre que lui ; ce qui le pressait de changer d'habit lorsqu'il rencontrait quelque mendiant plus pauvrement habillé que lui.

Étant invité d'aller manger à la table d'un cardinal, il fallut qu'il allât mendier auparavant du pain aux portes, afin d'avoir quelque chose de pauvre en une si bonne table.

La bienheureuse Angèle de Foligny fit un pèlerinage de quarante lieux, pour demander la pauvreté, ses directeurs ayant peine à la voir dépouillée de tous ses biens.

Le bienheureux Scocelin, qui vivait du temps de saint Bernard, dans un pays de glaces et de neiges, a été l'incomparable dans l'amour de la pauvreté qu'il pratiquait si rigoureusement, qu'il ne portait pas même d'habits, à la réserve de ce qui était nécessaire pour couvrir la nudité de son corps, autant que l'honnêteté le demandait.

Il n'avait pas de cellule pour se retirer, se souvenant de ce qui est écrit, que les oiseaux ayant des nids, et les renards des tanières, le Fils de l'homme n'avait pas où reposer sa tête. Il couchait donc à plate terre, dans les bois ou campagnes, exposé à toutes les injures de l'air, n'ayant pas même un trou en terre pour se défendre des incommodités des saisons.

On l'a quelquefois trouvé tombé par terre accablé par la rigueur de l'hiver, n'ayant pour couverture que la neige dont il se servait pour un peu s'échauffer.

Saint Bernard, ayant appris avec étonnement une pauvreté si extrême, lui envoya un habit pour le couvrir ; mais le saint homme l'ayant reçu avec action de grâces, ne le put regarder, disant : L'homme apostolique m'a bien dit de le prendre, mais je n'ai pas d'ordre de le conserver. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyJeu 04 Avr 2019, 22:16

CHAPITRE IX
De la pauvreté de la Très-Sainte Vierge

(...) Le bienheureux Pierre d'Alcantara prêchait partout les richesses inestimables de la pauvreté, et il en parlait comme un amant passionné. Il est bien difficile à celui qui aime Jésus-Christ, de ne pas aimer une vertu qu'il a chérie avec tant d'ardeur.

Il faut donc l'aimer dans le détachement des richesses, quand on est obligé par sa condition de les posséder, dans la distribution que l'on en doit faire aux nécessiteux avec une libéralité tout entière, les possédant comme si l'on n'en avait pas, se réjouissant dans la perte qui en arrive, affectionnant les pauvres, leur parlant avec douceur, les visitant avec charité, prenant soin de leurs affaires, se trouvant volontiers en leur compagnie, et surmontant dns la peine que la nature peut souffrir des incommodités qui se rencontrent dans leur assistance.

Pour ceux qui sont actuellement dans une pauvreté rude, leur joie doit être dans le fidèle usage d'une si précieuse grâce ; ils en doivent ménager toute la suite, tous les effets avec action de grâces à la divine bonté, qui les honore d'une si grande faveur.

Ils doivent avoir une haute estime de leur état, ils en doivent parler avec respect, s'étudier tous les jours à s'établir de plus en plus dans l'amour d'une si pure vertu, bien prendre garde à n'en pas mériter la privation par quelque estime ou affection des commodités de la terre, aimer tendrement tout ce qui lui appartient, comme de petites maisons, de pauvres habits, pauvres meubles, et avoir une grande horreur en toutes choses de ce qui lui est opposé, faisant même voir en ses paroles, en ses écrits, et en toutes ses actions, que l'on est véritablement pauvre.

La bienheureuse Angèle de Foligy disait que les riches étaient les personnes que Notre-Seigneur nourrissait des miettes de sa table, pendant qu'il faisait l'honneur aux pauvres de les faire manger avec lui, dans les mêmes plats, et des mêmes mets, et assis en même table. Oh ! Quel honneur d'avoir cet heureux rapport entre Jésus et Marie. L'on rapporte qu'un jour Notre-Seigneur apparaissant à un pauvre, et l'embrassant tendrement, lui disait ces amoureuses paroles : Pauvre à pauvre, pauvre à pauvre. Cette pensée est capable de donner des tendresses incroyables pour la sainte et tout aimable pauvreté. (...)

CHAPITRE X
De la chasteté de la très sainte Vierge


Comme la virginité est la plus excellente espèce de chasteté, c'est en cette vertu que notre bienheureuse maîtresse a excellé d'une manière qui lui est toute particulière, ayant toujours eu toutes les puissances de son âme et tous les sens et organes de son corps si parfaitement assujettis, que jamais elle n'a ressenti le moindre mouvement du vice contraire, la partie inférieure étant entièrement et sans aucune résistance soumise à la supérieure, qui n'était mue et gouvernée que par le seul Esprit de Dieu seul.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptySam 06 Avr 2019, 06:31

CHAPITRE X
De la chasteté de la très sainte Vierge


C'est pourquoi un ancien auteur l'appelle la sur des anges ; car elle vivait dans un corps mortel, comme un esprit dégagé de la matière et comme si elle n'eût pas eu de corps : c'est pourquoi les anges conversaient tous les jours familièrement avec elle, et lui obéissaient (dit l'auteur dont nous venons de parler), comme à leur mère.

Il appelle la divine Marie Mère des anges, parce que toutes les vierges étant des anges en la chair, l'on peut dire que notre sainte princesse étant la mère de toutes ces vierges, elle a augmenté le nombre des anges et rempli leurs sièges. Elle est appelée la Vierge par excellence, en sorte qu'à même temps qu'on dit la Vierge, on entend la Mère de Dieu.

L'Église l'invoque sous la qualité de Reine des vierges et de Vierge des vierges, et, ce qui est admirable, c'est quelle l'appelle la virginité même. L'on ne peut rien ajouter à ce sentiment de l'Église pour faire voir que la pureté de notre aimable princesse, surpassant toute la pureté créée, est entièrement incomparable.

C'est le lis entre les épines des Cantiques, selon le témoignage de Denis le Chartreux, parce que toutes les autres filles ont été des épines ou pour elles ou pour les autres ; mais la très pure Vierge a toujours été un lis très blanc de la virginité, n'ayant jamais su ce que c'est que la rébellion de la chair contre la raison, et ayant toujours inspiré l'amour de la chasteté à toutes les personnes qui ont eu la grâce de la voir, quoiqu'elle fût la plus parfaite en beauté après Jésus qui ait jamais été.

Il ne faut pas s'étonner, dit Richard de Saint-Victor, si son visage était angélique, si sa beauté était céleste, puisqu'elle avait la pureté des anges, et que le Verbe, la splendeur de la lumière éternelle, l'avait choisie pour sa Mère.

Sa divine beauté était accompagnée d'une si douce majesté et d'un éclat si ravissant, que saint Denis l'ayant vue, déclara qu'il l'eût prise pour quelque divinité si la loi ne lui eût assuré du contraire : mais tous les attraits d'une beauté si extraordinaire ne portaient qu'à la pureté.

Ses divins regards, dit le pieux Gerson, comme une rosée céleste éteignaient sous les feux de la convoitise. C'est à bon droit, enseigne Alexandre d'alèse, qu'elle est comparée au cèdre, parce que, comme c'est le propre du cèdre de tuer les serpents de son odeur, de même sa sainteté ôtait toutes les ardeurs sensuelles : c'est encore avec justice qu'elle est comparée à la myrrhe, parce que, comme la myrrhe fait mourir les vers, aussi sa pureté détruisait tous les mouvements déréglés de la partie inférieure. L'ange qui instruisait sainte Brigitte, lui révéla que sa très agréable beauté avait été utile et avantageuse à tous ceux qui avaient eu la grâce de la voir, et qu'elle donnait une grande consolation aux âmes.

Il lui manifesta de plus que les personnes les plus portées au péché étaient délivrées de leurs tentations autant de temps qu'elles étaient en sa sainte présence. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptySam 06 Avr 2019, 06:31

CHAPITRE X
De la chasteté de la très sainte Vierge


C'est pourquoi un ancien auteur l'appelle la sur des anges ; car elle vivait dans un corps mortel, comme un esprit dégagé de la matière et comme si elle n'eût pas eu de corps : c'est pourquoi les anges conversaient tous les jours familièrement avec elle, et lui obéissaient (dit l'auteur dont nous venons de parler), comme à leur mère.

Il appelle la divine Marie Mère des anges, parce que toutes les vierges étant des anges en la chair, l'on peut dire que notre sainte princesse étant la mère de toutes ces vierges, elle a augmenté le nombre des anges et rempli leurs sièges. Elle est appelée la Vierge par excellence, en sorte qu'à même temps qu'on dit la Vierge, on entend la Mère de Dieu.

L'Église l'invoque sous la qualité de Reine des vierges et de Vierge des vierges, et, ce qui est admirable, c'est quelle l'appelle la virginité même. L'on ne peut rien ajouter à ce sentiment de l'Église pour faire voir que la pureté de notre aimable princesse, surpassant toute la pureté créée, est entièrement incomparable.

C'est le lis entre les épines des Cantiques, selon le témoignage de Denis le Chartreux, parce que toutes les autres filles ont été des épines ou pour elles ou pour les autres ; mais la très pure Vierge a toujours été un lis très blanc de la virginité, n'ayant jamais su ce que c'est que la rébellion de la chair contre la raison, et ayant toujours inspiré l'amour de la chasteté à toutes les personnes qui ont eu la grâce de la voir, quoiqu'elle fût la plus parfaite en beauté après Jésus qui ait jamais été.

Il ne faut pas s'étonner, dit Richard de Saint-Victor, si son visage était angélique, si sa beauté était céleste, puisqu'elle avait la pureté des anges, et que le Verbe, la splendeur de la lumière éternelle, l'avait choisie pour sa Mère.

Sa divine beauté était accompagnée d'une si douce majesté et d'un éclat si ravissant, que saint Denis l'ayant vue, déclara qu'il l'eût prise pour quelque divinité si la loi ne lui eût assuré du contraire : mais tous les attraits d'une beauté si extraordinaire ne portaient qu'à la pureté.

Ses divins regards, dit le pieux Gerson, comme une rosée céleste éteignaient sous les feux de la convoitise. C'est à bon droit, enseigne Alexandre d'alèse, qu'elle est comparée au cèdre, parce que, comme c'est le propre du cèdre de tuer les serpents de son odeur, de même sa sainteté ôtait toutes les ardeurs sensuelles : c'est encore avec justice qu'elle est comparée à la myrrhe, parce que, comme la myrrhe fait mourir les vers, aussi sa pureté détruisait tous les mouvements déréglés de la partie inférieure. L'ange qui instruisait sainte Brigitte, lui révéla que sa très agréable beauté avait été utile et avantageuse à tous ceux qui avaient eu la grâce de la voir, et qu'elle donnait une grande consolation aux âmes.

Il lui manifesta de plus que les personnes les plus portées au péché étaient délivrées de leurs tentations autant de temps qu'elles étaient en sa sainte présence. (...)

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyDim 07 Avr 2019, 01:01

CHAPITRE X
De la chasteté de la très sainte Vierge


(...) Saint Thomas tient qu'il nétait pas possible d'avoir des pensées sensuelles en la regardant ; saint Bonaventure est dans le même sentiment. C'est pourquoi saint Grégoire Thaumaturge qualifie sa beauté de très-sainte beauté.

C'était une Vierge dont les regards angéliques faisaient des vierges, et qui imposait comme un précepte de pureté, selon la pensée de saint Ephrem.

C'est ce qui faisait que son virginal époux saint Joseph la mena en Égypte sans aucune crainte, connaissant les rares privilèges de sa virginité.

Celui qui veut garder inviolablement la chasteté doit la confier et la mettre entre les mains de la reine des anges, et attendre tous les secours nécessaires pour surmonter les difficultés qui s'y rencontrent de sa puissante protection.

Il doit se souvenir que c'est un don de Dieu, qu'il faut par suite lui demander par prières, jeûnes et autres bonnes oeuvres, que c'est un don qui est accordé aux humbles, l'impureté étant la peine du vice superbe, étant certain que tôt ou tard les vains et orgueilleux tomberont dans quelque péché honteux.

Je le répète : Que celui-là soit humble qui veut être chaste : la chasteté périra si elle n'est soutenue de l'humilité.

C'est un don de Dieu que l'on conserve par l'éloignement des occasions ; dans les combats de la chasteté il faut triompher en fuyant. L'on doit donc avoir en horreur toutes sortes de familiarités avec les personnes de différent sexe.

Soyez extrêmement prompte, dit saint François de Sales parlant à Philothée, à vous détourner des acheminements de la lubricité ; car ce mal agit insensiblement, et par de petits commencements fait progrès à de grands accidents. Il est toujours plus aisé à fuir qu'à guérir.

Les corps humains ressemblent à des verres qui ne peuvent être portés les uns avec les autres en se touchant, sans courir fortune de se rompre ; et aux fruits, lesquels, quoi qu'entiers et bien assaisonnés, reçoivent de la tare s'entretouchant les uns les autres.

Ne permettez jamais, Philothée, qu'aucun vous touche incivilement, ni par manière de folâtrerie, ni par manière de faveur.

L'on doit bien aussi se donner de garde des amitiés fondées sur les sens, ou de certaines vertus vaines qui dépendent des sens ; combattant fortement l'inclination affectueuse qui y peut porter : car telles amitiés, dit encore le saint que nous venons de citer, sont folles et vaines, n'ayant pas de fondement ni raison ; et mauvaises, d'autant qu'elles se terminent au péché de la chair, et qu'elles dérobent le coeur à Dieu.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyDim 07 Avr 2019, 22:27

CHAPITRE X
De la chasteté de la très sainte Vierge


(...) Ce n'est pas qu'il ne se passe quelquefois plusieurs années sans qu'il arrive rien qui soit contraire à la chasteté du corps, le démon même l'empêchant par ses ruses, afin que les personnes qui n'ont pas de mauvais desseins, ne découvrant pas le mal de ces amitiés ou trop fréquentes conversations, tombent plus facilement dans ses pièges. Pour les paroles équivoques, elles doivent être en abomination à tous ceux qui aiment la chasteté, n'en proférant jamais et ne permettant pas qu'on en profère en sa présence, soit en témoignant courageusement que cela ne plaît pas, soit en l'empêchant absolument dans les personnes sur lesquelles l'on a du pouvoir.

De plus, l'on doit avoir un grand soin de rejeter promptement les mauvaises pensées, se souvenant que si un charbon de feu tombait sur nos habits, nous tâcherions de l'ôter aussitôt et sans aucun retardement. Or ces pensées sont autant de charbons d'enfer que les démons allument pour brûler nos âmes éternellement. Les personnes qui en sont tentées et qui les souffrent à regret, ne doivent pas s'en inquiéter mais se consoler doucement à l'imitation de plusieurs saints et saintes que Dieu a permis d'être exercés par ces sortes de combats.

La dévotion à la Vierge des vierges et aux saints anges est un excellent moyen pour demeurer victorieux de ces tentations ; et il s'est trouvé des personnes qui, étant sur le point d'y succomber, en ont été délivrées heureusement, entendant seulement prononcer le sacré nom de Marie.

Saint Bernard ayant rencontré un homme tellement plongé dans le vice de l'impureté, qu'il lui semblait comme impossible de s'en corriger ; il lui demanda s'il voulut bien s'en abstenir un jour en l'honneur de la très pure Vierge ; ce que cet homme ayant fait, et le saint l'ayant encore pressé de se mortifier un second jour pour l'amour de cette reine des anges ; comme ensuite il voulait encore lui parler pour obtenir de lui quelque nouvelle mortification : « C'en est fait, lui dit-il, mon Père, la résolution en est prise, je serai chaste le reste de mes jours. » C'est ainsi que le ciel bénit ce qui se fait en l'honneur de son auguste princesse, la mère de toute pureté. Ses images mêmes ont une bénédiction particulière pour l'inspirer, et il est bon d'en avoir toujours sur soi quelqu'une, la portant avec dévotion et respect.

La ville de Rome étant extraordinairement affligée de la peste, le grand saint Grégoire y fit porter processionnellement, en grande solennité, l'image de notre bonne Maîtresse, pour impétrer de la divine bonté le remède à tant à de maux dont cette première ville du monde était affligée ; et, chose admirable, en même temps que cette dévote image passait par quelque lieu, l'air qui était infecté se purifiait, comme si même la corruption des éléments ne pouvait pas supporter la présence d'une image de la Mère de Dieu.

Il est donc nécessaire, pour être véritablement son esclave, d'avoir en horreur toute impureté et toutes les choses qui y conduisent, et d'aimer singulièrement la chasteté, comme la vertu de notre sainte dame.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyLun 08 Avr 2019, 22:37

CHAPITRE X
De la chasteté de la très sainte Vierge


(...)Pour les vierges, leur bonheur est indicible, et elles sont appelées, par les Pères, « la plus illustre partie du troupeau de Jésus-Christ. » Leurs privilèges ont des avantages si particuliers, qu'ils sont incommunicables à tous autres. Leur état est si saint, que les premières personnes de l'Église ont tenu à l'honneur d'en prendre soin. Elles appartiennent à Jésus et Marie d'une manière qui leur est toute singulière. Elles seront distinguées dans l'éternité bienheureuse par une gloire qui leur sera propre, et qui ne sera que pour elles.

Ces vérités méritent bien qu'elles s'appliquent soigneusement à conserver un trésor si précieux, considérant que si la virginité est une liqueur céleste, elles la portent dans des vaisseaux de terre qu'il est facile de casser.

Il ne faut que broncher d'un pas pour tout briser et répandre. Elles en doivent concevoir, avec la grâce de Notre-Seigneur, une si haute estime, qu'il n'y a rien qu'elles ne doivent souffrir, perdre et faire pour sa conservation. Combien de vierges, comme il a déjà été dit, ont donné leur vie et tout leur sang, et dans un âge très tendre, pour posséder toujours ce don du ciel ?

Saint Casimir, prince de Pologne, et tout consommé dans les plus saintes flammes de la dévotion de la Mère de Dieu, aime mieux mourir que de perdre le trésor de la virginité, quoique par le mariage, qui était un moyen licite que les médecins lui proposaient pour le tirer du mal qui lui donna la mort.

Cet exemple est merveilleux, et qui doit bien être pesé par les vierges, qui souvent se trouvant embarrassées par quelques difficultés qui peuvent arriver, comme lorsque ne pouvant entrer en religion, ou parce qu'elles n'en ont pas le moyen, ou parce qu'elles n'en ont pas la vocation, sont pressées de se marier.

Il s'agissait de la mort, qui est le plus terrible des maux ; mais il était question du bien de tout un royaume ; car que ne devait-on pas espérer sous le règne d'un prince qui en devait porter la couronne, et qui avait en perfection toutes les qualités qui peuvent faire un grand roi, et un roi bienfaisant à tout le monde ? Quelle gloire n'en devait pas arriver à Dieu ! Cependant il préfère la virginité à toutes ces considérations, et il aime mieux perdre la vie que de la perdre.

Sa mort, qui a été suivie de tant de miracles, est un témoignage certain de l'approbation que Dieu en a donnée, et l'on a trouvé son corps entier plusieurs siècles après sa mort, avec le cantique qu'il avait composé en l'honneur de la Vierge des vierges, et qu'il faisait souvent chanter par ses pages.

Notre peu de courage ne nous doit-il pas faire rougir au sujet d'une action si généreuse ! Hélas ! Nous n'avons pas à délibérer sur les couronnes, et il ne s'agit pas de mourir pour demeurer vierge, nous n'avons pas à résister à toute une cour et à tout un royaume qui parlait par les puissances qui le gouvernaient ; nous n'avons pas à combattre les plus grandes et fortes raisons que l'on peut jamais opposer.

Un parent, une petite difficulté, un qu'en dira-t-on, une crainte d'avoir quelque difficulté à l'avenir, ces choses nous découragent et souvent nous abattent. Les saint Henri, les saint Édouard, et tant d'autres princes et princesses, ont vécu virginalement dans le mariage même, et au milieu d'une florissante cour.

L'on ne doit pas se regarder ; car nous ne pouvons jamais assez nous défier de nous-mêmes et de nos forces, qui ne sont qu'une pure faiblesse ; mais, mettant toute sa confiance en Notre-Seigneur Jésus-Christ, en sa très-pure et virginale Mère, et en la protection des saints anges ; il faut s'encourager avec une sainte générosité à la pratique d'une vertu si agréable à notre Dieu, mettant bas toutes les vaines craintes que la nature, le monde et les démons peuvent donner.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyMar 09 Avr 2019, 22:17

CHAPITRE XI

Des souffrances de la très sainte Vierge


L'adorable Jésus étant l'homme de douleurs, la divine Marie lui était trop unie pour ne pas souffrir.

Mais ses douleurs ont été incomparables en leur grandeur en telle sorte, dit saint Bernardin, tom. III, serm. 2 Du glorieux nom de Marie, art. 2, chap. 4, que si la douleur de la très sainte Vierge était divisée et répandue dans toutes les créatures qui peuvent souffrir, elle leur donnerait à toutes la mort.

La raison est, disent quelques théologiens expliquant le sentiment de ce saint, que la douleur est proportionnée à la connaissance de la grandeur du mal qui nous afflige, et elle s'accroît à mesure que la lumière que nous en avons s'augmente.

Or, la très sainte Vierge connaissant plus que tous les saints la dignité infinie de son Fils qui était crucifié sur le Calvaire, elle a plus enduré que tous les saints, parce que son Fils crucifié était le sujet de sa douleur.

La matière des souffrances d'un saint Laurent a été son gril ; celle de saint Etienne, des pierres dont on le lapidait ; celle d'un saint Barthélemy, sa propre peau qu'on lui écorchait : mais celle de Marie était Jésus souffrant, c'était la croix de Jésus et toutes ses peines.

Mais ce qui soutient plus la pensée de saint Bernardin, est que la connaissance de la sainte Vierge était suivie d'amour, son amour était égal à ses lumières, elle avait des sentiments qui ne se peuvent dire de la grandeur de Jésus crucifié, qui faisait le sujet de ses douleurs, et elle avait pour lui un amour incomparable.

Comme elle a plus aimé que tout le reste des créatures, remarque un ancien, il est indubitable qu'elle a aussi plus souffert, la douleur, dit saint Augustin, avant pour fondement l'amour.

Ajoutons à ces pensées que Marie était une mère qui souffrait, et une mère d'un fils unique, dont elle était mère sans père.

C'était une mère Vierge, et une mère d'un Dieu. Sa douleur n'était pas divisée, elle souffrait seule ce qu'un bon père et une mère tendre peuvent souffrir.

C'est pourquoi saint Joseph, qui n'était que son père nourricier, n'était plus au monde : son précieux coeur était le lieu où se formait comme un écho, où se faisaient entendre et ressentir les coups de fouets, les injures et moqueries de son Fils Dieu, dont l'âme divine étant séparée du corps, l'âme de cette bénite mère, comme l'assure saint Bernard, fut comme mise en sa place par compassion, pour ressentir le coup de lance qui lui fut donné.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyMer 10 Avr 2019, 21:06

CHAPITRE XI
Des souffrances de la très sainte Vierge


Saint Laurent Justinien enseigne qu'en ce temps de la passion, son coeur divin était tout semblable à une glace de miroir ; mais c'était un miroir animé de Jésus mourant. Les clous, les cordes, les épines, les douleurs, la mort même, tout cela paraissait dans cet aimable coeur, et tout cela s'y ressentait comme dans un miroir animé.

Elle a révélé à sainte Brigitte, que le corps de Jésus étant dans le tombeau, c'était autant comme si deux corps eussent été dans un même sépulcre : mais ses douleurs ne se sont pas terminées au temps de la passion de son Fils bien-aimé, elles ont commencé avec la grâce de la maternité divine, et n'ont fini qu'avec sa vie, c'est-à-dire qu'elles ont duré pendant l'espace de cinquante-six années, le Verbe s'étant incarné dans ses pures entrailles, lorsqu'elle n'était âgée que d'environ 15 à 16 ans, et sa précieuse mort n'étant arrivée qu'à la soixante-douzième année de sa très sainte vie, et cela sans parler des autres peines qu'elle a portées depuis l'usage de raison qu'elle eut très parfait depuis le premier instant de sa conception immaculée jusqu'à l'heureux moment qu'elle fut faite mère de Dieu.

Sainte Brigitte nous apprend qu'elle connaissait par une lumière prophétique toutes les particularités de la passion de son unique Fils : c'est pourquoi pendant qu'elle lui donnait le lait virginal de ses sacrées mamelles, elle pensait au fiel et au vinaigre dont quelque jour il devait boire ; lorsqu'elle le portait sur son sein, elle considérait que ses bras délicats devaient être percés de clous, et attachés à une croix. Parmi les chastes baisers qu'elle lui donnait, elle se représentait le baiser du traitre Judas. Si elle le voyait dormir, elle pensait à la mort qui devait quelque jour arriver.

Cette mère de douleur passait ainsi sa vie très pure, et en cela, dit saint Épiphane, elle était en même temps et le prêtre et l'autel sur lequel la victime était immolée, non pas une fois comme sur la croix, mais autant de fois qu'elle pensait à ce sacrifice. Un savant homme considérant que Notre-Seigneur n'avait fait que goûter un peu de la portion du vin de myrrhe qu'on lui avait présenté, ce n'est pas sans mystère, dit-il, c'est qu'il voulait que sa sainte mère bût le reste de ce calice. Son amour, comme il est déclaré dans les Cantiques, est fort comme la mort, dans les désirs extrêmes qu'elle a d'en souffrir les peines. Mais il est sourd et impitoyable comme l'enfer, n'y mettant aucunes bornes, désirant souffrir à jamais, voulant que son martyre durât toujours. Ses souffrances, que saint Augustin appelle immenses, ne faisaient qu'augmenter ses désirs de souffrir.

Elle est comparée avec bien de la justice à une mer ; car comme on ne peut pas compter toutes les gouttes de l'eau de la mer, parce que, comme la mer surpasse en la multitude de ses eaux toutes les eaux des rivières et des fleuves ; de même les souffrances de la Mère de Dieu surpassent celles de tous les saints : comme tous les fleuves s'écoulent dans la mer, de même l'on trouve dans le saint coeur de notre glorieuse Maîtresse toutes sortes de croix : comme l'on ne peut pas trouver le fond de la mer, aussi il n'est pas possible de connaître la grandeur de ses peines. Je ne crois pas, dit le dévot saint Bernard, que les douleurs de la très sainte Vierge puissent jamais être ni expliquées ni connues.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
ami de la Miséricorde
Assidu
ami de la Miséricorde

Nombre de messages : 8832

Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 EmptyJeu 11 Avr 2019, 22:16

CHAPITRE XI
Des souffrances de la très sainte Vierge


Mais souvenons-nous que celle qui souffre de la sorte est notre douce mère, et que nous avons été faits ses enfants au pied de la croix : que c'est pour nous qu'elle est une mère de douleur, une dame de pitié et de compassion, et c'est ce qui nous donne une obligation très étroite à lui compatir, à honorer ses douleurs, et à lui tenir compagnie dans ses souffrances. Autrefois elle s'est plainte à sainte Brigitte du peu de personnes qui l'aimaient, parce qu'il y en avait bien peu qui eussent compassion de ses douleurs : mais pour y compatir, il y faut penser, et il les faut considérer. Il est bon de prendre quelque jour de la semaine pour s'y appliquer particulièrement, saluer ses sept principales douleurs, comme nous l'avons marqué ci-dessus au chapitre quatrième, entrer dans les confréries érigées sous ce titre, et visiter les autels dédiés à Dieu en leur honneur.

Sainte Brigitte dont nous venons de parler, priant pour un homme de grande qualité qui se mourait, Notre-Seigneur lui ordonna d'envoyer à ce malade son confesseur, qui n'ayant ou gagner rien sur le coeur de cet homme endurci, à la fin, après plusieurs prières, il fut touché, confessant qu'il s'était donné au diable qui lui avait apparu visiblement. Et Notre-Seigneur fit connaître qui lui avait donné la contrition de ses crimes, à raison de la dévotion qu'il avait eue aux souffrances de sa bénite mère. Mais non-seulement Notre-Seigneur délivre de l'enfer, mais honore de privilèges ceux qui ont dévotion aux peines de sa sainte Mère.

Un bon religieux de Saint-François ayant souvent demandé à la très sainte Vierge la pureté de cur, par le mérite de ses douleurs ; cette mère de miséricorde lui apparut, et lui mettant sa virginale main sur la poitrine, lui dit : Voilà la pureté de cur que tu demandes, voilà tes souhaits accomplis. C'est une douce consolation pour les personnes crucifiées de se souvenir des croix de la divine Marie, en se désoccupant des choses qui les peuvent faire souffrir.

Nous en avons l'exemple, dit un grave auteur, en l'adorable Jésus, qui ayant la tête percée de tous côtés, et le corps tout couvert de grandes profondes plaies, et étant sur le point de rendre l'âme au milieu d'une infinité de douleurs, s'oubliant de lui-même, arrêtait ses regards sur sa très aimante mère, et lui parlait avec des soins d'un amour inénarrable.

CHAPITRE XII
De l'estime et de l'amour des croix


Ce n'est pas assez de penser à notre auguste Maîtresse, de considérer, d'honorer ses douleurs : si nous l'aimons véritablement, nous souffrirons avec elle, et c'est lui tenir compagnie au pied de la croix. Ève étant proche de l'arbre du paradis terrestre, qu'on peut bien appeler en un sens l'arbre de mort, en cueillit du fruit et en mangea : c'est ce qui la rendit misérable et sujette à la mort, et ensuite toute sa postérité s'est trouvée engagée dans le même malheur. Marie étant tout proche de la croix où pendait le fruit de vie, elle en a cueilli, participant, comme nous l'avons dit, d'une manière incomparable à la passion de son Fils : mais cette mère des vivants, pour nous faire vivre, nous donne à manger du fruit de la croix ; il en faut goûter, et il en faut manger, et il faut absolument que nous digérions une nourriture si solide et si nécessaire.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saintmichel-princedesanges.com/
Contenu sponsorisé




Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty
MessageSujet: Re: Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon   Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon - Page 4 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr H-M Boudon
Revenir en haut 
Page 4 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
 Sujets similaires
-
» Tout faire avec Dieu
» Dialogue avec Dieu
» NEALE DONALD WALSCH CONVERSATIONS AVEC DIEU!
» Tout faire avec Dieu
» L'amitié avec Dieu

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Coeurs unis en Jésus et Marie :: De Religione :: Bible - écritures - théologie - vie des saints :: Bible et écritures-
Sauter vers: