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 Le mois de Jésus naissant

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Lumen
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MessageSujet: Le mois de Jésus naissant   Jeu 01 Déc 2016, 17:26




Le mois de Jésus naissant - 1er décembre


Le mois de décembre est traditionnellement appelé le « mois de Jésus naissant ». Nous allons revisiter tous les épisodes qui précédèrent et suivirent la naissance de Jésus. Ces méditations quotidiennes nous aideront à bien vivre cette période de l’Avent qui a commencé le 4° dimanche avant Noël.
L’Avent (du latin adventus, « venue, avènement »), est la période durant laquelle les fidèles se préparent à célébrer simultanément la venue du Christ à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps : « Il est venu, Il vient, Il reviendra ! ».

L’Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël, événement inouï, et décisif pour l’humanité, puisque Dieu s’est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l’exception du péché.

Chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole des Prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur, comme le rappellent également les autres lectures de la messe. Le début de l’Avent marque aussi l’entrée dans une nouvelle année liturgique : celle-ci commence chaque année avec ce temps de préparation à Noël, pour s’achever une année plus tard à la même période.



1er décembre - Pour quelle fin l'homme a-t-il été créé ?

Proverbes16, 1-9 : « Les humains font des projets, mais c'est le Seigneur qui prend les décisions. L'être humain croit toujours qu'il agit bien, mais le Seigneur juge le cœur. Confie au Seigneur ce que tu fais, et tes projets se réaliseront...

Les humains tracent leur chemin, mais c'est le Seigneur qui assure la marche. »



Dieu voulant créer le ciel et la terre, se proposait une fin qui fut digne de lui, et qui fut conforme à sa puissance, à sa sagesse, à sa bonté, à sa sainteté.

Au chapitre 16 des Proverbes, la Parole de Dieu nous dit que Dieu a tout créé pour lui-même, c’est à dire pour son honneur et sa gloire et afin que par la considération des créatures, on puisse parvenir à connaître le Créateur. Dieu a tout créé non seulement par sa toute puissance et par sa sagesse infinie, mais aussi par sa bonté, et pour communiquer les biens aux créatures. Il distribue à chaque créature autant de bien qu’elle peut en recevoir pour être ce qu’elle doit être selon les desseins de Dieu.
Avant de créer l’homme, il avait déjà créé un nombre infini d’anges qui étaient capables de connaître leur Créateur, de l’aimer et de le posséder par l’amour. De plus, il avait déjà récompensé les bons anges par la béatitude qui durera éternellement.

C’est pour une fin semblable que Dieu a créé l’homme sur la terre.
Vous existez, vous vivez pour connaître le Seigneur, votre Dieu, votre Créateur, pour le servir et pour mériter, en le servant, une récompense éternelle !

Considérez que Dieu est notre Seigneur, et que nous lui appartenons entièrement ; qu’il a sur nous un domaine éternel ; car il ne nous a pas seulement tirés du néant, mais c’est encore par lui que notre existence persévère ; c’est par lui que nous vivons et que nous agissons. Chaque moment de notre vie est comme une nouvelle création, et toutes nos actions dépendent de Dieu comme de leur première cause. Il s’ensuit que Dieu pourrait nous obliger à son service sans nous promette aucune récompense.

Tout ce qui est autour de nous, nous avertit que nous devons servir Dieu. Nous-mêmes, nous condamnons continuellement tout ce qui ne sert plus à la fin à laquelle il est destiné. Combien de fois ne disons-nous pas : cette chose ne vaut rien, dès qu’elle est devenue inutile à notre usage. Qu’est-ce donc qu’un homme qui ne va pas à Dieu comme à sa dernière fin ? C’est comme un feu qui ne chauffe plus, comme le soleil qui n’éclaire plus.
Dieu a créé l’homme pour son honneur et sa gloire. Nous devons parvenir à cette fin afin de le louer éternellement.



Méditation et prières

O mon âme ! Ce motif ne suffit-il pas pour t’engager à faire tout ce que Dieu te demande ?
Mais ce qui mérite ta reconnaissance, c’est que Dieu qui t’a créée pour son service, a voulu par ce moyen te faire parvenir à la vie éternelle du paradis, dans la multitude des anges, où lui-même sera ta récompense.
Tous les travaux de cette vie peuvent-ils être mis en comparaison avec cette récompense éternelle ?

Prière : Seigneur, Créateur du ciel et de la terre, je vous appartiens, c’est pour vous et pour votre gloire que je suis créé. Pardonnez-moi d’avoir vécu selon mes passions, pour ma vanité ou ma sensualité et aidez-moi à vous appartenir. Aidez-moi à vivre non pas pour le monde, selon ses règles mais pour vous et pour votre loi. Aidez-moi à servir votre gloire en donnant de bons exemples à mon prochain.

Résolutions : Je réfléchirai aux moyens d’honorer mon Créateur.
Je rendrai grâce à Dieu pour tous les bienfaits qu’il ne cesse de me prodiguer et je lui demanderai pardon pour la créature ingrate que j’ai été en abusant du bienfait de la vie.
Je méditerai sur le bonheur que Dieu veut pour moi : Il veut me rendre heureux en lui et par lui.

Un Je vous salue Marie



Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.





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Lumen
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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Ven 02 Déc 2016, 19:22





2 décembre - La désobéissance d'Adam


Genèse 3, 23-24 : « Le Seigneur Dieu chassa Adam du jardin d'Eden, pour qu'il cultivât la terre, d'où il avait été pris. C'est ainsi qu'il chassa Adam; et il mit à l'orient du jardin d'Eden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie. »


A peine le premier homme eut-il enfreint les ordres de son Créateur, qu’il recueillit les fruits amers de sa désobéissance. Banni du jardin de délices qui lui avait été donné en partage, il se vit errant sur une terre ingrate et solitaire, privé de la contemplation des ineffables beautés qui avaient enchanté les premiers moments de sa création. Il ne conservait de son bonheur primitif qu’un souvenir désespérant qui semait d’amertume les jours de son exil. L’affliction et la douleur qui lui étaient inconnues lorsqu’il vivait sous l’heureux empire de l’innocence s’attachèrent à lui pour ne plus le quitter. Les horreurs de la mort qu’il devait subir un jour commencèrent à se dévoiler autour de lui.

Ces funestes effets d’une désobéissance aux ordres de Dieu, ne se bornèrent pas à causer le malheur du premier homme : ils s’étendirent dans la suite sur tout le genre humain, dont il était le père. Cette révolte fatale, semblable à une sève empoisonnée, gagnant toutes les branches du grand arbre de la création, altéra dans chacune d’elle tous les germes de la vie.

Quelles ressources restaient alors au genre humain dégradé ? Pouvait-il espérer une réconciliation avec le ciel ? Tout paraissait perdu pour lui. Le prince des ténèbres s’applaudissait de son déplorable triomphe.

Mais le Verbe de Dieu, par lequel toutes choses ont été faites, et dans qui réside la plénitude de la vie, avait arrêté, de toute éternité, le grand ouvrage de notre rédemption : il s’était offert, avant tous les siècles, à son Père comme victime d’expiation pour les péchés des hommes.
Après la chute de l’homme, le Fils de Dieu renouvela cette offrande de lui-même qu’il avait faite à son Père de toute éternité.

Quels prodiges d’amour de la part de Jésus-Christ ! Tandis que l’éternelle Justice s’apprête à frapper le genre humain d’une réprobation universelle, ce Fils adorable quitte la droite de son Père et se prosternant à ses pieds, lui dit :
« Mon Père ! Il est vrai, les hommes sont bien coupables. Mais n’y a-t-il pas, pour satisfaire votre justice, d’autre moyen que celui de prononcer une sentence de mort sur cette créature que vous avez formée à votre image ? Les trésors de votre miséricorde n’offriraient-ils à tant de malheureuses victimes aucune ressource pour échapper aux redoutables effets de votre justice ?
O mon Père ! Voyez ce Fils admit de toute éternité à la participation de vos divins attributs : il est prêt à se revêtir de l’humanité et à s’offrir en holocauste pour le salut de votre créature infidèle. Offrez votre fils pour toutes les iniquités du monde. Mais épargnez l’homme. »



Méditation et prières

O mon âme !  As-tu jamais sérieusement médité sur la grandeur de ce mystère ? Pour expier tes fautes, pour te sauver de la mort, le Fils de Dieu, égal en tout à son Père, interrompt en quelque sorte l'éternel repos de sa gloire, et s'anéantit pour te vivifier !
Qu'il faut que ton salut lui soit cher ! Ne semble-t-il pas que son bonheur resterait imparfait, s'il ne pouvait réussir à te réconcilier avec son Père ?
Si la désobéissance a été pour toi la source de tant de misères, tu peux t'écrier : « Heureuse faute qui a mérité un si grand Rédempteur ! »

Prière : Objet des malédictions divines, victime vouée à la mort, j'étais privé pour toujours du bonheur de vous aimer, et exclu de la possession de votre gloire.
Soyez béni et remercié à jamais, ô mon doux Rédempteur ! Vous avez fermé l'abîme sous mes pas. Que tous les hommes comprennent enfin que c'est à vous qu'ils sont redevables de leur salut.
Qu'ils ne voient plus qu'avec horreur ce détestable péché dont l'expiation a arraché à votre amour de si grands et de si douloureux sacrifices.

Résolutions : Je méditerai souvent sur la grandeur de l'amour que Jésus Christ m'a témoigné en s'offrant à ma place pour satisfaire à la justice de son Père.
J'accepterai avec joie toutes les occasions de réparer pour mes péchés (pardonnés).

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.








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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Sam 03 Déc 2016, 18:49





3 décembre - L'incarnation du Fils de Dieu


Jean 1 : « Le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous. »


Si le mystère de l'Incarnation a été si admirable dans sa préparation, il ne l'est pas moins dans son accomplissement.

Sans doute, le Verbe était libre de s'unir à telle nature qu'il aurait choisi. Il a choisi la nature humaine. Et cela, dit saint Léon, parce qu'il fallait que le démon fût vaincu dans cette nature que lui-même avait vaincue.

Le temps prédit par les prophéties étant arrivé, un de ceux qui compose la milice céleste, fut choisi pour porter sur la terre la nouvelle des grandes miséricordes qui allaient s'opérer. Il reçut l'ordre de se rendre auprès de celle que Dieu avait prédestinée de toute éternité pour être la mère de son Fils. Chargée de cette mission incomparable, l'archange Gabriel, (ce nom signifie ‘'Force de Dieu'') quitte le séjour de la béatitude et descend sur la terre. De quel côté ira-t-il. Va-t-il se diriger vers cette cité orgueilleuse, Rome qui s'arroge le titre de capitale du monde, et chercher dans le palais des Césars, la créature privilégiée qui doit porter dans son sein le trésor du ciel et le salut de la terre ?

Vraiment, les desseins de Dieu sont sublimes et impénétrables ! Cette puissance divine est admirable. Elle se sert des instruments les plus fragiles pour opérer les plus grandes merveilles.

L'envoyé du ciel est envoyé vers un humble bourg de la Galilée, vers un village à peine connu. C'est là qu'une Vierge, dérobée au monde, mène une vie retirée. La faveur que le ciel lui accorde ne suscitera pas les applaudissements de ses concitoyens. Personne ne publiera cette glorieuse nouvelle. L'heureuse créature qui vient d'être initiée aux mystères célestes, ne montrera pas le moindre empressement à se faire connaître pour la mère de Dieu. Ce que Jésus Christ apprécie le plus en elle : elle est humble et chaste.



Méditation et prières

O mon âme !  Quelle leçon pour toi ! Dans l'exécution de ce profond mystère, le Verbe éternel descend du trône qu'il occupe dans le ciel, à la droite du Père. Il vient parmi les hommes et s'enferme pendant neuf mois dans le sein d'une Vierge.
Est-ce que je crois à un tel acte d'humilité de la part de mon Dieu ?
Que je suis éloigné de la ressemblance que je dois avoir avec mon divin modèle ! Moi qui me crois supérieur aux autres ; qui suis si plein de joie lorsque je m'aperçois que mes talents et mes bonnes œuvres sont connues et publiées ; moi qui savoure avec tant de plaisir les louanges qu'on m'adresse sur des qualités que je ne possède pas.

Prière : Oui mon aimable Jésus ! Je confesse que j'ai été ingrat et indifférent puisque j'ai négligé de m'occuper des mystères adorables qui m'ont valu d'être arraché aux ténèbres et à la mort. J'ai été ingrat puisque j'ai abusé de vos mérites et outragé, par mes infidélités sans nombre cette charité incompréhensible qui vous a déterminé à prendre un corps semblable au mien.
Que serais-je devenu si vous n'aviez daigné vous intéresser de moi auprès de votre Père ?

Résolutions : Je m'exercerai particulièrement à acquérir l'humilité, puisque c'est cette vertu qui me rendra semblable à Jésus. Elle est à juste titre appelée le trésor assuré de toutes les vertus.
Je me transporterai souvent en esprit dans le ciel, pour y considérer la place qui m'y est préparée, et pour m'animer, par cette vue, à porter ma croix avec courage.

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.







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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Dim 04 Déc 2016, 18:20




4 décembre - Joseph de la lignée de David


Matthieu 1,16 : « Mathan engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle naquit Jésus que l'on appelle Christ". »


Le rôle de Joseph dans le mystère de Jésus est beaucoup plus important que nous ne l'imaginons souvent. Nous pensons à juste titre d'ailleurs que Joseph a été donné par Dieu à Marie et à Jésus pour être leur protecteur. On parle de Joseph comme étant le père nourricier, le chef de la famille sainte tout cela est parfaitement vrai. Joseph a été à côté de Marie pour la soutenir, il a été l'éducateur de Jésus. Mais, derrière ce rôle évident, il y a peut-être des profondeurs auxquelles nous ne pensons pas toujours.

Tout d'abord, et c'est extrêmement important, Joseph n'est pas seulement un père nourricier, ou un père adoptif pour Jésus, il est son père légal. C'est lui qui est le chef de famille et qui, selon la coutume des juifs, donne à Jésus, cet enfant dont il n'est pas le père biologique, mais dont il est le père par la volonté de Dieu, il lui donne son ascendance. En effet, dans la tradition juive, c'est le père légal qui assure l'ascendance à son enfant. Vous n'avez peut-être pas fait attention, mais constamment, dans ces textes qui entourent l'enfance de Jésus, on nous rappelle que Joseph était fils de David. C'est ce que saint Luc nous dit au moment de l'annonciation : « L'ange Gabriel fut envoyé à Marie, une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ». A aucun moment, il ne nous est dit que Marie appartenait à la tribu de David. C'est Joseph qui fiancé, époux de Marie, donne à Jésus cette descendance davidique. D'ailleurs, au moment même de la nativité, toujours saint Luc nous explique que si elle s'est produite à Bethléem, c'est à cause du recensement qui avait été décidé à cette époque-là, chacun allait se faire recenser dans sa ville et Joseph monta de Galilée à Nazareth en Judée, à la ville de David, qui s'appelait Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la lignée de David.

Saint Matthieu nous rappelle que c'est par Joseph que David est l'ancêtre de Jésus.



Méditation et prières

O mon âme !  Considère combien cela est important puisque toutes les prophéties, depuis celle adressée au roi David lui-même sont sans cesse renouvelées par les prophètes d'Israël. Il est annoncé un Messie, un sauveur, un roi selon le cœur de Dieu, et ce roi sera le descendant, la descendance par excellence de David, et c'est par Joseph que s'accomplit le lien entre la promesse faite à David et sa réalisation en Jésus.

Prière : Jésus, Fils de David, ayez pitié de moi. Je suis réduit à l'état le plus affreux et le plus digne de votre compassion : la lèpre du péché a tellement défiguré mon âme, qu'elle n'ose se présenter devant vous. Mais plus mon mal est grand, plus la foi que j'ai en vous devient vive et ardente.
Aidez-moi à recouvrer la santé de mon âme.
Donnez-moi l'esprit de douleur pour vous être agréable. Dites seulement une parole et mon âme sera guérie.

Résolutions : Je ferai ma plus douce occupation de la lecture des livres saints. Je méditerai attentivement les oracles émanés de la bouche de Jésus Christ et je m'appliquerai à rendre ma vie conforme à celle de mon divin modèle.
Je regarderai les pauvres comme les membres vivants de Jésus, et j'augmenterai aujourd'hui la somme de mes aumônes, puisque c'est le véritable moyen d'imiter la charité de ceux qui ont enseveli le corps du Sauveur.

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.








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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Lun 05 Déc 2016, 16:43




5 décembre - Marie Mère de Dieu, s'abaisse par son humilité


Luc 1, 27-28 : « L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père. »


Combien elle s'abaisse par son humilité.

Saint Bernard s'écrie: « O prodige d'humilité ! Plus la Vierge est élevée, plus aussi elle s'abaisse. » L'archange Gabriel s'incline devant elle, la salue pleine de grâce, et lui annonce que la Sainte Trinité l'a choisie pour être la Mère du Messie.
L'humble Vierge de Juda se trouble et ne peut comprendre que le choix de Dieu soit tombé sur sa bassesse.
L'ange déroule à ses yeux les magnificences de cette divine maternité et les grandeurs du Fils qu'elle doit enfanter.
Elle s'effraie de plus en plus d'une telle dignité ; elle pense aux humiliations du Verbe incarné, et elle se confond dans son propre néant. A tous les éloges qu'on lui donne elle ne fait qu'une réponse qui peint bien le sentiment qui l'anime : Je suis la servante du Seigneur : Ecce ancilla Domini. Vous me parlez d'être sa Mère, je ne suis que son humble servante. Et non contente de croire qu'elle n'est rien par elle-même, elle désire que tout le monde soit persuadé de son néant, afin qu'on rapporte à Dieu seul toute louange et toute gloire.
Aussi, dans son sublime cantique, nommé par saint Ambroise l'Extase de l'humilité, elle redit à tous les siècles que Dieu abaissa ses regards sur la bassesse de sa servante, et que pour cela toutes les générations l'appelleront bienheureuse.
Quelle humilité, qui ravit le Ciel et détermine le Verbe de Dieu à descendre du trône de sa gloire jusque dans les profondeurs de notre néant : Humilitate concepit !

Que l'exemple de notre Mère nous persuade que l'humilité est la source de toutes les grâces et la meilleure disposition pour la réception de la divine eucharistie. « Pour être des vases d'élection propres à recevoir Jésus-Hostie, il faut au moins, dit saint Augustin, être vide de soi. Dieu s'éloigne des superbes, mais il se donne aux âmes humbles. » Jésus, Marie, faites qu'à chaque communion nous soyons dans les mêmes dispositions d'humilité qui vous animaient au moment de l'Incarnation.



Méditation et prières

O mon âme !  Tu as reçu souvent cette semence sacrée de la parole de Dieu. N'as-tu pas de reproches à te faire à ce sujet ? Ne l'as-tu pas presque toujours écoutée avec indifférence, comme s'il s'agissait de choses qui t'étaient étrangères, ou par un motif de curiosité, sans avoir l'intention d'y conformer ta conduite ?
O mon âme, malheur à toi si tu profanes les dons de Dieu !
Jésus te dit : « Vous savez ce qui est écrit dans la loi : vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de tout vos forces ; et voici le second commandement qui est semblable à celui-ci : Vous aimerez votre prochain comme vous-même. Toute la loi et les prophètes sont compris dans ces deux commandements. »

Prière : Il n'est que trop vrai que j'ai souvent imité votre apôtre Pierre dans son infidélité.
Je vous ai renié plusieurs fois, ô le meilleur des maîtres !
J'ai sujet de trembler lorsque je considère mon indifférence pour le péché, et de l'autre.
Permettez, ô mon Dieu ! que je vous demande encore une fois pardon.
C'est maintenant que je sens combien il est amer de vous avoir abandonné.

Résolutions : Dès ce moment, je veux faire profession d'une dévotion particulière envers la sainte Vierge : je réciterai le chapelet, je rejoindrai un groupe de prière en son honneur.
Lorsque je serai assez heureux pour être en grâce avec mon Dieu, je ferai tous mes efforts pour ne pas lui déplaire à nouveau. Je résisterai courageusement aux perfides suggestions du démon et je ne cesserai d'implorer le secours du ciel pour y réussir.

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.








Dernière édition par Lumen le Mer 07 Déc 2016, 16:29, édité 1 fois
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Lumen
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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Mar 06 Déc 2016, 17:46




6 décembre - Marie à Nazareth


Luc 1 26-28 : « Et au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, à une vierge, fiancée à un homme dont le nom était Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. »


Pendant la période qui précéda la naissance de Jésus, Marie et Joseph eurent à vivre une épreuve très douloureuse. Ce fut la première des grandes épreuves communes des nouveaux époux.

Entre le moment de l'Annonciation et de l'Incarnation du Verbe de Dieu dans le sein de Marie, par l'opération du Saint Esprit qui "la couvrit de son ombre", et le moment de la naissance de Jésus, Marie fiançée à Joseph, lui fût donnée comme épouse. Lorsqu'elle vînt habiter chez lui, dans leur demeure commune, au terme de la période des fiançailles, elle était déjà enceinte. Joseph s'aperçut de l'état de la Vierge, sans savoir comment cela avait pu se faire ; quant à Marie, elle ne pouvait dévoiler elle-même la merveille extraordinaire conçue en elle par le Seigneur Dieu. Pourtant Joseph, comme Marie, demeura fidèle à la volonté divine et garda Marie chez lui.

Cette première grande épreuve entre Marie et Joseph, dans les tous premiers temps de leur vie commune dans leur demeure commune, avant même la naissance de Jésus, fut une épreuve majeure pour leur amour réciproque, mais aussi pour leur foi, tout comme l'avait été pour Abraham l'appel au sacrifice de son fils Isaac : folie aux yeux des hommes, sagesse aux yeux de Dieu, ce qui pouvait briser la Sainte Famille dès le début l'a au contraire soudée à jamais, par la Foi. C'est en outre au prix de cette épreuve pour les Saints Epoux, rapportée dans l'Ecriture, que la naissance virginale de Jésus est mise en un relief sans ambiguïté.



Méditation et prières

O mon âme !  Béni le Seigneur, le Dieu d’Israël qui est le seul qui opère des choses admirables.
Quel autre, en effet, peut déroger aux lois de la nature, que celui qui les a établies. Il a pris corps d’une chair de Vierge. Quel autre peut guérir les maladies et ressusciter le morts, que celui qui tient en sa main la santé et la douleur, qui vivifie suivant sa volonté ? Il n’y a que le bras du Seigneur qui ait pu opérer les merveilles dont le monde a été témoin. La religion qui repose sur les miracles éclatants du Fils de Dieu, ne peut avoir pour fondement que la vérité et pour fin le salut.

Prière : O Marie de Nazareth, Mère de Dieu, Mère de l'Eglise, nous nous tournons vers vous avec confiance et espérance ; nous vous offrons les pensées les plus profondes de nos cœurs. Souvenez-vous des êtres qui nous sont chers : ouvrez vos bras pour les accueillir et assistez-les de votre maternelle protection. Recevez favorablement tous ceux qui tournent les yeux vers vous et vous demandent de présenter leurs prières à Dieu. Tendre mère de notre Sauveur, nous confions à votre amour nos enfants, nos jeunes, nos familles. Intercédez pour les parents et leurs enfants, afin que leur amour soit toujours plus fort et fidèle. Par amour de ton Fils, prenez sur votre cœur ceux et celles qui souffrent, les petits et les faibles, ceux qui sont découragés, ceux qui vivent sans la misère et la pauvreté. Priez pour nous, sainte mère de l'Eglise, afin que nous soyons de fidèles disciples de Jésus, toujours remplis de joie et d'espérance. Obtenez-nous la faveur de vivre en parfaite union avec votre Fils et avec nos frères et sœurs. Que nos paroles et nos actes rendent gloire et louange au Père, au Fils et au Saint-Esprit! Amen. Hervé Aubin, Prières, souffle de vie, Novalis 2001

Résolutions : J’apprécierai à sa juste valeur, la grâce qui a été octroyée à Marie de devenir la Mère du Sauveur afin d’éviter de tomber dans des déviations proches de l’hérésie.
Je bénirai le Seigneur d’avoir bien voulu me rejoindre dans ma nature humaine, pour la sauver, en passant par Marie

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.






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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Mer 07 Déc 2016, 16:47




7 décembre - Joseph à Nazareth


La Vierge Marie nous parle de la Passion de Joseph :
(Maria Valtorta - T 1 chapitre 21)



“Mon Joseph a eu sa Passion. Elle commença quand il se rendit compte de mon état, et elle dura des jours, comme pour Jésus et pour moi. Et spirituellement elle ne fut pas moins douloureuse. C'est uniquement par la sainteté de Joseph, mon époux, qu'elle s'est maintenue sous une forme tellement digne et secrète qu'elle est passée peu connue à travers les siècles.

Oh! Notre première Passion ! Qui peut en dire l'intime et silencieuse intensité ? Qui peut dire ma douleur en constatant que le Ciel ne m'avait pas encore exaucée en révélant à Joseph le mystère... Qui peut dire mon combat contre le découragement qui tentait de m'accabler pour me persuader que j'avais espéré en vain dans le Seigneur ? Oh ! Je crois que ce fut une rage de Satan ! Je sentais le doute me saisir aux épaules et allonger ses tentacules pour emprisonner mon âme et l'arrêter dans sa prière.

Qui pourrait dire avec une exacte vérité la douleur de Joseph, ses pensées, le trouble de ses affections,.. En apparence, c'était un homme trahi par sa femme. Il voyait crouler en même temps son bon renom et l'estime du monde à cause d'elle. Il se voyait déjà montré du doigt et l'objet de la compassion du pays. Il voyait l'amour et l'estime qu'il avait pour moi tomber morts devant l'évidence du fait.
... Je veux que vous l'aimiez, mon Joseph, cet homme sage et prudent, patient et bon qui n'est pas étranger au mystère de la Rédemption auquel il a été infiniment lié, parce qu'il usa sa douleur et lui-même pour celui-ci, en sauvant le Sauveur au prix de son sacrifice et par sa grande sainteté.

S'il avait été moins saint, il aurait agi humainement en me dénonçant comme adultère pour me faire lapider et faire périr avec moi le fruit de mon péché. S'il avait été moins saint, Dieu ne lui aurait pas donné la lumière pour le guider dans une telle épreuve...

Mais Joseph était saint... Et par sa charité il vous sauva le Sauveur, tant en ne me dénonçant pas auprès des anciens, qu'en laissant tout par une prompte obéissance pour emmener Jésus en Egypte. Journées peu nombreuses, mais terribles par leur intensité, celles de la passion de Joseph et de ma première passion... Car je comprenais sa souffrance et ne pouvais la lui enlever aucunement pour rester fidèle à l'ordre de Dieu qui m'avait dit: “Tais-toi!”... Et moi, seule dans ma maison... je dus résister au découragement, aux insinuations de Satan et espérer, espérer, espérer. Et prier, prier, prier. Et pardonner, pardonner, pardonner à Joseph son soupçon, sa révolte de juste indigné.”



Méditation et prières

O mon âme !  Admire l'âme de Joseph, le Juste, si bien ajusté à la présence de Dieu. Que Joseph m'aide à devenir veilleur de cette présence en moi et autour de moi. Cet homme choisi entre tous les hommes pour devenir le père de Dieu, son protecteur, son éducateur, peut me montrer le chemin du silence, de l'obéissance, de l'action pour Dieu.


Prière : O mon Dieu ! Apprenez-moi à prier avec autant d'intensité que le faisait Joseph qui se coupait de tout ce qui l'entourait pour mieux adorer.
Donnez-moi la sagesse de saint Joseph qui non par culture humaine mais par surnaturelle instruction, a su lire dans le livre scellé de la Vierge sans tache.
Accordez-moi la “vue” de saint Joseph qui est entré dans les vérités prophétiques en voyant un mystère surhumain là où les autres n'ont vu qu'une grande vertu. Amen.

Résolutions : Je demanderai souvent à Dieu qu'il daigne étendre et propager le bienfait de la vraie religion. Je prierai pour la conversion des pécheurs, la persévérance des justes et le retour des pécheurs à la véritable foi.
Si je connais des personnes qui sont divisées, je vais tâcher aujourd'hui d'opérer leur réconciliation. Si je ne peux y parvenir, j'adresserai à Dieu de ferventes prières pour qu'il daigne établir dans tous les cœurs le règne de la charité.

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.








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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Jeu 08 Déc 2016, 17:04




8 décembre - L'Immaculée conception


" Je suis l'Immaculée conception ! "


Extrait du livre de Mgr You : Dans le regard et les sabots de Bernadette


Bien après la quinzaine des apparitions, trois dernières visites de Marie vont clôturer les évènements de Massabielle, par la révélation du nom d'Immaculée Conception, le 25 mars, et les deux visites du 7 avril et du 16 juillet, silencieuses comme aux premiers jours.

Au jour de l'Annonciation, ce n'est qu'à la quatrième demande de Bernadette que Marie révèle son nom. Aussitôt, la jeune fille court chez Monsieur le Curé, lâchant d'emblée : « Je suis l'Immaculée Conception ! »

On raconte que lorsque le Pape Pie IX eut connaissance de ces paroles, il en pleura, lui qui avait proclamé le dogme de l'Immaculée Conception quatre ans auparavant.

Il nous faut découvrir dans ces paroles ce qui a pacifié le cœur de l'Abbé Peyramale puis du Saint-Père, et qui a résonné dans le cœur de Bernadette pendant toute une vie, donnant à l'Église entière la solution de l'énigme qui était en train de se jouer à Massabielle.
Bernadette, en cette matinée du 25 mars, n'est pas en mesure de peser tout le poids de ces paroles. « Sais-tu ce que ça signifie ? » lui demande l'Abbé Peyramale, « Non, répond-elle, Immaculée, c'est quelque chose de pur, sans tache ! » Elle est bien incapable de répondre que « conception », c'est quelque chose en train de naître entre deux parents, dans l'embrassement de l'amour, dans l'embrasement de l'amour.

Immaculé, pour Bernadette, sans hésitation, c'est le sourire de Marie, sans tache. Transparence de la jeunesse du visage de la Vierge et de son cœur étranger à toutes les manipulations des hommes, des adultes. Cœur neuf dans un visage neuf.
Ce sourire ne cherche pas à prendre possession des personnes, ni même à attirer à soi, mais à Dieu. C'est bien la chasteté de Marie qui transparaît en lui.

Tout cela est immaculé, c'est une beauté qui dépasse de loin celle qu'on rencontre dans les revues et les salons, beauté qui dépasse l'esthétique, car elle est la vitrine, le visage d'un amour virginal, sans recherche de soi-même. Pur reflet de ce qui est en Dieu, cette transparence reflète aussi la compassion de Dieu pour les pécheurs, par la tristesse qui envahit le visage de Marie chaque fois que celle-ci évoque leur nom.
C'est sans doute tout cela que Bernadette pressent dans le nom d'Immaculée.

Et «Conception»? C'est ce qui arrive entre deux personnes qui s'aiment et ne font plus qu'un par l'amour. C'est un jaillissement de vie entre deux personnes.

Et voici ·que Marie dit : « Je suis l'Immaculée Conception! » Elle ne dit pas : « l'ai été conçue sans péché », même si cela est vrai aussi, mais ce qu'elle dit à Massabielle est beaucoup plus. Elle ne fait pas allusion à un évènement passé, tant d'années auparavant dans le sein d'Anne, par l'action de Joachim.

Elle dit : « Je suis l'Immaculée Conception. » Cela veut dire qu'elle est un jaillissement de vie, qu'elle ne vieillit pas, qu'elle ne prend pas d'années, car elle est continuellement conçue par le Père et le Fils.

La Trinité sainte veut en effet une Mère Immaculée digne du Fils et qui Lui soit associée dans la grande œuvre de la Rédemption et la marche de l'Église « en procession » vers le Royaume.

Le Père ne cesse pas de concevoir Marie pour qu'elle soit la mère de son Fils. Elle est continuellement conçue dans cet embrassement du Père et du Fils. Le Père donne à son Fils une Mère, une Épouse, une « Isha ». L'Esprit Saint descend dans cet embrassement d'amour et fait jaillir la Conception Immaculée.
La conception continuelle est comme le miroir. En lui, l'image est continuellement conçue, renouvelée et vivante.

Il importe de comprendre que, nous aussi, avons été conçus et devons l'être continuellement, dans la nouveauté du Saint-Esprit.
Nous avons été conçus dans le sein de notre mère terrestre, mais nous devons être conçus continuellement dans ce jaillissement de l'Esprit Saint qui nous refait.

Car le péché fait qu'une fois jaillissante, la source que nous sommes devienne sale, boueuse, polluée. Nous avons besoin d'être de nouveau conçus, pour qu'un nouveau jaillissement de vie se produise, en toute pureté. D'un sol très boueux et souillé, l'Esprit Saint sait faire jaillir une source très pure. À Lourdes, de la vieille humanité salie par le péché, Dieu fait jaillir une nouveauté qui est toute transparence. Et pas seulement un jour, en attendant que revienne la pollution, mais continuellement, la source jaillira sans se laisser souiller, ni assécher.

Marie est ainsi miroir vivant, non pas photo, ni film. Miroir infiniment pur qui laisse à chaque instant se refléter à l'extérieur d'elle-même ce que Dieu est en elle, qui laisse transparaître Dieu en elle, en toutes les situations humaines, joyeuses, douloureuses ou glorieuses de son existence.

C'est ce qui explique que son sourire puisse avoir des significations différentes selon les circonstances, mais n'être continuellement qu'un reflet très pur de ce qui est éternellement en Dieu. Ainsi, qui voit Marie rencontre Dieu.

Ce n'est bien sûr pas comme en Jésus-Christ qui n'est qu'un seul être avec le Père, dans la dualité des personnes. En Marie, cela s'explique par la totale livraison constante de soi à ce que le Père veut réaliser en elle, à chaque instant.

Une photo vieillit, l'image d'un miroir jamais. Il donne l'image de la personne qui s'y reflète à l'instant. Lorsque Marie dit: «Je suis l'Immaculée Conception», c'est sa façon de dire qu'elle est conçue à chaque instant pour refléter Dieu, 1 de façon immaculée.

La définition dogmatique du Pape Pie IX a bien mis en évidence que ce privilège de l'Immaculée Conception est donné à la Vierge Marie en vertu et en vue de la Maternité divine.

C'est par la puissance de la Rédemption opérée par Jésus que Marie est préservée de l'héritage du péché, elle est rachetée avant d'être touchée.

C'est en vue de son rôle de Mère que le Père lui octroie ce privilège, en toute gratuité. Il veut donner à son Fils incarné une Mère digne de Lui. Comment Marie peut-elle être digne si elle ne reflète pas, avec toute la perfection possible en cette terre, le Père qui éternellement engendre le Fils ?

Le visage de Marie doit être, pour Jésus, le miroir dans lequel le Père éternel se reflète en une image sans tache. Comme l'Amour éternel du Père engendre le Fils dans l'Esprit Saint, Marie est faite Mère de ce même Fils incarné par l'opération de l'Esprit Saine.
Paul dit aux Éphésiens qu'ils sont faits pour vivre « saints et immaculés dans l'amour ». Marie l'est pour ne pas avoir été souillée. Dans sa première conception, dans le sein d'Anne, elle a été préservée et sanctifiée, puis elle est restée immaculée. Le chrétien est immaculé parce qu'il est lavé.

Lavé dans le Baptême, et continuellement conçu, le chrétien ne vieillit jamais, il est toujours renouvelé, il devient à son tour « Immaculée Conception ».

Au terme de tout cet itinéraire que Bernadette est en train de parcourir, au fil des apparitions, on perçoit ce qui est en jeu.
La révélation du Visage de Dieu à travers le sourire de Marie a apprivoisé Bernadette et a suscité son consentement le plus libre, celui de l'amour.

Elle entre progressivement dans une vie qui ne lui appartient plus parce qu'elle est entièrement livrée à l'action de l'Esprit Saint en elle.
Il restait à Bernadette à découvrir le terme du voyage, ce vers quoi elle s'est mise en chemin. En effet, la vie chrétienne, la vie dans l'Esprit Saint n'est pas une marche dans l'ignorance totale du terme. Marie représente pour l'Église la perfection vers laquelle Dieu l'entraîne, la femme livrée à l'amour de Dieu agissant dès ici-bas dans la nature humaine pour la glorifier. Pour le chrétien, le terme est déjà en vue. Un jour, il dira - lui aussi en toute vérité : « Je suis l'Immaculée Conception ».



Méditation et prières

O mon âme !  Pour être continuellement conçu, mon âme doit laisser advenir à chaque instant ce que le Père est en train de concevoir en moi, dans ce regard d'amour, dans cet embrassement, et cet embrasement où il est pris entre le Père et le Fils, qui s'appelle l'Esprit Saint.
Cela s'appelle « vivre dans l'Esprit Saint », vivre dans cette fécondité que l'Esprit Saint est capable d'avoir en moi, et qui me fait engendrer les attitudes qui sont celles du Fils Bien-Aimé, Jésus.


Prière : Très Sainte Vierge Marie, nous croyons qu'à la fin de votre vie terrestre, vous avez été élevée corps et âme au Ciel, parce que vous êtes la Mère de Dieu, l'Immaculée.

La Très Sainte Trinité vous a couronnée Reine de l'univers, et avec tous les Anges et les Saints du Ciel, vous intercédez pour nous, pèlerins de la terre, et pour les âmes des défunts qui ont encore besoin de purification.

Aidez-nous à orienter notre vie vers Dieu qui a un dessein d'amour sur chacun de nous, à prier, à recourir aux sacrements de l'Eglise et à faire le bien, pour notre bonheur véritable dès ici-bas.

Donnez-nous une Foi et une Espérance inébranlables en l'Amour infini de Dieu, au milieu des luttes et des épreuves inévitables et nécessaires de cette vie, car les souffrances du temps présent ne sont rien, en comparaison du bonheur qui nous attend.

Résolutions : Je lirai le récit des miracles opérés par le Fils de Dieu avec des sentiments de foi. Je serai heureux d'appartenir à une religion qui repose sur des preuves si admirables de l'amour de notre Dieu et je remercierai tous les jours le Seigneur pour tous ses bienfaits.

Je ne conserverai jamais aucun sentiment de haine contre le prochain ; je repousserai jusqu'à la pensée de la vengeance, et si j'ai quelques ennemis, je vais travailler dès ce moment à me réconcilier avec eux.

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.








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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Ven 09 Déc 2016, 18:17




9 décembre - Ordre du recensement



Lc 2, 1-7 : « En ce temps-là, l'empereur Auguste donna l'ordre de recenser tous les habitants de l'empire romain. Ce recensement, le premier, eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de la province de Syrie. Tout le monde allait se faire enregistrer, chacun dans sa ville d'origine.
Joseph lui aussi partit de Nazareth, un bourg de Galilée, pour se rendre en Judée, à Bethléem, où est né le roi David ; en effet, il était lui-même un descendant de David. Il alla s'y faire enregistrer avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Pendant qu'ils étaient à Bethléem, le jour de la naissance arriva. Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'abri destiné aux voyageurs. »



(Maria Valtorta – T1 chapitre 44)

« Joseph rentre du village. Il dit : “Ils ont affiché un édit sur la porte de la synagogue. C'est l'ordre de recensement de tous les palestiniens. il faut aller nous faire inscrire au lieu d'origine. Pour nous, nous devons aller à Bethléem.” Marie sourit intérieurement en pensant aux saintes Écritures : “Et toi, Bethléen Ephrata, tu es le plus petit canton de Juda, mais de toi sortira le Dominateur, le Dominateur promis à la race de David.” Mais Joseph est désemparé en pensant aux difficultés du voyage, avec une femme sur le point d'accoucher. C'est Marie qui doit rassurer Joseph : “N'aie pas peur, Joseph... Rien ne peut arriver. Dieu est avec nous. »


Méditation et prières

O mon âme !  Considère les lois des hommes auxquelles le Roi des rois se soumet. Demande-lui de te donner cette humilité et cette confiance en Dieu qui te permettra de te soumettre à toutes les contingences de ce monde.


Prière : Jésus, Marie, Joseph, divins modèles ! Comment pourrai-je ne pas m'humilier profondément à la vue de votre charité.
Que Marie m'aide à avoir une confiance en Dieu à toute épreuve. Amen.

Résolutions : Je me transporterai souvent en esprit dans le ciel, pour y considérer la place qui m'y est préparée, et pour m'animer, par cette vue, à porter ma croix avec courage.

Je ferai ma plus douce occupation de la lecture des livres saints. Je méditerai attentivement les paroles émanées de la bouche de Jésus Christ et je m'appliquerai à rendre ma vie conforme à celle de mon divin modèle.

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.







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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Sam 10 Déc 2016, 18:38




10 décembre - Départ de Nazareth



Luc 2, 2-4 : « Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David. »


" Visions d'Anne-Catherine Emmerich " - Tome 1 - Deuxième partie - Chapitre V page 85

« Un Ange apparut à Joseph et lui ordonna de conduire Marie à Bethléem, “car c'était là qu'elle devait donner naissance à l'enfant. Il lui indiqua les objets qu'il devait emporter avec lui; ils étaient en très petit nombre... Marie et Joseph se disposèrent pour partir sans retard” malgré les difficultés de ce voyage qui devait être très pénible dans cette saison : le froid était très vif dans les vallées qui coupaient les chaînes de montagnes. “Marie se conforma avec joie à la volonté divine : elle savait que Jésus devait naître à Bethléem, mais son humilité lui avait imposé silence.”

Le voyage de Marie et de Joseph fut en effet long et difficile. Il ne paraît pas utile d'en rapporter les détails. Pourtant, Anne-Catherine note tant de délicatesse et de prévenance de la part de Joseph envers la Sainte Vierge que certains traits méritent d'être cités “ Joseph cherchait à consoler Marie. Il était si bon! Il souffrait tant de ce que ce voyage était si pénible... Joseph prenait grande attention à ce que Marie fît halte souvent.”



Méditation et prières

O mon âme !  J'admire la confiance de Marie. Que je sois fidèle aux résolutions que votre grâce m'inspirera, et que je m'éloigne soigneusement de toutes les occasions qui pourraient me faire perdre les sentiments d'amour à votre égard.

Faites que je comprenne qu'il n'y a de félicité solide que pour celui qui s'attache à vous servir, et que le cœur sera dans une pérpétuelle agitation si vous ne devenez vous-même le lieu de son repos.
Daignez parler à mon âme, et que la douceur de votre voix qui a ramené tant de pécheurs endurcis, me détermine enfin à mépriser toutes les voluptés du siècle, pour demeurer étroitement uni à vous jusqu'au dernier jour de ma vie. Amen.

Prière : O Jésus, apprenez-moi à me diriger d'un esprit tranquille et sûr, comme a pu le faire la Sainte Famille en se drigeant vers Bethléem. En présence de Marie et de Joseph, que je sois entièrement absorbé dans la mer de ce mystère de grâce.
Que je sois obéissant et humble comme l'ont été tous les membres de la Sainte Famille. Amen.

Résolutions : Lorsque je me verrai livré à des tribulations et à des angoisses intérieures, je penserai aux récompenses immortelles qui me sont promises.
Je me tracerai un règlement de vie. Lorsque je m'en écarterai sans des raisons légitimes, je m'imposerai quelques pratiques de pénitence, le tout avec l'agrément de mon directeur spirituel.

Un Je vous salue Marie






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Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.






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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Lun 12 Déc 2016, 21:22




11 décembre - Arrivée à Bethléem


Luc 2,5 : « Joseph alla à Bethléem pour se faire inscrire avec sa femme Marie qui était enceinte. »

Joseph ne cesse de s'inquiéter de la santé de Marie, de son confort, de ses besoins. Il fait tout pour éviter à Marie les moindres fatigues, au moins autant que cela lui est possible, dans les conditions pénibles du voyage, et surtout lors de la recherche d'un logement pour la nuit.

Et pendant les interminables recherches d'un logement à Bethléem : Joseph arrangea à la Sainte Vierge un siège où elle pût se reposer pendant qu'il chercherait à se faire accueillir dans l'une des maisons de Bethléem.



Méditation et prières

O mon âme !  Considère Joseph : il n'était pas au Golgotha ?
Il semble qu'il ne soit pas avec les corédempteurs. Mais en fait il est grand aux yeux de Dieu. Grand par le sacrifice, la patience, la constance dans la foi. Quelle foi plus grande que la foi de celui qui a cru sans avoir vu les miracles du Messie.


Prière : Qu'avez-vous donc commis, adorable Jésus ! Pour être ainsi traité ?
Quelle est la cause de vos souffrances ?
C'est moi qui suis la cause de toutes les douleurs qu'on vous fait éprouver !
On vous rejette de partout et vous continuez à être rejeté par mon indifférence et mon manque d'amour.

Ce que mérite l'homme, Dieu le souffre.
O amour ! Qui pourra jamais te comprendre ?
Mon divin Sauveur, je ne suis pas en état de vous rendre tout ce que vous avez fait pour moi : mais du moins, avec le secours de votre grâce, j'entrerai, autant que possible, dans l'esprit de cet adorable mystère :
je crucifierai avec vous mes penchants déréglés ;
je vous ferai sacrifice de toutes mes pensées, de toutes mes paroles, de toutes mes œuvres.

Résolutions : Je ne murmurerai jamais lorsqu'on m'imposera des sacrifices pénibles à ma nature. Je prierai le Seigneur de les accepter en expiation de mes fautes et je m'y soumettrai avec docilité et promptitude.

Lorsque je me verrai dans l'affliction, je me pénètrerai de cette vérité :  Dieu nous aime infiniment ; et je me rappellerai le souvenir de mes nombreuses infidélités pour m'exercer à la patience.

Un Je vous salue Marie






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Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Lun 12 Déc 2016, 21:35




12 décembre - Recherche d'un hébergement à Bethléem


Luc 2, 1-6 : « Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s'appelle Bethléem - parce qu'il était de la maison et de la lignée de David - afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle. »

Pour saint Luc, qui rapporte ces détails, cette naissance obscure annonce déjà le destin tragique de Jésus : pauvre et méprisé, à l'image de cette étable qui fut son lieu de naissance, Jésus donnera sa vie pour ses amis, à l'image de la mangeoire qui fut son berceau.


Extraits de "La Cité mystique de Dieu" de Maria D'Agréda– chapitre XI

« Ils arrivèrent à Bethléem, le samedi au coucher du soleil. lIs cherchèrent un logement dans la ville chez les amis et les parents de saint Joseph. Mais ce fut en vain, personne ne voulut les recevoir et plusieurs les congédièrent avec mépris et avec des injures.
La sainte Vierge savait bien que personne ne les recevrait, mais pour pratiquer l'humilité et la patience elle suivait son époux de maison en maison, de porte en porte dans les rues.
En cherchant ainsi un logement ils rencontrèrent la maison où l'on tenait les registres, ils firent inscrire leur nom et payèrent leur tribut pour ne pas être obligés de revenir.
Ils continuèrent à chercher un abri mais ils n'en trouvèrent point quoiqu'ils le demandassent à plus de cinquante maisons et auberges. Il était neuf heures du soir, lorsque saint Joseph accablé de tristesse se tourna vers son épouse : Je me souviens, dit-il, qu'il y a une grotte hors des murs qui sert pour les bergers; allons-y et si elle n'est pas occupée, nous y prendrons le logement qu'il est impossible ici de trouver. »



Méditation et prières

O mon âme !  O bienheureuse Sainte Famille ! Combien vous avez accepté de souffrir pour Jésus !
Mais quels glorieux privilèges vous ont été accordés. Vous avez été les premiers auxquels Dieu a voulu enseigner le chemin du véritable bonheur : il vous a admis à sa plus intime familiarité, vous a communiqué tous ses desseins, et vous a considérés comme les premières pierres de ce vaste et majestueux édifice qu'il est venu construire lui-même, et qu'il a promis de conserver jusqu'à la fin des siècles.


Prière : Que la joie de la présence constante de Dieu en moi m'habite et me fasse rayonner, malgré les difficultés extérieures que je rencontrerai.

Résolutions : Lorsque je serai dans l'affliction, je tournerai tous mes regards vers Dieu. J'attendrai de lui les consolations et j'invoquerai son secours par des prières humbles et persévérantes.

Je ferai le chemin de la croix en demandant à Jésus qu'il daigne augmenter en moi la charité.

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.








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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Mar 13 Déc 2016, 21:58



13 décembre - Le bœuf et l'âne dans la crèche


Isaïe 1,3 : «Le bœuf connaît son propriétaire, et l'âne la maison de son maître, mais Israël ne la connaît pas, mon peuple ne comprend pas.»

Les Pères de l'Eglise ont vu dans ces paroles une prophétie qui anticipait le nouveau peuple de Dieu, l'Eglise composée de Juifs et de païens. Devant Dieu, tous les hommes, Juifs et Gentils, étaient, comme le bœuf et l'âne, sans raison ni connaissance. Mais l'enfant dans la crèche a ouvert leurs yeux afin qu'ils reconnaissent maintenant la voix de leur Maître, la voix de leur Seigneur.


Méditation et prières

O mon âme !  En cette nuit, donc, les visages du bœuf et de l'âne nous regardent avec une question : Mon peuple ne comprend pas, mais entendez-vous la voix de votre Seigneur ?

Quand nous plaçons les figurines familières dans la crèche, nous devrions demander à Dieu de donner à nos cœurs la simplicité qui découvre le Seigneur dans l'enfant.

Car alors, nous pourrions faire l'expérience de ceux qui l'ont visité cette nuit-là et rentrer chez nous remplis de joie.


Prière : Seigneur, donnez-moi de savoir écouter votre voix et de la reconnaître.
Que je comprenne et suive les directions que vous voulez que je prenne.


Résolutions : Lorsque je me sentirai agité par la crainte d'être un jour exclu du ciel,
je penserai que Jésus Christ plaide lui-même ma cause auprès de son Père, et je lui renouvellerai ma confiance.
J'éviterai de me laisser aller pendant ce jour à une trop grande dissipation.
Je m'interdirai toute visite inutile et je chercherai la compagnie de quelques personnes pieuses avec lesquelles je pourrai m'entretenir de l'amour immense que Jésus nous a témoigné.

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.






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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Mer 14 Déc 2016, 15:07



14 décembre - Joseph organise le refuge


1 Samuel 16,4 : « Samuel fit ce que l'Eternel avait dit, et il alla à Bethléhem. Les anciens de la ville accoururent effrayés au-devant de lui et dirent: Ton arrivée annonce-t-elle quelque chose d'heureux ? »

“Visions d'Anne-Catherine Emmerich “ - Éditions Téqui - Tome 1 - Chapitre XI page 102

« Il faisait presque nuit quand Joseph et Marie arrivèrent enfin dans la grotte. Joseph se hâta de préparer en dehors un siège pour la Sainte Vierge, afin qu'elle pût se reposer pendant qu'il pénètrerait dans la grotte et la déblaierait... Après avoir allumé une lampe, il y introduisit Marie qui s'assit sur la couche qu'il avait soigneusement disposée au moyen de couvertures. Joseph lui témoigna encore son profond regret de n'avoir qu'un si pauvre gîte à lui offrir; mais Marie, au fond de son âme, était satisfaite et joyeuse.

Après avoir amené l'âne et l'avoir attaché assez loin d'eux pour qu'il ne causât aucune gêne, Joseph étendit, devant les ouvertures de la voûte, des couvertures qui les garantirent de l'air extérieur; puis il s'arrangea une couche près de la porte de la grotte.
Le sabbat commençait. Durant l'après-midi du sabbat, Joseph et Marie allèrent jusqu'à une autre grotte pas très éloignée de la leur et prièrent longuement. Marie avait prévenu Joseph que la naissance de l'enfant aurait lieu à minuit... Elle l'avait prié de ne rien épargner pour recevoir et honorer dignement à son entrée dans le monde, l'enfant promis par le Seigneur et surnaturellement conçu. Elle voulait aussi qu'il priât avec elle pour tous ceux qui avaient si durement refusé de la recevoir...»



Méditation et prières

O mon âme !  Considère Joseph dans le refuge qui après avoir fait tout son possible pour aménager l'humble demeure, se met à l'écart et prie. Il est présent, mais discret et toujours efficace.

O mon âme ! Es-tu, toi aussi, au service ? Cherchant à faire le maximum pour aider, pour servir ? Prends exemple sur Joseph. Ne sois pas effrayée par les difficultés, les conditions parfois difficiles que t'offre la vie. Fais de ton mieux et prie le Seigneur.


Prière : Mon doux Jésus ! Quel étrange spectacle s'offre en ce moment à mes yeux !
Je vous vois et vous adore !

O mon divin Rédempteur ! Jusqu'où va donc votre amour pour les hommes ?
Etait-il nécessaire que vous vous soummettiez à tant de pauvretés ?
Je veux apprendre de vous à endurer sans me plaindre les injustices qui pourront être commises envers moi.


Résolutions : Je regarderai les pauvres comme les membres vivants de Jésus, et j'augmenterai aujourd'hui la somme de mes aumônes, puisque la Bible dit que la charité couvre une multitude de péchés.

Dans la maladie, j'unirai mes souffrances à celles de Jésus, Marie et Joseph.

J'éviterai de me laisser aller aux murmures ou à l'impatience, en me rappelant que Jésus a enduré les tourments les plus cruels sans proférer une seule plainte.

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.






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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Jeu 15 Déc 2016, 19:08



15 décembre - Joseph, Père putatif


Matthieu 1, 1-2 : « Réveillé de son sommeil, Joseph fit ce que l'ange du Seigneur lui avait commandé : il prit chez lui son épouse. Et il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle enfantât son fils, et il lui donna pour nom Jésus. »


Joseph n'a pas été pour Marie seulement un protecteur. Il est en toute vérité l'époux de Marie, et même s'il ne l'a pas connue selon le vocabulaire hébraïque, même s'il n'a pas eu avec elle des relations conjugales, il est au sens fort, son époux, c'est-à-dire celui qui a été chargé de l'aimer et d'aimer à travers elle ce mystère éblouissant de l'incarnation, dans laquelle Marie a été entraînée, enveloppée, et dont Joseph lui-même est le serviteur. Un poème de Romanos le Mélode dit cela de manière très belle et très lyrique. Il met dans la bouche de Joseph, ces paroles :

"Rempli de crainte, d'étonnement, de stupeur, Joseph se dit en lui-même : quelle est cette femme ? Elle m'apparaît aujourd'hui non pas comme elle était hier. Terrible et doux à la fois, tel est l'aspect de ma compagne, je contemple l'ardeur et la neige, un jardin et une fournaise, une montagne fumante (allusion au Sinaï), et une fleur divine dans sa verdure, le trône redoutable et le fragile marchepied du très miséricordieux.

O lumineuse dit-il, je vois une flamme, un brasier qui t'environne, protège-moi Marie, ne me consume pas, ton sein est devenu tout à coup une fournaise remplie de feu. Qu'elle ne me brûle pas. Tu veux que moi aussi comme jadis Moïse (allusion de la révélation de Dieu à Moïse dans le buisson ardent), j'enlève mes chaussures, que je t'approche, que je t'écoute, et qu'instruit par toi, je puisse te dire, salut épouse inépousée".



Méditation et prières

O mon âme !  Considère Joseph qui a été le témoin en quelque sorte, celui qui a entouré de vénération cet inexprimable mystère d'un Dieu qui, dans le sein d'une femme, se fait homme.

En vertu de son mariage avec Marie, en vertu de cet amour conjugal profond qu'il a eu pour Marie et que Marie a eu pour lui, Joseph était à la première place pour contempler en Marie, cet enfant, pour contempler dans cet enfant, le Verbe de Dieu, et toute sa vie en a été transformée, transfigurée.

O mon âme ! Joseph est celui qui peut te conduire jusqu'à la porte du mystère de Dieu qui se fait homme.


Prière : Saint Joseph, vous avez su honorer et aimer comme un époux la femme bénie entre toutes.
Dieu a rempli votre cœur de l'affection la plus ardente et la plus pure envers elle.
Implorez pour tous les hommes un respect profond pour le sexe féminin, une attitude chevaleresque qui protège la dignité des femmes.
Implorez pour tous les époux une affection digne et fidèle envers leur épouse, le sens de cet amour chrétien qui respecte les valeurs éternelles, qui soigne non seulement le corps, mais l'âme, et qui sait conduire vers le bien suprême, la possession de Dieu. Ainsi soit-il.


Résolutions : Aussitôt que je me reconnaîtrai coupable d'une nouvelle infidélité à la grâce, je susciterai la contrition en mon âme, et, si je le puis, j'irai à l'église pour y déplorer, dans le silence du sanctuaire, le malheur que j'aurai eu d'offenser le Sauveur.

Toutes les fois que j'éprouverai quelqu'affront, ou qu'on m'adressera des reproches injustes, je me tiendrai intérieurement ce langage : si Jésus, quoiqu'innocent a été traité comme un criminel..., suis-je raisonnable, moi pécheur, de vouloir être traité comme un innocent ?

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.








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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Ven 16 Déc 2016, 21:08



16 décembre - Les bergers à Beth Saour


Luc 2,8 :   « Il y avait dans la même région des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour y garder leur troupeau. »


Maria Valtorta tome 1, chapitre 49

« Je vois une vaste étendue de campagne. La lune est au zénith et elle cingle tranquille dans un ciel tout constellé. Les étoiles paraissent des clous de diamant enfoncés dans un immense baldaquin de velours bleu foncé.
Sur ma droite, je vois une sorte de hangar qui est construit partie en maçonnerie, partie en bois. De là, sort de temps en temps un bêlement intermittent et bref.
C'est une clarté, excessive même, tant elle est intense, et qui s'accroît comme si l'astre s'approchait de la terre ou étincelait par suite d'un mystérieux incendie.
Un berger s'avance sur le seuil. Il lève le bras à hauteur du front pour ménager ses yeux et regarde en l'air. Il semble impossible qu'on doive s'abriter de la clarté de la lune, mais elle est si vive qu'elle éblouit, en particulier celui qui sort d'un enclos, d'ordinaire ténébreux. Tout est calme, mais cette clarté est étonnante. Le berger appelle ses compagnons. Ils vont tous à la porte. Un tas d'hommes hirsutes, de tous âges. Il y a des adolescents et d'autres qui déjà blanchissent. Ils commentent le fait étrange et les plus jeunes ont peur, spécialement un garçon d'une douzaine d'années qui se met à pleurer, s'attirant les moqueries des plus vieux.
"De quoi as-tu peur, sot que tu es ?..." lui dit le plus vieux.

Mais le pastoureau ne l'écoute plus. Il semble n'avoir plus peur. En effet, il quitte le seuil et s'esquive de derrière les épaules d'un berger musclé derrière lequel il s'était réfugié et sort dans le parc qui se trouve devant le hangar. Il regarde en l'air et marche. À un moment il crie : "Oh !" et reste comme pétrifié, les bras légèrement ouverts. Les autres se regardent, étonnés.
« Là, là » murmure-t-il en souriant. « Au-dessus de l'arbre re­gardez cette lumière qui arrive. On dirait qu'elle s'avance sur un rayon de lune. La voilà qui approche. Comme elle est belle! »
"Moi, je ne vois qu'une clarté un peu vive."
"Moi aussi " disent les autres.
"Non. Je vois quelque chose qui ressemble à un corps » dit un autre en qui je reconnais le berger. qui a donné le lait à Marie.
"C'est un ... c'est un ange !" crie l'enfant. " Le voilà qui descend et s'approche ... Par terre! A genoux devant l'Ange de Dieu ! "
Un "Oh !" prolongé et respectueux s'élève du groupe des ber­gers qui tombent le visage contre terre et paraissent d'autant plus frappés par l'apparition qu'ils sont plus âgés. Les plus jeunes sont à genoux et regardent l'ange qui s'approche toujours plus, et s'arrête en l'air déployant ses grandes ailes, blancheur de perles dans la blancheur lunaire qui l'enveloppe, au-dessus du mur d'enceinte.
« Ne craignez pas, je ne vous porte pas malheur. Je vous ap­porte la nouvelle d'une grande joie pour le peuple d'Israël et pour tous les peuples de la terre. » La voix angélique, c'est une harpe harmonieuse qui accompagne des voix de rossignols.



Méditation et prières

O mon âme !  Contemple les bergers de Bethléem qui sont l'image des bergers de l'Eglise. Comme ces bergers de Bethléem, ils vont annoncer à tous, la révélation reçue. Ils sont les disciples de Christ, les apôtres qui annoncent l'évangile, l'apôtre Pierre, les évêques, les prêtres, les diacres ou les recteurs de monastères, les prédicateurs, les docteurs de l'église, ceux qui s'occupent au moins de deux ou trois personnes…

Les bergers de Bethléem sont évangélisés : ils sont bouleversés par la gloire du Seigneur qui, par son ange, leur annonce l'événement de Noël. Ils vont voir et trouvent Marie, Joseph et l'enfant. Ensuite, ils deviennent évangélisateurs : ils parlent, ils font connaître à tout le monde ce qu'ils ont entendu et vu. Tous s'émerveillent, et Marie garde toutes ces choses en son cœur. Et les bergers repartent louant et glorifiant Dieu.

Prient pour tous les bergers actuels de l'Eglise qui donnent leur vie à Dieu pour sanctifier la tienne.


Prière : Etablissez et fortifiez en moi, ô mon Dieu ! Cette foi sans foi sans laquelle je ne pourrais opérer ma sanctification ; cette foi qui est la marque distinctive de vos enfants, et comme le signe auquel ils de font reconnaître.

Souvent, il est vrai, je me suis montré indigne d'une si grande faveur ; souvent j'ai repoussé ls rayons de cette foi céleste lorsqu'ils s'approchaient de moi pour éclairer mon âme.

Mais aujourd'hui je sens tout l'importance et la nécessité de ce don pour arriver au salut. Je vous le demande avec sincérité, et je l'attends avec confiance.


Résolutions : Dès ce moment, je veux faire profession d'une dévotion particulière au sacrement de l'autel : j'assisterai le plus souvent qu'il me sera possible au saint sacrifice de la Messe et je tâcherai d'avoir plus de ferveur en me persuadant que je suis le témoin de la Cène où l'adoratable Eucharistie fut instituée.

Je ne jugerai jamais des dispositions intérieures du prochain, sur le rapport d'autrui, ou sur d’autres apparences trompeuses. Lorsque j'entendrai proférer des médisances, je tâcherai de les faire cesser, si je le puis, ou je ne prendrai aucune part à la conversation.

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Dim 18 Déc 2016, 19:05



17 décembre - Un lumière dans la nuit


Luc 2,13 : « Et tout à coup une foule d'anges de l'armée céleste se joignit à l'ange. »


Maria Valtorta tome 1, chapitre 49

« "...le Sauveur qui est le Christ." L'ange brille d'une lumière plus éclatante. Ses deux ailes, maintenant arrêtées et tendues vers le ciel semblent deux voiles immobiles sur le saphir de la mer, deux flammes qui montent ardentes.

"...Christ, le Seigneur !" L'ange replie ses ailes de lumière et s'en couvre comme d'un survêtement de diamant sur un habit de perles, il s'incline comme pour adorer avec les bras serrés sur le cœur et le visage qui disparaît, incliné comme il est sur la poitrine, dans l'ombre du haut des ailes repliées. On ne voit plus qu'une forme allongée et lumineuse, immobile pendant la durée d'un Gloria.

Mais voici qu'il bouge. Il rouvre les ailes et lève son visage où la lumière s'épanouit en un sourire paradisiaque et il dit : "Vous le reconnaîtrez à ces signes : dans une pauvre étable, derrière Bethléem, vous trouverez un bébé enveloppé dans des langes couché dans une mangeoire d'animaux, parce que pour le Messie, il n'y a pas eu de toit dans la cité de David." En disant cela, l'ange devient grave, même triste.

Mais des Cieux arrive une foule – oh ! quelle foule ! - une foule d'anges qui lui ressemblent, une échelle d'anges qui descendent dans l'allégresse, éclipsent la lune par leur lumière paradisiaque. Ils se rassemblent autour de l'ange annonciateur, en agitant leurs ailes, en répandant des parfums, en une harmonie musicale où toutes les voix les plus belles de la création se retrouvent, mais portées à la perfection de leur sonorité. »



Méditation et prières

O mon âme !  Jésus est la « lumière qui éclaire les nations », la « lumière qui luit dans les ténèbres ». Mais pour suivre cette lumière, il ne suffit pas de voir une étoile ou un ange dans le ciel. Il faut aussi ouvrir son cœur à la foi, à la Providence, qui nous guide intérieurement. Par leurs cadeaux et leur présence, les bergers annoncent que Jésus est roi, qu'il est Dieu. C'est seulement avec la Foi que nous pouvons le découvrir.

Mon Dieu ! Je n'oublierai jamais tous les témoignages d'amour que j'ai reçus de vous. Tandis qu'une infinité de peuples étaient plongés dans les ténèbres de l'idolâtrie, vous m'avez illuminé en me faisant connaître votre venue parmi nous. Vous avez fait luire sur moi l'admirable lumière de votre saint Evangile, et vous m'avez admis au nombre de vos enfants chéris.


Prière : Soyez béni ô mon Père ! Ne permettez pas qu'après avoir vu les portes ténébreuses de l'enfer fermées par votre main miséricordieuse, je puisse un jour m'y précipiter par ma faute.

Donnez-moi aujourd'hui une part aux dons précieux de votre Esprit divin qui réside en vous dans toute sa plénitude, afin qu'étant toujours éclairé sur les volontés de votre Père céleste, je puisse travailler efficacement à accomplir ce qui lui est agréable.


Résolutions : Je prendrai quelquefois des moments sur l'heure de mon sommeil pour prier, afin de réparer les excès et les infamies qui se commettent trop souvent durant les ténèbres.

J'estimerai mon titre de chrétien par-dessus tout le reste. Je fêterai spirituellement l'anniversaire du jour de mon baptême.

Je renouvellerai souvent aux pieds des autels les engagements et les promesses que j'y ai contractés.

Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Dim 18 Déc 2016, 19:22



18 décembre - L'attente du Promis aux nations


Luc 2 : « Voici que vous enfanterez un fils. Il sera grand ; on l'appellera le Fils du Très haut : le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son Père ; il règnera éternellement sur la maison de Jacob et son règne n'aura pas de fin »


Voilà donc comment Dieu nous décrit le Messie qu'on attend ardemment et qu'on aime. Voilà comment Dieu révèle le mystère ineffable du Messie, de l'Homme-Dieu. C'est ainsi qu'il fut présenté par l'ange Gabriel à Notre Dame. Elle eut foi en Lui.. C'était les paroles mêmes du Roi David. Marie eut foi en la parole de l'ange. Elle dit alors : « Voici la servante du Seigneur ». C'est ainsi que l'ont reçu les Apôtres. Ils ont eu foi en Lui. C'est ainsi qu'il s'est présenté à nous. C'est ainsi que nous le recevrons, nous aussi, dans la foi.

L'Avent est un temps d'espérance. A la naissance de Jésus, toutes sortes de promesses divines que Dieu avait faites auparavant se sont réalisées. Pour nous, Noël n'est ainsi pas seulement une fête marquée par le recueillement ou les traditions, mais c'est également la confirmation que Dieu réalise tout ce qu'il a promis. Cela nous conforte dans l'assurance de la foi, selon laquelle toutes les promesses qui se rapportent à la seconde venue de Christ se réaliseront bientôt à leur tour.
Le temps de l'Avent doit nous inciter à avancer vers la venue de Christ dans le silence et la profondeur. Comme il est dit dans ce cantique connu :


« Ouvrez les portes de vos cœurs
et accueillez le Rédempteur !
Qu'il soit chez vous le bienvenu,
Car il apporte le salut !
Il vient avec ses dons parfaits,
Il vous promet bonheur et paix.
Louez avec ferveur
La grâce du Seigneur ! »



Méditation et prières

O mon âme !  L'Avent est bien davantage que la période précédant Noël. Car l'Avent te rappelle en même temps le retour de Jésus-Christ. Jésus-Christ a prévu de revenir.

Crois-tu, ô mon âme en la promesse du retour de Jésus-Christ. Il revient pour prendre les siens d'entre les morts et les vivants auprès de lui. Cet événement n'est pas le Jugement Dernier, mais l'enlèvement de l'Épouse de Christ pour les noces de l'Agneau (Ap 19,7).
Le retour de Jésus est comme un événement proche et certain, vecteur du salut et de la communion avec Christ, et, par conséquent, source de réconfort dans les détresses (Romains 8, 17-18).

Sois dans la joie, ô mon âme, car celui qui tient toujours ses promesse va revenir et c'est cette Bonne Nouvelle qui continue à être adressée à tous les hommes.


Prière : Mon doux Rédempteur, je ne serai pas plus longtemps insensible.

Donnez-moi la grâce de devenir un apôtre qui répandra jusqu'au bout du monde la Bonne Nouvelle.

Je ne veux pas seulement attendre passivement, mais travailler à cette œuvre de salut, de joie, d'espérance et d'amour.


Résolutions : Je regarderai les pauvres comme les membres de Jésus. J'aurai la plus grande confiance dans l'efficacité de leurs prières.

Je tâcherai de les consoler du mépris que le monde affecte de leur témoigner.

Lorsque je m'adresserai à Dieu pour le prier, je travaillerai à avoir un grand recueillement et une grande ferveur.

Un Je vous salue Marie






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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Lun 19 Déc 2016, 22:05



19 décembre - Le saint Nom de Jésus


Philippiens 2, 9-11 : « C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. »


C'est bien Dieu qui donna ce nom au-dessus de tout nom, puisque c'est l'archange Gabriel qui l'annonça à Marie. Ce n'est pas à Noël qu'il sera révélé au monde mais quelques jours plus tard lors de la circoncision. A Noël, seule Marie connaîtra et savourera ce Nom : Jésus, son fils, mais aussi le Fils unique de Dieu, Dieu qui sauve.

Saint Paul précise que le divin enfant reçut à sa circoncision le nom de Jésus, que l'ange lui avait donné avant qu'il fût conçu dans le sein de Marie. C'était ce nom qui devait faire dans la suite des siècles la joie du ciel, la consolation de la terre, la terreur de l'enfer. C'était ce nom qui invoqué devait guérir les malades, chasser les démons, ressusciter les morts. C'était encore ce nom qui devait adoucir l'horreur des déserts, fortifier les confesseurs et faire triompher les martyrs sur les chevalets et sur les échafauds. C'était ce nom qui devait renverser les idoles, réconcilier les peuples, pacifier l'univers. C'était ce nom enfin qui devait être jusqu'à la consommation des siècles le trésor des chrétiens, et le plus précieux héritage que les pères pussent léguer à leurs enfants.



Article développé sur le saint Nom de Jésus dans la revue 204 - pdf.


Méditation et prières

O mon âme !  Combien de fois n'as-tu pas éprouvé toi-même l'efficacité de ce nom adorable !
Combien de fois ne t'a-t-il pas soutenue dans tes tentations, soulagée dans tes douleurs, consolée dans tes afflictions ! Non, je ne m'étonne plus qu'au nom de Jésus, tout genou fléchisse dans le ciel et sur la terre.
Je ne m'étonne plus que l'invocation de ce nom sacré ait opéré dans tous les siècles et opère encore aujourd'hui des effets si merveilleux : c'est le nom dont les élus ne cessent de faire retentir les portiques éternels.
C'est le nom gravé par la main du Tout Puissant sur les murs de la Cité sainte, et célébré par les concerts des Intelligences célestes.
C'est le nom du Messie promis depuis tant de siècles à la maison d'Israël. C'est le nom du Créateur, du Rédempteur, du Sauveur de tous les hommes.
Nom si plein de charmes qu'il ferait tressaillir les réprouvés eux-mêmes, s'il était possible qu'un élu le prononce dans les sombres demeures que ces réprouvés habitent avec les démons.


Prière : Que l'invocation du nom sacré que vous recevez aujourd'hui me remplisse de force et de courage lorsque je me verrai exposé aux assauts de l'esprit des ténèbres.

Que je ne le prononce jamais qu'avec un profond sentiment de respect et de reconnaissance, et que ce nom adorable se retrouve sur mes lèvres lorsque je serai sur le point de mourir.


Résolutions : Je travaillerai sans relâche à lutter contre mes inclinations perverses, et je m'imposerai comme une devoir quelques exercices de piété non commandés, pour suppléer aux œuvres obligatoires dont je me suis si souvent dispensé.


Un Je vous salue Marie






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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Mar 20 Déc 2016, 17:34



20 décembre - Marie Mère de Dieu eucharistie


Apocalypse 12, 1-4 : « Un grand signe apparut dans le ciel : une femme, vêtue du soleil, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et criait dans le travail et les douleurs de l'enfantement. Alors un autre signe apparut dans le ciel : C'était un grand dragon rouge feu. Il avait sept têtes et dix cornes et, sur ses têtes, sept diadèmes. Sa queue, qui balayait le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le dragon se posta devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance. »


Combien Marie est élevée par ce titre.
Saint Thomas et saint Bonaventure ne trouvent rien de comparable à la qualité de Mère de Dieu, qui appartient à Marie. Dieu seul est grand, mais la Vierge sainte approche des perfections de la divinité ; elle touche à l'infini !
« Ecoute, homme ! s'écrie là-dessus saint Anselme, contemple et admire ! Le Père céleste avait un fils unique et consubstantiel ; mais il n'a pas voulu que ce Fils ne soit qu'à lui seul. Il en a fait part à Marie qui est véritablement sa Mère sur la terre, comme il est son Père dans le ciel. Quel mystère ! Quel autre miracle encore que Dieu a pu opérer ? La virginité et la fécondité jointes ensemble ; une Vierge qui conçoit dans le temps le même Fils que Dieu, avant tous les siècles, a produit dans l'éternité. »

Qui jamais avant Marie n'entendit rien de semblable ? Une femme disait, en montrant ses enfants : « Voilà ma gloire, voilà ma couronne. » Cependant, la renommée qu'avaient acquise ses enfants n'était que l'écho d'un peu de bruit qu'ils avaient fait dans le monde.

Mais l'enfant que Marie nous montre et qu'elle peut justement appeler sa gloire et sa couronne, c'est le vrai Fils de l'Eternel, le Sauveur des hommes. Dieu ! Quelle élévation, quelle gloire pour une simple créature !

Toutefois, en étant enfants de Marie, nous n'avons rien à envier au bonheur de la Mère de Jésus, puisque par la sainte communion nous devenons participants de ce même bonheur. En effet, l'Eucharistie n'est-elle pas une extension du divin mystère de l'Incarnation et chacun de nous, après avoir communié, ne peut-il pas s'écrier : Mon Dieu est à moi, je le possède et ce Dieu, malgré sa puissance, ne peut rien me donner de plus grand que lui-même ! Que mon âme le bénisse à jamais : Magnificat !

Désormais donc, regardons la communion comme le plus sublime honneur auquel nous puissions aspirer, et approchons-nous souvent de l'eucharistique. Sainte Gertrude aurait passé, nous assure-t-elle, à travers des épées pour se rendre à la sainte table.

Marie ! Que cet empressement soit aussi le nôtre, au moins aux beaux jours de vos fêtes !



Méditation et prières

O mon âme !  Comprends-tu ce grand mystère ? Puisqu'il n'y a en Jésus-Christ qu'une seule personne, Marie est la mère cette personne, et puisque cette personne est la personne du Fils de Dieu, Marie est véritablement Mère de Dieu.

A l'instant même où elle acquiesça à la parole de l'archange, le Saint-Esprit forma de sa chair virginale une chair capable de recevoir une âme humaine et, à ce même instant, cette chair, vivifiée par cette âme raisonnable, fut unie substantiellement au Verbe divin.
Puisque la nature humaine du Seigneur entra ainsi, dès que formée au sein de Marie, dans la personne du Verbe, cette personne est née de Marie.


Prière : Vierge très sainte et immaculée, ma Mère, ô Marie, à vous qui êtes la Mère de mon Seigneur, le refuge des pécheurs, j'ai recours à vous aujourd'hui, moi, le plus misérable de tous.

Je vous vénère, ô grande Reine, et je vous remercie de toutes les grâces que vous m'avez faites jusqu'ici, spécialement de m'avoir délivré de l'enfer, que j'ai si souvent mérité.

Je vous aime, ô ma Souveraine très aimable, et pour votre amour, je m'engage à vous servir toujours, et à faire tous mes efforts pour que vous soyez aussi aimée par les autres. Saint Alphonse-Marie de Ligori


Résolutions : Je me consacrerai chaque jour à Marie, la Mère de mon Sauveur.
A chaque difficulté, j'aurai recours à l'aide de Marie, en lui disant : « Marie, passe devant moi, secoure-moi ».


Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.






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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Mer 21 Déc 2016, 18:42



21 décembre - Marie Mère du Roi


1 R 2,19 : « Le roi se leva à sa rencontre et se prosterna devant elle, puis il s'assit sur son trône, on mit un siège pour la mère du roi et elle s'assit à sa droite. »


L'expression « mère du roi », dans la Bible, fait référence à la mère du roi Salomon assise à la droite du roi.

Dès son « Fiat », le Cœur de Marie et de Jésus ont été si unis qu'ils sont devenus Un. La Vierge des vierges, la Toute Sainte, Celle qui allait donner vie au Fils Unique de Dieu, et devenir la Théotokos : Mère de Dieu, porte ce titre de Mère du Roi.

Plus tard, lorsque la Sainte Vierge sera montée au ciel avec son corps et son âme, par la puissance du Saint Esprit, Elle sera assise à la droite du « Roi du ciel et Sauveur Jésus Christ » qui est assis à la droite de son Père.
Elle est pour toujours être proclamée dans le Ciel comme : Mère du Roi des rois.


Du cœur de la mère, les enfants reçoivent la vie naturelle, le premier souffle, le sang vivifiant, les palpitations du cœur. En regardant la dépendance du petit enfant dans les premiers temps de sa gestation dans le sein maternel, nous pourrions presque dire que le cœur de la mère est le cœur de son enfant.

Quand Marie a porté dans son sein, le Fils du Père Eternel, son Cœur est, en quelque sorte devenu le cœur d'un nouveau fruit qui est le Christ, le Verbe de Dieu.!



Méditation et prières

O mon âme !  Prends-tu conscience que la vie dans le Christ est aussi une vie par Marie, Parce que Jésus a pris de Marie, son Corps et son Sang.

Sois emplie de gratitude, ô mon âme, pour le grand miracle que Dieu a opéré en Marie : le Père a enclos son Fils, comme s'il en était le premier tabernacle. Marie a été le premier ostensoir qui l'a gardé, et c'est le sang de son Cœur Immaculé qui a fourni au Fils de Dieu sa vie et son humanité, lui de qui nous recevons tous « grâce pour grâce » (Jn 1,16).

Voilà pourquoi Marie, cette Mère du Roi admirable doit être ton refuge et ton chemin qui mène à Dieu.


Prière : Je place en vous toutes mes espérances, tout mon salut.
Agréez-moi pour votre serviteur, et recevez-moi sous votre protection, ô Mère des miséricordes.
Et puisque vous êtes si puissante auprès de Dieu, délivrez-moi de toutes les tentations ou obtenez-moi la force de les vaincre jusqu'à la mort.

O ma Mère, par l'amour que vous portez à Dieu, je vous prie de m'assister toujours, mais surtout au dernier moment de ma vie.
Ne m'abandonnez point que vous ne me voyez en sûreté au ciel, occupé à vous bénir et à chanter vos miséricordes pendant toute l'éternité. Ainsi je l'espère. Saint Alphonse-Marie de Ligori


Résolutions : Je n'oublierai pas de remercier la Mère du Roi des rois pour toutes les grâces que cette Médiatrice de toutes les grâces m'aura obtenues.



Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.






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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Jeu 22 Déc 2016, 19:43



22 décembre - Montée des bergers à Bethléem


Jérémie 6,3 : « Vers elle marchent des bergers avec leurs troupeaux. »

Luc 2,15 : « Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : « Allons jusqu'à Bethléem...»


Les bergers de Bethléem sont, dans l'évangile selon saint Luc, les gardiens de troupeaux de moutons. Illuminés par la révélation céleste.

Au delà de ce sens littéral et historique de base, nous avons un autre sens qui renvoie à la vie des disciples après Pâques et à la vie de l'Eglise. Les gestes et les paroles des bergers sont mises en relation avec la foi et l'activité que les disciples de Jésus ont eue quand leur esprit fut illuminé par la révélation de la résurrection.

Les bergers de Bethléem sont l'image des bergers de l'Eglise qui comme ces bergers de Bethléem vont annoncer à tous la révélation reçue. Les bergers de l'église sont les disciples de Christ, les apôtres qui annoncent l'évangile, l'apôtre Pierre, les évêques, les prêtres, les diacres ou les recteurs de monastères, les prédicateurs, les docteurs de l'église, mais aussi tous ceux qui s'occupent au moins de deux ou trois personnes…

Suis-je un berger de Bethléem ?



Méditation et prières

O mon âme !  Aujourd'hui, l'ange du Seigneur s'adresse peut-être à moi comme il l'a fait pour les bergers.

Est-ce que je crois aux paroles de l'ange. Est-ce que je me mets en route pour aller le trouver dans cette grotte de Bethléem ?

Ton Sauveur va venir, un enfant va t'être donné, ton Rédempteur approche. Est-ce que je suis prêt à aller vers l'enfant Jésus pour reconnaître qu'il est né de Marie et qu'il est Fils de Dieu ?

Que faire pour me présenter à Jésus avec un cœur simple, sans orgueil ?


Prière : Augmentez mon doux Jésus, l'amour que je vous porte.
Ne me laissez pas être infidèle.

O feu qui brûlez continuellement sans jamais vous éteindre ! O amour qui êtes toujours ardent sans vous refroidir ! Brûlez-moi, et que je sois tout consumé d'amour !

Mon Dieu, vous êtes ma force et mon refuge ; faites que je périsse plutôt que de jamais cesser de vous aimer.


Résolutions : Je considèrerai souvent l'ineffable bonté du Fils de Dieu qui veut bien habiter parmi les hommes.

Je m'estimerai infiniment heureux de pouvoir fréquenter la maison du Seigneur, et je n'y paraîtrai jamais qu'avec recueillement et dévotion.

Lorsque je m'apercevrai que des amis sur lesquels je comptais m'ont été infidèles et ont trahi mes intérêts, je me rappellerai la perfidie de Judas, et je me proposerai comme exemple la conduite du Sauveur à son égard.


Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.






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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Ven 23 Déc 2016, 19:47



23 décembre - La grotte de l'accueil


Matthieu 8:20 : « Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. »


Maria Valtorta, Tome 1 - P167-168 - extrait

Dans la dépression, en haut et en bas des pentes qui l'entourent, il y a des maisons et encore des maisons. C'est Bethléem.
« Nous voici sur la terre de David, Marie. Maintenant tu vas te reposer. Tu me semble tellement fatiguée ... »
« Non. Je pensais ... Je pense ... » Marie prend la main de Joseph et lui dit avec un sourire radieux : « Je crois vraiment que le moment est. venu. »
« Dieu de miséricorde! Comment allons-nous faire? »
« Ne crains pas, Joseph. Ne te laisse pas troubler. Vois comme je suis calme, moi ? »
« Mais tu souffres beaucoup »
« Oh ! non. Je suis remplie de joie. Une telle joie, si forte, si belle, si irrésistible, que mon cœur bat fort, fort et me dit : " Il naît ! Il nait ! " Il le dit à chaque battement. C'est mon Petit qui frappe à la porte de mon cœur et qui me dit : " Maman, me voici pour te donner le baiser de Dieu ". Oh! quelle joie, mon Joseph! »
Mais Joseph n'est pas à la joie. Il pense à l'urgence de trouver un abri et il hâte le pas. Porte après porte, il demande un abri. Rien. Tout est occupé. (...)

« Ohé! Galiléen ! » lui crie par derrière un vieil homme. « Là au fond, sous ces ruines, il y a une tanière. Peut-être n'y a-t-il encore personne. »
Ils s'approchent de cette « tanière. » C'est vraiment une taniè­re. Parmi les décombres d'un bâtiment en ruines, il y a un refuge, au-delà duquel se trouve une grotte...
Pour y voir plus clair, car il y a très peu de jour, Joseph allume une petite lampe qu'il sort de la besace qu'il porte en bandoulière. Il entre. Un mugissement le salue. « Viens. Marie, elle est vide, il n'y a qu'un bœuf. » Joseph sourit : « Ça vaut mieux que rien ! ... »
Marie met pied à terre et entre.
Joseph a fixé la petite lampe à un clou dans l'un des troncs qui servent de pilier. On voit la voûte couverte de toiles d'araignées, le sol en terre battue et tout disloqué avec des trous, des cailloux, des détritus et des excréments et couvert de tiges de paille. Au fond, un bœuf se retourne et regarde avec ses grands yeux tran­quilles pendant que du foin lui pend des lèvres. Il y a un siège grossier et deux pierres dans un coin, près d'une fente. Le noir de ce recoin indique que c'est là qu'on fait du feu.
Marie s'approche du bœuf. Elle a froid. Elle lui met les mains sur le cou pour en sentir la tiédeur. Le bœuf mugit et se laisse faire. Il semble comprendre. De même quand Joseph Je pousse plus loin pour enlever beaucoup de foin au râtelier et faire un lit pour Marie. Le râtelier est double : celui où mange le bœuf et par-dessus une sorte d'étagère où se trouve une provision de foin. C'est celle-là que prend Joseph. Le bœuf laisse faire. Il fait aussi une place pour l'âne qui, fatigué et affamé, se met tout de suite à manger. Il sort parce que dehors il y a un ruisseau et revient avec de l'eau pour l'âne. Puis il s'empare d'une botte formée de branches, déposée dans un coin et essaye de balayer le sol. Ensuite il étend du foin, en fait un lit, près du bœuf dans l'angle le plus sec et le plus abrité...
Marie, assise sur un tabouret, fatiguée, regarde et sourit. C'est fini. Marie s'installe de son mieux sur le foin moelleux avec les épaules appuyées sur un tronc. Joseph complète l'ameublement en étendant son manteau qui fait office de tente sur le trou qui sert d'entrée. Un abri très relatif. Puis il offre du pain et du fro­mage à la Vierge et lui donne à boire de l'eau d'une gourde. « Dors maintenant » lui dit-il après. « Moi, je veillerai pour que le feu ne s'éteigne pas. Il y a du bois, heureusement. Espérons qu'il dure et brûle. Je pourrai épargner l'huile de la lampe. »
Marie s'allonge, obéissante. Joseph la couvre avec le manteau même de Marie et la couverture qu'elle avait d'abord aux pieds. « Mais toi... tu auras froid. »
« Non, Marie. Je reste près du feu. Tâche de te reposer. Demain ça ira mieux. »
Marie ferme les yeux sans se faire prier. Joseph se rencogne dans son coin sur le tabouret avec des brindilles à côté. Il y en a peu. Je ne pense pas qu'elles durent longtemps.
Il se retourne de temps en temps pour la regarder et la voit tranquille, comme si elle dormait. Il utilise peu à peu les branches et les jette une par une sur le feu pour qu'il ne s'éteigne pas, pour qu'il donne de la lumière et pour que ce peu de bois dure. Il n'y a plus que la lueur, tantôt plus vive, tantôt presque morte du feu, car la lampe est à bout de combustible et dans la pénombre se détache seulement la blancheur du bœuf, du visage et des mains de Joseph. Tout le reste n'est qu'une masse qui se fond dans l'épaisseur de la pénombre.

« On ne vous dit rien » dit Marie. « La vision parle d'elle-même. A vous d'en tirer la leçon de charité, d'humilité et de pureté qui en découle. Repose-toi. Repose-toi en veillant comme j'ai veillé en attendant Jésus. Il viendra t'ap­porter sa paix. »



Méditation et prières

O mon âme !  Admire, cet exemple de l'humilité de ton Sauveur.
Représente-toi cette grotte où le Dieu du ciel et de la terre va paraître dans ce petit enfant.
Cela se passe à Bethléem, ville du pain. Cela préfigure le moment où Jésus réunissant ses disciples, rompra le pain en plusieurs morceaux, en donnera à chacun de ses apôtres, en leur disant : « Prenez et mangez, ceci est mon corps qui est livré pour vous, faites ceci en mémoire de moi. » Il prendra ensuite le calice, rendra grâce à son Père et le donnera à ses disciples, en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. »

Le voilà consommé, ô mon âme ! Ce grand mystère d'amour, de puissance et d'anéantissement. Le Fils de Dieu ne quittera plus la terre. Il habitera au milieu des siens, même après être remonté triomphant dans le royaume de son Père. Il sera, dans le sacrement de son corps et de son sang, la nourriture, la boisson et le soutien de ses fidèles.

Jésus est pour nous toutes choses dans la très sainte eucharistie :
si vous voulez guérir vos blessures, il est le médecin ;
si vous êtes chargé de péchés, il est la justice ;
si vous avez besoin d'assistance, il est la force ;
si vous craignez la mort, il est la vie ;
si vous voulez au ciel, il est la voie ;
si vous fuyez les ténèbres, il est la lumière ;
si vous avez faim, il est la nourriture.

Goûtez et voyez donc combien est doux Jésus, Notre Seigneur.


Prière : O Dieu plein d'amour pour moi ! Comment ai-je pu voir avec indifférence toutes les peines que vous vous êtes données pour m'attirer à vous ?
Comment n'ai-je pas été attendri en voyant vos pieds sacrés se lasser à me poursuivre à mesure que je me lassais à vous fuir ?

Doux Jésus, aidez-moi à préparer la grotte de mon âme pour qu'elle soit prête à vous accueillir demain.
Venez divin Messie, je vous attends au cœur de mon cœur.
Venez y faire votre demeure et m'apporter votre joie, votre paix pour que celles-ci soient parfaites en moi.



Résolutions : Je ne différerai plus de mettre à exécution les inspirations salutaires de la grâce.
Je regarderai tous les moments que Dieu m'accorde, comme autant de faveurs spéciales et j'éviterai de les employer à des occupations frivoles.


Un Je vous salue Marie






Prière pour l’Avent

Fais de nous des veilleurs Seigneur.
En ce début de l’Avent, viens réveiller notre cœur alourdi, secouer notre torpeur spirituelle. Donne-nous d’écouter à nouveau les murmures de ton Esprit qui en nous prie, veille, espère.
Seigneur, ravive notre attente, la vigilance active de notre foi afin de nous engager partout où la vie est bafouée, l’amour piétiné, l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent, fais de nous des veilleurs qui préparent et hâtent l’avènement et le triomphe ultime de ton Royaume, celui du règne de l’Amour. Amen.






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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Sam 24 Déc 2016, 14:18



24 décembre - La naissance de Jésus


Michée 5, 2-3 : « Et toi, Bethléhem Ephrata, Petite entre les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, Et dont l'origine remonte aux temps anciens, Aux jours de l'éternité. C'est pourquoi il les livrera Jusqu'au temps où enfantera celle qui doit enfanter. »

C'est au cœur de la nuit, au cours de la saison la plus rigoureuse, dans la grotte la plus glaciale, habitation des troupeaux plus que d'une créature humaine, que vint à la lumière, à la plénitude des temps, le Messie promis - Jésus - le Sauveur des hommes.
Aucun bruit autour de lui ; un bœuf et un âne réchauffent le pauvre Enfant nouveau-né ; une femme humble, un homme pauvre et fatigué en adoration devant lui.
Ne se font entendre que les vagissements et les pleurs de Dieu devenu enfant. Et par ces pleurs, par ces vagissements, il offre à la justice divine la première rançon pour notre réconciliation.

Depuis plus de quarante siècles il est attendu ; c'est avec des soupirs que les Patriarches en avaient invoqué la venue ; les auteurs sacrés avaient prophétisé clairement et le lieu et l'époque de sa naissance… Pourtant tout est silence et il semble que nul ne sait rien de ce grand avènement. Un peu plus tard seulement, des bergers qui gardaient leurs troupeaux dans les champs viennent lui rendre visite. Ils ont été avertis par des esprits célestes de cet avènement grandiose, et invités à se rendre à la grotte où il se trouve.

Qu'ils sont nombreux et importants, les enseignements qui partent de la grotte de Bethléem ! Oh, comme notre cœur doit se sentir brûlant d'amour pour celui qui s'est fait toute tendresse pour nous ! Comme nous devrions avoir au cœur le désir de conduire le monde entier à cette humble grotte, refuge du roi des rois, plus grande que tout palais humain, parce que trône et demeure de Dieu ! Demandons à ce divin Enfant de nous revêtir d'humilité, parce que seule cette vertu nous fera goûter ce mystère rempli de tendresse divine.
Les palais de l'Israël orgueilleux scintillent, mais ce n'est pas en eux qu'est venue au monde la Lumière ! Mettant leur assurance dans la grandeur humaine, baignant dans l'or : ainsi sont les notables de la nation juive ; les prêtres du temple sont pleins de vaine gloire et de superbe ; à l'encontre du sens véritable de la révélation divine ils attendent un Sauveur rabougri, venant dans le monde selon la grandeur humaine et la puissance.

Mais Dieu, qui a toujours à cœur de confondre la sagesse de ce monde, balaie leurs projets et, à l'encontre de l'attente de ceux qui sont privés de la sagesse divine, descend parmi nous dans la plus grande abjection, renonçant à naître dans l'humble maison de Joseph ou même dans celle d'un parent ou d'une connaissance dans la ville de Juda ; et, en quelque sorte rejeté par les hommes, il demande asile et secours à de vils animaux, choisissant leur demeure comme lieu de sa naissance, leur paille pour réchauffer son petit corps délicat. Il fait en sorte que le premier hommage lui soit rendu par de pauvres et rustres bergers qu'il a lui-même, par l'intermédiaire de ses anges, informés de ce grand mystère.

O sagesse et puissance de Dieu ! nous sentions le devoir de nous exclamer – entrés en extase avec ton Apôtre – combien tes jugements sont incompréhensibles et insondables tes voies ! Pauvreté, humilité, abjection et mépris entourent le Verbe fait chair ; nous, cependant, nous comprenons une chose de cette obscurité dans laquelle le Verbe fait chair est enveloppé, nous entendons une parole, nous entrevoyons une vérité sublime : Tout cela, il l'a fait par amour ; il ne nous invite qu'à l'amour, il ne nous parle que d'amour, il ne nous donne que des preuves d'amour.

L'Enfant céleste souffre et gémit dans la crèche, afin que la souffrance nous devienne aimable et méritoire, afin que nous la recherchions : il manque de tout afin que nous apprenions de lui le renoncement aux biens terrestres, il prend plaisir en ces pauvres et humbles adorateurs, pour nous pousser à aimer la pauvreté et à préférer la compagnie des petits et des simples à celle des grands de ce monde.
Ce petit Enfant, qui est tout mansuétude et douceur, veut insuffler en nos cœurs, par son exemple, ces vertus sublimes, afin que dans ce monde déchiré et bouleversé surgisse une ère de paix et d'amour. Par sa naissance il nous indique notre mission : mépriser ce que le monde aime et recherche.



Méditation et prières

O mon âme !  Transporte-toi à Bethléem ; entre dans la grotte. Qu'aperçois-tu ? Un enfant couvert des lambeaux de la pauvreté, étendu sur la paille, et exposé à l'influence d'une saison rigoureuse.

Quel spectacle ! Est-ce bien là le Messie promis depuis tant de siècles, le désiré des nations, le Sauveur d'Israël ? Est-ce bien là le Dieu sans lequel rien de ce qui existe, n'eût été créé ? Le Verbe admis avant tous les siècles aux conseils éternels, lorsque la grande architecture de l'univers y fut arrêtée ? Ces mains délicates qui s'élèvent et retombent faiblement sont donc les mêmes qui travaillèrent à disperser les horreurs du chaos lorsqu'une voix puissante fit jaillir du sein des ténèbres des flots étincelants de lumière ?
Sous ces dehors humbles et méprisables, la foi m'ordonne de reconnaître le Dieu qui a le ciel pour trône, et la terre pour escabeau. Le Dieu dont la face fait le ravissement des élus, et devant lequel les célestes intelligences se tiennent en tremblant.

O prodige d'abaissement et d'abnégation ! O amour immense de Jésus pour les hommes ! Qui me donnera de pouvoir sonder vos mystérieuses et adorables profondeurs ?

Prosternons-nous devant la crèche, et offrons à Jésus tout notre cœur, sans réserve ; promettons-lui de suivre les enseignements qui viennent à nous depuis la grotte de Bethléem, et peuvent presque se résumer en ceci : Vanité des vanités, tout est vanité.


Prière : Adorable Jésus, victime volontaire pour les péchés du monde ! Que votre dévouement est digne de l'admiration et de la reconnaissance des chrétiens ! Vous ignorez tous les complots qui s'ourdissent contre vous, toutes les ignominies et toutes les tortures qui vous attendent. Car votre amour pour nous est plus fort que la mort. Vous savez que notre salut ne peut être accompli autrement. Il n'en faut pas davantage à votre charité pour lui faire braver avec joie toutes les douleurs.

Ai-je jamais payé de retour, ô mon Dieu ! Cet amour infini que vous manifestez pour les hommes ? Suis-je dans la disposition de tout sacrifier plutôt que de vous déplaire ? Aidez-moi à comprendre le prix des ineffables sacrifices que vous vous êtes imposés par amour pour moi. Que je mette à profit les jours que votre miséricorde me donne encore et que je travaille sérieusement à sortir de l'abîme profond où mes péchés m'ont enseveli. Je vous demande humblement cette grâce, mon doux Rédempteur. J'ai la confiance que vous me l'accorderez puisque vous ne refusez jamais rien à la prière d'un cœur contrit et humilié.



Résolutions : Je vais faire une revue sur ma vie passée, et rappeler dans mon esprit les principales chutes que j'ai faites depuis l'âge de raison, afin que ce souvenir détruise pour toujours en moi cette dangereuse confiance que j'ai trop souvent en mes propres forces.

Si je connais des personnes qui sont divisées, je vais tâcher aujourd'hui d'opérer leur réconciliation. Si je ne peux y parvenir, j'adresserai à Dieu de ferventes prières pour qu'il daigne établir dans tous les cœurs le règne de la charité.


Un Je vous salue Marie





Prière devant la crèche

Ô Jésus qui avez poussé l'amour de la pauvreté jusqu'à vouloir naître dans une étable, n'ayant pour berceau qu'une misérable crèche et qu'un peu de paille pour couchette, accordez-moi la grâce d'aimer la pauvreté et de mépriser tous les biens de la terre pour ne plus m'attacher qu'aux biens impérissables du ciel. Faites que je comprenne bien cette parole de votre Evangile : "Bienheureux les pauvres en esprit, parce que le Royaume des Cieux est à eux !"

Ô Marie ! Ô la plus pauvre des servantes du Seigneur, priez pour moi afin que mon cœur se détache des biens de la terre et qu'étant bien vide de toutes les choses de ce monde, il puisse s'enrichir des trésors de la grâce et se remplir de toutes les vertus.

Permettez-moi de m'agenouiller au pied de la crèche pour y adorer l'Enfant Jésus. Laissez-moi contempler ce petit Enfant, ce Jésus des petits et des pauvres, ce Trésor de ceux qui n'ont point, ce Pain délicieux des misérables qui sentent leur indigence, ce Pasteur des brebis perdues qui vient leur ouvrir le bercail de sa miséricorde.

Et vous, bienheureux Saint Joseph qui préparez avec amour le berceau de l'Enfant Jésus dans cette pauvre étable, aidez-moi à préparer mon cœur qui est destiné à être la demeure du divin Enfant et que je supplée ainsi par ma ferveur et mon amour à mon dénuement et à ma pauvreté.

Puissé-je, à l'exemple des bergers, être toujours prêt à venir dans cette étable bénie pour y reconnaître et y adorer Celui que les anges adorent et contemplent dans le Ciel. Puissé-je aussi, à l'exemple des rois mages, être fidèle à la grâce de Dieu, surmonter avec courage les difficultés qui s'opposent à mon union avec Lui et apporter comme eux au divin Enfant les présents de mon esprit par la foi, de mon cœur par l'amour, de mon corps par l'obéissance.

Et vous, Saint Enfant Jésus, que j'aime à vous voir, à vous contempler dans ce pauvre lieu ! Comme vous avez bien fait de naître dans cette étable ! Là, votre accès est facile, tout le monde a le droit de venir vous visiter et vous le voulez ainsi pour recevoir tout le monde. Si vous naissez ainsi pauvre, c'est pour m'apprendre que le premier pas dans la vie parfaite est la pauvreté. Je l'embrasse donc avec joie et amour. Cette belle pauvreté, je veux en faire ma vertu chérie. Ce sera la première de mes vertus. Puisque c'est par elle que vous venez à moi, c'est aussi par elle que je veux aller à vous.



Source : Le Rosaire du Père Chevrier, troisième mystère joyeux, cahier 5/4.




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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Dim 25 Déc 2016, 15:53



25 décembre - Noël - l'adoration des bergers


Luc 2,16-17 : « Ils se dépêchèrent d'y aller et ils trouvèrent Marie et Joseph, ainsi que le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant. »

Luc 2, 19-20 : « Marie gardait le souvenir de tout cela et le méditait dans son coeur.
Puis les bergers repartirent en célébrant la gloire de Dieu et en lui adressant des louanges à cause de tout ce qu'ils avaient entendu et vu et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé. »



Maria Valtorta – Tome 1, chapitre 49

« Les bergers arrivent à la crèche, regardent discrètement mais n'osent pas entrer. L'un d'eux soupire bruyamment.“Joseph se retourne et vient à la porte (ou plutôt près de la couverture qui sert de porte). ― Qui êtes-vous ?
― Des bergers. Nous vous apportons de la nourriture et de la laine. Nous venons adorer le Sauveur.
― Entrez!” dit Joseph. Et tous les bergers, soudain enhardis, s'avancent avec leurs cadeaux.”
Marie se retourne et sourit : "Venez" dit-elle. "Venez !" et elle les invite de la main et par son sourire et elle prend le garçon qui a vu l'ange et l'attire à elle, tout près de la crèche. Et l'enfant regarde, radieux.
Les autres, invités aussi par Joseph, s'avancent avec leurs cadeaux, et avec des paroles brèves, émues, les déposent aux pieds de Marie. Ils regardent le petit Bébé qui pleure doucement et ils sourient, émus et heureux.
L'un d'eux plus hardi dit : "Prends, Mère, elle est soyeuse et propre. Je l'avais préparée pour le bambin qui va bientôt naître chez nous, mais je te la donne. Mets ton Fils dans cette laine, elle sera douce et chaude." Et il offre une peau de brebis, une très belle peau avec une longue toison de laine toute blanche.
Marie soulève Jésus et l'en enveloppe. Elle le montre aux bergers qui, à genoux sur la litière du sol, le regardent extasiés.
Ils se font plus hardis et l'un d'eux propose : "Il faudrait Lui donner une gorgée de lait ou mieux de l'eau et du miel. Mais nous n'avons pas de miel. On en donne aux tout petits. J'ai sept enfants, je suis au courant... "
"Voilà du lait. Prends, Femme. "
"Mais il est froid. Il faut du chaud. Où est Elie ? C'est lui qui a la brebis."
Elie doit être l'homme au lait, mais il n'est pas là. Il s'est arrêté dehors et regarde par une fente et il est perdu dans l'obscurité de la nuit.
"Qui vous a amenés ici ?"
"Un ange nous a dit de venir et Elie nous a conduits. Mais où est-il à présent ?"
Un bêlement de la brebis le trahit.
"Avance, on demande de toi."
Il entre avec la brebis, intimidé d'être le plus remarqué.
"C'est toi ?" dit Joseph qui le reconnaît. Et Marie lui sourit en disant : "Tu es bon."
Ils traient la brebis, et trempant l'extrémité d'un linge dans le lait chaud et écumeux, Marie baigne les lèvres du Petit qui suce cette douceur crémeuse. Ils sourient tous, et plus encore lorsque avec le coin de la toile encore entre les lèvres, Jésus s'endort dans la tiédeur de la laine.
"Mais vous ne pouvez rester ici. Il fait froid et humide. Et puis... avec cette odeur d'animaux ! Ça ne va pas... et ça ne va pas pour le Sauveur."
"Je le sais" dit Marie avec un grand soupir. "Mais il n'y a pas de place pour nous à Bethléem."
"Prends courage, ô Femme. Nous allons te chercher une maison."
"Je vais en parler à ma patronne, dit l'homme au lait, Élie. Elle est bonne. Elle vous accueillera, dut-elle vous céder sa pièce. Dès qu'il va faire jour, je lui en parle. Elle a sa maison toute pleine, mais elle vous donnera une place."
"Pour le Petit au moins. Moi et Joseph, n'importe si nous restons encore par terre. Mais pour le Petit..."
"Ne soupire pas, Femme, j'y pense. Je raconterai à beaucoup de gens ce qui nous a été dit. Vous ne manquerez de rien. Pour le moment, prenez ce que notre pauvreté peut vous donner. Nous sommes des bergers..."
"Nous sommes pauvres, nous aussi" dit Joseph. "Et ne pouvons vous dédommager."
"Oh ! Nous ne voulons pas ! Même si vous le pouviez nous ne le voudrions pas ! Le Seigneur nous a déjà récompensés. La paix, il l'a promise à tout le monde. Les anges disaient : "Paix aux hommes de bonne volonté". Mais à nous, il l'a déjà donnée car l'ange a dit que cet Enfant, c'est le Sauveur, le Christ, le Seigneur. Nous sommes pauvres et ignorants, mais nous savons que les Prophètes disent que le Sauveur sera le Prince de la Paix et à nous il a dit d'aller l'adorer. Ainsi il nous a donné sa paix. Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et gloire à celui qui est son Christ ! Et toi, sois bénie, Femme qui l'a engendré ! Tu es Sainte puisque tu as mérité de le porter ! Commande-nous, comme une Reine, car nous serons contents de te servir. Que pouvons-nous faire pour toi ?"
"Aimer mon Fils, et avoir toujours dans le cœur vos pensées de maintenant." »

Le Fils du Très Haut est étendu dans l'étable de Bethléem « Maison du pain ». Il est environné de tous les attributs de la pauvreté. Est-ce bien cet enfant attendu depuis un grand nombre de siècles ? Celui qui est appelé à remplir les plus glorieuses destinées ? Son apparition sur la terre doit occuper la première place dans les annales du monde.

Le moment où il a vu le jour sera salué par tous les peuples de la terre comme l'aurore de leur délivrance. Les entrailles qui l'ont porté seront appelées bienheureuses de génération en génération. De l'époque de sa naissance, datera un nouvel ordre de siècles qui remplacera chez les nations à venir la mémoire de leur fondation. Cet enfant extraordinaire établira un empire qu'aucun autre ne pourra soutenir la puissance. Il changera la face du monde.

Approchons-nous donc de l'humble séjour qui renferme l'auteur de notre salut, et vénérons les moyens ineffables et incompréhensibles par lesquels Dieu arrive à l'exécution de ses projets éternels.

O si la terre connaissait le prix du trésor qu'elle possède ! Comme on s'empresserait de préparer à ce divin Enfant la place la plus honorable dans les hôtelleries dont il ne peut avoir l'entrée ! Que dis-je, les rois les plus puissants environneraient son berceau et se disputeraient le bonheur de le recevoir dans leurs palais.

Mais non, Jésus Christ s'étant chargé d'expier en sa personne toutes les iniquités du monde, il sera appelé l'homme des douleurs ; dès les premiers moments de sa naissance. Il boira la coupe des souffrances et des humiliations, et jusqu'au sommet du calvaire, sa vie ne sera qu'un continuel martyre.

Je le vois, ce saint enfant, dans le pauvre asile qu'il a choisi pour y faire entendre ses premiers soupirs. Hélas ! Il n'a pas où reposer sa tête, et pour tout témoin de sa naissance adorable, il ne se trouve là que quelques bergers couverts de haillons, qui se prosternent devant lui.

Et pourtant que je ne me trompe pas, sous cet aspect extérieur de pauvreté et d'abandon, je dois adorer mon Rédempteur et mon Dieu.



Méditation et prières

O mon âme !  Entre avec les bergers dans l'étable où repose ton Sauveur.

Je n'ai pas été assez heureux pour assister avec les bergers au grand spectacle de votre naissance temporelle.

Je n'ai pu recueillir vos premières larmes, ni adoucir vos premières souffrances, mais puisque je peux aujourd'hui me procurer la même consolation, puisqu'il ne tient qu'à moi de préparer à votre enfance un lieu où elle pourra goûter le calme et le repos, daignez m'admettre dans votre crèche, pour que je m'y pénètre de la grandeur des peines que vous endurez.

Apprenez-moi à rendre utile pour mon salut la méditation des grands exemples de pauvreté et d'abnégation que vous me proposez.

Je veux être rempli de pitié en voyant l'état d'abjection où votre charité pour moi vous a réduit. Je veux vous apporter le soulagement qui est en mon pouvoir et ne pas augmenter vos souffrances.


Prière : O mon divin Jésus ! Que ma charité est imparfaite ! Que mon zèle est faible et languissant ! ...Vous vous soumettez aujourd'hui à une loi humiliante qui vous confond avec la foule des pécheurs, et vous daignez répandre les premières gouttes de ce sang précieux qui doit un jour arroser le calvaire.

Quelle honte pour moi qui tiens un compte si exact des petits sacrifices que je vous fais.
Combien je suis confus et affligé lorsque je compare à votre soumission l'esprit d'indocilité que je manifeste toutes les fois qu'il me faut satisfaire à des obligations qui répugnent à ma nature corrompue !

O Jésus ! O mon Sauveur ! Donnez-moi la grâce de pouvoir surmonter cet amour propre, cette vanité qui me tyrannisent. Faites que je ette toute ma gloire à me combattre moi-même, à subjuguer mes mauvais penchants, et à me montrer docile à vos saintes inspirations



Résolutions : Je vais m'appliquer à détacher mon cœur de toute affection pour les biens de la terre.

Je regarderai les richesses comme un des obstacles les plus dangereux que puisse rencontrer un chrétien dans le chemin du salut, et je n'en userai que pour satisfaire mes besoins, réservant le superflu pour les pauvres.

Je prierai Dieu d'augmenter a foi et de me remplir de courage pour la confesser hautement devant les hommes.


Un Je vous salue Marie






Prière devant la crèche

Ô Jésus qui avez poussé l'amour de la pauvreté jusqu'à vouloir naître dans une étable, n'ayant pour berceau qu'une misérable crèche et qu'un peu de paille pour couchette, accordez-moi la grâce d'aimer la pauvreté et de mépriser tous les biens de la terre pour ne plus m'attacher qu'aux biens impérissables du ciel. Faites que je comprenne bien cette parole de votre Evangile : "Bienheureux les pauvres en esprit, parce que le Royaume des Cieux est à eux !"

Ô Marie ! Ô la plus pauvre des servantes du Seigneur, priez pour moi afin que mon cœur se détache des biens de la terre et qu'étant bien vide de toutes les choses de ce monde, il puisse s'enrichir des trésors de la grâce et se remplir de toutes les vertus.

Permettez-moi de m'agenouiller au pied de la crèche pour y adorer l'Enfant Jésus. Laissez-moi contempler ce petit Enfant, ce Jésus des petits et des pauvres, ce Trésor de ceux qui n'ont point, ce Pain délicieux des misérables qui sentent leur indigence, ce Pasteur des brebis perdues qui vient leur ouvrir le bercail de sa miséricorde.

Et vous, bienheureux Saint Joseph qui préparez avec amour le berceau de l'Enfant Jésus dans cette pauvre étable, aidez-moi à préparer mon cœur qui est destiné à être la demeure du divin Enfant et que je supplée ainsi par ma ferveur et mon amour à mon dénuement et à ma pauvreté.

Puissé-je, à l'exemple des bergers, être toujours prêt à venir dans cette étable bénie pour y reconnaître et y adorer Celui que les anges adorent et contemplent dans le Ciel. Puissé-je aussi, à l'exemple des rois mages, être fidèle à la grâce de Dieu, surmonter avec courage les difficultés qui s'opposent à mon union avec Lui et apporter comme eux au divin Enfant les présents de mon esprit par la foi, de mon cœur par l'amour, de mon corps par l'obéissance.

Et vous, Saint Enfant Jésus, que j'aime à vous voir, à vous contempler dans ce pauvre lieu ! Comme vous avez bien fait de naître dans cette étable ! Là, votre accès est facile, tout le monde a le droit de venir vous visiter et vous le voulez ainsi pour recevoir tout le monde. Si vous naissez ainsi pauvre, c'est pour m'apprendre que le premier pas dans la vie parfaite est la pauvreté. Je l'embrasse donc avec joie et amour. Cette belle pauvreté, je veux en faire ma vertu chérie. Ce sera la première de mes vertus. Puisque c'est par elle que vous venez à moi, c'est aussi par elle que je veux aller à vous.



Source : Le Rosaire du Père Chevrier, troisième mystère joyeux, cahier 5/4.




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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Lun 26 Déc 2016, 18:47



26 décembre - La grotte du lait


Mt 2,1 : « Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode »


A Bethléem, non loin de l'église de la Nativité, se trouve la « Grotte du Lait », ou « Grotte de Notre-Dame », appelée aussi « Grotte de la Vierge ».
Depuis des siècles, toutes les femmes des environs, juives, chrétiennes et musulmanes, avaient une grande dévotion pour cette grotte, et il y en avait toujours quelques-unes qui venaient y faire leurs prières et recueillir les reliques dites autrefois « du saint lait ».
Au milieu de cette grotte il y a un autel, où les religieux de Bethléem célébraient quelquefois la Messe. Plus loin un puits où, selon la tradition, la Sainte Vierge venait laver les langes de l'enfant Jésus, lorsqu'elle était cachée dans la Grotte de Lait.

La Grotte du Lait comporte trois grottes : on pénètre dans la première, assez petite, par une étroite entrée, la seconde est sur sa droite, et par là on aboutit à une troisième, spacieuse, de voûte élevée, soutenue par des colonnes : là se trouve la grotte du lait proprement dite, l'autel sur lequel on célèbre l'eucharistie. A son extrémité, se trouvent des renfoncements qui ont servi de sépulcres, dont celui où la Vierge se serait cachée, lors du massacre des saints Innocents : et c'est là qu'elle aurait allaité l'enfant Jésus.

La Sainte Vierge se serait réfugiée quelque temps (dix ou quinze jours selon les Grecs) dans cette grotte juste avant la fuite en Egypte, et pendant le Massacre des Innocents. Certains ont dit que c'était aussi la grotte où eut lieu l'adoration des Mages. D'après une tradition arménienne, la Sainte Vierge serait venue souvent en ce lieu pour allaiter son divin enfant, qui lui donnait un asile plus sûr et plus retiré que la grotte de la Nativité, loin des soldats d'Hérode qui auraient empêché sa lactation, mais qu'elle aurait retrouvé dans la grotte. Quelques gouttes de son lait seraient tombées sur la pierre et en auraient ramolli la substance et blanchi toute la grotte.


Saint Éphrem : Conçue sans la faute originelle, puisque tu l'avais choisie elle a allaité celui qui nourrit les nations, dans son sein.
« Comment puis-je donner le lait à toi, la fontaine du lait; et comment puis-je donner la nourriture à toi qui nourris l'univers de ta table ?
Je ne sais comment t'appeler, source et origine de la vie.
Je tremble de te dire fils de Joseph mon époux, car tu n'es pas de sa semence.
Quoique d'un Père unique, tu es fils de plusieurs : fils de Dieu, fils de l'homme, fils de Joseph, fils de David et fils de Marie. Parce que je t'ai conçu et enfanté, le monde me hait.
Source de la vie, je reste avec toi afin de gagner la vie.
Avec toi, le puits n'est point un puits, car tu élèves l'homme jusqu'au ciel.
Avec toi, le tombeau n'est point un tombeau parce que tu es la résurrection ».



Méditation et prières

O mon âme !  Viens donc te prosterner aux pieds de cette Mère admirable qui allaite son nouveau né. Viens contempler le mystère de celui qui a pour escabeau la terre et qui pourtant devient fils de l'homme pour mieux nous rejoindre et vivre toutes les réalités de l'humanité.

Pénétrée de confiance en lui, prends la ferme résolution de faire tout ce qu'il te dira. Alors tu ressentiras les effets de sa miséricorde, et en te trouvant déchargée du poids sous lequel tu gémis maintenant, tu reconnaîtras avec les fidèles seviteurs de Dieu, que le joug du Seigneur est doux, et que son fardeau est léger.


Prière : Donnez-moi, ô mon Dieu ! Cette foi humble et soumise qui ne raisonne pas ; qui ne cherche pas à pénétrer les desseins de votre providence, et à scruter des mystères dont vous avez dérobé la connaissance à l'intelligence de l'homme.

Donnez-moi cette foi vigilante et active qui ne se repose pas seulement dans la croyance des dogmes sacrés de la religion, mais qui me détermine à l'accomplissement de tous les devoirs qu'elle m'impose.


Résolutions : Je rendrai, le plus souvent que je pourrai, visite à Jésus dans son temple aux heures où il est le plus abandonné.

Je pleurerai aux pieds des autels l'indifférence des chrétiens et les sacrilèges de l'impiété.

Je tâcherai, par la ferveur de mes adorations, de dédommager mon Sauveur des outrages sanglants que ses ennemis lui font éprouver.


Un Je vous salue Marie





Prière devant la crèche

Ô Jésus qui avez poussé l'amour de la pauvreté jusqu'à vouloir naître dans une étable, n'ayant pour berceau qu'une misérable crèche et qu'un peu de paille pour couchette, accordez-moi la grâce d'aimer la pauvreté et de mépriser tous les biens de la terre pour ne plus m'attacher qu'aux biens impérissables du ciel. Faites que je comprenne bien cette parole de votre Evangile : "Bienheureux les pauvres en esprit, parce que le Royaume des Cieux est à eux !"

Ô Marie ! Ô la plus pauvre des servantes du Seigneur, priez pour moi afin que mon cœur se détache des biens de la terre et qu'étant bien vide de toutes les choses de ce monde, il puisse s'enrichir des trésors de la grâce et se remplir de toutes les vertus.

Permettez-moi de m'agenouiller au pied de la crèche pour y adorer l'Enfant Jésus. Laissez-moi contempler ce petit Enfant, ce Jésus des petits et des pauvres, ce Trésor de ceux qui n'ont point, ce Pain délicieux des misérables qui sentent leur indigence, ce Pasteur des brebis perdues qui vient leur ouvrir le bercail de sa miséricorde.

Et vous, bienheureux Saint Joseph qui préparez avec amour le berceau de l'Enfant Jésus dans cette pauvre étable, aidez-moi à préparer mon cœur qui est destiné à être la demeure du divin Enfant et que je supplée ainsi par ma ferveur et mon amour à mon dénuement et à ma pauvreté.

Puissé-je, à l'exemple des bergers, être toujours prêt à venir dans cette étable bénie pour y reconnaître et y adorer Celui que les anges adorent et contemplent dans le Ciel. Puissé-je aussi, à l'exemple des rois mages, être fidèle à la grâce de Dieu, surmonter avec courage les difficultés qui s'opposent à mon union avec Lui et apporter comme eux au divin Enfant les présents de mon esprit par la foi, de mon cœur par l'amour, de mon corps par l'obéissance.

Et vous, Saint Enfant Jésus, que j'aime à vous voir, à vous contempler dans ce pauvre lieu ! Comme vous avez bien fait de naître dans cette étable ! Là, votre accès est facile, tout le monde a le droit de venir vous visiter et vous le voulez ainsi pour recevoir tout le monde. Si vous naissez ainsi pauvre, c'est pour m'apprendre que le premier pas dans la vie parfaite est la pauvreté. Je l'embrasse donc avec joie et amour. Cette belle pauvreté, je veux en faire ma vertu chérie. Ce sera la première de mes vertus. Puisque c'est par elle que vous venez à moi, c'est aussi par elle que je veux aller à vous.



Source : Le Rosaire du Père Chevrier, troisième mystère joyeux, cahier 5/4.




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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Mar 27 Déc 2016, 16:43



27 décembre - Pauvre parmi les pauvres


Mt  : Marie « mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire ». Dans les environs, se trouvaient des bergers. L'Ange du Seigneur s'approcha et leur dit : « Aujourd'hui vous est né un Sauveur dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire »


« Rien de merveilleux, rien d'extraordinaire, rien d'éclatant n'est donné comme signe aux bergers, commentait récemment le pape Benoit XVI. Ils verront seulement un enfant entouré de langes qui, comme tous les enfants, a besoin de soins maternels ; un enfant qui est né dans une étable et qui, de ce fait, est couché non pas dans un berceau, mais dans une mangeoire. Le signe de Dieu est l'enfant, avec son besoin d'aide et sa pauvreté ».

Cette simplicité est frappante en effet : le fils de Dieu n'est pas venu avec puissance ni grandeur visible. Il ne s'est pas imposé. Ainsi, en l'absence de place dans la salle commune, Il s'est contenté d'une mangeoire, habituellement réservée aux animaux.

Dans l'étonnant déroulement de cet événement inouï – le Fils de Dieu s'est fait homme ! -, les Pères de l'Eglise ont vu bien des signes : d'abord parce que l'enfant de Bethléem est né pauvre parmi les pauvres qu'étaient les bergers.

Egalement parce qu'enfant, il est faible et sans défense. Jésus vient ainsi parmi les hommes en partageant en tout leur condition humaine, à l'exception du péché. Il dira d'ailleurs plus tard « J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! ».

Il ne parlait pas, alors, des circonstances de sa naissance. Mais il exprimait ce que nous constatons lors de sa naissance : Il s'identifie à chacun de nous. « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ».
Par ailleurs, la venue des rois mages manifeste que le Fils de Dieu est venu pour les hommes de tous les pays et de tous les temps. Et en effet, à la fin de sa vie terrestre, Jésus enverra ses apôtres en mission en leur disant : « Allez dans le monde entier, proclamez l'Evangile à toute la création ».

La mangeoire, enfin, symbolise l'autel. Pour vivre, l'homme a besoin de nourriture. Mais, comme Jésus le dira souvent au cours de sa vie publique, l'homme n'a pas seulement besoin de pain, il a aussi besoin de nourriture pour son âme, d'un sens à donner à sa vie. C'est pourquoi les Pères de l'Eglise considèrent que la mangeoire est le symbole de l'autel, sur lequel est déposé le Pain, qui est le Christ lui-même : la vraie nourriture pour le cœur. De même, dans l'hostie consacrée au cours de la messe, il a l'humble apparence d'un morceau de pain.

Extrait de Eglise Catholique de France



Méditation et prières

O mon âme !  Viens mourrir et renaitre dans l'Eucharistie !
Et je meurs aussi dans chaque eucharistie, comme le dit saint Paul : « Je meurs chaque jour » (Rm 15).
Si nous mourons dans l'eucharistie, nous savons que c'est pour avoir la vie nouvelle (du christ).
La messe doit être précédée par une vie de prière intense à la maison.
La célébration de l'eucharistie sera dense si chaque chrétien cultive une profonde intériorité et une intense vie de prière quotidienne.
Le cardinal Robert Sarah


Prière : (Marthe Robin)
Divin Enfant Jésus, ayez pitié des gens tout seuls, ayez pitié des âmes solitaires.

Recueillez-les tous, prenez-les toutes avec Vous en ce soir de fête, en cette nuit d'Amour, en cette aurore de paix et d'espérance, afin que leur coeur endolori, leur âme en détresse trouvent un refuge près du plus aimant, du plus doux, du plus tendre, du seul tout-puissant et vrai Ami.

Si je les sais, si je les sens blottis près de Vous, ô mon Roi ! toutes mes souffrances seront fondues, oubliées dans l'amour.

Saint Enfant de la crèche, qui apportez la bénédiction sur la terre, venez dans les âmes qui Vous attendent, Vous appellent, faites briller en elles votre Ciel, votre demeure aimée, votre maison de repos, votre crèche bénie…


Résolutions : Pendant l'Eucharistie je laisserai mourir en moi le vieil homme et je la vivrai comme une nouvelle naissance en pensant à Jésus dans cette mangeoire.


Un Je vous salue Marie





Prière devant la crèche

Ô Jésus qui avez poussé l'amour de la pauvreté jusqu'à vouloir naître dans une étable, n'ayant pour berceau qu'une misérable crèche et qu'un peu de paille pour couchette, accordez-moi la grâce d'aimer la pauvreté et de mépriser tous les biens de la terre pour ne plus m'attacher qu'aux biens impérissables du ciel. Faites que je comprenne bien cette parole de votre Evangile : "Bienheureux les pauvres en esprit, parce que le Royaume des Cieux est à eux !"

Ô Marie ! Ô la plus pauvre des servantes du Seigneur, priez pour moi afin que mon cœur se détache des biens de la terre et qu'étant bien vide de toutes les choses de ce monde, il puisse s'enrichir des trésors de la grâce et se remplir de toutes les vertus.

Permettez-moi de m'agenouiller au pied de la crèche pour y adorer l'Enfant Jésus. Laissez-moi contempler ce petit Enfant, ce Jésus des petits et des pauvres, ce Trésor de ceux qui n'ont point, ce Pain délicieux des misérables qui sentent leur indigence, ce Pasteur des brebis perdues qui vient leur ouvrir le bercail de sa miséricorde.

Et vous, bienheureux Saint Joseph qui préparez avec amour le berceau de l'Enfant Jésus dans cette pauvre étable, aidez-moi à préparer mon cœur qui est destiné à être la demeure du divin Enfant et que je supplée ainsi par ma ferveur et mon amour à mon dénuement et à ma pauvreté.

Puissé-je, à l'exemple des bergers, être toujours prêt à venir dans cette étable bénie pour y reconnaître et y adorer Celui que les anges adorent et contemplent dans le Ciel. Puissé-je aussi, à l'exemple des rois mages, être fidèle à la grâce de Dieu, surmonter avec courage les difficultés qui s'opposent à mon union avec Lui et apporter comme eux au divin Enfant les présents de mon esprit par la foi, de mon cœur par l'amour, de mon corps par l'obéissance.

Et vous, Saint Enfant Jésus, que j'aime à vous voir, à vous contempler dans ce pauvre lieu ! Comme vous avez bien fait de naître dans cette étable ! Là, votre accès est facile, tout le monde a le droit de venir vous visiter et vous le voulez ainsi pour recevoir tout le monde. Si vous naissez ainsi pauvre, c'est pour m'apprendre que le premier pas dans la vie parfaite est la pauvreté. Je l'embrasse donc avec joie et amour. Cette belle pauvreté, je veux en faire ma vertu chérie. Ce sera la première de mes vertus. Puisque c'est par elle que vous venez à moi, c'est aussi par elle que je veux aller à vous.



Source : Le Rosaire du Père Chevrier, troisième mystère joyeux, cahier 5/4.




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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Mer 28 Déc 2016, 19:14



28 décembre - le massacre des saints innocents


Matthieu 2, 13-18  : Marie « Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages. Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie : « Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus. »


La violence au berceau ! Abomination ! La folie paranoïaque d'Hérode est incontestable. Ce genre de projet lui ressemble, lui qui fit assassiner son épouse et plusieurs de ses enfants.
Le passage est inséré au cœur de l'épisode de Jésus en fuite avec ses parents en Egypte. Il rejoint ainsi l'événement fondateur du Peuple élu : le massacre orchestré par Pharaon (Exode 1-2). La clé du récit est là.

L'enfant Jésus échappe à la mort, comme le fut l'enfant Moïse sauvé par Dieu en vue de sa mission.
Jésus, dès ses premiers instants de vie, revit l'histoire du Salut du Peuple.
Jésus est bien le Seigneur qui accompagne le Peuple, de la violence de l'Exode jusqu'à la violence de la Passion.

Le massacre des innocents annonce ainsi le massacre de l'Innocent, dont le don sauvera définitivement le Peuple.
Jésus, le nouveau Moïse, accomplit ainsi les Écritures.
En citant Jérémie 31,15, Matthieu fait allusion à d'autres événements douloureux et violents vécus par le Peuple de Dieu.
Rachel, la « mère » des tribus du nord d'Israël, pleure ses fils et ses filles déportés par les Assyriens.
C'est de Rama (l'un des lieux probables, avec Bethléem, du site de la tombe de Rachel) que les tribus du Sud partirent pour Babylone lors de l'Exil (Jérémie 40,1).



Méditation et prières

O mon âme !  Dès les premiers moments de l'histoire d'Israël jusqu'à la naissance du Messie, la violence frappe.

Dieu est innocent de ces carnages, il se met toujours du côté des violentés, solidaires de ceux qui souffrent et leur offrant le Salut.

Jésus annonce ce Dieu, bien plus, il est Dieu !


Prière : Seigneur, demeurez avec nous pour être notre force, notre refuge et notre libérateur dans les jours de désolation.

Demeurez avec nous et nous nous efforcerons de réparer par la sincérité de nos adorations et de nos hommages les profanatiosn auxquelles votre amour pour nous vous tiendra exposé.


Résolutions : Je m'éloignerai autant que je pourrai des divertissements du monde.

J'aurai en horreur ses spectacles, ses assemblées nocturnes et je m'abstiendrai de temps en temps des plaisirs qui me paraîtront innocents et permis.

Je considèrerai souvent l'ineffable bonté du Fils de Dieu qui veut bien habiter parmi les hommes.

Je m'estimerai infiniment heureux de pouvoir fréquenter la maison du Seigneur, et je n'y paraîtrai jamais qu'avec recueillement et dévotion.


Un Je vous salue Marie





Prière devant la crèche

Ô Jésus qui avez poussé l'amour de la pauvreté jusqu'à vouloir naître dans une étable, n'ayant pour berceau qu'une misérable crèche et qu'un peu de paille pour couchette, accordez-moi la grâce d'aimer la pauvreté et de mépriser tous les biens de la terre pour ne plus m'attacher qu'aux biens impérissables du ciel. Faites que je comprenne bien cette parole de votre Evangile : "Bienheureux les pauvres en esprit, parce que le Royaume des Cieux est à eux !"

Ô Marie ! Ô la plus pauvre des servantes du Seigneur, priez pour moi afin que mon cœur se détache des biens de la terre et qu'étant bien vide de toutes les choses de ce monde, il puisse s'enrichir des trésors de la grâce et se remplir de toutes les vertus.

Permettez-moi de m'agenouiller au pied de la crèche pour y adorer l'Enfant Jésus. Laissez-moi contempler ce petit Enfant, ce Jésus des petits et des pauvres, ce Trésor de ceux qui n'ont point, ce Pain délicieux des misérables qui sentent leur indigence, ce Pasteur des brebis perdues qui vient leur ouvrir le bercail de sa miséricorde.

Et vous, bienheureux Saint Joseph qui préparez avec amour le berceau de l'Enfant Jésus dans cette pauvre étable, aidez-moi à préparer mon cœur qui est destiné à être la demeure du divin Enfant et que je supplée ainsi par ma ferveur et mon amour à mon dénuement et à ma pauvreté.

Puissé-je, à l'exemple des bergers, être toujours prêt à venir dans cette étable bénie pour y reconnaître et y adorer Celui que les anges adorent et contemplent dans le Ciel. Puissé-je aussi, à l'exemple des rois mages, être fidèle à la grâce de Dieu, surmonter avec courage les difficultés qui s'opposent à mon union avec Lui et apporter comme eux au divin Enfant les présents de mon esprit par la foi, de mon cœur par l'amour, de mon corps par l'obéissance.

Et vous, Saint Enfant Jésus, que j'aime à vous voir, à vous contempler dans ce pauvre lieu ! Comme vous avez bien fait de naître dans cette étable ! Là, votre accès est facile, tout le monde a le droit de venir vous visiter et vous le voulez ainsi pour recevoir tout le monde. Si vous naissez ainsi pauvre, c'est pour m'apprendre que le premier pas dans la vie parfaite est la pauvreté. Je l'embrasse donc avec joie et amour. Cette belle pauvreté, je veux en faire ma vertu chérie. Ce sera la première de mes vertus. Puisque c'est par elle que vous venez à moi, c'est aussi par elle que je veux aller à vous.



Source : Le Rosaire du Père Chevrier, troisième mystère joyeux, cahier 5/4.




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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Jeu 29 Déc 2016, 22:05



29 décembre - La Sainte Famille


Luc 2,16  : Marie « Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. »


La réalité dominante de ce que fut la vie de Jésus, Marie et Joseph dans leur petite ville de Nazareth où Joseph exerçait le métier de charpentier, c'est la simplicité. Bien que d'ascendance illustre par ses aïeux - puisqu'elle descendait du roi David - la Sainte Famille menait, au milieu d'une nombreuse parenté, la vie d'un foyer modeste, ni pauvre ni riche, gagnant à la sueur de son front le pain quotidien et respectant les lois administratives et sociales de son peuple.
Rythmée par la prière commune à la synagogue, les rites et les nombreuses fêtes religieuses du judaïsme (dont entre autres, le rite de la circoncision, la fête des Tentes, le pèlerinage au temple de Jérusalem), la vie de prière de la Sainte Famille était extérieurement celle de tout bon Israélite pratiquant de l'époque.

Pourtant, derrière la modestie de ce comportement respectueux des us et coutumes de sa culture, la Sainte Famille vivait une réalité tellement grandiose, que seuls silence et discrétion pouvaient assurer au Foyer de Nazareth la sérénité nécessaire au développement du plan de Dieu : donner naissance au Messie tant attendu depuis des siècles par le peuple hébreu, Jésus, le Christ-Sauveur du monde, et veiller sur son enfance et son adolescence jusqu'à ce qu'Il atteigne sa pleine maturité d'homme et puisse commencer sa vie publique et la prédication de son Evangile.

C'est en effet dans l'humble demeure de Nazareth que commencèrent à se dérouler, entre les membres de la Sainte Famille, les premières pages de ce Nouveau Testament que le Ciel, en son Verbe fait chair, est venu donner aux hommes, par amour et pour le salut de tous. Le témoignage du Christ et de ses parents montre aussi l'immense rayonnement que peut atteindre une vie familiale commune vécue en Dieu, dans la simplicité et dans un grand amour partagé.

La Sainte Famille met en évidence les attitudes fondamentales pour toute famille : personne n’appartient à personne, et chacun agit selon sa propre vérité, qui réside dans sa relation à Dieu.



Méditation et prières

O mon âme !  Où trouver cette foi admirable que la sainte Famille a manifestée à la face de la terre ?

Foi humble et docile. Les membres de cette famille ne délibèrent pas sur la conduite qu’ils ont à tenir quand Dieu les appelle. Ils ne sont pas inquiets sur les moyens qui leur resteront pour pourvoir à leurs besoins, après qu’ils auront renoncé à leurs propres projets pour suivre les appels de Dieu.

Ils obéissent sans répliquer à la voix de Dieu et s’attachent à lui pour ne jamais le quitter.


Prière : Seigneur Jésus ! Attachez mes pas aux vôtres, pour que je ne suive plus que vous.

Aidez-moi à vous respecter comme mon maître, à vous aimer comme mon Sauveur, à vous adorer comme mon Dieu.

Ayez pour moi toute la tendresse d’un père qui me fera partager ses inquiétudes, ses consolations, ses douleurs.

Ouvrez-moi votre cœur et priez votre père afin que je sois fortifié dans mes faiblesses, soulagé dans mes souffrances, consolé dans mes afflictions, rassuré dans mes terreurs.


Résolutions : Je ne me laisserai pas aller au découragement dans les tentations.

J’invoquerai avec confiance le secours du ciel pour obtenir la grâce de n’être pas vaincu par le démon.

Je ne manquerai jamais de témoigner à Dieu ma reconnaissance lorsqu’il m’aura fait éviter le danger.


Un Je vous salue Marie





Prière devant la crèche

Ô Jésus qui avez poussé l'amour de la pauvreté jusqu'à vouloir naître dans une étable, n'ayant pour berceau qu'une misérable crèche et qu'un peu de paille pour couchette, accordez-moi la grâce d'aimer la pauvreté et de mépriser tous les biens de la terre pour ne plus m'attacher qu'aux biens impérissables du ciel. Faites que je comprenne bien cette parole de votre Evangile : "Bienheureux les pauvres en esprit, parce que le Royaume des Cieux est à eux !"

Ô Marie ! Ô la plus pauvre des servantes du Seigneur, priez pour moi afin que mon cœur se détache des biens de la terre et qu'étant bien vide de toutes les choses de ce monde, il puisse s'enrichir des trésors de la grâce et se remplir de toutes les vertus.

Permettez-moi de m'agenouiller au pied de la crèche pour y adorer l'Enfant Jésus. Laissez-moi contempler ce petit Enfant, ce Jésus des petits et des pauvres, ce Trésor de ceux qui n'ont point, ce Pain délicieux des misérables qui sentent leur indigence, ce Pasteur des brebis perdues qui vient leur ouvrir le bercail de sa miséricorde.

Et vous, bienheureux Saint Joseph qui préparez avec amour le berceau de l'Enfant Jésus dans cette pauvre étable, aidez-moi à préparer mon cœur qui est destiné à être la demeure du divin Enfant et que je supplée ainsi par ma ferveur et mon amour à mon dénuement et à ma pauvreté.

Puissé-je, à l'exemple des bergers, être toujours prêt à venir dans cette étable bénie pour y reconnaître et y adorer Celui que les anges adorent et contemplent dans le Ciel. Puissé-je aussi, à l'exemple des rois mages, être fidèle à la grâce de Dieu, surmonter avec courage les difficultés qui s'opposent à mon union avec Lui et apporter comme eux au divin Enfant les présents de mon esprit par la foi, de mon cœur par l'amour, de mon corps par l'obéissance.

Et vous, Saint Enfant Jésus, que j'aime à vous voir, à vous contempler dans ce pauvre lieu ! Comme vous avez bien fait de naître dans cette étable ! Là, votre accès est facile, tout le monde a le droit de venir vous visiter et vous le voulez ainsi pour recevoir tout le monde. Si vous naissez ainsi pauvre, c'est pour m'apprendre que le premier pas dans la vie parfaite est la pauvreté. Je l'embrasse donc avec joie et amour. Cette belle pauvreté, je veux en faire ma vertu chérie. Ce sera la première de mes vertus. Puisque c'est par elle que vous venez à moi, c'est aussi par elle que je veux aller à vous.



Source : Le Rosaire du Père Chevrier, troisième mystère joyeux, cahier 5/4.




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MessageSujet: Re: Le mois de Jésus naissant   Ven 30 Déc 2016, 19:01



30 décembre - Les Rois mages


saint Matthieu Chapitre 2  : Le récit de Matthieu ne dit presque rien des Mages. Il signale seulement que ces mages venaient d'Orient.

Les mages auraient été qualifiés du titre de roi dès le IIIe siècle, mais c'est seulement au XIIe que cette royauté des mages est reconnue par la liturgie et l'iconographie. Considérés comme saints, leurs reliques arrivèrent au XIIe à la cathédrale de Cologne. Au VIe siècle l'Église donne des noms aux rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar, avec ces noms, ils sont devenus des personnages légendaires, et en même temps presque vivants. Les crèches les représentent en magnifiques costumes imaginés orientaux, avec des chameaux et des serviteurs.

D'abord Arabes ou Persans, ils sont ensuite représentés comme appartenant à trois peuples différents ou aux trois continents alors connus, l'Asie, l'Europe et l'Afrique. Ils représentent maintenant toute l'humanité.



JMJ Cologne : rencontre mondiale de la jeunesse à Cologne en 2005 sur le thème: "Nous sommes venus l'adorer".

Le choix de ce thème s'explique par une "pieuse tradition" selon laquelle des reliques des rois mages se trouvent dans la cathédrale de Cologne. Celle-ci attire, depuis le XIIe siècle, des pèlerins du monde entier. Comme les rois mages, comme ces pèlerins qui les ont précédés, les jeunes sont invités à venir rencontrer et adorer Jésus Christ.

L’adoration est réservée à Dieu. C’est ce dont témoignent les mages en offrant à Jésus nouveau-né de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Ils font le don de leur vie, de leurs prières et de leur gratitude.

S'en retournant de Bethléem, les mages repartent par un autre chemin, libérés des conventions du monde. Cette nouvelle voie qu’ils empruntent est signe de conversion.

Dans la magnifique cathédrale de cette ville, au cœur de l'Allemagne et de l'Europe, on vénère les reliques des saints Rois Mages, qui sont donc devenus en un certain sens vos guides vers ce rendez-vous. Ils vinrent de l'Orient pour rendre hommage à Jésus et déclarèrent:  "Nous sommes venus l'adorer" (Mt 2, 2). Ces paroles, si riches de signification, constituent le thème de votre itinéraire spirituel et catéchétique vers la Journée mondiale de la Jeunesse.


Jean-Paul II, Angelus, 20 mars 2005

Le 6 janvier 2010 en la solennité de l'Épiphanie, Benoît XVI commentant à l'homélie un passage du Livre d'Isaïe et un passage de l'Évangile de Matthieu, a dit que les Mages sont les premiers d'une longue procession de ceux qui, "tout au long de l'histoire, ont reconnu le signe de l'étoile et suivi les voies de l'Écriture pour rencontrer celui qui malgré son apparente fragilité offre au cœur de l'homme la plus haute félicité".

Dans l'Enfant Jésus "Dieu démontre qu'il nous connaît et qu'il nous est proche, que sa grandeur n'est pas dans la logique du monde mais dans celle de l'enfant sans défense, dont la seule force est l'amour donné. A chaque période, les personnes éclairées par l'étoile trouvent le chemin qui y conduit, vivant ainsi l'expérience même des Mages".

Puis, à l'angélus, il a rappelé cette grande fête de "la manifestation du Seigneur aux peuples représentés par les mages venus d'orient pour adorer le Roi des Juifs". La lumière de l'étoile et celle de l'Écriture guidèrent ces chercheurs de la vérité... "C'était des hommes de savoir, qui observaient le ciel comme un livre rempli de signes et de messages divins adressés à l'homme. Loin de s'en contenter, leur science était ouverte aux révélations et aux appels divins".
(source VIS 100107) - Source Nominis.cef.fr



Méditation et prières

O mon âme !  Que craignons-nous dans l’oeuvre de Dieu ?

Les obstacles que nous suscitent les grands de la terre et leur fausse politique ?

Quand le monde sera plus fort que Dieu, nous devons tout craindre.
Tant que Dieu sera comme il est, le seul puissant, tout-puissant même, nous n’avons qu’à marcher la tête levée.


Prière : Donnez-moi cette foi ferme et inébranlable qui m’empêche de m’arrêter dans les voies du salut ; qui me rende victorieux de tous les combats, et supérieur à tous les dangers ; qui me fasse préférer aux intérêts du monde le bonheur de vous aimer et de vous servir, afin que mon cœur, dégagé de tout attachement pour les plaisirs et les jouissances terrestres, tourne uniquement ses regards vers le séjour de gloire et de béatitude où je dois être uni à vous pour vous posséder éternellement.


Résolutions : Je demanderai humblement à Dieu les dons de sa grâce ;

je la regarderai comme un trésor précieux dont je dois pas abuser, et je m’imposerai quelque pratique de pénitence toutes les fois que je découvrirai en moi une résistance volontaire à ses inspirations ;

Je regarderai les maladies corporelles que Jésus a si souvent guéries, comme l’image des maladies spirituelles qui affligent mon âme. Je redouterai ces dernières encore plus que les maux du corps, et lorsque je m’en verrai attaqué, je me hâterai de faire usage des remèdes que mon Sauveur a bien voulu m’enseigner.


Un Je vous salue Marie





Prière devant la crèche

Ô Jésus qui avez poussé l'amour de la pauvreté jusqu'à vouloir naître dans une étable, n'ayant pour berceau qu'une misérable crèche et qu'un peu de paille pour couchette, accordez-moi la grâce d'aimer la pauvreté et de mépriser tous les biens de la terre pour ne plus m'attacher qu'aux biens impérissables du ciel. Faites que je comprenne bien cette parole de votre Evangile : "Bienheureux les pauvres en esprit, parce que le Royaume des Cieux est à eux !"

Ô Marie ! Ô la plus pauvre des servantes du Seigneur, priez pour moi afin que mon cœur se détache des biens de la terre et qu'étant bien vide de toutes les choses de ce monde, il puisse s'enrichir des trésors de la grâce et se remplir de toutes les vertus.

Permettez-moi de m'agenouiller au pied de la crèche pour y adorer l'Enfant Jésus. Laissez-moi contempler ce petit Enfant, ce Jésus des petits et des pauvres, ce Trésor de ceux qui n'ont point, ce Pain délicieux des misérables qui sentent leur indigence, ce Pasteur des brebis perdues qui vient leur ouvrir le bercail de sa miséricorde.

Et vous, bienheureux Saint Joseph qui préparez avec amour le berceau de l'Enfant Jésus dans cette pauvre étable, aidez-moi à préparer mon cœur qui est destiné à être la demeure du divin Enfant et que je supplée ainsi par ma ferveur et mon amour à mon dénuement et à ma pauvreté.

Puissé-je, à l'exemple des bergers, être toujours prêt à venir dans cette étable bénie pour y reconnaître et y adorer Celui que les anges adorent et contemplent dans le Ciel. Puissé-je aussi, à l'exemple des rois mages, être fidèle à la grâce de Dieu, surmonter avec courage les difficultés qui s'opposent à mon union avec Lui et apporter comme eux au divin Enfant les présents de mon esprit par la foi, de mon cœur par l'amour, de mon corps par l'obéissance.

Et vous, Saint Enfant Jésus, que j'aime à vous voir, à vous contempler dans ce pauvre lieu ! Comme vous avez bien fait de naître dans cette étable ! Là, votre accès est facile, tout le monde a le droit de venir vous visiter et vous le voulez ainsi pour recevoir tout le monde. Si vous naissez ainsi pauvre, c'est pour m'apprendre que le premier pas dans la vie parfaite est la pauvreté. Je l'embrasse donc avec joie et amour. Cette belle pauvreté, je veux en faire ma vertu chérie. Ce sera la première de mes vertus. Puisque c'est par elle que vous venez à moi, c'est aussi par elle que je veux aller à vous.



Source : Le Rosaire du Père Chevrier, troisième mystère joyeux, cahier 5/4.




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