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 Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique

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fuya
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MessageSujet: Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique   Sam 24 Fév 2007, 23:17

Euthanasie
Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique
Un prêtre tétraplégique, Luis de Moya, a eu l’occasion de rendre visite à Ramón Sampedro un an et demi avant que celui-ci, tétraplégique par accident, ne se suicide en 1998. C’est cette décision qui a inspiré le film « Mar adentro » qui prétend raviver le débat sur l’euthanasie.

Ce film, présenté au Festival de Venise par son auteur, Alejandro Amenábar, tourne en ridicule dans une scène « l’intervention et les paroles d’un prêtre, lui aussi tétraplégique, en le confinant dans les schémas théoriques de la morale catholique, en oubliant que cette morale demande toujours d’être vécue avec foi et amour » (Radio Vatican).

Luis de Moya est prêtre, tétraplégique et médecin, il s’occupe de plusieurs aumôneries de l’Université de Navarre, malgré les limitations propres à son état. Voici des extraits de l’interview qu’il a donnée à Zenit à l’occasion de la sortie du film « Mar adentro ».

—Certains considèrent que, dans certaines conditions de maladie, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Par exemple, vous vivez dans des conditions de mobilité extrêmement réduite. Qu’en pensez-vous ?

— Luis de Moya : Il est évident que, pour une personne, ce n’est pas la mobilité qui est le bien le plus noble et le plus grand. Ce qui nous caractérise en tant qu’hommes ne se perd pas avec le mouvement. Les conséquences négatives de rester tétraplégique ne diminuent en rien l’humanité du sujet. Les idéaux de réalisation de la personne, malgré l’accident, ne disparaissent pas ! Pour moi, c’est si évident de rester le même de toujours que, conscient de mes nouvelles limitations et du besoin permanent d’être aidé, je ne me sens en rien freiné pour me fixer des objectifs, pour m’exiger le rendement de mon temps, pour apprendre des nouveaux outils qui me serviront ensuite. C’est cette attitude qui continue à me rendre heureux chaque jour.

—Vous êtes un prêtre catholique. Pourquoi l’Eglise est-elle en faveur de la vie, même dans des conditions « désespérées » ?

— Luis de Moya : à la lumière de la foi, pour tout catholique cohérent, nous sommes tous des enfants de Dieu. La certitude de notre filiation divine nous porte à être convaincus que nous ne serons jamais dans une situation impossible. Et même plus : chaque instant, chaque circonstance de notre vie, peut - et doit - être une occasion pour aimer Dieu, et donc être une source de grandeur personnelle et de joie. Bien sûr, je parle de cohérence, c’est-à-dire de vie de foi. Je parle d’un comportement quotidien qui manifeste que, dans la pratique, Dieu est le premier et le plus important selon les critères de l’Eglise catholique.

—Et la liberté personnelle, quel est son rôle ? N’est-on pas libre de décider de la fin de la propre vie, ou d’aider pour que d’autres meurent pour des raisons de “compassion” ?

— Luis de Moya : Evidemment que non ! Il est vrai que chacun, s’il le veut, peut mettre fin à sa vie ou conduire d’autres à écourter leurs jours. Cependant, ce n’est pas raisonnable de choisir cette option contre celle de respecter la propre vie jusqu’à son terme naturel. Il ne serait pas non plus raisonnable de forcer les choses pour maintenir la vie de façon artificielle et précaire, au prix de moyens disproportionnés au cas concret. La vie humaine est destinée, d’elle-même, à terminer dans le temps. Cependant, comme notre vie est une réalité qui nous dépasse dans sa grandeur et son mystère - personne n’a choisi de vivre -, elle se présente à nous, naturellement, comme une réalité qui mérite le plus grand respect. Qui suis-je pour mettre fin à ma vie ? De toute façon, et pour qu’il n’y ait pas de doute, il nous a été dit : “Tu ne tueras pas”. Pour des raisons « d’humanité », j’aide à mourir, je dois aider à mourir, et non tuer pour éviter la douleur. La douleur est une réalité inévitable de notre existence. Ainsi, aider à mourir, cela signifie accompagner, consoler, utiliser les calmants appropriés, même si dans certains cas, sans le vouloir directement, ils anticipent le moment de la mort. Et surtout, c’est pousser toujours à l’espérance avec la conviction d’une Vie meilleure après.

—Il y a des personnes qui se suicident, et les raisons en sont très diverses. Est-ce que l’euthanasie serait un « suicide assisté » ?

Luis de Moya : Procurer la mort, par volonté du patient, pourrait sembler au premier abord un acte de grand respect pour sa liberté. C’est ce que soutiennent beaucoup de partisans de l’euthanasie. Cependant, si on veut être logiques, il faut reconnaître que seule la vie animale est à notre disposition. De fait, nous traitons l’autre comme un animal quand nous nous permettons de mettre fin à sa vie (même avec son consentement) : comme un cheval de course qui s’est cassé la patte et ne pourra jamais être le même. En fin de compte, il faut réaliser les désirs de quelqu’un seulement s’ils sont corrects, et non dans tous les cas. Désirer mourir à tout prix ne sera jamais correct.

—Êtes-vous préoccupé par l’impact que peuvent avoir les campagnes en faveur de l’euthanasie sur les tétraplégiques et ceux qui souffrent ?

— Luis de Moya : Ce n’est pas cela qui me préoccupe. Les handicapés, en général, possèdent des convictions très mûres à propos de la vie et de son sens. Les campagnes n’ont pas d’influence sur eux. Mais je suis préoccupé par l’influence qu’elles ont sur la société en général : sur la grande majorité des citoyens qui, repoussés par la douleur d’une vie en phase terminale, martelés par de fausses idées, concluent que « dans certains cas », c’est la chose la plus raisonnable à faire.

—Il n’est pas nécessaire d’être croyant pour s’accrocher à la vie et lutter, comme le font beaucoup de personnes avec de graves limitations physiques. Qu’apporte la foi à une personne malade ?

— Luis de Moya : Il y a effectivement beaucoup de personnes non croyantes qui ont des idéaux humains élevés et qui vivent de grandes réussites. Cependant, le chrétien peut donner, grâce à la foi, une interprétation très particulière à la difficulté qu’il vit. La personne de foi est capable de contempler la Croix rédemptrice du Christ, présente de façon particulière dans sa vie, et donc elle peut mettre en valeur le sens de la souffrance. Le propre du chrétien, c’est l’optimisme. Il s’appuie sur le pouvoir et la bonté d’un Dieu Père, et n’a peur ni de la vie ni de la mort.

—Personne n’est à l’abri de perdre un jour ses capacités, d’être privé de l’usage des sens, etc. Avons-nous peur de vivre ?

— Luis de Moya : Nous avons peur de la douleur, inséparable en soi de la vie. Nous voudrions une vie humaine, pour commencer, sans aucune souffrance ; ensuite, conforme au goût qui nous plaît. Ce désir d’un bien sensible est bon, normal et naturel chez l’homme. La simple raison humaine, et plus encore la foi, nous enseigne pourtant que les biens matériels n’ont pas la capacité de rassasier les hommes. Il existe un courant idéologique qui nous répète de mille manières que le bonheur sensible suffit, s’il obéit aux goûts personnels. C’est aussi la logique de ceux qui promeuvent l’euthanasie. Mais c’est réduire l’homme à sa vie physique !

—Quelles sont les paralysies les plus importantes dont souffrent aujourd’hui l’homme et la société ?

— Luis de Moya : Peut-être jamais on n’a autant parlé d’amour comme aujourd’hui ; mais je ne sais pas si, dans d’autres époques, on a pu être aussi ignorants de son sens véritable. Lorsque l’amour s’identifie à des aspects pratiques, avec sentiment et plaisir ; lorsque toute souffrance doit être évitée ; lorsque l’amour et la souffrance sont vus comme incompatibles, contradictoires ; alors il est impossible pour beaucoup de comprendre aujourd’hui, comme il y a vingt siècles, la folie de l’Amour du Christ crucifié. Comme dit Saint Paul, il est « scandale pour les Juifs, idiotie pour les gentils ; mais pour les élus, juifs et grecs, il est force de Dieu et sagesse de Dieu. Parce que la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. »




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fuya
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MessageSujet: la « qualité de vie » : un concept matérialiste   Sam 24 Fév 2007, 23:18

Euthanasie
Pour aller plus loin -> la « qualité de vie » : un concept matérialiste, selon Jean-Paul II
Evangelium vitae, 23 :

L’éclipse du sens de Dieu et de l’homme conduit inévitablement au matérialisme pratique qui fait se répandre l’individualisme, l’utilitarisme et l’hédonisme. Là encore, on constate la valeur permanente de ce qu’écrit l’Apôtre : « Comme ils n’ont pas jugé bon de garder la vraie connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à leur esprit sans jugement, pour faire ce qui ne convient pas » (Rm 1,28). C’est ainsi que les valeurs de l’être sont remplacées par celles de l’avoir. La seule fin qui compte est la recherche du bien-être matériel personnel.

La prétendue « qualité de la vie » se comprend essentiellement ou exclusivement comme l’efficacité économique, la consommation désordonnée, la beauté et la jouissance de la vie physique, en oubliant les dimensions les plus profondes de l’existence, d’ordre relationnel, spirituel et religieux.

Dans un contexte analogue, la souffrance, poids qui pèse inévitablement sur l’existence humaine mais aussi possibilité de croissance personnelle, est « censurée », rejetée comme inutile et même combattue comme un mal à éviter toujours et à n’importe quel prix. Lorsqu’on ne peut pas la surmonter et que disparaît la perspective du bienêtre, au moins pour l’avenir, alors il semble que la vie ait perdu tout son sens et la tentation grandit en l’homme de revendiquer le droit de la supprimer.

Toujours dans le même contexte culturel, le corps n’est plus perçu comme une réalité spécifiquement personnelle, signe et lieu de la relation avec les autres, avec Dieu et avec le monde. Il est réduit à sa pure matérialité, il n’est rien d’autre qu’un ensemble d’organes, de fonctions et d’énergies à employer suivant les seuls critères du plaisir et de l’efficacité.

En conséquence, la sexualité, elle aussi, est dépersonnalisée et exploitée : au lieu d’être signe, lieu et langage de l’amour, c’est-à-dire du don de soi et de l’accueil de l’autre dans toute la richesse de la personne, elle devient toujours davantage occasion et instrument d’affirmation du moi et de satisfaction égoïste des désirs et des instincts. C’est ainsi qu’est déformé et altéré le contenu originaire de la sexualité humaine ; les deux significations, union et procréation, inhérentes à la nature même de l’acte conjugal sont artificiellement disjointes ; de cette manière, on fausse l’union et l’on soumet la fécondité à l’arbitraire de l’homme et de la femme. La procréation devient alors l’« ennemi » à éviter dans l’exercice de la sexualité : on ne l’accepte que dans la mesure où elle correspond au désir de la personne ou même à sa volonté d’avoir un enfant « à tout prix » et non pas, au contraire, parce qu’elle traduit l’accueil sans réserve de l’autre et donc l’ouverture à la richesse de vie dont l’enfant est porteur.

Dans la perspective matérialiste décrite jusqu’ici, les relations interpersonnelles se trouvent gravement appauvries. Les premiers à en souffrir sont la femme, l’enfant, le malade ou la personne qui souffre, le vieillard. Le vrai critère de la dignité personnelle - celui du respect, de la gratuité et du service - est remplacé par le critère de l’efficacité, de la fonctionnalité et de l’utilité : l’autre est apprécié, non pas pour ce qu’il « est », mais pour ce qu’il « a », ce qu’il « fait » et ce qu’il « rend ». Le plus fort l’emporte sur le plus faible.




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fuya
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MessageSujet: Re: Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique   Sam 24 Fév 2007, 23:19

Euthanasie
Ce que dit le Pape concernant l’euthanasie : Extrait de « Evangelium Vitae »
Extrait de la lettre encyclique de Jean-Paul II sur la Vie : "Evangelium Vitae" publiée en 1995.
65. Pour porter un jugement moral correct sur l’euthanasie, il faut avant tout la définir clairement. Par euthanasie au sens strict, on doit entendre une action ou une omission qui, de soi et dans l’intention, donne la mort afin de supprimer ainsi toute douleur. « L’euthanasie se situe donc au niveau des intentions et à celui des procédés employés ».

Il faut distinguer de l’euthanasie la décision de renoncer à ce qu’on appelle l’« acharnement thérapeutique », c’est-à-dire à certaines interventions médicales qui ne conviennent plus à la situation réelle du malade, parce qu’elles sont désormais disproportionnées par rapport aux résultats que l’on pourrait espérer ou encore parce qu’elles sont trop lourdes pour lui et pour sa famille.
Dans ces situations, lorsque la mort s’annonce imminente et inévitable, on peut en conscience « renoncer à des traitements qui ne procureraient qu’un sursis précaire et pénible de la vie, sans interrompre pourtant les soins normaux dus au malade en pareil cas ».
Il est certain que l’obligation morale de se soigner et de se faire soigner existe, mais cette obligation doit être confrontée aux situations concrètes ; c’est-à-dire qu’il faut déterminer si les moyens thérapeutiques dont on dispose sont objectivement en proportion avec les perspectives d’amélioration. Le renoncement à des moyens extraordinaires ou disproportionnés n’est pas équivalent au suicide ou à l’euthanasie ; il traduit plutôt l’acceptation de la condition humaine devant la mort.



Dans la médecine moderne, ce qu’on appelle les « soins palliatifs » prend une particulière importance ; ces soins sont destinés à rendre la souffrance plus supportable dans la phase finale de la maladie et à rendre possible en même temps pour le patient un accompagnement humain approprié. Dans ce cadre se situe, entre autres, le problème de la licéité du recours aux divers types d’analgésiques et de sédatifs pour soulager la douleur du malade, lorsque leur usage comporte le risque d’abréger sa vie.

De fait, si l’on peut juger digne d’éloge la personne qui accepte volontairement de souffrir en renonçant à des interventions anti-douleur pour garder toute sa lucidité et, si elle est croyante, pour participer de manière consciente à la Passion du Seigneur, un tel comportement « héroïque » ne peut être considéré comme un devoir pour tous. Pie XII avait déjà déclaré qu’il est licite de supprimer la douleur au moyen de narcotiques, même avec pour effet d’amoindrir la conscience et d’abréger la vie, « s’il n’existe pas d’autres moyens, et si, dans les circonstances données, cela n’empêche pas l’accomplissement d’autres devoirs religieux et moraux ».

Dans ce cas, en effet, la mort n’est pas voulue ou recherchée, bien que pour des motifs raisonnables on en courre le risque : on veut simplement atténuer la douleur de manière efficace en recourant aux analgésiques dont la médecine permet de disposer.

Toutefois, « il ne faut pas, sans raisons graves, priver le mourant de la conscience de soi » : à l’approche de la mort, les hommes doivent être en mesure de pouvoir satisfaire à leurs obligations morales et familiales, et ils doivent surtout pouvoir se préparer en pleine conscience à leur rencontre définitive avec Dieu.



Ces distinctions étant faites, en conformité avec le Magistère de mes Prédécesseurs et en communion avec les Evêques de l’Eglise catholique, je confirme que l’euthanasie est une grave violation de la Loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d’une personne humaine. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite ; elle est transmise par la Tradition de l’Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel.

Une telle pratique comporte, suivant les circonstances, la malice propre au suicide ou à l’homicide.




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MessageSujet: L'euthanasie   Ven 02 Mar 2007, 19:18

ROME, Jeudi 1er mars 2007 (ZENIT.org) – « Des mesures pour faire appliquer la loi sur la fin de vie », selon deux candidats à l’élection présidentielle en France : une synthèse de « gènéthique » (www.genethique.org).

Dans le quotidien français « Le Monde », Marie de Hennezel, psychologue et écrivain revient sur les déclarations de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy à propos de la fin de vie. Tous deux se sont déclarés en faveur d'une loi sur l'euthanasie invoquant « les souffrances épouvantables...intolérables » des personnes en fin de vie.

Or, explique-t-elle, des lois destinées à soulager les souffrances de ces personnes existent déjà. Il convient maintenant « de faire une pédagogie de ces lois, d'expliquer aux français que les textes encadrent parfaitement la fin de vie, et que si des cas de souffrances intolérables nous sont rapportés, cela montre que la loi n'est pas encore appliquée partout ».

Elle suggère que les candidats s'engagent à faire appliquer ces bonnes pratiques de fin de vie, forment tous les médecins hospitaliers et libéraux, financent des postes de psychologues pour épauler les médecins et financent le congé d'accompagnement prévu par la loi du 9 juin 1999.

Sans ces mesures, explique-t-elle, nous aurons une mort à 2 vitesses. D'une part, celle qui a recours aux soins palliatifs où la fin de vie sera apaisée. D'autre part, celle qui n'apporte pas d'autre issue que de demander la mort pour soulager la souffrance. Interpellant les 2 candidats, elle leur demande de mettre en place des mesures « concrètes, urgentes et impératives » pour réduire l'inégalité d'accès aux soins palliatifs.

En revanche, explique-t-elle, il conviendrait de débattre sur un autre sujet : celui des personnes qui veulent mourir et qui souhaitent qu'on les aide à se suicider. « Quelle place sommes-nous prêts à accorder à ceux qui se sentent de plus en plus exclus de la communauté des vivants et désirent la mort plutôt que la vie ». Comment répondre à ces souffrances qui ne concernent pas la fin de vie ?

Source : Le Monde 01/03/07

Sans désirs de polémiques, pensez-vous qu'il y a au moins un vrai chrétien qui se présente aux élections ?
Je crains que vous ne pourrez pas me rassurer...
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MessageSujet: Re: Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique   Sam 03 Mar 2007, 23:39

Citation :
Sans désirs de polémiques, pensez-vous qu'il y a au moins un vrai chrétien qui se présente aux élections ?

Non, hélas, je ne pense pas, même si certains semblent moins pires que d'autres Confused ...

Philippe
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MessageSujet: politique   Dim 04 Mar 2007, 15:26

Pourquoi est-ce des hommes politiques comme Phillippe de Villiers ou Jean marie le Pen qui sont le plus près de la doctrine de l'Eglise ou semblent l'être ? Il est vrai que je n'ai pas étudié leur programme en profondeur et que bien des choses sont discutables...
Ceci dit, la famillle est davantage pris en considération chez eux que dans les autres partis...
De là à placer les catholiques dans les rangs de l'extrême droite, le pas est vite franchis par les anticléricaux et tous les adversaires du Christianisme...
C'est là que l'on voit, à mon avis, seulement un Roi pour un gouvernement chrétien et non des démocrates "obligés" de rassembler les opinions et modes de notre époque laïque qui par ignorances et préjugés ne veulent plus de Dieu.
Qu'en pensez-vous ?
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Leodia
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MessageSujet: Re: Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique   Dim 04 Mar 2007, 16:32

Bonjour Dominique,

Pour ce qui concerne Philippe de Villiers, d'après ce que j'en sais, il est situé dans la lignée d'un catholicisme traditionnel dont il défend les valeurs. C'est le seul candidat qui défend les positions éthiques de l'Eglise en ce qui concerne les valeurs de la vie.

Pour le reste, il est de droite, il a défendu l'inscription de la référence de l'héritage chrétien dans la constitution européenne et dénonce régulièrement l'islamisation de la France (l'histoire de l'aeroport de Roisssy, par exemple?) . Il ne veut pas de la Turquie en Europe et semble être pour la défense de l'identité française.
Il se dit aussi grand défenseur de la famille.

Je n'ai aucune idée de son programme économique, je n'ai rien lu à ce sujet.

Jean-Marie Le Pen, est quelqu'un de dangereux, et d'après ce que j'en sais, il ne serait pas prêt à abroger la loi Veil sur l'avortement, par exemple.



J'ai le même problème en Belgique, où l'on va voter en juin. Je ne sais vraiment pas ce que je ferai. Aucun parti ne défend plus les questions éthiques ou la famille (en tout cas, celle à laquelle je crois)

En cas de choix impossible, la note du Cardinal Ratzinger, conseillait, en dernier ressort, l'abstention.


Leodia



********************************




Que les Coeurs Unis de Jésus et Marie nous protègent et nous guident.
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MessageSujet: Re: Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique   Dim 04 Mar 2007, 17:05

Oui, Phillippe de Villier me semble le plus proche de L'Eglise, mais il me fait peur car même s'il a des positions courageuses, il ne parle pas, à ce que je sache, que pour empêcher une immigration extrême il faille developper l'aide aux pays pauvres afin que leurs ressortissants ne veuillent plus en partir et fuir leur misère... J'ai l'intuition qu'il ne nous dit pas tout...
Cela dit, on ne vote pas par pure intuition.
Il ya longtemps que pour ma part, un régime royaliste avec un Roi sacré à Reims est plus viable, plus efficace qu'une république, et c'est pour cela que je m'abstiendrai probablement lors de ces élections.
De Villiers est un viconte. Dommage qu'il soit républicain et pas plus clair sur certains aspects da sa politique...
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Jean
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MessageSujet: Re: Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique   Dim 04 Mar 2007, 18:11

Citation :
J'ai l'intuition qu'il ne nous dit pas tout...

Tu penses à quoi, par exemple, Dominique ?



********************************




"...si un homme ne renaît, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu". Jn 3, 3
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MessageSujet: Re: Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique   Dim 04 Mar 2007, 19:43

Je crains que Philippe de Villiers raisonne plus par la crainte que par sagesse et que les solutions économiques et sociales qu'il propose ne soient pas forcément catholiques, en un mot que son désir conscient ou inconscient serait en premier lieu le pouvoir...
Il a du courage mais a t-il les solutions réelles ?
Son protectionisme part d'un certain bon sens mais je crains qu'il soit trop extrêmiste même si certaines choses pourraient se justifier pour redresser la barre ; dans la mesure de la sagesse...
C'est plutôt l'impression qu'il dégage qui me met mal à l'aise : je lui trouve de la morgue, de la suffisance, mais peut-être est-ce pour se protéger car la politique est cruelle...
Je peux me tromper dans mon analyse, bien sûr.
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MessageSujet: Re: Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique   Dim 04 Mar 2007, 21:34

Citation :
En cas de choix impossible, la note du Cardinal Ratzinger, conseillait, en dernier ressort, l'abstention.

Eh bien pour la circonstance, je prends acte de ce conseil avisé!

Amitiés

Philippe
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chataîgne
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MessageSujet: Re: Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique   Lun 05 Mar 2007, 13:15

Oui mais ..Ce qui veut dire que les autres votant choisiront pour nous...Ne vaut-il pas mieux choisir quand même le moins pire du pire ...NON.....?
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MessageSujet: Re: Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique   Lun 05 Mar 2007, 13:50

Oui, tu as raison. Je pense qu'en tant que chrétiens nous en sommes réduits à faire des choix par défaut.

Philippe
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Danielle
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MessageSujet: Re: Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique   Mar 06 Mar 2007, 02:29

C'est le temps des élections dans bien des coins de pays comme je peux le constater. Nous aussi au Québec nous sommes en pleine campagne électorale.

Jusqu'à présent il n'y en a qu'un qui me parait être le moins pire. Il défend la famille, il semble vouloir intervenir dans le domaine de l'éducation pour le mieux, et côté de la santé aussi. Il est jeune, il a le regard franc, il ne mâche pas ses mots, il veut que les québécois affirment leurs racines, leurs valeurs et leurs coutumes.

C'est difficile de voter, je crois qu'il faut prier pour être bien éclairé et ne pas oublier de prier pour nos gouvernants. Ils ont peut-être une bonne volonté mais je crois que rendu au pouvoir ils deviennent des marionnettes ... il y a plus haut qu'eux.... ceux que nous ne connaissons pas et qui ont le vrai pouvoir.

Que l'Esprit Saint souffle sur tous les pays pour qu'ils aient de bons gouvernants. sunny
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MessageSujet: Re: Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique   

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Témoignage : l’euthanasie vue par un tétraplégique
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