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 Un prêtre d'HONNEUR à connaître !

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Danielle
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MessageSujet: Un prêtre d'HONNEUR à connaître !   Un prêtre d'HONNEUR à connaître ! EmptyDim 29 Nov 2009, 01:46

Voilà, je veux rendre témoignage à un prêtre exceptionnel, il a été mon directeur spirituel pendant 20 ans. Il est décédé le 28 juillet 2006.

Un prêtre d'HONNEUR à connaître ! Images10

Si je tiens à vous parler tant de lui, c’est que c’était un prêtre qui croyait à tous les messages, notamment aussi à Garabandal. Et dans ses nombreuses lettres que j’ai toujours, il me disait que l’Avertissement était très proche. Et que ce Grand Événement toucherait bien des âmes !
Ma famille le connaissait depuis les années 1974, il visitait ma grand-mère agonisante. Il parlait peu, il priait beaucoup. Je le vois encore sonner à ma porte alors que je ne m’y attendais pas et que j’en avais grandement besoin, souvent la veille ou durant la semaine précédente je lui parlais dans mon coeur, pas au téléphone, seulement dans mon coeur, je savais qu’il m’entendait. Et je ne sais comment l’expliquer mais on dirait qu’il devinait les besoins de ceux qui se confiaient à lui. Et il venait nous bénir, il restait peu longtemps dans la maison, bénissant chacun des enfants et moi aussi, puis il repartait. C’était de son vivant.
Jamais il ne voulait recevoir de l’argent pour l’aider dans son Ministère d’aide aux plus démunis, il appréciait recevoir des timbres poste, pour écrire à de nombreuses personnes pour les réconforter. La Providence lui donnait ce dont il avait besoin pour ses protégés, la plupart des itinérants, des enfants de la rue. Alors des couvertures, nourriture, vêtements arrivaient comme par miracle pour ces chers protégés. Il arpentait les pires quartiers de Montréal pour venir au besoin des rejetés de la société, toujours portant sa vieille soutane et son col romain.
D’ailleurs il a perdu sa cure car il ne voulait pas se départir de sa soutane et il était trop traditionnel pour le diocèse. Alors c’est pourquoi quand je lis des argumentations, des commentaires, disant : ce prophète-ci , ce prophète-là n’est pas reconnu par l’Archevêché etc..
Ou que telle apparition n’est pas reconnue par l’Évêque de la région… je souris paisiblement, car mon cher Abbé Henri Saey, n’a pas eu besoin de l’approbation de son diocèse pour continuer son Ministère d’aide aux démunis, il a accepté humblement la Volonté de Dieu, à obéir à son Évêque et ainsi être mis au rencart sans avoir le droit de garder sa cure.
Si vous aviez vu les gens de tous les pays, jusqu’en Afrique être à ces funérailles et au Cimetière… nous étions des centaines et des centaines… qu’il avait aidé spirituellement.
Si vous tapez son nom sur Google vous serez surpris de toute son Œuvre…..
Alors ne jugez pas tel prophète, ou telle apparition…. Laissez Dieu en juger.
Quand Jésus est venu sur terre, il a été jugé et condamné à mort par les grands prêtres de son temps…. Cela laisse à réfléchir… Je pense qu’il y a de très bons Évêques, et même des saints Évêques, mais il y en a aussi qui ne veulent pas voir ou ne veulent pas entendre. Je ne mets pas en doute les doctrines de l’Église et encore moins les Enseignements du PAPE, loin de là…. Mais je prie pour que l’Esprit Saint les éclaire.
Je tenais à témoigner de ceci, pour vous demander de ne pas juger les prêtres qui suivent « les mystiques, les nouveaux prophètes, les apparitions encore non reconnues…. Bientôt La LUMIÈRE nous éclairera tous ! Je sais qu’il y a et aura toujours de faux prophètes, mais il y a eu, il y a et il y aura de bons prophètes dans tous les coins de notre pauvre terre malade en besoin de Lumière et d’Espérance !

----------------------------
In Memoriam
Monsieur l’abbé Henri Saey (1910-2006)
Introibo ad altare Dei
par Luc Gagnon
(Publié dans le numéro 13 d'ÉGARDS le 5 octobre 2006)

Monsieur l’abbé Henri Saey est décédé à Montréal le 28 juillet 2006 à l’âge de 96 ans. Jusqu’à la fin, il est resté entièrement consacré à son ministère sacerdotal, particulièrement auprès des malades dans les hôpitaux montréalais et auprès de ses nombreux dirigés. On le voyait se déplacer à plus de 90 ans avec sa soutane dans les autobus et le métro de Montréal. Rien n’arrêta son zèle pour le salut des âmes. Depuis son décès, ces vers de Gérard de Nerval hantent mon âme remplie de tristesse:
«Je suis le ténébreux, – le veuf, – l’inconsolé, le prince d’Aquitaine à la tour abolie: Ma seule étoile est morte, – et mon luth constellé Porte le soleil noir de la Mélancolie.»

Monsieur l’abbé Saey a été un père pour de nombreuses générations de Montréalais et j’ai eu la grâce unique d’avoir été un fils spirituel, hélas infidèle, de ce saint prêtre. Tout en lui respirait la vie surnaturelle, rien de mondain n’émanait de sa personnalité: il était totalement donné à Dieu et rien qud’à Dieu. Chaque rencontre avec lui était comme une rencontre avec Dieu lui-même. Seulement l’apercevoir pouvait élever l’âme vers Dieu. Dans un dialogue avec l’abbé Saey, on savait qu’il ne cherchait que le bien de notre âme et rien d’autre, il n’y avait rien d’impur dans son âme et ses intentions, il ne recherchait que le plus grand bien spirituel de ses dirigés en vue de leur salut éternel. Son éminente grandeur se manifestait particulièrement dans son humilité et sa pauvreté radicales.

Il occupa des fonctions ecclésiastiques encore plus humbles que le curé d’Ars puisqu’il ne fut toute sa vie que vicaire de la pauvre paroisse Saint-Irénée dans le quartier Saint-Henri de Montréal, mission qu’il remplit avec ferveur de 1934 à 1967. Né en 1910 à Montréal dans la paroisse Saint-Denis d’un père d’origine belge et d’une mère canadienne-française, il fit des bonnes études classiques chez les Jésuites du Collège Sainte-Marie. Comme il n’était déjà qu’exclusivement intéressé par la vie spirituelle, il voulut à la fin de son cours classique se consacrer aux missions étrangères, mais son directeur spirituel l’orienta vers le Grand Séminaire de Montréal au dernier moment de son élection. Il se distingua au séminaire par une piété exceptionnelle, d’excellents résultats académiques et un comportement ecclésiastique parfait. Il passait d’ailleurs souvent des nuits entières en prière à la chapelle, mais il était toujours en bonne forme et souriant le lendemain pour poursuivre ses études. Monsieur Roland Fournier, PSS, qui était confrère au séminaire de l’abbé Saey et qui devint plus tard supérieur du Grand Séminaire, me dit mi-figue mi-raisin dans les derniers temps de sa vie qu’il n’aurait pas ordonné l’abbé Saey à la fin de ses études ecclésiastiques en 1934, mais qu’il l’aurait canonisé immédiatement!

Par ses dispositions surnaturelles, l’abbé Saey devint rapidement sympathique à la fin de son séminaire aux idées du Père Onésime Lacouture, SJ, qui prêcha des retraites à des milliers de prêtres québécois de 1931 à 1939. Le prêtre jésuite prônait un retour à la radicalité évangélique et à la primauté de la vie surnaturelle. Il critiquait particulièrement le naturalisme et la richesse du clergé québécois. Il considérait que toute action d’un chrétien devait avoir une finalité surnaturelle, qu’aucune action n’était indifférente quant à sa valeur éternelle, qu’il fallait surnaturaliser chacune de ses actions. Ainsi, il a stigmatisé la cigarette, car l’action de fumer ne pouvait avoir une finalité surnaturelle. À cause de ses critiques adressées au clergé, et particulièrement à la haute hiérarchie, et une certaine imprécision théologique sur les relations entre le naturel et le surnaturel, le Père Lacouture fut châtié par ses supérieurs jésuites en 1939. Il avait cependant semé des germes d’une réforme chrétienne davantage enracinée dans l’Évangile.

L’abbé Saey avait de son côté entrepris un ministère de prédication en 1938 centré sur l’accomplissement de la volonté de Dieu en toutes choses conformément à l’Évangile et pour l’amour de Dieu. Il fera d’ailleurs lire la Bible directement dans le texte à ses disciples de plus en plus nombreux et issus de tous les milieux sociaux, surtout les plus pauvres. Cette extraordinaire œuvre apostolique ne durera que trois ans, comme le ministère de la prédication du Christ, à la suite de quoi l’abbé Saey retournera à son poste de simple vicaire dans Saint-Irénée. L’abbé Anselme Longpré, autre disciple du Père Lacouture, a bien connu cette époque et résume assez bien l’œuvre de l’abbé Saey (dans Un Mouvement spirituel au Québec (1931-1961). Un retour à l’Évangile, Montréal, Fides, 1976, p. 84):

À cette époque, l’abbé Henri Saey commençait à prêcher des retraites et à s’occuper d’une façon très ouverte des plus démunis. En général, il était considéré comme un disciple du Père Lacouture bien que ce dernier émettait de sérieuses réserves sur son absolutisme (…), sur l’accent trop fort qu’il mettait sur les mortifications extérieures et sur son rejet du monde, sans nuance ni distinction. Pendant des années, les prédications de l’abbé Saey suscitèrent un grand enthousiasme. À coup sûr, il remplissait chapelles et églises. Il aimait surtout à donner des retraites de trois jours pendant lesquels ses disciples ne quittaient guère le lieu saint, couchant sur les bancs et jeûnant autant que possible au pain et à l’eau. Quand il allait dans les petites villes et villages, des foules le suivaient. On parlait d’un nouveau Grignion de Montfort. Mgr Decelles, évêque de Saint-Hyacinthe, l’invita un jour à présider une journée apostolique. Dès la nouvelle de sa venue, près de quinze mille personnes accoururent! En général, lH’abbé Saey prêchait quasi durant toute la journée et n’interrompait sa prédication que pour chanter des cantiques avec ses fidèles, leur laissant à peine le temps de grignoter un quignon de pain.

De nombreuses disciples de l’abbé Saey se réunirent dans Saint-Irénée pour aider les plus démunis du quartier et particulièrement les familles nombreuses. Elles formèrent en 1941 la communauté laïque des Samaritaines sous la direction spirituelle et paternelle de l’abbé Saey. Elles consacraient la moitié de leur temps à la contemplation (adoration du Saint-Sacrement, lecture des oeuvres des saints et méditation de la Sainte Écriture) et l’autre moitié à l’aide aux mères de familles nombreuses et aux vieillards de leur quartier: elles constituaient un prolongement de l’œuvre sacerdotale et charitable de l’abbé Saey. L’abbé Saey lui-même donnait tout ce qu’il avait aux pauvres, y compris ses souliers et ses chaussettes (un prêtre m’a raconté avoir été témoin d’un tel geste de charité lors d’une vigile de Noël). La communauté des Samaritaines ne gardait jamais de surplus et vivait des dons de la Providence alors qu’elles ont été à une époque plus de quatre-vingt demoiselles entassées dans des pauvres logements à l’ameublement spartiate, souvent conçu par l’abbé Saey lui-même.

Quand le curé de Saint-Irénée voulut faire retourner l’autel en 1967, l’abbé Saey ne put accepter ce renversement anthropocentrique de la messe et de la religion. Il a choisi de rester fidèle à Dieu avant tout. Il se retira tout simplement à la résidence des Samaritaines où une chapelle souterraine fut aménagée pour la célébration de la messe en latin dans le rite ancien. Dans un respect total de l’autorité diocésaine, il continua son ministère des âmes dans les catacombes. À cause de la renommée de sa sainteté, l’archevêque de Montréal n’osa jamais lui demander d’enlever sa soutane. Il eut quelque sympathie pour l’œuvre de Mgr Marcel Lefebvre, mais il refusa d’entrer en rébellion contre l’autorité épiscopale légitime. Il resta fidèle à la messe de son ordination sacerdotale qu’il célébra avec une grande révérence jusqu’à la fin. Il suivait parfaitement les rubriques comme le lui avaient enseigné ses maîtres sulpiciens, particulièrement les vieux sulpiciens français comme Monsieur Gattet et Monsieur Duchein qu’il avait beaucoup aimés.
Il resta à la Samarie jusqu’en 2000 alors qu’il se retira chez les petites Sœurs des Pauvres. Après le départ du pasteur, l’œuvre des Samaritaines fut malheureusement dissoute en 2002 par l’autorité diocésaine qui ne la considérait plus pertinente alors qu’elle était un témoignage visible et quotidien de la charité du Christ dans le quartier Saint-Henri. Durant toutes ces années de réclusion, l’abbé Saey continua à diriger des milliers d’âmes assoiffées de vie surnaturelle. À ses funérailles, un servant de messe assez âgé s’étonnait de l’importante assistance, composée de nombreux jeunes catholiques, y compris quelques séminaristes: les saints attirent les jeunes et toutes les âmes. Même si l’abbé Saey vivait dans une semi-clandestinité ecclésiastique, ceux qui cherchaient la vérité le trouvaient un jour ou l’autre sur leur route. Il était un phare pour nous tous.

De nombreux séminaristes aboutissaient finalement sur la rue Workman (où était située la Samarie) au grand dam des prêtres modernistes qui ne comprenaient pas cette attirance. J’ai moi-même servi sa messe durant plusieurs années tôt le matin. Ce furent des moments de pure grâce alors que ce saint ministre de Dieu s’effaçait tout entier pour mieux laisser resplendir le mystère de notre salut illuminé par le chant angélique des Samaritaines. Une étoile est morte dans le ciel du Québec et nous serons orphelins à jamais de ce prophète de la vie divine. Monsieur l’abbé Saey commence maintenant une nouvelle mission au Ciel, qu’il nous a annoncée dans ses ultima verba avant son entrée à l’hôpital Santa Cabrini: «J’offre ma vie et ces douleurs pour le relèvement de l’Église et pour le salut des âmes.» (...)
Lisez la suite dans le numéro 13 d'ÉGARDS


Moi j’avais témoigné à l’époque :

Ce matin je suis allée aux funérailles d'un Grand Ami, un prêtre, l'Abbé Henri Saey, cela faisait 20 ans que je correspondais avec lui, il était mon directeur spirituel, il priait pour moi, pour Mario, pour les enfants, il m'encourageait et je suis très chagrinée de son départ, mais je sais qu'il est au Ciel c'était un prêtre qui suivait le cheminement du Curé d'Ars, il est décédé à l'âge de 96 ans. Il a toujours porté sa soutane il était du genre très conservateur, bon, à l'écoute des gens malades, des pauvres, fondateur des Petites Samaritaines, je l'ai connu lorsque j'étais jeune (14 ans) et qu'il venait visiter ma grand-mère malade. Il est venu à deux reprises chez moi, il a béni nos quatre enfants, Mario l'aimait bien aussi du temps où Mario était un bon chrétien... Mon message est tout décousu, je m'en excuse, mais ce soir j'ai une grande peine, celle d'avoir perdu un précieux ami qui m'aidait et connaissait toute ma famille. Je sais qu'il continue de veiller sur nous de là-Haut...
Du plus profond de mon coeur, j'espère qu'un jour que ma famille soit réunie de nouveau, réconciliation des coeurs, que nous puissions nous présenter devant un prêtre ensemble pour demander pardon d'avoir brisé notre belle alliance que Dieu a bénie, que nous puissions renouveler nos promesses de mariage et former de nouveau une famille unie sous le regard de Dieu selon sa Volonté, si ce n'est pas possible sur terre, et bien j'espère que Mario se convertira et que l'on se retrouvera tous ensemble au Ciel.



Il m’a été d’un grand secours, sa dernière lettre datée du 27 juin 2006, il m’écrivait qu’il avait soif du retour de mon mari.
Les funérailles étaient sobres et l’église étaient pleine à « craquer », bondée de gens de toutes catégories, son cercueil était en chapelle ardente et après le service funéraire, l’un à la suite de l’autre nous défilions à son cercueil. Moi je lui ai touché les mains, je lui ai glissé sous son oreiller une prière et une photo de toute ma famille, j’ai pris mon chapelet que j’ai mis sur ses mains, juste le fait que mon chapelet avait touché ses mains étaient réconfortant pour moi.
J’avais été le visité dans sa minuscule chambre en août 2005 avec ma grande fille aînée, il nous a bénit.
Quelques liens :

http://www.michaeljournal.org/henrisaey.asp
Extrait :


Un prêtre selon le coeur de Jésus,
l'abbé Henri Saey, décédé
M. l'abbé Henri Saey, de la paroisse St-Irénée, de Montréal, est décédé le 28 juillet 2006. Il avait 96 ans.
Ses funérailles eurent lieu, le 4 août, dans l'église de sa paroisse St-Irénée, remplie de fidèles. La Messe a été célébrée par S. E. Mgr Jude Saint- Antoine, évêque auxiliaire de Montréal, et vicaire épiscopal. Il était accompagné d'un grand nombre de prêtres séculiers et de Pères de différentes communautés.
Mgr Saint-Antoine a commencé son homélie en disant: «C'est peut-être providentiel, c'est sûrement providentiel que ce soit la fête du saint Curé d'Ars aujourd'hui.» Tous les assistants ont bien compris que la vie du saint vicaire de St-Irénée pouvait se comparer à celle du saint Curé d'Ars.
Tous ceux qui l'ont connu de près savent qu'il ne vivait que pour Dieu et le salut des âmes. Sa seule présence nous édifiait et nous élevait.
Son humble dépouille mortelle déposée dans le plus pauvre des cercueils, était exposée dans l'église, ainsi les fidèles pouvaient défiler devant le saint pasteur, lui confier leurs intentions et lui dire un dernier adieu. De 8 heures à l'ouverture de l'église, jusqu'à 10 heures, on a pu réciter 3 chapelets. Il nous aura édifiés jusque dans son tombeau.
Les filles spirituelles du saint abbé, les Petites Samaritaines de Ville-Marie (communnauté qu'il a fondée en 1941), occupaient les premiers bancs de l'église.
Pour nous, ici, de Vers Demain, nous avons connu M. l'abbé Saey, en premier, par les éloges que nous en faisait madame Rosario Côté, qui avait suivi ses retraites avec sa fille madame Gilberte Côté-Mercier notre cofondatrice. Elles mettaient en pratique le saint enseignement qu'elles avaient reçu de l'éloquent prédicateur: vie cachée, vie de pauvreté, tout en Dieu.
Puis nous l'avons connu par ses visites et sa correspondance. Il appréciait beaucoup notre oeuvre et admirait nos fondateurs. Ses conseils judicieux les ont toujours orientés dans la bonne voie.
Une petite lettre écrite de sa main, le 21 juin 1989, nous donne un aperçu:
«Chère madame Mercier, encore un peu et vous me trouvez héroïque parce que je vous ai écrit une toute petite page de bons souhaits.
«Que dirais-je de vous, qui au sein de besognes plus ardues que la mienne, accablée d'épreuves physiques et morales vraiment rudes à porter, avez pris la peine de me répondre deux grandes pages, tout imprégnées de vive gratitude.
«Là aussi, ce serait à moi de vous remercier pour votre fidélité à l'enseignement des retraites d'autrefois, à l'enseignement de l'Evangile, à l'enseignement de Notre-Seigneur, divin Maître de Vérité et de Charité. A vous remercier également pour ce courageux combat que vous menez depuis tant d'années pour, à vrai dire, le salut des âmes, et leur bien-être temporel. Vous l'avez mérité ce salut, à l'exemple de Jésus, par la Croix! Le Ciel vous soutient! Je vous bénis encore.» – Abbé Henri Saey, ptre.
Extrait d'une autre lettre adressée à Mme Côté-Mercier le 8 novembre 1967: «Une heure bien suave, que celle passée chez vous, le 27 octobre dernier. Remerciez M. Even, votre vénérable mère! Et merci à vous aussi! Vous avez sûrement le soutien du Ciel; et tant que vous défendrez hardiment, comme vous le faites, la Vierge Marie, le Rosaire, la modestie chrétienne, la vertu de Pureté, le secours d'En-Haut ne vous manquera sûrement pas! ...»
Pendant des années, les prédications de l'abbé Saey suscitèrent un grand enthousiasme. Il remplissait les églises et les chapelles. On parlait d'un nouveau Louis-Marie Grignion de Montfort. Il donnait tout ce qu'il avait aux pauvres. Il était tout en Dieu.
La communauté des Samaritaines comptait 80 demoiselles un temps. Elles ne gardaient jamais de surplus et vivaient des dons de la Providence. Elles secouraient les mamans des familles nombreuses, les handicapés, les vieillards, les pauvres. Avant de mourir M. l'abbé Saey a offert sa vie pour le relèvement de l'Eglise et le salut des âmes. Les pauvres de St-Irénée ont perdu leur père. Du haut du Ciel, il sera encore plus puissant pour les aider.
Thérèse Tardif

Action de grâces pour mes 65 années de sacerdoce: 26 mai 1934-1999
Ci-après la prière d'action de grâce que M. l'abbé Saey a adressée à Dieu pour ses 65 années de prêtrise, en 1999. Il faut en ajouter 7 autres, donc 72 ans au service de Dieu, de son Eglise et des âmes:
Mon Dieu, mon âme veut vous magnifier... Comment y parvenir? Et pourtant «ce serait vraiment digne et juste, équitable et salutaire de vous rendre grâces toujours et partout», oui toujours, pour tous les jours, toutes les heures, depuis soixante-cinq ans, oui, partout, partout où j'ai vécu... pensant, agissant, conversant.
Vous étiez toujours là, mon Dieu, bénissant, fécondant et béatifiant tous les instants de ma vie, — quand il n'y mettait pas d'obstacles — de votre pauvre prêtre. Je n'en finirais pas de Vous louer, mais, mais, hélas encore, avec quelles misérables expressions!
Je retiendrai deux des plus insignes bienfaits de votre insondable et infiniment aimante Providence, deux de ses immesurables secours, qui ont fait de moi un prêtre heureux, un prêtre des plus heureux, de mai 1934 à mai 1999...
1. Allez prêcher!
«Allez enseigner toutes les nations», (parole de votre Fils Jésus). «Rappelez-leur tout ce que je vous ai dit! Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné!» (Saint Marc XVI 15, 16)
Et votre apôtre, lui d'affirmer: «Il a plû à Dieu de sauver le monde par la folie de la prédication!» (Cor. I, 21)
Ce plan, mon Dieu, Votre plan, saint Paul l'explique ainsi: «Quiconque invoquera le nom du Seigneur, sera sauvé! Mais comment invoquera-t-on Celui en qui on n'a pas encore cru? Et comment croira-t-on en Celui dont on n'a pas entendu parler? Et comment en entendra-t-on parler, s'il n'y a pas de prédicateurs? Et comment y aura-t-il des prédicateurs s'ils ne sont pas envoyés?» (Rom. X 13 à 15)
Mon Dieu, Vous et votre Eglise m'avez fait prêtre d'abord pour prêcher, pour révéler aux âmes de bonne volonté, ce que Vous leur demandiez et ce que Vous leur promettiez!... Et voilà qu'après quatre ans d'ordination, Vous et votre Eglise me confiiez ce ministère de Votre parole, ce seul Ministère, à exercer auprès des centaines de «sans abri» du centre de notre ville. Et puis, chez les pauvres, les étudiants, chez des hommes de profession, des religieuses, des prêtres... Ministère que j'ai rempli à plein temps, pendant trois ou quatre années (au minimum, trois mille heures de «prêche»).
Mon Dieu, c'est de ce bienfait et de Vos secours que je veux Vous remercier, et du coup, du bonheur immense qui remplissait, tout ce temps, mon pauvre coeur!
Jésus, Votre sermon sur la montagne... les huit béatitudes (Math. V. VI. VII) Quelle sagesse! Quelle richesse! Je Vous obéissais, mon Dieu, j'obéissais à Votre Eglise, à nos Pères dans la Foi: Il n'y a que du divin dans l'Evangile — c'est ce divin que je m'appliquais à enseigner sans rien édulcorer, charnaliser, humaniser, de ce que Vous avez fait et commandé ! Oui, quelle paix intérieure m'envahissait... qui se décuplait en constatant les conversions des auditeurs, l'éveil et le nombre croissant des vocations au Sacerdoce, à la vie religieuse, à l'apostolat auprès des pauvres, des malades, des indigents!
2. Reprenez le ministère régulier!
Oui! Mon Dieu, j'étais heureux, des plus heureux (malgré l'épuisement physique, malgré les soucis et les peines) en ces huit ou neuf premières années de sacerdoce! Merci! Merci!
Voilà qu'un jour, je suis convoqué auprès de notre Archevêque, qui me demande de cesser, pour quelque temps, les retraites à travers la province. («Vous êtes au courant, me dit-il, des discussions, des oppositions suscitées?») mais de les continuer dans la paroisse St-Irénée, dans cette paroisse seulement, où je me retrouvais vicaire régulier...
Une seule et prompte réponse: «Je me soumets à ce que Dieu veut, à ce qu'Il vient de me dire.» «Que personne ne prêche, s'il n'est d'abord mandaté de Dieu ou de ses Légats... le Souverain Pontife, les évêques» explique Corneille de Lapierre, commentant le passage de l'Epître aux Romains, ci-haut rappelé (Rom. X 15).
Merci, merci, mon Dieu pour ce second bienfait (Nouvelle manifestation de Votre Volonté !) Merci pour ces nouveaux secours, de Votre part (pour m’aider à me soumettre joyeusement à ce «retrait», en cet instant où Vous me le signifiez, plus de cinquante ans passés, et qui, depuis n’a jamais été retiré! J’ai prêché à plein pendant les premières années de ma prêtrise. J’étais mandaté, j’ai obéi, j’étais heureux!
On m’a retiré ce mandat, depuis 55 ans — j’ai obéi — et je suis heureux plus que jamais! Et plus que jamais, à l’âge de 89 ans, je suis convaincu qu’il ne peut exister de véritable paix, ici-bas, et de Salut dans l’éternité, sans la prédication de l’Évangile, si la prédication de l’Évangile en son sens divin, fait défaut. Mais, par dessus tout, l’obéissance à Dieu et aux autorités légitimes assure à qui que ce soit les deux seuls trésors que le cœur humain puisse vraiment désirer: La paix de conscience et le Paradis!
Ma Messe et mon Rosaire du 26 mai, Vous rediront, ô mon Dieu, ô Mère Marie, toute ma reconnaissance pour ces deux immenses bienfaits, secours et bonheurs et pour mille autres grâces qui ont marqué mes soixante-cinq années de prêtrise.
A cette messe, et pendant ce Rosaire, je veux aussi prier, ô mon Dieu, ô Mère Marie, le cœur gonflé de gratitude, car tous m’ont édifié, tous m’on aidé, tous Vous ont supplié pour moi: mes Supérieurs, mes confrères prêtres, les paroissiens de Saint-Irénée, mes malades, mes pauvres, les bonnes Samaritaines qui les ont secourus, mes parents, enfin chaque âme avec qui j’ai été en contact durant ces nombreuses années!
Mon Dieu, gardez-les tous dans Votre Amour!
20 mai 1999
Abbé Henri Saey



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