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 LES APPARITIONS DE NOTRE DAME DE GUADALUPE

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Angélique
Assidu


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MessageSujet: LES APPARITIONS DE NOTRE DAME DE GUADALUPE   Jeu 14 Fév 2008, 14:00

LES APPARITIONS DE NOTRE DAME DE GUADALUPE

Très chers frères et sœurs, je m’appelle fabienne et je vous remercie d’être venus aussi nombreux en ce jour béni consacré à Notre Dame de Guadalupe.

Je tiens à rendre hommage à Juan Diego, le voyant qui a été canonisé le 30 juillet 2002 à Mexico.

Si vous le voulez bien, je commencerai tout simplement cette conférence par une prière de notre très regretté Pape Jean Paul II à la vierge de Guadalupe :

…. Mère de miséricorde… Qui viens notre rencontre à nous les pécheurs, nous te consacrons en ce jour notre être et tout notre amour.

Nous te consacrons aussi notre vie, nos travaux, nos joies, nos maladies et nos souffrances.

Donne la paix, la justice et la prospérité à nos peuples ; car tout ce qui nous appartient et tout ce que nous sommes, nous le mettons sous ta protection notre Dame et notre Mère.

Ne nous détache pas de tes mains aimantes.

Donne à nos foyers la grâce d’aimer et de respecter la vie qui commence, avec le même amour que celui avec lequel tu as conçu dans ton sein la vie du Fils de Dieu.

Sainte vierge Marie, Mère du bel amour, protège nos familles, pour qu’elles restent toujours très unies, et bénis l’éducation de nos enfants.

Notre espérance, regarde nous avec compassion, enseigne nous à aller toujours vers Jésus et si nous tombons, aide nous à nous relever à retourner à lui par la confession de nos manquements et de nos péchés, dans le sacrement de pénitence qui apporte avec lui la paix de l’âme.

Ainsi, mère très sainte, avec la paix de Dieu dans la conscience, avec nos cœurs libérés du mal et de la haine, nous pourrons apporter à tous la vraie joie et la paix véritable, qui avec Dieu le Père et avec l’Esprit Saint vit et règne pour les siècles, amen !

Chers frères et sœurs, pour commencer, si vous le voulez bien, je vais faire un peu d’histoire.

Guadalupe n’est pas seulement le nom d’un quartier de Mexico, c’est également celui d’une montagne d’Extramadure, en Espagne, située à environ 50 km à l’Est de Trujillo.

C’est là qu’en l’an 1320, la vierge apparut à un simple berger pour lui demander de rechercher son image, cachée quelque 500 ans auparavant par des prêtres fuyant l’avance des musulmans en terre Andalouse et c’est alors qu’il la découvrit non loin de là, enfouie sous un buisson et puis on construisit une modeste chapelle en l’honneur de la vierge Marie sur le lieu de la découverte, tout prés d’un ermitage.

Quelques années plus tard, le roi Alphonse XI de Castille à la suite d’une importante victoire remportée sur les musulmans en 1340 en invoquant notre Dame de Guadalupe, ordonnant la construction, dans ce lieu même, d’une église, puis d’un monastère qui fut confié à des moines du nouvel ordre de St Jérome auquel il accorda de nombreux privilèges.

Cette abbaye devint rapidement l’une des plus florissantes d’Espagne, tant par son rayonnement spirituel et culturel que par ses richesses.

Les rois catholiques étaient devenus ses habitués et ses bienfaiteurs.

Il en alla de même des grands capitaines et des conquistadors.

En 1493, lors de son voyage vers les Amériques C. Colomb en découvrant l’île de Kakekera la baptisa Guadalupe en raison de la dévotion qu’il portait à la vierge noire Espagnole.

En 1519, Hernan Cortes arriva au Mexique.

Chaque fois qu’il soumettait une population, il faisait installer au sommet d’une des pyramides, temple indigène, une croix et une statue de la vierge.

Il agit de même dans la ville de Mexico avec le grand temple de l’oiseau mouche jadis témoin de milliers de sacrifices humains.

Tenochtitlan, la grande capitale Aztèque tomba aux mains de Cortes le 13 août 1521 et peu après la conquête définitive de la ville les trois premiers Franciscains débarquèrent.

Les 12 suivants arrivèrent un an plus tard, animés d’un authentique zèle apostolique.

Ils furent suivis par les Augustins, les Dominicains et les Jésuites qui s’adonnèrent tous à la tâche de l’évangélisation.

7 ans après les premiers Franciscains, en 1528, un autre prêtre Franciscain s’adjoignit aux autres, frère jean de Zumarraga. Il devint le premier archevêque de la capitale conquise.

Chers frères et sœurs, c’est en 1529, dix ans après la prise de la ville de Mexico par les conquistadors, la paix qui fut instaurée favorisa largement l’annonce de l’évangile.

Cette bonne nouvelle se répandit rapidement parce que les missionnaires soutenaient les indigènes et les défendaient contre la cupidité des conquistadors, réclamant pour eux la justice et un traitement décent.

C’est ainsi que commencèrent à se développer la foi et la connaissance du vrai Dieu.

C’est à l’un de ces indigènes fraîchement converti que va se manifester la vierge Marie, mère de l’enfant Jésus.

Chers amis, les sources du récit des apparitions de la vierge à Juan Diego proviennent de deux documents différents :

Le Nican Mopohua et le Nican Motecpana.

Le premier fut écrit en langue Nahualt entre les années 1545-1551, par un indigène nommé Antonio Valeriano et on pense qu’il tint directement de juan Diego le récit des apparitions de 1531.

Le second document a été rédigé au 16ème siècle également, par un autre historien indigène : Alva ixtlilxochitl et c’est dans cette brève relation que l’on retrouve le langage naïf, simple et non dépourvu d’une profonde sagesse de celui que l’église appelle désormais le bienheureux juan Diego.

Très chers frères et sœurs, si vous le permettez, je vais maintenant aborder la toute première apparition :

Le samedi 9 décembre 1531, juan Diego quitta sa maison de bon matin pour assister à la messe à Mexico et ouïr les enseignements de Dieu ; Il parcourut les 8 km qui séparaient la ville de son habitation de Cuautitlan.

En atteignant la colline du Tepeyac qui domine la ville, il entendit une mélodie pareille au chant des oiseaux, mais si belle qu’il crut rêver et pensa se trouver au paradis.

Par moment le chant s’interrompait et l’on aurait dit que la montagne lui répondait.

Il faut savoir que dans le monde des Indiens, tout message divin parvient à travers des chants et des fleurs.

Alors juan Diego s’arrêta et se dit en lui-même : Qui sait si je suis digne d’entendre ce que j’entends ? Qui sait si je dors ou si je suis éveillé ? Ou suis-je donc ?

Peut-être au paradis terrestre comme disaient les vieillards nos anciens ?

Peut-être même suis-je au ciel ?

Et puis il était en train de regarder vers l’Orient, vers le bas de la petite colline d’ou parvenait le merveilleux chant céleste lorsque soudain, il se fit un silence total et il entendit qu’on l’appelait en lui disant :

« Juanito… Petit juan Diego…. »

Alors il se rendit à l’endroit d’où on l’appelait.

Il ne ressentit aucune frayeur ; au contraire, tout heureux, il escalada la colline, et là, il vit une dame qui se tenait debout et le priait de s’approcher.

Et puis arrivé devant elle, il s’émerveilla beaucoup de sa beauté qui n’était pas de ce monde :

Ses vêtements resplendissaient comme le soleil ; le rocher sur lequel reposaient ses pieds était tout illuminé de rayons comme un bracelet de pierres précieuses et la terre était irisée comme un arc en ciel.

Les buissons d’épines, les nopals, et les herbes qui poussaient la semblaient d’émeraude, les feuilles des turquoises et branches et épines brillaient comme de l’or.

Juan Diego se prosterna devant la dame et écouta ses paroles, remplies de délicatesse et de courtoisie, comme celles de quelqu’un qui éprouve beaucoup d’attirance et d’affection.

Elle lui dit : Juanito, le plus petit de mes enfants, ou vas-tu ?

Et lui répondit : Ma dame et mon amie, je me rends à votre maison de Mexico Tlatilolco pour apprendre les choses divines que nous enseignent nos prêtres délégués par notre Seigneur.

Alors elle lui parla et lui découvrit sa sainte volonté, lui disant :

Il faut que tu saches et que tu comprennes, toi, le plus petit de mes enfants, que je suis la sainte vierge Marie, Mère du vrai Dieu pour qui l’on doit vivre ; Du créateur qui tient tout entre ses mains, Seigneur du ciel et de la terre.

Je souhaite vivement que l’on me construise ici un sanctuaire afin d’y montrer, puisque je suis votre pieuse Mère, tout mon amour, ma compassion, mon appui et ma protection envers vous tous les habitants de ce sol et à tous ceux qui m’aiment, qui m’invoquent et se confient en moi.

Dans ce lieu, j’écouterai leurs plaintes, et je porterai remède à toutes leurs misères peines et douleurs et pour réaliser ce que souhaite ma clémente bonté, va au palais de l’évêque de Mexico et dis lui que je t’envoie pour lui faire connaître mes désirs, à savoir qu’ici, sur cet espace de terrain plat, on me construise un sanctuaire.

Tu lui raconteras ponctuellement tout ce que tu as vu, admiré et entendu.

Sois sûr que je t’en serai reconnaissante et que je te le revaudrai bien parce que je t’en rendrai heureux et que tu auras bien mérité que je te récompense de la peine et de la fatigue que tu rencontreras en essayant de réaliser ce que je te recommande.
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Angélique
Assidu


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MessageSujet: PARTIE II   Jeu 14 Fév 2008, 14:01

Voilà, tu as entendu mon message, mon Fils, le plus petit. Va, et mets y toute ta ténacité.

Alors il s’inclina devant elle et lui dit : Ma Dame, je vais faire ce que tu demandes ; Maintenant je prends conge de toi, moi, ton humble serviteur.

Frères et sœurs, aussitôt, il descendit la colline pour accomplir sa mission et prit le chemin qui mène directement à Mexico.

Arrive à la ville, il se rendit sans retard au palais de Don Juan de Zumarraga, religieux de l’ordre Franciscain.

A peine arrivé, il essaya de le voir, il demanda à ses serviteurs de bien vouloir l’annoncer, il se passa un long moment avant qu’ils ne reviennent l’appeler lui disant que l’évêque lui demandait d’entrer.

Mis en sa présence, il s’inclina et s’agenouilla devant lui et il lui transmis le message de la Dame du ciel ; Il raconta aussi tout ce qu’il avait admiré, vu et entendu.

Cet évêque missionnaire était un homme de grande vertu, mais peu amateur de visions et de plus, on comprendra qu’il éprouvait un peu de réticence.

A l’égard de la mentalité des indigènes depuis longtemps adonnés aux superstitions païennes.

Alors après avoir entendu sa requête et son message, il sembla ne pas y croire et lui répondit : Reviens une autre fois mon fils et je t’entendrai plus à loisir ; Pendant ce temps, je réfléchirai à tout cela et la volonté et au désir
avec lequel tu es venu.

Alors Juanito sortit et s’en retourna tout triste, parce que la mission qui lui avait été confiée ne s’était réalisée en aucune manière.

Chers frères et sœurs, je vais maintenant vous parler de la 2ème apparition : Etant reparti le jour même, il s’en fut tout droit au sommet de la colline, où il rencontra la Dame du ciel qui l’attendait la même où il l’avait vue la première fois.

En l’apercevant il se prosterna devant elle et lui dit :

Dame, ma chère fille, mon amie, je suis allé où tu m’avais envoyé pour accomplir ta demande ; Cependant je suis parvenu avec difficulté devant la chaire de l’évêque, je l’ai vu et lui ai exposé ton message comme tu me l’avais demandé ; Il m’a reçu aimablement et m’a écoute avec attention ;

Mais il m’a à peine répondu, il semblait ne pas m’entendre ou ne pas croire que tout cela était vrai, puis il m’a dit :

Reviens une autre fois mon fils, et je t’écouterai tranquillement ; En attendant, j’examinerai tout depuis le début et je réfléchirais à la volonté et au désir avec lequel tu es venu.

J’ai parfaitement compris, à la façon dont il m’a parlé, qu’il pensait que la maison que tu souhaites que l’on te construise ici était de mon invention et non d’un ordre émanant de toi.

C’est pourquoi, je te supplie, ma dame et mon amie, de charger de ton message quelque personne éminente, qui soit plus connue, respectée et estimée afin qu’on la croie ; En effet je ne suis qu’un petit homme, je suis un bout de ficelle, un escabeau de bois, une rognure, une feuille, du menu fretin ; Et toi mon amie, ma chère petite fille, ma dame tu m’envoies dans un milieu que je ne fréquente ni de près ni de loin.

Pardonne moi de te causer tant de désagréments et de mériter ton courroux, ma dame et ma maîtresse et c’est alors que la très sainte vierge lui répondit :

Ecoute, mon fils, le plus petit, comprends qu’ils sont nombreux mes serviteurs et les messagers que je peux charger de cette mission et d’accomplir ma volonté ; Mais de tous ceux là c’est précisément toi dont je sollicite l’assistance et l’intermédiaire.

Je te supplie encore, mon fils, le plus petit et même je te le commande rigoureusement, retourne encore voir l’évêque demain matin, fais lui savoir en mon nom qu’il doit accomplir mon désir et ma volonté de réaliser et construire le sanctuaire que je lui demande et redis lui, que c’est moi, en personne, la sainte et toujours vierge Marie, Mère de Dieu, qui t’envoie.

Juan Diego lui répondit : Ma dame et mon amie, je ne veux pas te causer de peine ; De bon cœur j’irai accomplir la mission que tu me confies, je ne manquerai en aucune manière à le faire, et le chemin ne me coûtera pas.

J’irai faire ta volonté ; mais cette fois peut être qu’on ne voudra pas m’écouter, ou bien s’ils m’entendent, ils ne me croiront pas.

Demain soir, à l’heure ou le soleil se couche, je viendrai t’apporter la réponse à ton message, selon ce que me dira l’évêque.

Et maintenant, je prends congé de toi, mon enfant, ma chère petite, mon amie, et ma dame. Repose toi en attendant.

Frères et sœurs, c’est ainsi que juan Diego prit congé puis il partit se reposer dans sa maison.

Le jour suivant, le dimanche, de très bonne heure, il sortit de sa maison et s’en fut tout droit à Mexico Tlatilolco, pour s’instruire des choses de Dieu, être l’un des premiers de l’assistance et voir tout de suite l’évêque.

Vers les 10 h. Du matin, après avoir assisté à la messe, l’assistance se dispersa. Juan Diego se présenta immédiatement au palais de Monseigneur l’évêque.

Aussitôt arrive, il mit toute son opiniâtreté à le rencontrer ; Ce à quoi il ne parvint qu’avec de grandes difficultés : Il s’agenouilla à ses pieds, s’affligea et pleura en lui exposant la volonté de la dame du ciel. Il lui dit qu’il devait croire son message et sa volonté que soit élevé un sanctuaire au lieu qu’elle indiquait.

Monseigneur l’évêque, pour être bien sûr, lui posa de nombreuses questions : ou avait-il vu la dame, et comment était-elle ?

Juan lui rapporta tout scrupuleusement.

Bien qu’il décrivit avec précision son aspect et tout ce qu’il avait vu et admiré, sans hésitation aucune, ni contradiction, de sorte qu’en tout cela on voyait bien qu’il s’agissait de la sainte et toujours vierge Mère du sauveur, notre Seigneur Jésus Christ, l’évêque ne le crut pas.

Il lui dit qu’un signe quelconque serait bien nécessaire pour que l’on puisse croire que la dame du ciel elle-même l’envoyait.

Après l’avoir écoute, juan Diego lui dit : Seigneur évêque, songez bien au signe que vous souhaitez, j’irai ensuite le demander à la dame du ciel qui m’a envoyé ici.

Quand il fut sorti, l’évêque ordonna à quelques personnes de confiance de le suivre.

Juan Diego partit droit son chemin ; Ceux qui le suivaient le perdirent de vue aux alentours du pont de Tepeyac et malgré qu’ils le cherchèrent de tous côtés il ne purent le trouver.

En voyant delà, ils retournèrent sur leurs pas, non seulement parce qu’ils étaient fatigués mais aussi parce que tout cela les avait contrariés et mis en colère.

Ils affèrent en informer monseigneur l’évêque, lui disant que juan Diego était un imposteur, un affabulateur ou un rêveur et que s’il revenait encore ils l’attraperaient et le châtieraient rudement pour lui faire passer à l’avenir l’envie de mentir et de duper le monde. Ces accusations impressionnèrent l’évêque.

Chers amis, je vais maintenant aborder la troisième apparition :

Pendant ce temps, juan Diego était avec la Sainte Vierge et lui donnait la réponse de Monseigneur l’évêque.

Après l’avoir écouté, la dame lui dit :

C’est bien mon petit enfant, demain tu reviendras ici pour porter à l’évêque le signe qu’il t’a demandé ; Ainsi il te croira il ne doutera plus en face de cela, et il ne suspectera plus ta bonne foi.

Il faut que tu sâches, mon petit enfant, que je te revaudrai tous les tracas, peines et soucis que tu supportes pour moi.

Allons ! Pars, demain je t’attendrai ici.

Le jour suivant, alors que juan devait recevoir le signe pour être enfin cru, il ne vint pourtant pas.

En effet, de retour à sa maison, il se trouva qu’un de ses oncles nommé juan Bernardino était tombé malade et se trouvait au plus mal.

D’abord il envoya chercher un médecin qui l’examina, mais il était déjà trop tard tant la maladie était grave.

Dans la nuit, son oncle le supplia de partir de bon matin à Tlalilolco chercher un prêtre pour qu’il vienne le confesser et le préparer à mourir, car il sentait bien que c’était la fin et que pour cette fois il ne se relèverait plus jamais.

Juan Diego s’en fut donc de bonne heure le mardi matin pour aller chercher un prêtre à Tlalilolco ; Et quand il approcha du chemin qui part sur le côté de la colline de Tepeyac, vers le couchant, et par lequel il avait l’habitude de passer et il se dit :

Mieux vaut que j’aille tout droit, sinon je vais rencontrer la dame qui me retiendra d’une façon ou d’une autre pour me remettre le signe de l’évêque comme elle l’a dit.

Il vaut mieux d’abord nous tirer de peine et que j’ailler chercher le prêtre puisque mon pauvre oncle l’attend.

Aussitôt il tourna le dos à la colline, grimpa et passa de l’autre côté, vers l’Est pour que la dame du ciel ne le retienne pas.

Chers amis, je vais maintenant vous parler de la 4ème apparition :

Il pensait que celle qui le cherchait partout ne pourrait pas le voir. Quand il passa de l’autre côté de la colline pour éviter de la rencontrer, il aperçut la dame qui descendait le sommet et venait à sa rencontre avec ces mots :
Que se passe-t-il mon fils, le plus petit ? Ou vas-tu ?

Lui, bien fâché et tout honteux s’inclina devant elle lui disant :

Ma dame, ma toute petite, mon amie, plut à Dieu que tu puisses être satisfaite. Tu es bien matinale, est-ce bien toi ma dame et mon amie ? Je vais te faire de la peine, mais tu dois savoir, mon amie qu’un de tes pauvres serviteurs, mon oncle, est au plus mal ; la peste l’a frappé et il est près de mourir.

A cette heure je vais en toute hâte à ta maison de Mexico pour appeler un des prêtres aimés de notre Seigneur, pour qu’il s’en vienne le confesser et le préparer, puisque depuis le jour de notre naissance nous attendons les souffrances de notre mort.

Mais dès que j’en aurai terminé, je reviendrai ici pour prendre ton message.
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Angélique
Assidu


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MessageSujet: PARTIE III   Jeu 14 Fév 2008, 14:02

Dame, mon amie, pardonne moi, prends patience avec moi ; Je ne te ments pas, mon amie, ma toute petite. Demain je viendrai ici à toutes jambes.

Ne suis-je pas là, moi qui suis ta mère ?

En entendant les paroles de don Diego, la pieuse vierge répondit :

Ecoute, et mets cela dans ton cœur, mon fils, le plus petit, ce qui t’afflige n’est rien puisque je t’assiste ; Que ne se troublent ni ton visage ni ton cœur, ne crains pas cette maladie ni aucune maladie ou angoisse.

Ne suis-je pas là ? Moi qui suis ta mère ?

N’es tu pas toujours sous mon ombre et ma sauvegarde ?

Ne suis-je pas la source de ta joie ?

N’es tu pas sous l’abri de mon manteau, dans le creux de mes bras ?

Que te faut-il de plus ?

Ne t’afflige ni ne te trouble de rien, ne te fais pas de souci pour la maladie de ton oncle, il ne mourra pas de celle-là : sois assuré qu’il est déjà guéri.

Dans le même moment, la vierge apparut à Jena Bernardino le guérit comme on l’apprit par la suite.

Lorsque juan Diego entendit ces aimables paroles de la reine du ciel, il fut tout consolé et demeura content.

Il la pria de l’envoyer vers Monseigneur l’évêque pour lui apporter le signe ou la preuve qu’il attendait pour qu’on le croie.

La vierge lui commanda de gravir le sommet de la colline, là ou il l’avait déjà rencontrée.

Elle lui dit : monte mon fils, mon tout petit, au sommet de la colline, là ou tu m’as déjà vue et ou je t’ai donne mes ordres ; Tu verras qu’il y poussent différentes fleurs : coupe-les, réunis les et fais en un bouquet, ensuite descend et apporte les moi.

Juan Diego grimpa sur la colline et quand il arriva en haut il s’émerveilla grandement qu’aient poussé tant de roses de Castille avant le temps où elles fleurissent, car en cette saison le froid était très rigoureux ; De plus, au sommet de la colline il ne venait ordinairement pas de fleurs, mais seulement des ronces, des épines, des cactus et des figues de Barbarie ; Elles embaumaient et pleines de la rosée de la nuit on aurait dit des perles précieuses.

Il s’empressa de les cueillir, les réunit toutes et les mit dans son manteau, puis il descendit rapidement pour les présenter à la reine du ciel comme elle l’avait demandé.

En les voyant la vierge les prit dans ses mains, puis elle les plaça de nouveau dans sa cape en lui disant :

Mon fils, le plus petit, cette variété de roses est la preuve et le signe que je donne à l’évêque. Tu lui diras en mon nom qu’il voit là ma volonté et qu’il doit l’accomplir. Tu es mon ambassadeur, très digne de confiance ; Je t’ordonne expressément de ne déployer ton manteau que devant l’évêque pour lui découvrir ce que tu portes.

Tu lui raconteras tout en détail., tu lui diras que je t’ai demandé de grimper au sommet de la colline pour aller cueillir les fleurs, et tu lui feras le récit de tout ce que tu as vu et admiré pour pouvoir ainsi convaincre l’évêque afin qu’il accomplisse ce qui lui incombe et fasse construire le sanctuaire que je lui ai demandé.

Après avoir reçu ce conseil de la dame du ciel, il se précipita à Mexico, tout content et sur que tout se passerait bien. Il marcha en faisant bien attention que rien de ce qu’il cachait dans son manteau ne lui tombe pas des mains, profitant par la même occasion du parfum de toutes ces belles fleurs.

Chers amis, je vais maintenant vous parler de la troisième entrevue avec l’évêque :

A son arrivée au palais de l’évêque, portiers et serviteurs le reçurent fort mal et quand il les pria que l’on veuille bien prévenir qu’il souhaitait voir l’évêque, ils n’en firent aucun cas, faisant la sourde oreille, soit parce qu’il était très tôt, soit parce qu’ils le connaissaient et trouvaient qu’ils venait les déranger avec ces histoires hors de saison.

Il attendit longtemps, debout sans rien faire, espérant qu’on l’introduirait.

Quand ils s’aperçurent qu’il paraissait porter quelque chose sous sa cape, les serviteurs furent curieux de savoir ce que c’était.

Voyant qu’il ne pouvait cacher ce qu’il portait, et qu’ils allaient le brutaliser, l’empoigner ou le traîner, juan Diego le leur laissa voir un tout petit peu.

A la vue de ces fleurs, toutes de différentes espèces de roses de Castille, alors que ce n’était certes pas la saison de leur floraison, ils s’étonnèrent grandement de cela et de ce qu’elles étaient si fraîches, si ouvertes, si parfumées et si ravissantes. Ils voulurent en prendre quelques unes ; mais ils ne purent y parvenir quoiqu’ils aient essayé à trois reprises, car chaque fois qu’ils y portaient la main, il semblait qu’elles étaient peintes ou brodées ou cousues dans le manteau.

Ils allèrent prévenir l’évêque et lui raconter ce qu’ils avaient vu, que le petit Indien qui était venu tant de fois voulait le voir et que cela faisait un long moment qu’il attendait.

En entendant cela, l’évêque réalisa que les fleurs étaient le signe qu’il avait demandé et il le reçut immédiatement.

Dès qu’il entra, juan Diego se prosterna devant lui comme il l’avait fait les autres fois et il raconta tout de la vision du matin et le miracle des fleurs.

Seigneur, dit-il, j’ai fais ce que tu m’as ordonné : Je suis allé trouver la Dame du ciel, sainte Marie, la véritable Mère de Dieu , lui demander un signe, afin que tu puisses croire que tu dois construire le sanctuaire qu’elle te réclame d’édifier, et de plus je lui ai dit que je t’avais donné ma parole que je te rapporterai un signe et une preuve pour que s’accomplisse sa volonté.

Aujourd’hui de bon matin, elle m’a dit de retourner te voir : je lui ai demandé le signe pour que tu me crois, car elle avait promis qu’elle me le donnerait et elle l’a fait ponctuellement : elle m’a envoyé au sommet de la colline, là ou je l’avais vue auparavant, cueillir différentes roses de Castille.

Après que je les ai eu coupées, je les lui ai portées ; Elle les a prises dans ses mains et les a remises dans ma cape pour que je te les apporte et te les donne, à toi en personne.

Bien que le sommet de la colline ne soit pas un endroit ou poussent les fleurs, car il n’y a la que des tas de pierres, des chardons, des épines, des figues de barbarie et des buissons, je n’ai pas douté pour autant. En arrivant en haut de la colline, j’ai cru que c’était le paradis, j’y trouvais réunies toutes les variétés des plus exquises roses de Castille, brillantes de rosée, et je me mis à les cueillir.

Elle me dit pourquoi je devais te les remettre ; et que j’agisse ainsi afin que tu voies en elles le signe que tu demandes, et que tu accomplisses sa volonté ; et aussi pour qu’apparaîsse la véracité de mes paroles et de mon message. Il gèle ici, reçois les.

Alors, juan Diego déroula son manteau blanc, et il tenait les fleurs dans sa cape.

A peine les roses de Castille se répandirent-elles sur le sol, qu’aussitôt apparût dessinée sur sa cape la belle image de la très sainte et toujours vierge Marie, Mère de Dieu, telle qu’elle se conserve encore aujourd’hui dans son sanctuaire du Tepeyac qu’on appelle Guadalupe.

Quand il la vit, Monseigneur l’évêque et les assistants s’agenouillèrent, ne se lassant pas de l’admirer, ils se levèrent, se lamentèrent, et s’affligèrent, donnant ainsi la preuve qu’ils la contemplaient vraiment avec le cœur et la pensée.

Monseigneur l’évêque, versant des larmes de tristesse, pria et demanda pardon pour son incrédulité et pour n’avoir pas tenu compte de la volonté de la Dame et de son message.

Lorsqu’il se releva, il détacha du cou de juan Diego la cape qui y était attaché et sur laquelle apparaissait le portrait de la dame du ciel. Puis il l’emporta dans son oratoire.

Juan Diego resta un jour de plus dans la maison de l’évêque car celui-ci ne le laissait plus partir.

Le jour suivant : il lui dit :

Ecoute, montre moi l’endroit ou la dame du ciel désire que s’élève son sanctuaire !

Aussitôt il les invita tous à venir voir.

Une fois que juan Diego eût indiqué le lieu ou la Dame du ciel souhaitait que l’on édifie son sanctuaire, il demanda la permission de s’en aller.

Il voulait retourner dans sa maison voir son oncle juan Bernardino, celui qui était si malade quand il l’avait laissé pour aller à Tlatilolco chercher un prêtre pour le confesser et le préparer à mourir.

Il était cependant allé à Mexico lorsque la dame du ciel lui avait dit qu’il était guéri.

Seulement, on ne le laissa pas aller seul, tout le monde l’accompagna à sa maison.

En arrivant, ils trouvèrent son oncle tout content et qui ne souffrait plus. Il s’émerveilla beaucoup de ce que son neveu revenait accompagné de tant de beau monde.

Alors juan Diego lui raconta que lorsqu’il était parti chercher le prêtre pour le confesser, la dame du ciel lui était apparue lui disant de ne pas s’affliger car son oncle se portait bien, ce qui l’avait beaucoup consolé, qu’il était allé à Mexico comme elle le désirait pour voir Monseigneur l’évêque afin qu’il lui construise un sanctuaire au Tepeyac.
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Angélique
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MessageSujet: PARTIE IV   Jeu 14 Fév 2008, 14:03

Alors son oncle confirma qu’il était bien certain qu’elle l’avait guéri, et qu’il l’avait vu de la même façon qu’elle était apparue à son neveu : Il avait su par elle qu’elle l’avait envoyé à Mexico voir l’évêque.

La dame lui avait dit que lorsqu’il verrait l’évêque il lui révèlerait ce qu’il avait vu et la façon miraculeuse dont elle l’avait guéri, et qu’il la nommerait, comme on devait nommer aussi son image bénie : la toujours vierge, sainte Marie de Guadalupe.

On conduisit alors juan Bernardino devant Mgr l’évêque, pour qu’il lui rende compte et atteste de ces choses en sa présence.

L’évêque hébergea pour quelques jours en sa maison l’oncle et le neveu.

Tandis qu’il prenait les dispositions nécessaires pour élever un sanctuaire à la reine de Tepeyac, la même où l’avait vue juan Diego, Mgr l’évêque transféra dans la cathédrale la sainte image de la bien aimée Dame du ciel ; il la tira de l’oratoire de son palais où elle se trouvait pour que toute la population puisse voir et admirer sa bénite image.

Et la ville au grand complet, sans qu’il en manqua un seul, se mit en branle et vint voir et admirer sa belle image, on venait reconnaître son caractère divin et faire oraison devant elle.

Ce qui laissa tout le monde dans l’émerveillement c’est que cette image soit apparue par un miracle divin, car personne au monde n’aurait pu la peindre.

Et bien voilà, ici s’arrête, dans sa simplicité, la relation des évènements à partir des documents du temps de juan Diego.

Très chers frères et sœurs, le deuxième document appelé Nican Motecpana, nous renseigne sur la fin de l’existence du bienheureux juan Diego.

Il demeura 16 ans au service du sanctuaire élevé en l’honneur de la vierge Marie, pour prendre soin de son image.

Peu avant sa mort, la sainte vierge vint le visiter et lui dit :

Voici l’heure pour toi de venir recevoir tout ce que je t’ai promis et en jouir au ciel.

Réconforté par cette vision, il mourut en paix à 74 ans et fut inhumé dans le sanctuaire.

On n’a malheureusement pas pu retrouver l’emplacement de son tombeau, mais on sait que ses restes mortels reposent sous l’ancienne basilique, aux côtés de son oncle Bernardino.

Monseigneur l’évêque Zumarraga était décédé 6 jours auparavant.

Chers amis, en contemplant la précieuse image, le pape Pie XII disait : Elle est peinte avec des pinceaux qui se sont pas de la terre.

Nous savons tous qu’avec le temps, toutes les choses s’usent et se détériorent : l’humidité, la chaleur, la poussière, les mites, l’air même, tout est facteur de destruction, pourtant l’image qui a défié les années est aujourd’hui aussi belle qu’elle l’était le 12 décembre 1531 ; Il est impossible d’expliquer la parfaite conservation de ce portrait vieux de 4 siècles et demi, peint sur une toile aussi antique et grossière. Pour les scientifiques c’est inexplicable.

L’image de la vierge de Guadalupe comporte un riche enseignement plein de symbolismes bien adaptés à la mentalité des indigènes.

Elle fait directement allusion à la femme revêtue soleil de l’Apocalypse, avec la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de 12 étoiles.

Sa personne irradie la lumière, elle a la lune sous les pieds et les étoiles l’environnent de toutes parts.

De plus, un ange la porte bien au dessus des autres créatures.

La vierge se présente comme la reine de la création : la lune, les étoiles, les anges mêmes lui rendent un culte de vénération.

Elle apparaît comme une Indienne d’une grande beauté, qui laisse stupéfait juan Diego ; Elle a le visage d’une jeune fille avec un léger sourire plein de compassion.

Sa tunique, d’un rouge peu soutenu, rappelle discrètement la couleur du sang répandu lors des sacrifices humains des Aztèques lesquels devaient être remplacés par le sacrifice rédempteur de son fils Jésus.

Le bleu vert de son manteau était une couleur réservée aux divinités et aux rois, et souligne la noblesse sans égale de la dame.

Son regard est rempli d’humilité, de compassion et de compréhension.

Elle porte un peu au-dessus de la taille la ceinture noire de la maternité, indiquant qu’elle attend un enfant.

A son cou, elle porte en broche la croix du christ qu’elle annonce avec ses apparitions au nouveau monde.

Chers frères et sœurs, le document Nican Mopohua parle de la demeure sacrée de la jeune fille reine ici au Tepeyac.

C’est la première allusion faite à une église élevèe à notre dame de Guadalupe et on la mentionne comme reine.
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Angélique
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MessageSujet: PARTIE V   Jeu 14 Fév 2008, 14:04

Mais rapidement sa dévotion s’étendit à tout le Mexique et au-delà.

Les documents de l’époque mentionnent : Il n’y a pas de couvent ni d’église ou on ne la vénère, et rarissime est la maison ou la cellule de religieux ou l’on ne trouve pas sa copie.

En 1671, la reine Marie Anne d’Autriche écrivit qu’il n’y avait pas ville de nouvelle Espagne où il n’y eut une chapelle dédiée en son honneur, et le provincial des Jésuites affirmait que chaque village et chaque maison possédait une reproduction de l’image.

En 1754, le pape Benoît 14 se renseigna sur les apparitions et en arriva au point de se dire : juan Diego a ouvert son manteau pour présenter un cadeau du ciel à cet heureux évêque.

Le Pape se mit à contempler l’image et l’on raconte qu’ému, il se prosterna respectueusement et prononça les paroles que le psaume 147 applique au peuple juif pour célébrer sa libération de la captivité de Babylone : Tu n’as jamais rien accompli de semblable, pour aucun peuple.

Dans l’acte, le Pape autorisa la célébration de la messe en l’honneur de notre Dame de Guadalupe pour le 12 décembre, anniversaire de cette apparition.

Chers amis, les Mexicains qui quittaient le pays l’emportaient imprimés dans leur esprit.

Il n’y eut pas au Mexique un lieu dépourvu de la présence de notre dame de Guadalupe : Frappée en médailles portées sur la poitrine, présente dans les ateliers et les usines, dans les rues, les chemins, les lieux publics ou privés, compatissante dans les peines, refuge des pêcheurs ; elle passa les frontières du Mexique et fut appelée « impératrice de l’Amérique ».

La vierge dit à juan Diego : Je te rendrai heureux : Elle accomplit sa promesse envers tout le peuple Mexicain qui trouve en elle la source de sa joie.

Ainsi chaque diocèse prend son tour pour l’honorer et lui présenter ses hommages au Tepeyac et ils le font avec une exubérance qui dépasse toute imagination.

Particulièrement, le 12 décembre, le peuple entier, comme une mer immense qui déborde, se déverse et se répand dans les immenses avenues de Mexico, comme une grande vague de louange ; On chante, on prie, on danse à chaque coin de la rue où sont élevés des reposoirs.

Ici l’on danse jusqu'à l’épuisement pour ensuite repartir vers le sanctuaire.

On raconte qu’un indigène mourut d’épuisement à force de danser en son honneur.

On approcha le corps auprès de la vierge et le mort ressuscita.

Le quartier, la ville ou le village dont c’est le tour de venir rendre hommage à la vierge demeure désert ce jour là.

Personne ne manquera d’assister à la procession ; c’est une dévotion personnelle et éminemment communautaire lors de laquelle les voleurs respectent les maisons vides de leurs maîtres.

Malgré les efforts et les sacrifices des missionnaires, l’évangélisation progressait lentement.

L’évènement des apparitions eut une influence telle qu’il marqua un nouveau souffle pour tout le pays.

Six ans après les apparitions on comptait 9 millions de convertis parmi les autochtones.

Le culte de la vierge de Guadalupe s’intensifia et s’étendit dans toutes les directions. Les historiens mentionnent ses ermitages et aussi son sanctuaire.

Plus d’une fois, la sainte et toujours vierge Marie manifesta son amour pour son peuple, particulièrement lorsque en 1736, une grande épidémie emporta plus de 40.000 personnes à Mexico et ce fut l’invocation de son nom qui mit fin à la mortalité.

Très chers amis, nous savons qu’un prêtre, le Père Michel Hidalgo, héros de la libération unissait la ferveur religieuse à l’enthousiasme patriotique. Il avait pris l’image de la Guadalupe comme étendard de l’indépendance.

Au moment où il fut fusillé, il la portait cousue à son vêtement. Les indépendantistes mêmes se nommaient les Guadalupe.
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MessageSujet: PARTIE VI   Jeu 14 Fév 2008, 14:07

A la suite de l’indépendance, les anticléricaux eux-mêmes se proclamèrent devant la vierge l’égalité de tous les Mexicains et promirent de respecter le sanctuaire de Tepeyac et le calendrier de ses fêtes, maintenant le 12 décembre comme fête officielle.

Durant les années de la grande persécution, que subit l’église au Mexique, au début du siècle, on ferma beaucoup d’églises, mais on ne pût jamais fermer la basilique. Les ennemis de la foi décidèrent alors de cacher une bombe dans une gerbe de fleurs qu’ils déposèrent aux pieds de l’image le 24 novembre 1928. La bombe explosa, le pesant crucifix de bronze qui était sur l’autel tomba et se fendit, mais miraculeusement il n’arriva rien à la précieuse image.

Chers frères et sœurs, c’est le 25 mars 1705 qu’on inaugura solennellement la basilique la plus grande d’Amérique latine dédiée à la sainte et toujours vierge Marie.

En 1753, le Pape Benoît 14 proclama notre Dame de Guadalupe patronne principale de la nation Mexicaine.

Le 12 octobre 1895, la sainte vierge reçut les honneurs du couronnement et en 1910, le pape Pie X la proclama : Patronne particulière de l’Amérique latine.

Le 12 Décembre 1933, le pape Pie XI la déclara reine de toute l’Amérique, des îles Philippines et des îles mariannes.

Le peuple Mexicain resta toujours fidèle à sa protectrice.

Chaque année le 12 décembre, presque un million de pélerins accoururent au sanctuaire pour remercier Marie de ses innombrables faveurs, avec des chants, des danses folkloriques hautes en couleur au milieu de tout un peuple euphorique qui chante des cantiques joyeux à la sainte et toujours vierge Marie, Mère du vrai Dieu, par lequel on a la vie.

Reine de la vieille Espagne et de la jeune Amérique, dans ses deux sanctuaires d’Extramadure et de Mexico, notre Dame de Guadalupe protège tous ceux qu’unissent une même langue et une même foi.
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Angélique
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MessageSujet: PARTIE VII   Jeu 14 Fév 2008, 14:09

Marie saura conserver en eux l’amour du Christ et de l’église, et le désir de lutter pour le règne de Dieu.

Chers amis, je souhaite maintenant vous parler du secret des yeux :

Et bien, il y a quelques années, en analysant de plus près le tissu de l’image, quelle ne fut pas la surprise du chercheur en découvrant ce qui ne pouvait pas se déceler à première vue, l’image de l’Indien Juan Diego reflétée dans les yeux de Marie quand il lui présenta les roses qu’elle lui avait ordonné de récolter.

C’est le véritable visage du petit indien en contemplation, fidèlement reproduite dans les yeux de la vierge, au moment même où il la regardait extasie.

400 ans s’écoulèrent sans que personne ne vit ce détail imperceptible.

Le grossissement des dessins, reproduit de façon rigoureusement fidèle, permet d’observer clairement la silhouette de juan Diego.

Frères et sœurs, les célébrations commémoratives du 450ème anniversaire des apparitions de notre Dame de Guadalupe sur la colline du Tepeyac atteignirent leur point culminant lors de la concélabration eucharistique solennelle des évêques Mexicains dans la nouvelle basilique de la vierge, dans la matinée du 12 décembre 1991.

Des milliers et des milliers de fidèles assistèrent à la cérémonie.

Nous savons aussi que les évêques d’Amérique latine, réunis autour du Pape Jean Paul II à Puebla de Los Angeles, au début de l’année 1979, étudièrent le thème : Evangélisation pour le présent et le futur de l’Amérique latine dans cette même basilique, sous le patronage de la vierge de Guadalupe.

O notre Dame !.... Assiste nous pour qu’aucun d’entre nous n’oublie jamais ni ne trahisse sa dignité de Fils de Dieu.

O vierge ! Il existe encore tant de mal sur la terre : La faim, la misère, les maladies, les calamités naturelles ; Et plus encore l’égoïsme qui nous rend insensibles aux douleurs de nos frères !

Donne du soulagement à ceux qui souffrent !

Inspire l’action des pouvoirs publics, la coopération internationale et la générosité de ceux qui peuvent tendre aux nécessiteux une main prompte à secourir.

Bénis ceux qui travaillent pour la paix !

Soutiens les dans les difficultés de leur noble entreprise.

Renforce chez les peuples des sentiments d’amitié et de compréhension réciproques et obtient à leurs gouvernants la sagesse et la tenacité dans les négociations pour la recherche d’accords justes et honorables.

O Mère de Dieu et notre Mère, donne nous la paix ! Ainsi soit il.

Et bien voilà, chers frères et sœurs, je vous remercie infiniment d’avoir participé aussi nombreux à cette conférence aujourd’hui.

Je vous dis à tous à bientôt et que notre Dame de Guadalupe exauce tous vos désirs.

Amen.
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