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 Les vertus chères au Coeur de Jésus : douceur et humilité.

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Françoise
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MessageSujet: Les vertus chères au Coeur de Jésus : douceur et humilité.   Jeu 23 Fév 2017, 19:29

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Robert de Langeac (Abbé Augustin Delage, 1877-1947) :
Les vertus chères au Cœur de Jésus : douceur et humilité



Douceur

Deux vertus sont indispensables : la douceur et l'humilité. Elles ne se développeront que par la charité. Le Cœur du Divin Maître est doux et humble parce qu'il est tout amour. Voilà tout ensemble le moyen et la fin. Mais pour que le Divin Amour grandisse, il faut le désirer, le demander, l'exercer. Rien de tout cela ne se fait pour l'ordinaire si l'intelligence n'est pas éclairée sur la valeur de ce bien divin. Enfin comment la lumière pénétrerait-elle dans une âme agitée ? Pax. Et comme la paix est difficile à ce stade de la vie intérieure sans une certaine solitude physique et toujours sans la solitude morale, il faut tout faire pour se procurer ces conditions.

Préparer avant l'action, l'attitude d'acceptation que l'on prendra au moment de la contradiction.

Quand la mauvaise humeur se fait jour, se tourner vers Jésus au dedans. Lui demander que rien en nous ne blesse son divin Cœur.

Quand la colère bouillonne au dedans, se dire qu'elle aveugle sûrement. Se taire au dehors et au dedans ; obéir toujours, prier et attendre. Dieu n'agit que dans les âmes paisibles ou qui désirent sincèrement le devenir.

Ne jamais parler quand on est ému.

Quand vous murmurez contre tout, temps, personnes et choses, reconnaissez que c'est vous qui avez tort et que votre mauvaise humeur ne vient que de vous.

C'est dans les difficultés imprévues que le fond de l'âme se révèle. On sent, on pense, puis on parle et on agit tel qu'on est.

Jésus vous rendra doux, doucement. Il faut longtemps pour introduire une bonne habitude dans la vie.

Il faut à tout prix arriver à la complète domination de soi-même. Notre divin Sauveur est notre modèle. Il est doux. Il veut des âmes douces comme Lui.

Pour la perfection de la vie contemplative, il faut au moins une paix suffisante avec le prochain. Il y a certains caractères irascibles, un peu à charge aux autres. Comment faut-il les prendre ? On les compare à un fagot d'épines : je me piquerai de quelque côté que je le touche… Ils souffrent et font souffrir… Il n'y a pas là évidemment cette ouverture de cœur, cet épanouissement de la charité nécessaire à la vie contemplative.

De plus nous avons la grande mission de nous aider les uns les autres à aimer le bon Dieu. Il ne faut pas être obstacle.

Et quel a été le résultat de nos manifestations de mauvaise humeur, qu'est-ce que cela arrange ? Rien du tout.

Que faire si on n'a pas su lentement, réellement se discipliner. Parer tout d'abord aux difficultés immédiates : s'interdire toute manifestation extérieure, étouffer les sentiments les sentiments intérieurs. Puis demander instamment à Notre Seigneur dans la Sainte Communion la vertu de douceur : " Discite a me quia mitis sum et humilis corde " (1). Il la fera descendre goutte à goutte dans notre âme. Il nous donnera grâce ensuite à chaque occasion pour surmonter l'impatience qui gronde parce que nous tenons trop à notre jugement, à notre volonté ou à nos goûts et pour étouffer toute mauvaise humeur.

Donc résolution très nette de ne se fâcher jamais, de ne s'irriter ni au dehors, ni au dedans, de réprimer dès qu'on s'en aperçoit le moindre mouvement d'impatience.

Faites tout ce qui dépend de vous pour retrouver le calme. Ce calme divin qui vient de Dieu nous donne à nous-même, nous donne à Dieu et nous donne Dieu. Si nous savions en comprendre le prix, nous ferions tout pour le garder quand nous le possédons, tout pour le retrouver quand il nous est enlevé, tout pour le rétablir dans sa plénitude quand il a été troublé. Pour goûter Dieu, il faut être clame. Pour voir et réaliser la volonté de Dieu, il faut encore et toujours être calme.

Une âme qui n'est pas paisible, calme et douce ne peut pas plaire au Bon Dieu : elle n'a pas la piété filiale parfaite parce qu'elle ne sait pas reconnaître la volonté du Bon Dieu dans tout ce qu'elle rencontre de pénible, dans les caractères qui l'entourent, dans les événements qui arrivent.

Elle ne voit que ce qui la heurte ; elle ne peut pas dire au Bon Dieu qu'elle L'aime vraiment puisqu'elle regimbe contre l'aiguillon !

Nous sommes appelés à vivre avec le Bon Dieu, à nous entretenir familièrement avec Lui, à L'aimer, à Le faire aimer dans une certaine mesure : par cette impatience, cette irritation, tout cela est compromis.

Combien avons-nous perdu de temps à cause de nos mouvements d'humeur ? Que de souffrances inutiles, que de grâces tombées par terre !

A quel degré d'intimité avec Notre-Seigneur serions-nous parvenus si nous étions vraiment bons et doux au dedans et au dehors ?

Cette intimité serait notre récompense car Jésus a dit : " Vous trouverez le repos de vos âmes " (2), et aussi : " vous posséderez la terre. ". La terre de notre âme ; se posséder, condition essentielle pour être possédé de Dieu.
la terre des autres, leur cœur… on accorde presque tout à une âme douce, on aime beaucoup les doux,
la Terre promise enfin, le Dieu des doux et des humbles. Tôt ou tard, une âme humble et douce recevra la visite de Dieu. Cela vaut bien la peine de s'en occuper. Nos progrès insuffisants dans la vie contemplative viennent peut-être de ce que nous nous sommes trop désintéressés de cette vertu.

Que le Bon Maître et sa Sainte Mère si douce et si bonne nous obtiennent la vertu de douceur !

Si ferme qu'il soit, ô Jésus, votre Amour pour l'âme intérieure n'a rien de dur. Ce n'est pas un despote. Il ne tyrannise pas. Il est souple au contraire. Il est délicat. Il s'accommode de tout.

Vous n'aimez pas à éteindre la mèche qui fume encore ni à achever le roseau à demi brisé. Votre joug est suave et votre fardeau léger. Vous êtes la Douceur, la Miséricorde, la Patience et la Bonté. Votre Amour tient de Vous. Il est tout cela lui aussi. Il communique ses qualités à l'âme qu'il consume. Alors elle juge de tout et de Vous, son Bien-aimé d'après ce qu'elle est elle-même. Plus elle se sent envahie par la douceur, l'amabilité, l'affabilité et la grâce de son Epoux, plus elle vous trouve doux, aimable, affable et gracieux. C'est un miroir vivant qui vous renvoie votre propre image, ô Jésus !
Doux et saint commerce d'amitié que celui-là !

(1) : S. Matt., XI, 29. Apprenez de Moi que je suis doux et humble de cœur ou Mettez-vous à mon école parce que je suis doux et humble de cœur.
(2) : S. Matt., XI, 30 - V. 4.

************

Humilité

L'humilité est première dans l'ordre des conditions. Cette vertu consiste dans une vue très claire de l'esprit qui nous découvre notre néant comme créature et notre misère comme pécheur, donc notre dépendance absolue de Dieu.

Comme toute lumière qui vient de Dieu, quand elle atteint notre cœur, cette conviction se transforme en disposition et fait naître en notre âme avec le sentiment de notre misère et de notre néant, l'amour de cet état en ce qu'il nous permet de rendre toute gloire à Dieu. Cela c'est le bonheur, mais l'humilité n'est pas une vertu triste : ce qui la rend pénible, c'est notre orgueil et cela prouve à quel point nous en avons besoin.

Pour être infaillible et imposer une vérité à la croyance de tous, le Souverain pontife doit la définir dans certaines conditions et ce sont des cas extraordinairement rares. Nous, au contraire, nous accordons à nos jugements, aux vues de notre esprit, une infaillibilité universelle ; nous avons la prétention d'imposer à chaque instant notre manière de voir ; nous sommes étonnés qu'on ne comprenne pas les choses comme nous car nous considérons nos jugements comme irréfragables, ne pouvant être que l'expression de la plus exacte vérité.

De même le Souverain Pontife parle rarement de manière à intéresser la conscience de tous les chrétiens. Au contraire, notre volonté est impérieuse. Dès que nous voulons une chose, tous doivent vouloir ce qui nous plaît Ainsi je veux, ainsi j'ordonne ", disaient les Anciens.

Enfin nous nous accordons le goût le plus parfait pour les formes et les couleurs en matière d'art, de mode, de savoir-faire. C'est notre droit. Mais nous exprimons ces goûts ou préférences avec la pensée ou l'arrière-pensée que c'est parfait et que notre jugement est définitif. Si quelqu'un nous contredit, il est classé, c'est un être inférieur… il n'y entend rien. Et nous maintenons notre avis avec ténacité… si l'on nous contrarie, nous nous fâchons, nous nous irritons.

Jugement et volonté qui s'imposent au lieu de se proposer et souvent même de s'effacer, voilà le grand mal de l'orgueil.

Orgueil de race, de milieu, de tempérament ; orgueil de son intelligence, de son esprit, de son adresse, de sa santé, même ; quels terribles obstacles !

Si souvent on se sert de l'amour-propre comme motif de bonne éducation, cela stimule l'élan, la générosité, mais cela fait dire : " Je ne suis pas comme les autres " (1). Développement exagéré d'un principe qui est bon, ne pas faire comme les autres quand les autres font mal, amour de la perfection… mais comme cela aveugle !

Il n'y a rien qui durcisse le cœur comme l'orgueil. Et cet orgueil est toujours à base de jugement faux. On vit trop près de soi. Cela fausse la perspective… à notre avantage bien entendu.

C'est ce jugement trop avantageux qui commande toute notre conduite que Notre Seigneur nous demande de rectifier.
Certains tempéraments plus particulièrement orgueilleux se contentent de l'estime qu'ils ont pour eux-mêmes ; elle leur suffit. Que les autres pensent ce qu'ils voudront, cela les intéresse peu. L'âme est bloquée en soi par l'habitude de ne voir et de ne faire que sa volonté au lieu de voir et de faire la volonté de Dieu cachée sous la volonté des autres et sous les événements divers.

La plupart des âmes, au contraire, sont extrêmement sensibles à l'opinion d'autrui. Il y a là quelque chose de fondé. Elle est souvent l'expression du jugement de Dieu, or, il nous importe de connaître le jugement de Dieu.

Mais il arrive habituellement que si l'estime des autres ne nous est pas donnée, nous la recherchons indûment et si nous croyons l'avoir, nous faisons tout pour la conserver alors même que nous ne la méritons pas.

Quel martyr profond, intolérable quand nous sommes atteints dans la haute estime que nous avons de nous-mêmes ! estime contraire à la vérité et il faut marcher dans la vérité pour avoir la paix. La brusquerie et la mauvaise humeur viennent presque toujours de l'amour-propre blessé.

Jamais Dieu ne pourra se donner à une âme qui reste préoccupée de ces opinions humaines trop souvent inexactes, qui ne peut souffrir le moindre manque d'égards : c'est rechercher un bien qui Lui est réservé. C'est uniquement à Dieu qu'il faut désirer plaire pour qu'Il porte sur nous un regard toujours plus favorable.

Comment Dieu pourrait-Il accorder ses grâces de choix à une âme qui a déjà une si fausse idée d'elle-même, qui non seulement exagère celles qu'elle a reçues, mais a oublié que tout vient de Dieu et que ce qu'elle a, lui a été donné. " Pourquoi vous glorifier-vous ? ", dit saint Paul (2).

Comment Dieu pourrait-Il octroyer les grâces de la vie d'union avec Lui à une âme qui n'est pas dans la vérité et dont le premier soin sera de se mettre au-dessus des autres, se servant de ces faveurs pour se croire privilégiée. La vanité spirituelle est la pire de toutes. En quelque sorte, Dieu ne le peut pas.

Tant qu'une âme n'aura pas rendu à Dieu ce qui est à Dieu, tant qu'elle n'aura pas reconnu qu'à côté du bien qui est en elle sans être d'elle, il y a du mal venant d'elle-même, tant qu'elle n'aura pas pénétré sa pauvreté, sa misère, sa malice, ce qu'elle a fait, ce qu'elle aurait été capable de faire sans la grâce, Dieu ne lui accordera pas son intimité (3).

(1) : S. Luc, XVIII, 11.
(2) : I Corinth., IV, 7.
(3) : S. Augustin disait : " nul homme ne commet de faute qu'aucun autre homme ne puisse commettre s'il n'est soutenu par la main de Celui qui a fait l'homme. "


L'humilité c'est Dieu qui nous la donne, mais nous pouvons nous y exercer.

1° Rectifier notre jugement en disant : Je reconnais que les grâces qui m'ont été faites, m'ont été données gratuitement, je n'y suis pour rien.

2° Voir les choses en Dieu, les aimer comme elles sont ; aimer notre place, notre rang, mais demander pardon au Bon Dieu d'avoir si mal usé de tout ce qu'Il a mis à notre disposition : nous tenir à ses pieds comme de pauvres pécheurs, sans trouble et sans inquiétude cependant.
Plus nous serons sincères et loyaux avec nous-mêmes, plus Dieu se rapprochera de nous. "il élève ceux qui s'abaissent."
Nous aimerons en nous les qualités de Dieu et nous détesterons nos défauts en toute vérité.

3° Attacher beaucoup d'importance aux choses extérieures.
Sans doute, la vertu n'est pas dans ces choses extérieures, mais elles peuvent y aider beaucoup.
Chaque sacrifice, chaque acte de douceur, d'humilité ôte un grain de sable.
Le Bon Dieu pourra faire jaillir la source s'il Lui plaît et quand il Lui plaira.
Ce qui L'empêcherait radicalement ce seraient des attaches consenties.

Ne pas faire d'efforts pour écarter les pensées de vanité, on ne parvient qu'à les rendre plus tenaces.
Arrêter quelques instants toute activité mentale et se tourner intérieurement vers le Bon Dieu. On obtient de meilleurs résultats.

Poser en principe qu'on s'intéresse fort peu à nous, à nos œuvres, etc., malgré les apparences. Se le redire souvent…
C'est plus vrai qu'on ne le croit et c'est très pacifiant.

On ne commence à faire des progrès que lorsque l'on goûte une vraie joie à s'effacer.
C'est par le dedans qu'on y arrive.
Ne parler qu'autant que c'est nécessaire et même en parlant savoir se faire oublier.
Quand on aime, cela devient un véritable besoin de s'oublier.

Eviter tout ce qui aurait un air de supériorité.

Se faire l'élève docile de tous.

Parler peu, surtout pas de soi, surtout pas en mal.

Ecouter simplement, s'harmoniser humblement.

Parler bas, c'est se posséder soi-même, c'est exercer une grande vigilance sur tous ses mouvements intérieurs.

Une âme vraiment humble se parle jamais fort et avec autorité.

Elle n'a jamais de mots blessants.

Elle est étonnée des moindres égards qu'on a pour elle, se demandant si on ne se trompe pas.

Ne pas rougir de nos bévues, et de nos maladresses. Ne pas les excuser. Mais ne pas craindre de témoigner de notre bonne volonté et de notre désir de mieux faire. C'est très bon.

Sauf quand il y a nécessité réelle, ne jamais s'excuser en reconnaissant ses défauts. C'est une grande humiliation.
Tant que le diamant est dans la gangue, il ne peut rayonner. Accepter même dans la plus profonde humilité de ne pas faire rayonner le Bon Dieu autant qu'on le voudrait. Mais il faut détester la gangue, il ne faut pas que la volonté y adhère.

Tenir toujours grand compte des monitions.
S'efforcer d'atténuer les défauts signalés. C'est sagesse. C'est aussi la marque d'affection précise que Jésus nous demande.

Faire passer le jugement, la volonté des autres avant les nôtres ; leurs goûts aussi, même s'ils étaient, ce qui arrive, contraires à la vraie beauté ! Céder fréquemment, volontiers, dès qu'il s'agit d'ordre, de charité : il suffit qu'il n'y ait pas de péché manifeste.

Reconnaître que les autres ont plus de sagesse, de bonté, de vertu. S'oublier au point de ne plus même savoir si on existe encore parce que si on se connaissait soi-même, on oserait à peine se regarder.

Ne pas laisser voir ce que nous savons de la vie intérieure. En parler ou répondre comme si nous n'en savions rien. C'est notre secret.

L'âme humble accepte les souffrances, les croix comme une chose due, qui lui revient naturellement.

Elle n'a pas le moindre mouvement de jalousie, même spirituelle en voyant que les autres sont plus près du Cœur de Dieu, bien qu'elle ne puisse s'empêcher de souffrir.


Valeur et Fruits.

Se donner tort toujours devant le Bon Dieu et très souvent devant les hommes. Rien ne nous donne la paix comme cet acte d'humilité.
L'orgueil aveugle ; il est une folie.
L'humilité éclaire, elle est la sagesse. Elle paraît amère, elle est très douce. Puis c'est elle qui ouvre le cœur à l'amour, j'entends au véritable amour de Dieu, qui n'existe pas en paroles seulement, mais en vérité et en réalité.
Quand comprendrons-nous bien ce que c'est qu'aimer Jésus humilié et crucifié ? Patience. Cela viendra.

L'humilité, c'est le trésor caché, la richesse que nul ne peut ravir. Si nous sommes humbles, nous aurons la paix, le bien des biens. La paix fruit de la charité l'est aussi de l'humilité parce que tout est en ordre chez nous.

L'humilité touche plus que la science et l'éloquence.

Elle pénètre toutes les autres vertus de ce charme saisissant que l'on goûte sans pouvoir le définir, car un charme indescriptible et bienfaisant émane d'un cœur humble.

Sans bruit, sans qu'il y paraisse, l'âme humble travaille efficacement à la beauté des autres âmes.

Demander à la Sainte Vierge comment aimer les petites humiliations de la vie. Elle nous le dira. Nous laisser guider par cette lumière. Au terme, c'est le vrai bonheur dans la paix de la charité.

Méditer le Discite a me (1). Jésus vous fera comprendre tout le prix de l'humilité véritable, du sincère mépris de soi devant Dieu.
Si nous ne fermons pas les yeux à cette lumière et notre cœur à la grâce, nous serons portés à conformer notre volonté à ces vues de notre esprit, à harmoniser notre vie avec elles.

" Se reconnaître misérable, imparfait, pécheur ", dit saint François de Sales, " c'est une humilité d'esprit qui peut être commune aux bons et aux mauvais. Mais vouloir bien et aimer être inconnu, méprisé et traité comme tel, c'est la vraie humilité du cœur, c'est aimer la justice et se réduire à cette dernière place que Jésus nous ordonne de prendre. "

Non seulement nous réjouir de n'être rien, mais encore souhaiter que le prochain nous connaisse tels que nous sommes et nous traite tels qu'il nous connaît.

Ce qui fait nuage, c'est l'encens que nous brûlons devant nous. Le garder tout pour Jésus.

C'est quand nous ne serons plus rien à nos yeux et aux yeux des autres qu'Il se tournera vers nous et prendra plaisir à nous voir et à nous parler, à nous prouver de mille manières sa joie de se retrouver en nous. Il n'y a pas d'autre moyen pour gagner son Cœur. Il n'y a pas d'autre chemin pour aller à Lui. Qu'Il daigne nous donner l'intelligence et l'amour de la croix : le reste viendra comme de lui-même.

Lorsqu'une âme s'est vraiment établie dans cette disposition foncière, elle ne l'oublie plus jamais et la vertu d'humilité constante et stable commande toute notre vie spirituelle. C'est le fondement solide sur lequel le Bon Dieu peut bâtir.

" Une âme humble ", dit sainte Thérèse, " est sûre de tout obtenir ".
Si je suis humble, ô mon Dieu, Vous serez donc forcé de me donner des grâces telles que Vous n'en avez peut-être jamais accordées à vos plus grands saints, non que j'y aie droit, mais parce que Vous êtes l'infinie miséricorde.

L'amour de Dieu est tout pour nous. Or, la charité est en proportion directe avec l'humilité, non que les deux se confondent, mais l'humilité creuse et l'amour remplit.

Jésus ne peut aimer tout à fait que ceux qui Lui ressemblent ou qui du moins veulent vraiment Lui ressembler.

Réalisez donc - comme on dit aujourd'hui - ce que c'est que l'humilité de Jésus, sa douceur, sa charité. Puis essayer de vivre ces vertus. La lumière sortira de là comme d'un foyer puissant.

Nous devons être transformés en Notre Seigneur. C'est dire jusqu'à quel point nous avons besoin de changer ! Le Verbe en s'incarnant dans le sein de Marie y prend une nouvelle nature. C'est jusque-là qu'il faut changer, sans craindre la souffrance ni la lutte.

Le mystère de l'Incarnation, quelle leçon d'humilité ! Tournez-vous vers Jésus. Cherchez-Le dans le sein du Père, descendant dans le sein de la Vierge. L'y contempler caché de longs mois, Le suivre à Bethléem, en Egypte, à Nazareth, puis dans sa vie publique, enfin pendant la Passion et dans l'Eucharistie : partout et toujours, c'est la même leçon, les mêmes enseignements, le même encouragement : l'humilité.

Ne pouvez-vous demander à Notre Seigneur de verser en vous sa douceur et son humilité et rester tranquille à ses pieds dans une prière toute adorante et recueillie, pensant qu'Il vous transforme ? Mais quelle erreur ce serait de croire qu'une transformation essentiellement spirituelle doive être nécessairement sensible ! Il vous donnera ces vertus par le dedans.

Revenez sans cesse vers la Très Sainte Vierge. C'est Elle qui vous préparera et qui vous unira. Elle connaît admirablement Jésus.
Elle vous connaît. Elle sait ce qui vous manque : son humilité à Elle.
Elle vous la donnera. Du coup, l'obstacle sera enlevé et l'union se fera avec le Bon Maître.
Mais il faut qu'il soit enlevé cet obstacle, à tout prix. Il y a si longtemps que Jésus devrait régner dans votre âme !
Mais il est toujours temps. Courage et confiance.

(1) : Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. S. Matt., XI, 29.

Robert de Langeac, extrait de "Conseils aux Ames d'Oraison", 2° série (chapitre IV), Paris, P. Lethielleux, 1952.
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Les vertus chères au Coeur de Jésus : douceur et humilité.
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